1 logement sur 5 est surpeuplé en région parisienne

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A Paris, le surpeuplement des logements dépasse même les 25%
A Paris, le surpeuplement des logements dépasse même les 25% (Crédits : © Joe Penney / Reuters)
En région parisienne, la proportion de logement surpeuplés, c'est-à-dire ceux dans lesquels le nombre d'habitants dépasse celui des pièces, est deux fois supérieur à la moyenne nationale. C'est en grande partie dû à la typologie du parc immobilier francilien... et au niveau des loyers.

Après avoir baissé pendant 30 ans, le surpeuplement repart à la hausse en Ile-de-France, où il touche un logement sur cinq, soit le double de la moyenne nationale. A Paris, le surpeuplement atteint même 27,1%, soit plus du quart des logements !

En recul depuis 1984, la proportion de logements surpeuplés - où il manque au moins 1 pièce par rapport à la taille du ménage - a progressé de 1,4 point pour concerner 20% du parc de la région et même 27,1% à Paris, contre 9,5% en métropole, révèle la dernière édition de l'Enquête Logement de l'Insee, dont les résultats pour l'Ile-de-France ont été présentés mardi à l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU). Ce décalage entre la région parisienne et le reste de la France est en partie dû à la particularité du parc francilien, qui concentre à lui seul plus d'un tiers (36%) des petits studios (25 m2 ou moins) du pays.

L'augmentation importante des loyers évidemment en cause

En 2013, 586.500 personnes vivaient en Ile-de-France dans un logement "fortement surpeuplé" - dans lequel il manque au moins deux pièces par rapport au nombre de personnes qui l'occupent. Cela reste plutôt marginal: ce "surpeuplement extrême" ne représente que 2,7% du parc régional, contre 0,8% en moyenne nationale.

Il résulte "en grande partie de l'augmentation importante des loyers observée depuis 25 ans, qui dissuade beaucoup de ménages de s'installer dans des logements de plus grande taille". De 1988 à 2013, les loyers du parc privé et de la sous-location ont bondi de 128%, tandis que les ressources des occupants de ce parc n'augmentaient que de 59%.

Lire aussi : Le mal-logement s'enracine en France

Ainsi, "faute de place, les occupants de ces logements ne peuvent vivre chez eux sans être dérangés en permanence ou causer un dérangement", ce qui est le cas d'une famille de 4 personnes logeant dans un 2 pièces ou d'une famille mono-parentale de deux personnes vivant dans un studio, commente l'Insee.

Et si 7 ménages sur 10 se déclarent satisfaits de leur logement en Ile-de-France, soit davantage qu'il y a 25 ans, l'insatisfaction reste forte chez les ménages locataires avec enfants, principalement en raison du surpeuplement.

 (avec AFP)

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a écrit le 10/03/2017 à 8:29 :
... et dans certaines communautés plus que d'autres : a Belleville par exemple les chinois logent par tribus entières ......
a écrit le 09/03/2017 à 21:14 :
Normal , on entasse en île de France 12 millions de personnes dans 40 Km2.
La politique de décentralisation est passée aux oubliettes , dommage , 80 % du territoire
est peu peuplé et la vie y est sûrement plus saine avec moins de pollution et de l'espace pour vivre.
Réponse de le 16/03/2017 à 17:15 :
@BA : non ! C est peut etre detail mais 12 millions d habitants s entassent pas dans 40 km2 : Paris fait 100 km2 ..dites plutot 4000 km2
a écrit le 09/03/2017 à 19:10 :
"Surpeuplés" selon quels critères ? Dans certaines communautés, 1) les enfants sont plus nombreux et 2) toute la famille (de l'arrière grand-mère au tout dernier, y compris les oncles, tantes et cousins) habitant sous le même toit par tradition :-)

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