Faut-il gérer ses fonds via un compte titres ou une assurance-vie ?

 |   |  308  mots
Copyright Reuters

Charles-Henri du Luart, Associé Gérant Equance Paris

Dans un compte titres, les ventes et les arbitrages peuvent déclencher le paiement d'un impôt sur la plus-value, à régler chaque fin d'année. Dans un contrat d'assurance-vie, au contraire, l'impôt sur la plus-value est réglé au moment où l'on récupère les sommes (appelé rachat partiel ou total), plusieurs années plus tard. Premier intérêt : les sommes correspondant à cet « impôt virtuel » restant dans le contrat, elles se capitalisent et font progresser le rendement global des fonds. En outre, cette fiscalité « au terme du contrat » évite la vente de certains produits de placement pour payer, le cas échéant, l'impôt dû chaque année.

Par ailleurs, l'impôt annuel à régler pour la vente de fonds dans un compte titres est calculé sur le montant exact de la plus- value réalisée. Alors que, dans une assurance-vie, l'impôt est calculé sur la plus-value globale du contrat. Les plus-values plus élevées que cette moyenne et qui avaient été réalisées au cours des arbitrages et ventes qui ont ponctué la vie du contrat ne sont donc pas prises en compte individuellement.

Enfin, lorsqu'il rachète son contrat, l'épargnant a le choix de l'imposition des plus-values. Soit il les intègre à ses revenus, soit il opte pour le prélèvement libératoire forfaitaire, qui dépend de l'antériorité du contrat. L'imposition sur les plus-values atteint 35 % si le contrat a moins de quatre ans, 15 % si le contrat a entre quatre et huit ans et 7,5 % si le contrat a été ouvert il y a plus de huit ans, auquel il faut ajouter 12,3 % de prélèvements sociaux.

Le détenteur d'un OPCVM dans un compte titres, lui, verra la plus-value réalisée imposée au taux fixe de 31,3 %.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/10/2011 à 6:20 :
Une assurance vie internet peu chargée en frais et jusqu'à 70.000 euros par assureur et assuré reste plus intéressante qu'un compte titre qui est très fiscalisé et n'a pas de fonds à effet cliquet.
a écrit le 28/10/2011 à 19:44 :
le titre était "prometteur" et m'a attiré, mais le contenu est nullissime, comme trop souvent en matière de pseudos articles-financiers.

Je m'attendais à ce que l'on parle des différences juridiques entre un contrat d'assurance-vie et un compte-titres, mais non rien, nada, comme d'hab... 3 paragraphes sur une fiscalité qui changera demain et rien sur le fait qu'être créancier d'un assureur n'est pas la mm chose que propriétaire de titres.

A une époque où on l'on a de cesse de s'interroger sur la solvabilité des uns et des autres, c'est affligeant.
a écrit le 21/10/2011 à 13:41 :
Les assureurs créent encore peu de contrats à frais 0% et gestion 0,6% hormis Suravenir, Acmn, Generali avec Linxeavenir, Linxea Evolution, Linxea Vie, Abivie et les déclinaisons. Ils cherchent encore à vendre les vieux contrats chargés en frais. Il ne faut pas non plus oublier l'intérêt quasi équivalent à l'assurance vie du Pea.
Réponse de le 28/10/2011 à 9:16 :
Les contrats à « frais 0 » suggèrent qu?il n?y aurait aucun cout, les compagnies d?assurance offriraient elles ce service gratuitement ? Je ne le crois pas.
Une certitude le client est seul et ne bénéficie d?aucun conseil que ce soit aussi bien sur les aspects d?optimisation patrimoniale (rédaction de clause bénéficiaire par exemple) ou allocation d?actif et gestion de la vie du contrat. Tout intermédiaire professionnel qui le conseillerait à droit à une rémunération justifiant des frais autres que 0%

Il ne faut pas non plus oublier les contraintes du PEA :
1° Investissement limité aux actions ou fonds investis en sociétés ayant leur siège social dans un Etat de la communauté européenne, zone ayant la moins bien performée ces dernières années?
2° Impossibilité pensant 8 ans de retirer, même partiellement, des liquidités sous peine de clôture du PEA. Un retrait après 8 ans empêchant tout versement futur.
3° Montant de l?investissement limité à 132 000 ? et aucun avantage successoral.
Réponse de le 30/10/2011 à 6:14 :
Non c'est inexact : des contrats d'assurance vie comme par exemple Linxea Vie, Linxeavenir etc ont une assistance gestion gratuite et performante (y compris dans les marchés baissiers) depuis plusieurs années (on peut le vérifier sur leur site notamment), un forum privé de plus de 3000 personnes en plus, le particulier n'est donc pas seul pour la gestion. Les frais des contrats internet les meilleurs sont par ailleurs uniquement de 0,6% de gestion, rien d'autre en dehors de la fiscalité privilégiée. La rédaction de la clause bénéficiaire est couramment détaillée et explicitée sur internet et les contrats internet ont des services juridiques excellents qui peuvent être interrogés gratuitement. Le Pea quant à lui permet d'investir sur toutes les zones grâce à des fonds utilisant des produits dérivés courants type Federal Indiciel Apal par exemple pour l'Amérique latine etc. Le fait de garder 8 ans le Pea est une contrainte mais l'avantage fiscal n'est pas négligeable et pour l'avantage successoral l'assurance vie est bien sûr à privilégier, l'application n'étant pas la même mais plutôt complémentaire. Le particulier a dans la plupart des cas intérêt à éviter les intermédiaires coûteux, aux conseils souvent plus commerciaux qu'avisés et donc privilégier ces meilleurs contrats internet plutôt que de se laisser influencer pas les importants réseaux implantés en France qui utilisent souvent les mêmes sources de conseils en arbitrages mais les font eux payer. Il y a beaucoup d'abus et de déceptions de la part de ces réseaux d'où l'importance de l'essor des contrats internet peu chargés en frais et qui n'empêche nullement leur grande qualité.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :