Quelle épargne choisir pour son enfant ?

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Tous les produits d'épargne et placements ne sont pas pertinents, si vous souhaitez mettre de l'argent de côté pour votre enfant.
Tous les produits d'épargne et placements ne sont pas pertinents, si vous souhaitez mettre de l'argent de côté pour votre enfant. (Crédits : Décideurs en région)
Épargner pour que son enfant ait une somme d'argent disponible à sa majorité ne se fait pas à la légère. Choisir le bon placement peut vous permettre de rendre cette somme beaucoup plus importante, tant l'horizon de placement est long.

C'est une première en France : Yomoni lance un contrat d'assurance vie entièrement dédié à l'épargne des jeunes. Baptisé Yomoni Kids, il offre aux parents une solution pensée et conçue pour mettre de l'argent de côté pour leur enfant. Avec ce parcours, la Fintech veut venir concurrencer le livret A et le livret jeune dans les mentalités parentales, lorsqu'il s'agit de choisir une épargne pour leur progéniture. Afin de vous aider à faire votre choix, voici un petit comparatif de ces différents produits.

Le livret A

Livret préféré des Français, c'est le produit d'épargne le plus répandu et le plus connu. Au 31 décembre 2015, on dénombrait 61,1 millions de livrets A en France, pour 65 millions d'habitants. Son taux de rémunération, à son niveau le plus bas historiquement (0,75%), n'a semble-t-il pas refroidi les Français, qui lui ont encore fait confiance en 2016. Ses avantages jouent toujours en sa faveur : pas d'impôts, ni de taxes sur l'argent placé, une somme d'argent disponible en permanence et aucune restriction à l'ouverture. Ouvrir un livret A est donc simple et accessible à tout le monde, ce qui explique qu'il soit le premier réflexe pour beaucoup de parents. Mais sur le long terme, l'essence même d'une épargne dédiée aux enfants, il rapportera beaucoup moins qu'un contrat d'assurance-vie.

Le livret jeune

Les parents peuvent ouvrir un livret jeune pour leur enfant, dès lors que celui-ci a atteint l'âge de 12 ans. Votre enfant pourra le conserver jusqu'à ses 25 ans, âge après lequel son livret jeune sera probablement reconverti en livret d'épargne bancaire classique. Le livret jeune présente comme avantage d'être cumulable avec le livret A et de proposer des taux de rémunération parfois plus attractifs que celui-ci.

Mais ces taux restent toutefois relativement faibles pour une épargne censée être de long terme, comme celle dédiée à votre enfant. L'autre désavantage majeur du livret jeune, dans cette optique, est le fait de ne pouvoir l'ouvrir qu'à partir de 12 ans et non pas dès la naissance de votre enfant. Il sera donc plutôt utilisé pour lui permettre de placer ses premières économies.

L'assurance-vie

L'épargne de long terme, c'est justement là où l'assurance-vie donne sa pleine mesure. C'est la raison qui a poussé Yomoni, spécialiste de l'assurance en vie, à lancer un parcours dédié à l'enfant. "Avec un horizon de placement de plus de 15 ans, immobiliser son argent sur un placement sans risque, aussi peu rémunéré que le livret A, n'est clairement pas le meilleur conseil. Il faut, au contraire, le mettre au travail dans la durée et l'investir sur un placement diversifié, en cherchant à optimiser le rendement obtenu par rapport à la prise de risque", voilà comment Sébastien d'Ornano, président de Yomoni, justifie le choix de l'assurance vie pour l'épargne enfant.

    > Lire aussi : L'assurance vie est-elle le placement préféré des Français ?

Yomoni prend ensuite un exemple concret : pour 1.000 euros placés pour un enfant né en 1985, le livret A lui aurait permis de récupérer 2.056 euros à ses 18 ans. En comparaison, la même somme placée sur un contrat d'assurance vie, investi dans le CAC 40, lui aurait permis de récupérer 6.514 euros à sa majorité.

Seulement, l'assurance-vie n'est pas un placement exempt de tout reproche. Longtemps réservé aux placements relativement conséquents, l'avènement des spécialistes de l'assurance-vie en ligne a permis d'ouvrir la gestion pilotée à des portefeuilles d'investissements plus modestes. Quoiqu'il en soit, en deçà de mille euros, pas la peine de vous tourner vers l'assurance-vie...

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Commentaires
a écrit le 12/03/2017 à 13:00 :
Il est l'or , mon seignor !
a écrit le 12/03/2017 à 12:59 :
Il est l'or , mon seignor !
a écrit le 11/03/2017 à 21:05 :
Et le PEL ?
a écrit le 11/03/2017 à 0:14 :
> Seulement, l'assurance-vie n'est pas un placement exempt de tout reproche.

Vous pourriez prendre la peine de préciser lesquels plutôt que de vous en tenir à cette phrase.
a écrit le 10/03/2017 à 21:08 :
Le problème étant que plus l'horizon de placement est loin, plus le risque est fort, à moins évidemment de lire dans le marc de café. Dire à postériori "si vous aviez investi dans..." est un peu facile et trompeur, car "si vous aviez investi dans ce que l'auteur de l'article de dit pas", il est probable que vous auriez perdu la totalité de votre argent. Cet article est donc de la pub :-)
Réponse de le 11/03/2017 à 0:17 :
> Le problème étant que plus l'horizon de placement est loin, plus le risque est fort

Pas vraiment. Je dirais même qu'au contraire, plus l'horizon de placement est loin, plus on peut se permettre de tolérer de la volatilité (des variations sur le court terme) sans prendre trop de risques à long terme.

Par exemple, sur 18 ans, même avec une ou deux crises au milieu, les actions ont de fortes chances de sur-performer les autres types de placements considérés comme moins risqués.
Réponse de le 11/03/2017 à 15:42 :
@Florismart: ça c'est la théorie du parfait vendeur payé à la commission. J'affirme personnellement que tous les placements comportent des risques, dont celui de perdre la totalité de sa mise. Les investisseurs professionnels que sont les banques, les companies d'assurance, les sociétés de fonds mutuels, etc. influent sur le marché parce que vendre ou acheter par exemple 1 million de titres a un impact certain. Pour le petit porteur, c'est plus aléatoire et l'on sait par expérience que tous les titres ne survivent même pas au marché, et que donc plus l'horizon est lointain, moins on a de visibilité et plus le placement est spéculatif ... sauf une fois de plus à savoir lire dans le marc de café :-)
a écrit le 10/03/2017 à 20:54 :
Sachant que 45,1% des livret A ont au plus 150 € et 10 % dépassent le plafond on a un peu de mal à imaginer que la grande majorité des ménages consacre une partie de leurs revenus pour constituer une épargne significative à leurs enfants...d'autant plus que ces mêmes ménages s'endettent sur 20, 25 ou 30 ans pour rembourser leur logement.....bref.....

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