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Obligations d'Etat : comment limiter les risques liés à la zone euro ?

Etienne Pourny, président de Stelphia Asset Management  |   -  316  mots
Etienne Pourny, président de Stelphia Asset Management : "les obligations émises par les pays du groupe de Visegrad restent méconnues"

Depuis la crise grecque, les investisseurs se focalisent sur la capacité des Etats à rembourser leurs dettes. L'élargissement actuel des écarts de rendement entre les emprunts d'Etat les plus solides et les plus vulnérables nécessite une grande sélectivité des obligations à mettre en portefeuille. Au sein de la zone euro, le Portugal, l'Espagne, voire l'Irlande sont pointés du doigt. En dehors, le Royaume-Uni risque d'avoir du mal à résorber sa dette publique et privée très élevée.

Reste une catégorie d'émetteurs souverains méconnue des investisseurs : en Europe centrale, les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, et République tchèque) offrent des marchés de dette gouvernementale aux fondamentaux favorables. Le ratio moyen dette sur PIB et le déficit budgétaire de ces trois pays sont en deçà des standards de la zone euro. Certes, la Hongrie reste plus exposée en cas de choc, compte tenu du poids de sa dette libellée en euros et en francs suisses. Mais la politique imposée par le plan de soutien du FMI et de l'Union européenne, juste après la chute de Lehman Brothers, a conduit à des efforts de rigueur budgétaire considérables.

Par ailleurs, les perspectives de croissance de cette zone dépassent de près de deux points celle de la zone euro. La Pologne est parvenue à dégager une croissance significative en 2009. Une croissance plus élevée, conjuguée à des anticipations inflationnistes de 2 % et 3,5 %, permettent à ces pays d'éviter la dégradation de leur ratio d'endettement.

Dans le cadre d'une diversification, les marchés obligataires domestiques de la Pologne, de la République tchèque et de la Hongrie, constituent donc une classe d'actifs comparativement peu risquée.

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