Près de la moitié des jeunes épargne pour devenir propriétaire

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Les jeunes rêvent toujours d'accession immobilière.
Les jeunes rêvent toujours d'accession immobilière. (Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
Les moins de 35 ans auraient davantage tendance à épargner pour acheter dans l'immobilier que le reste de la population. La tradition française de propriété à tout prix semble donc bien partie pour durer...

Quelle drôle d'idée... A peine entré dans la vie active, les jeunes se mettraient déjà à épargner pour devenir propriétaires par la suite. En effet, près de la moitié (42%) des moins de 35 ans mettent de l'argent de côté dans l'optique d'acquérir un bien immobilier, selon les résultats du baromètre de l'épargne immobilière réalisé par Opinion Way pour Périal. En comparaison, la proportion de personnes épargnant pour acheter un bien immobilier tombe à 21% si on prend l'ensemble des personnes interrogées.

Les raisons d'un tel engouement pour un éventuel achat immobilier sont à aller chercher dans le contexte économique. En effet, les moins de 35 ans semblent particulièrement sensibles aux taux de crédit actuels : 70% d'entre eux considèrent que cela va impacter leurs décisions d'épargne à venir, contre 61% de l'ensemble des personnes interrogées. En revanche, le fait que l'épargne serve à soutenir l'économie semble aussi peu  intéresser les jeunes générations que le reste de la population... Et si les jeunes semblent également préoccupés par le niveau actuel des taux de rémunération des produits d'épargne réglementés (Livret A, LDD, LEP, PEL), ce sont quand même les solutions qu'ils privilégient pour économiser.

Est-il pertinent d'épargner pour acheter sa résidence principale ?

Si le Plan d'épargne logement (PEL) est conçu pour financer l'achat d'un bien immobilier, les autres sont soumis à des plafonds de versement qui peuvent paraître rédhibitoires pour servir à eux-seuls d'apport personnel lors d'un achat immobilier. Mais ils présentent l'avantage, PEL mis à part, d'être entièrement liquides et défiscalisés. Ce sont d'ailleurs les critères, avec le faible risque de perte, privilégiés par les épargnants - y compris les jeunes - lorsqu'ils choisissent un placement.

L'achat de sa résidence principale, bien que facilité par les niveaux de crédits actuels, n'est pas la meilleure solution d'investissement, si on raisonne uniquement en matière de rationalité économique. C'est en tout cas l'avis exprimé par David Brauman, gérant associé de BSM Invest (cabinet de conseil en investissement immobilier) dans La Tribune. Il pourrait donc être pertinent, pour les jeunes générations, de réfléchir à d'autres manières d'investir leur argent. Périal, spécialiste de l'épargne immobilière, fait par exemple la promotion de son domaine de prédilection dans une partie de l'étude. On y apprend que les jeunes générations sont justement plus sensibles que les autres à des solutions comme celles des société civiles de placement immobilier (SCPI).

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Commentaires
a écrit le 08/11/2016 à 4:09 :
Cette jeunesse avec une mentalite de vieux; qui reve d'etre fonctionnaire.
Et on parle d'un pays dynamique, ouarf.
a écrit le 07/11/2016 à 17:32 :
Pression familiale, les parents en général lèguent bien plus facilement de l'argent s'ils savent que leurs enfants les mettront dans du concret, dans de la pierre.

Et notre économie financière qui dévisse leur donne en grande partie raison.

Ils ne sont pas là pour faire tourner l'économie, ils sont là pour faire en sorte que leurs enfants ne galèrent pas trop dans la vie.
Réponse de le 08/11/2016 à 9:36 :
@Citoyen blasé
Cette mentalité a des effets catastrophiques. Ca donne une flambée sans précédent des prix, avec une décorrélation record par rapport aux revenus de la population. Les jeunes, y compris ceux à revenus confortables de cadre supérieur, sont obligés de recourir à l'aide de Papa et Maman pour acheter des logements qu'un ouvrier pouvait se payer sans problème il y a 20 ans. Et en parallèle de l'aide parentale, ces jeunes, au lieu d'alimenter l'Economie française en consommant abondamment du fait de leurs revenus élevés, vivent en spartiates pour surpayer des logements d'occasion. Ca a un effet assez terrible sur la consommation intérieure.

Parallèlement à ça, avec des montants record stérilisés dans la pierre et la spéculation immo, il reste très peu d'argent pour financer les entreprises et l'Economie productive, ce qui asphyxie un peu plus le pays.
a écrit le 07/11/2016 à 17:00 :
Vouloir devenir propriétaire c'est quand même mieux que de rester dans des logements sociaux en bénéficiant de toutes les aides sociales et être à la charge du reste de la collectivité
Réponse de le 07/11/2016 à 18:52 :
Tu connais des gens qui adorent etre pauvres et au chomage et qui adorent vivre dans un hlm dans une cité pourrie ? A moins d'etre maso, beaucoup de gens n'ont pas vraiment le choix...

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