Une forte chute des transactions qui commence à se ressentir dans les prix. Voilà le principal point commun entre les différentes villes composant la région parisienne. Certaines communes, comme Nanterre, qui ont longtemps résisté, se sont mises également à suivre la tendance.
Retrouvez, ci-dessous, ville par ville, les dernières analyses réalisées en région parisienne par Foncier Expertise, filiale du Crédit Foncier.
Issy-les-Moulineaux
Après une chute du volume des ventes au premier trimestre de 41% sur un an, le marché s'est encore contracté au deuxième trimestre avec une nouvelle baisse de 50% sur trois mois. Les prix sur un an ont enregistré des baisses allant de 5% à 13%. Les plus fortes baisses se rencontrent dans les secteurs les plus cotés (proximité du métro, île saint-germain, proximité héliport), pour des produits courants.
Levallois-Perret
Le volume des ventes est en net recul, de l'ordre de 30 %. De même, les prix au mètre carré dans l'ancien ont connu une phase de stabilisation, puis une baisse qui s'établit à 5 % en glissement sur un an pour atteindre un prix moyen de 5.640 euros/m2. L'attentisme semble de mise pour des acheteurs très négociateurs (offres inférieures de 15% par rapport aux prix de présentation) qui espèrent, à la faveur d'une conjoncture difficile, pouvoir obtenir des prix plus raisonnables.
Montreuil
On constate une baisse du nombre de transactions portant sur des appartements anciens, dont la surface varie entre 40 et 70 mètres carrés habitables. Elles ont ainsi été divisées par 2,5 sur les 12 derniers mois (variation sur une année glissante). Les ventes de maisons de cinq pièces ont pour leur part été divisées par deux sur la même période.
Nanterre
A l'inverse de la plupart des communes voisines, Nanterre avait plutôt bien résisté à la chute généralisée du volume des transactions jusqu'en fin d'année. Raison probable : sa position de marché de report (Nanterre étant globalement moins chère que ses voisines). Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Sur les appartements, on constate un volume de seulement 144 transactions enregistrées entre novembre 20008 et juin 2009 contre 460 ventes à la même période l'an dernier, et 360 ventes au cours du semestre précédent. La crise a donc atteint Nanterre également, même si les prix n'accusent pas encore de baisse marquée (rarement plus de 5% par rapport à l'an passé). On peut s'attendre à une légère inflexion encore au cours du 2ème semestre 2009 compte tenu de la baisse des volumes.
Neuilly-sur-seine
Le premier trimestre 2009 a marqué un recul des transactions, avec pour conséquence une baisse des valeurs de l'ordre de 10 % sur un an glissant voir 15 % pour des produits standards. Au cours du deuxième trimestre, le marché a redémarré à la faveur de prix plus contenus. Globalement, le prix moyen des appartements est revenu en deçà de 8.000 euros/m2 à 7.500 euros plancher en moyenne, tous secteurs confondus. Les meilleures adresses, boulevard de la Saussaye, rue de Chézy, Saint James, boulevard Maurice Barrès résistent mieux que le quartier de la N13 et ses environs. Pour les biens haut de gamme, la décroissance est peu perceptible. L'analyse du produit avec ses qualités et ses défauts prédomine aujourd'hui, alors qu'un an plus tôt, les valeurs étaient très homogènes et élevées.
Saint-Germain-en-Laye
La diminution des transactions dans le logement ancien s'élève à près d'un tiers par rapport au premier semestre 2008. Elle s'est traduite dans les prix, dont l'évolution à la baisse est sensible sur tous les types de bien.
Saint-Mandé
On constate un net ralentissement des ventes d'appartements anciens sur la commune. Le nombre de transactions portant sur des appartements dont la surface varie entre 40 et 70 mètres carrés habitables a été divisé par 2,5 au cours des 12 derniers mois (comparaison par rapport au nombre de transactions intervenues entre juillet 2007 et juillet 2008). Cette baisse des transactions n'a pas pour autant engendré de baisse notable des prix qui sont restés stables, voire qui ont très légèrement baissé.
Saint-Maur des fossés
Le marché a connu un certain ralentissement au cours des derniers mois qui a permis d'assainir quelque peu une situation de surévaluation de certains biens de qualité moyenne, voire médiocre. Ainsi, les ventes d'appartements anciens (dont la surface varie entre 40 et 70 mètres carrés habitables) ont été divisées par 2 au cours des 12 derniers mois (en comparaison à la période courant entre juillet 2007 et juin 2008). En ce qui concerne les ventes de maisons anciennes de cinq pièces, on constate également une baisse des transactions. Les ventes ont été divisées par 2,5 au cours des 12 derniers mois (variation sur une année glissante).
Val de Seine
Après une fin d'année 2008 calme, les transactions ont redémarré à partir du mois de janvier, dans des proportions toutefois encore très inférieures à l'année précédente. Les valeurs, qui jusqu'à la fin de l'année s'étaient globalement maintenues, enregistrent désormais une baisse sur six mois allant de 3% à 8% selon les secteurs. Ainsi, dans le secteur nord, traditionnellement le plus coté, les meilleurs produits se négocient désormais autour de 7.000 euros/m2 contre 7.500 euros il y a six mois. Les produits les plus courants (étage, qualité du bien et du bâti) accusent une baisse de 8% sur six mois.
Vincennes
La baisse de volume enregistrée en 2008 pour le segment du logement ancien et récent s'est poursuivie au 1er semestre 2009 avec une chute de l'ordre de 35% à 40% des ventes. Si les agences immobilières ont senti un regain d'intérêt à compter du deuxième trimestre, lié en partie à la baisse des taux des crédits immobiliers, cette tendance ne s'est pas concrétisée au niveau des ventes, les clients potentiels étant toujours dans l'attente d'une baisse significative des prix. En effet, la chute des prix sur la commune de Vincennes a été jusqu'ici modérée, ne touchant significativement que les biens avec défauts.
Versailles
La diminution du nombre de transactions dans le logement ancien est générale dans l'ensemble des communes du Grand Parc mais les touche avec des degrés d'intensité divers. Les communes les plus résidentielles, et Versailles notamment, sont moins touchées que des communes plus ordinaires. Les deux premiers mois de l'année ont été les plus critiques. Le printemps a retrouvé une certaine activité mais la tendance reste assez incertaine. Les prix sont orientés à la baisse pour tous les types de logements. On notera cependant que, pour des logements de grande qualité, les valeurs restent élevées : un appartement parfaitement rénové, avec jardin et annexes, dans une maison de maître bien située vient de se négocier aux alentours de 7.000 euros/m2 pour près de 130 mètres carrés.
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