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Inutile de feindre la surprise : l'augmentation du taux servi par le livret préféré des Français, qui passera au 1er août de 2 % à 2,25 %, était pressentie depuis plusieurs mois. Déjà, le 15 avril, Christine Lagarde, alors ministre des Finances, aurait pu décider de le passer à ce niveau au 1er mai. Mais les circonstances n'avaient pas été jugées assez exceptionnelles pour acter cet ajustement qui reste facultatif aux 1er mai et 1er novembre.
Le nouveau ministre des Finances, François Baroin, n'a pas tardé à se prononcer mardi matin : il a appliqué la formule de calcul du livret A, qui résulte principalement de l'inflation augmentée de 0,25 et arrondi au quart de point le plus proche. Un peu plus tôt dans la matinée, l'Insee avait communiqué sur une inflation à 2,1 % au mois de juin, soit un taux du livret A à 2,25 %. François Baroin s'est félicité « de cette augmentation de 2 à 2,25 % du taux du livret A qui viendra conforter l'attractivité du produit d'épargne préféré des Français ».
Comme toujours, le livret A ne sera pas le seul à bouger. Le taux du LDD (livret de développement durable, ex-Codevi) s'alignera automatiquement à 2,25 % et celui du LEP (livret d'épargne populaire) montera à 2,75 % (taux du livret A augmenté de 0,5 point).
Cette nouvelle risque de faire grimacer les établissements financiers, notamment en ligne, qui proposent des livrets bancaires (comme ING Direct, Cortal Consors, Fortuneo, Monabanq, BforBank, etc.). Car ceux-là sont soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Déjà, pour donner plus, en net, que le livret A, il fallait proposer du 2,92 % brut. Avec le nouveau taux, ces offres vaudront le coup à partir de 3,28 % brut. Les livrets « Atout Avenir » d'Allianz Banque ou « CodeBis » du Crédit Agricolegricole, à 2,9 % vont donc devoir proposer mieux. Bien entendu, les offres promotionnelles sont souvent largement supérieures au livret A (5 % pendant 3 mois par exemple). Mais la rémunération servie au-delà de cette période sera encore moins attractive qu'auparavant.
Assurance-vie délaissée
L'assurance-vie a aussi du souci à se faire. Même si les deux produits ne servent pas la même stratégie patrimoniale, on constatait déjà, depuis le passage à 2 % du livret A, une désaffection de l'assurance-vie au profit des livrets réglementés, dont les encours dépassent désormais les 200 milliards.
Les banques ne veulent pas jouer la transparence sur le risque des livrets en euros suite à leur engagement en Grèce Portugal etc. Le test des banqes est un leure politique car n'pas été pris en compte les risques liés également à ses pays....
par samarinda le 17/07/2011 à 09:38
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samarinda a écrit le 17/07/2011 à 09:38 :
Les banques ne veulent pas jouer la transparence sur le risque des livrets en euros suite à leur engagement en Grèce Portugal etc. Le test des banqes est un leure politique car n'pas été pris en compte les risques liés également à ses pays. Enfin les banques ont "trop joué" avec leur client pour être prise aux sérieux . Les banques n'ont pas encore compris qu'elles doivent être moins opaques, si ces établissements sont indispensables ils ont aussi une obligation de clarté qu'ils refusent de communiquer. Dernier les rémunérations des dirigeants toujours aussi insoutenable sue les stocks options et retraites chapeaux. Les politiques nous ont mené en bâteau avec leurs grandes déclarations, G8, G20, et autres kermesses sur les banques?.