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Bourse : quels sont les indicateurs pour apprécier l'intérêt et le style d'une action ?

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Didier Coutton, Directeur du Master Salle de marchés-Trading à l'Inseec  |   -  293  mots
Par Didier Coutton, Directeur du Master Salle de marchés-Trading à l'Inseec

Gearing, PER... Ces ratios sont connus du boursicoteur pour évaluer la solidité financière et la valorisation d'une société cotée en Bourse. Mais il en existe d'autres, fort utiles et moins « médiatisés ».

Le PBR (« Price to Book Ratio ») tout d'abord compare la capitalisation boursière d'une société à la valeur comptable de ses capitaux propres. Ce ratio diffère selon les secteurs d'activité. Ceux à forte intensité capitalistique (industrie ou services publics) sont plus faibles que ceux réclamant moins de capitaux (services, technologies). Un PBR élevé signifie que le marché estime que l'actif économique - l'outil de production - de l'entreprise vaut plus que sa valeur comptable, censée pourtant traduire la juste valeur des actifs. Il s'avère pertinent pour distinguer le style d'un titre. Lorsque le PBR est faible (autour de 1), il s'agit souvent d'une action « value » décotée et à potentiel de croissance. Lorsqu'il est supérieur à 2, il s'agit plutôt d'une valeur de croissance.

Le PEG (« Price Earnings to Growth »), quant à lui, est un indicateur rapportant le PER au taux de croissance du bénéfice attendu. Il permet de corriger l'effet « croissance » qui tend à gonfler le PER. Autrement dit, le PEG s'utilise pour comparer des sociétés appartenant à des secteurs d'activité différents. Un titre ayant un ratio proche de 1 est considéré comme correctement évalué. Les titres sous-évalués auront donc un PEG inférieur à l'unité. Ce ratio ne correspond à rien de concret : c'est le rapport entre un indicateur sans unité (le PER) et un taux de croissance en pourcentage. Attention aussi à son utilisation : il corrige l'effet de la croissance, mais pas le différentiel de risque. Les sociétés à forte croissance, souvent jeunes, étant par nature plus risquées.

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Commentaires

rocheclair  a écrit le 05/04/2011 à 15:09 :

Pour moi c'est du jargon financier , ça ne veut rien dire du tout.