BlaBlaCar, Drivy, Uber : en cas de panne ou d'accident, quelle assurance joue ?

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Dans le cas de BlaBlaCar, par exemple, que se passe-t-il si le véhicule ne peut arriver à destination en temps et en heure à cause d'une panne ? Qui écope d'un malus en cas d'accident avec une voiture louée à un particulier ?
Dans le cas de BlaBlaCar, par exemple, que se passe-t-il si le véhicule ne peut arriver à destination en temps et en heure à cause d'une panne ? Qui écope d'un malus en cas d'accident avec une voiture louée à un particulier ? (Crédits : DR)
Covoiturage, location entre particuliers... dans l'économie collaborative, on partage aussi les risques liés à une telle activité. Comment les parties sont-elles couvertes en cas de sinistre ? La Tribune fait le point.

A l'occasion du Ouishare Festival qui rassemble de nombreux acteurs de l'économie collaborative jusqu'à vendredi au Cabaret Sauvage, dans le nord est parisien, La Tribune revient sur la question de l'assurance. Car si l'économie "du partage" a le vent en poupe, à en croire une étude publiée en mars 2015 par Fing et Ouishare, les risques qui en découlent méritent d'être étudiés, pour que chaque partie sache à quoi elle s'engage dans cet écosystème.

Ce, bien que cette question ne soit d'ailleurs nullement mentionnée dans ladite enquête sur les freins à ce nouveau mode de consommation. Aussi surprenant que cela puisse paraître en effet, la chose la plus rédhibitoire pour les personnes interrogées, serait le temps nécessaire à la recherche et à la transaction. C'est en tout cas l'argument mis en avant par 67% des sondés.

Le covoiturage

Bref, l'assurance n'en demeure pas moins une question essentielle. Dans le cas de BlaBlaCar, par exemple, que se passe-t-il si le véhicule ne peut arriver à destination en temps et en heure à cause d'une panne ? Qui écope d'un malus en cas d'accident avec une voiture louée à un particulier ? La Tribune fait le point sur le marché de l'auto-partage.

Précisément pour lever les freins qui empêcheraient les plus récalcitrants à sauter le pas, le leader du covoiturage, le Français BlaBlaCar vient d'annoncer un partenariat avec Axa, à l'échelle de l'Europe. Celui-ci devrait être effectif pour les membres de la plate-forme incessamment sous peu.

BlaBlaCar veut rassurer et séduire

Concrètement, en cas de panne ou d'accident, l'assureur prend non seulement en charge la réparation ou le remplacement du véhicule mais, surtout, il garantit l'arrivée à bon port de tous les passagers quel que soit le moyen de transport emprunté. Il rembourse également les frais de la "sur-franchise" qui s'appliquent en cas de prêt du volant à l'un des passagers, afin d'inciter les covoitureurs à ne pas hésiter à se relayer. Pour la sécurité routière "Il est bon de faire des pauses toutes les deux heures", ne se prive-t-on pas de rappeler à cet égard chez BlaBlaCar. Grâce à une telle couverture assurentielle, qui sera délivrée sans coût supplémentaire, la startup française espère lever les éventuelles réticences et étendre son marché.

Son fondateur Frédéric Mazzarella se réjouit d'une telle innovation. Cependant, les garanties sont peu ou prou les mêmes que celles que propose déjà Drivy, la plateforme de location de voitures entre particuliers, partenaire d'Allianz et de Mondial Assistance. Ce dernier prend ainsi en charge l'éventuel remplacement du véhicule ou le rapatriement des passagers en cas de sinistre, sans coût supplémentaire pour les membres du réseau. "Mondial Assistance couvre déjà un Français sur quatre", assure Pascal Fanton, le directeur des opérations de Mondial Assistance France. Celui-ci revendique d'ailleurs la primeur d'une telle initiative : "Nous avons été les premiers avec Allianz à concrétiser les nouveaux besoins inhérents à cette nouvelle économie lors de la signature du partenariat" en janvier 2014.

Concurrencer les loueurs traditionnels

Les nouveaux loueurs de voitures entre particuliers l'ont bien compris : il faut autant rassurer le propriétaire que le locataire. C'est pourquoi Koolicar, concurrent de Drivy, tout comme Travelercar, qui propose un service clé en main de location de véhicule depuis les aéroports, offre au propriétaire de la voiture la garantie de conserver ses bonus. En effet, l'assurance de Koolicar ou de Travelercar se substitue à la sienne pendant toute la durée de la location.

Encore une fois, l'idée est de rassurer au maximum l'utilisateur en lui montrant qu'il sera autant en sécurité que s'il passe par un loueur traditionnel. Du côté de Drivy, d'autres contrats seraient d'ailleurs en discussions, dans le but de proposer toujours plus de services et de confort aux utilisateurs.

De son côté, Uber - si tant est qu'il puisse être classé dans la liste des acteurs de l'économie collaborative - a choisi l'assureur ACE qui ne souhaite pas communiquer sur la question. En revanche, la startup assure que tous les trajets UberPop sont couverts à hauteur de 5 millions de dollars.

Pour aller plus loin : Uber se lance dans le covoiturage ?

Et aussi : Ségolène Royal propose de baisser les tarifs autoroutiers pour le covoiturage

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Commentaires
a écrit le 01/10/2015 à 12:06 :
article L121-1 du code de Commerce : sont commerçants ceux qui exercent des actes de commerce et en font leur profession habituelle.
Quand viendra le Jugement Dernier… On verra bien qui rira le dernier!
Quand celui qui rit le dernier a fini de rire, personne ne rigole plus.
Ainsi soient-ils!!!
a écrit le 23/05/2015 à 13:10 :
pourtant simple si vous avez lu vos contrats : votre véhicule, assumez le prêt : le malus est à votre charge. SAVEZ VOUS LIRE DES CONTRATS, incroyable les personnes qui doivent se faire assister ! Et si vous faites du covoiturage, vous êtes censé avertir votre assureur pour ceux qui encore et encore se cachent derrière leur écran sans être capable de réfléchir avec du BON SENS. A la rigueur, le malus est secondaire : s'il y a des blessés, avez vous souscrit les bonnes options comme la prise en charge des passagers ? A ben oui, ça veut gratter quelques euros avec une assurance à 2 balles, mais le jour ou les passagers vont porter plainte contre le conducteur, il le paiera toute sa vie, bien fait pour lui. Je fais du covoiturage, et j'ai la prise en charge des passagers (corporel et financier), ça me coute plus cher, mais je ne pense pas qu'à ma petite personne !
a écrit le 22/05/2015 à 6:54 :
Ce qui est omis d'être précisé c'est que nombreux véhicules d'entreprises sont utilisés pour ce type de prestations alors que c'est proscrit par bon nombre d'employeurs ...
a écrit le 22/05/2015 à 0:05 :
VOUS NE REPONDEZ PAS A LA QUESTION QUE VOUS POSEZ VOUS MEME:
qui écope d'un malus en cas d'accident?
Le propriétaire ou le relais?
a écrit le 21/05/2015 à 15:14 :
Pour uberpop c est simple, interdit par la justice depuis janvier 2015, les gens transportés ne sont pas couverts par une assurance.Qui va prendre risque d assurer un truc illégal ?sont malins chez uber,ils entretienent le flou, et se remplissent les poches en faisant turbiner des trimards.

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