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L'avocat Nicolas Lecoq-Vallon a choisi le moment de l'AG de l'Afer pour ajouter de l'huile sur le feu en ressortant l'histoire des "contrats à cours connus" de l'assureur Aviva. Ces contrats d'assurance-vie permettaient d'investir en connaissant à l'avance le cours, déterminé un jour de la semaine bien précis. Ils se sont transformés en jackpot pour l'épargnant qui pouvait investir sur l'unité de compte ayant le plus augmenté au cours de la semaine. Il faut dire qu'en 1987, au moment du début de la commercialisation par Abeille Vie (devenu Aviva depuis), les assurés n'avaient pas accès en temps réel aux cours et les fonds étaient peu volatils. Tout a changé avec l'arrivée d'Internet et la flambée boursière à partir de 1997. Aviva a donc, petit à petit, fait signer des avenants et a retiré les fonds les plus spéculatifs de ce contrat, ce que dénonce Nicolas Lecoq-Vallon.
Ce contentieux entre l'avocat et l'assureur du contrat Afer dure depuis plusieurs années. Pour l'avocat, le risque d'insolvabilité de la compagnie est réel si l'on s'en tient aux chiffres. Selon Nicolas Lecoq-Vallon, "si l'on appliquait le taux d'indemnisation fixé par le jugement du TGI de Paris de 2006, aux 70 millions d'euros investis par mes clients, on arriverait, sur 12 ans, à une préjudice délirant de 286 milliards d'euros !". Alors que, dans le rapport annuel de 2008 d'Aviva France, le montant des provisions pour litige n'était que de 34 millions d'euros.
Cet acharnement de la part de l'avocat depuis plusieurs années est régulièrement dénoncé par Aviva, qui a toujours estimé le dossier clos de son côté et le risque négligeable et déjà intégré dans les comptes.
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