La Tribune

Comment utiliser les "fonds indiciels" dans sa gestion patrimoniale  ?

Christophe Brulé, président de Entheca Finance  |   -  317  mots
Christophe Brulé, président de Entheca Finance analyse les avantages de cette classe d'actifs.

Pour les grands investisseurs institutionnels comme pour les particuliers, la gestion « indicielle » devient un outil incontournable. En effet, le patrimoine d'un ménage est souvent conçu dans une optique de complément de retraite. Une sorte de f onds de pension individuel, que chacun doit se constituer, puis gérer. Dans cette optique, les fonds qui répliquent les principaux indices boursiers ont toute leur place, via leurs composantes cotées, les « trackers ».

L'avantage de la réactivité

En période de rally boursier, il est difficile pour un gérant de battre l'indice auquel il se réfère. À l'inverse, les fonds gérés activement conservent tout leur intérêt lorsque les marchés sont plus agités, car la volatilité multiplie les opportunités en matière de « stock picking ». Voilà donc le rôle de la gestion indicielle : un outil de gestion du risque, piloté selon l'orientation du moment des marchés (surexposition à la hausse vis-à-vis des fonds actifs, sous-exposition à la baisse).

Autre avantage des fonds indiciels : la réactivité. Ils permettent au portefeuille de « coller » au plus près à la réalité des marchés, de se positionner à la moindre opportunité. Un intérêt appréciable dans le contexte actuel, qui impose une grande flexibilité.

Reste enfin à faire le tri parmi les nombreux trackers ou ETF proposés. Certains se contentent de répliquer la performance des indices par des opérations appelées « swaps », sans en détenir les titres sous-jacents. Purement virtuels, ces sortes de « calques » peuvent faire courir à l'investisseur d'autres risques que celui de la simple variation de l'indice, dont celui de la contrepartie. L'actualité récente a montré que le swap, un contrat entre deux parties (émetteur du produit et banque d'investissement), fait courir à l'investisseur le risque de signature des contractants. n

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