6 % pour l'un ; 20 % pour l'autre : tous les fonds en euros ne sont pas en berne et certains affichent même des performances insolentes. Ces fonds, de nouvelle génération et de nouvelle conception, méritent à coup sûr le détour.
D'un côté, figurent les fonds en euros à "gestion coussin", dans lesquels l'assureur (La Mondiale est aujourd'hui le seul à les proposer) affecte en début d'année 20 à 25 % des capitaux à des supports à risque, investis en actions. Si leur valeur baisse, la position est soldée avant que la perte n'entame le capital ; si elle monte, cette part à risque est conservée jusqu'à la fin de l'année avant d'être soldée. Le gain final provient donc à 75 ou 80 % du fonds en euros et pour le solde de la diversification. Le tout sans prise de risque puisque le capital total ne peut jamais diminuer : dans le pire des cas, le capital progresse à peine. En 2009, ce fonds baptisé "€urocit" a gagné près de 6 %. « S'il n'y avait pas eu les secousses de début d'année qui nous obligé à désensibiliser, le résultat aurait été meilleur », regrette quand même Roger Bonne, spécialiste de l'ingénierie chez AG2R-La Mondiale.
La progression de 20 % est quant à elle à mettre au compte des contrats « eurodiversifiés », qui reposent sur un mécanisme plus complexe, basé sur deux compartiments de gestion. Ils sont toutefois plus sensibles aux baisses, puisque leur valeur avait baissé quasiment d'autant en 2008. Seuls Dexia Epargne Pensions et AG2R-La Mondiale en diffusent.
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