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Diane Lacaze | 16/06/2011, 13:35 - 358 mots
Après des mois hausse, les taux des crédits immobiliers se stabilisent enfin. Le courtier Empruntis remarque, en effet, qu'en mai, sur les durées de 20 ans et de 25 ans, les taux n'ont pas bougé à, respectivement, 4,3% et 4,45%. Les taux à 15 ans affichent une très légère hausse, de 0,05%. Cette accalmie, Meilleurtaux l'explique par la détente importante du taux de l'OAT à 10 ans (les taux des emprunts d'Etat français devenus plus attractifs pour les investisseurs en raison de la situation économique des Etats périphériques) qui a atteint 3,35% le 6 juin, revenant ainsi au même niveau que début janvier 2011.
"Les taux des crédits immobiliers ont atteint leur plus bas niveau en septembre 2010 (3% sur 15 ans) avant que certaines banques ne commencent à les remonter en octobre (20% d'entre elles), en novembre (47% contre 37% d'entre elles qui les gardent stables). Mais le mouvement global de remontée des taux s'est vraiment confirmé en décembre (93% des banques ont remonté leur taux). Depuis le point bas de septembre, les taux ont monté de près d'un point", précise Sandrine Allonier, responsable des études économiques de Meilleurtaux.
Combien de temps va durer cette période de calme ? Une chose est sûre, elle se poursuit en juin. Meilleurtaux note que 65% de ses banques partenaires laissent leurs taux inchangés ce mois-ci et 20% procèdent même à des baisses. Mais cette "stabilisation ne permet pas de conclure à la fin de la tendance haussière, prévient Sandrine Allonier.
En effet, selon Alban Lacondemine, président d'Emprunt Direct, à l'issue de la dernière réunion mensuelle de la Banque centrale européenne (BCE), jeudi dernier, "Jean-Claude Trichet [son président, ndlr] a employé le terme de "grande vigilance". Ce qui, en langage de banquier central, signifie qu'une hausse des taux est quasiment actée pour le mois suivant ".
Une hausse anticipée
Cette annonce d'une prochaine hausse des taux a toutefois eu très peu d'impact sur le marché des obligations d'Etat. Les acteurs avaient anticipé ce scénario. "L'absence de biais directionnel sur le marché des obligations d'État incite donc à la plus grande prudence concernant l'évolution à venir des barèmes de taux de crédit immobilier", pronostique Alban Lacondemine.
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MOUTON REFLECHI a écrit le 25/06/2011 à 09:09 :
Les acheteurs à Paris viennent du Monde entier. Or si l'occident est en crise, la Chine, l'Inde, la Russie, le Brésil, et bientôt les pays du Magreb et d'Afrique sont, ou vont entrer, en développement économique accéléré. Et "Paris sera toujours Paris", le Paris qui fait rêver tous les humains de la Planète Terre... Le krach immobilier n'est pas pour demain à Paris : ne regardons pas cela seulement à l'aune de la stagnation, voire de la future récession, des économies européennes !
Ca ne suffira pas a écrit le 17/06/2011 à 08:46 :
La stabilité des taux ne suffira pas à éviter le krach. Les investisseurs se sont détournés de l'immobilier qui n'est plus une valeur refuge. Ils sont même plutôt vendeurs. Les rares acheteurs aujourd'hui sont les ménages, qui n'ont pas les mêmes moyens et qui ont intérêt à patienter, quitte à payer un loyer (Vu les prix actuels un an de loyers vaut moins qu'une baisse de 10 %...)
vers une baisse a répondu le 17/06/2011 à 09:02:
Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, les agents immobiliers essaient de convaincre du contraire les rares acheteurs peu regardant qu'il reste sur le marché...
Chris a répondu le 17/06/2011 à 14:47:
Vu sur un site bien conny logement neuf Paris 18ème,2 pièces (pas le métrage indiqué) : à partir de 470 000 euros Plus fort, neuf refait dans de l'ancien dans le 3ème , idem 2pièces...à partir de 800 000 euros !! Jusqu'à 1 400 000 euros pour un deux pièces dans la même résidence... Tout est dit, et pourtant je pense qu'il y a encore des acheteurs....
Manu a répondu le 18/06/2011 à 11:59:
Voius parlez de l'immobilier parisien. et Paris n'est pas la France. Crack oui sur Paris sans doute comme tous les 5-6 ans. En région, les prix montent également, mais il reste encore possible pour un couple qui travaillent de trouver une maison correcte. Qd Paris "cracke" la province tient des prix à niveau pour les biens normaux. sauf pour les biens de type maison à rénover, qui s'effondre en fait, vendue au prix du "sans travaux" et autres souplex, ou encore coquette studette, la les prix plongent et c'est normal. Le marché s'assainie.
Chris a répondu le 22/06/2011 à 07:11:
@manu, Paris (et sa région) n'est pas la france et je suis bien d'accord mais çà reste tout de même > 11 millions d'habitants soit dans les 18% de la population.