15 388 Pts (c)
+0,34 %
15 627 Pts (c)
+1,60 %
|
Charles Faugeron | 29/12/2011, 10:29 - 365 mots
Alors que la défiance vis-à-vis de l'assurance-vie ne cesse de grandir, comme en témoignent les récents chiffres de décollecte, les patrimoines les plus importants peuvent se tourner vers les contrats de capitalisation. Sentant le vent tourner, les assureurs peaufinent leur offre à l'aube d'une année qui s'annonce compliquée pour l'épargne.
Ainsi, Ageas France lance le contrat Latitude Patrimoine Capitalisation. Investi à la fois sur un fonds en euros et en unités de compte (246 supports diversifiés), l'avantage de celui-ci réside dans son cadre fiscal. Pour l'ISF, l'assiette taxable se résume au versement initial, c'est-à-dire à la somme de départ sans inclure les bénéfices réalisés sur le contrat en cours de vie. En cela, il se distingue de l'assurance-vie. Une autre différence notable tient aux modalités de transmission du contrat. Ici pas question de nommer un bénéficiaire en cas de décès, la transmission peut s'effectuer du vivant du souscripteur, dans le cadre d'une donation. La personne désignée devient alors la nouvelle titulaire du contrat. Idem en cas de décès : l'héritier reprend les rênes, au lieu de le clôturer et d'empocher l'argent.
8 ans non imposables
L'assureur Generali propose également de nouveaux contrats de capitalisation, y ajoutant des caractéristiques pour optimiser l'avantage fiscal. Octuor Capitalisation et Espace Horizon 8 Capitalisation, les deux derniers-nés, permettent de différer pendant huit ans le versement des bénéfices réalisés. Le rendement du fonds en euros, et les revenus distribués par les unités de compte de distribution sont logés dans une enveloppe appelée provision pour participation aux bénéfices. Par conséquent, pendant les huit premières années de vie du contrat, ces bénéfices ne sont pas taxables, sauf en cas de rachat. Au sortir de cette période, la provision pour participation aux bénéfices est affectée d'office au fonds en euros, mais le souscripteur peut également demander à ce que ce montant soit réinvesti en unités de compte.
Les plus-values réalisées dans les contrats de capitalisation sont soumises aux prélèvements sociaux et peuvent soit être intégrées à la déclaration d'impôts sur le revenu, soit faire l'objet d'un prélèvement forfaitaire libératoire dont le niveau va dépendre de l'âge du contrat. Après 8 ans, un abattement de 4.600 euros pour une personne seule, ou de 9.200 euros pour un couple, s'applique.
|
|
Assuré a écrit le 29/12/2011 à 18:12 :
Différence notable : en cas de faillite de la banque ou de l'assureur le capital du contrat de capitalisation est-il assuré à hauteur de 70.000 euros comme pour un contrat d'assurance vie ??
jeff a écrit le 29/12/2011 à 14:11 :
et en quoi cela est une nouveauté????
bing a répondu le 29/12/2011 à 16:05:
C'est indiqué dans le titre "redécouvrez" alors c'est forcément pas une nouveauté Jeff.
al a répondu le 24/01/2012 à 14:54:
Je ne vois pas pourquoi les français iraient vers les contrats de capitalisation plutôt que vers les assurance vie. La gestion est identique il y a les mêmes fonds euros et les FCP ou SICAV que nous trouvons dans l'assurance vie. Un contrat de capitalisation n'est pas fait pour tout le monde, comme le dit l'article ci-dessus, il est intéressant pour les foyers à l'ISF car seul le capital investi est déclarable. Il faut savoir aussi qu'ils sont imposable à la succession, donc attention si vous voulez transmettre en franchise de droits de succession. Il est intérressant dans certains cas mais il faut avoir un VRAI CONSEILLER et non un vendeur de produit comme sont la plupart des établissements financiers. Pour répondre a "Assuré", il rentre dans les 70K? mais si une banque ou un assureur fait faillite en France alors cette garantie ne sera que sur la papier car l'état ne pourra se substituer pour rembourser