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Sophie Sanchez | 29/09/2010, 14:45 - 319 mots
Alors que les organismes HLM, réunis en congrès annuel à Strasbourg,s’élèvent contre la ponction de 340 millions d’euros qu’entend opérer le gouvernement sur leurs fonds propres, il apparaît que cette ponction ne suscite pas l’unanimité au sein des parlementaires UMP. Ainsi mardi, Jean-Pierre Fourcade, sénateur des Hauts-de-Seine, a indiqué que « les deux assemblées (sénat et assemblée nationale) vont débattre, il n’en sortira peut-être pas les 340 millions d’euros ».
Au-delà dès le mois de juillet, François Scellier, le député du Val d’Oise, s’était ému de cette ponction auprès de Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au logement, dans un e-mail que s’est procuré "La Tribune". "Je ne suis pas toujours en accord avec les positions ou les points de vue de l'Union sociale de l’habitat [qui défère les organismes HLM, Ndlr], écrivait-il alors. Je suis conscient par ailleurs de la nécessité de maîtriser nos dépenses pour rééquilibrer nos budgets et réduire notre déficit. Par contre je ne pense pas pour autant qu'on doive "raboter" tous les crédits sans discernement et sans tenir compte des conséquences économiques et sociales des choix ! Ainsi, je tiens à te faire connaître que je partage totalement les craintes manifestées par Dominique Dujols [la responsable des relations institutionnelles] au nom de l'USH. Je t'indique par la même occasion que je ne serais pas capable de défendre, lors de la présentation du budget logement à l'automne, un projet qui conduirait à supprimer pratiquement totalement le nécessaire engagement de l'Etat dans le logement social", ajoutait-il.
Pour sa part, Thierry Repentin, le président de l’Union sociale de l’habitat (USH), a prévenu mardi: "Si l’Etat ne tient pas ses engagements, nous, nous tenons nos comptes !". "Les HLM ne signeront pas des conventions d’utilité sociale [qui précisent la politique sociale, patrimoniale et d’investissement des organismes HLM et intègrent notamment des indicateurs de performance, Ndlr] bâties sur des capacités d’investissement et d’auto-financement aujourd’hui bouleversées. Elles devront être renégociées", a-t-il ajouté.
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EIFFEL a écrit le 20/01/2011 à 16:02 :
Il faut supprimer les HLM car le système a des effets pervers comme le développement de l'esprit d'assistanat associé à une véritable chasse aux allocs qui s'y rattachent. Les HLM sont une des causes majeures du déclin de la France.
defiscman a écrit le 30/09/2010 à 08:54 :
En fait, pour te contredire, le mécanisme a été récemment raboté bien d'avantage que ce qui était prévu (on tombe à 13.5% l'an prochain au lieu de 15%), et il est effectivement temporaire, ne durant que de 2009 à 2012. Les stocks non renouvelés, les queues de programmes non écoulées et la manie du gouvernement de vouloir toujours faire d'une pierre deux coups en alliant écologie et accession à la propriété : c'est cela qui pousse les prix vers le haut, l'achat vers le bas et neutralise les bonnes intentions du ministère du logement. Il faut repenser totalement cette politique publique et ne plus agir à tâtons : ponctionner les HLM n'est pas la solution, mais qu'en est-il du plafond contraignant de hausse annuelle qu'entendait imposer Apparu ? Néant.
Honteux a écrit le 29/09/2010 à 20:09 :
Scellier a raison Faire des économies, oui. Mais pas n'importe comment : il est scandaleux de ponctionner les HLM au moment même où l'état distribue 7 mililards par an (!) d'aides aux promoteurs (loi Scellier, PTZ) à un moment ou les prix sont à leur maximum. La loi Scellier devait initialement être totalement provisoire, avec pour but d'aider les promoteurs à passer la crise. On nous annonce que celle-ci est finie, il faut donc diminuer drastiquement cette mesure provisoire, qui a été rabotée beaucoup moins que ce qui avait été annoncé initialement. Cette loi pousse les prix vers le haut, ce qui est excessivement mauvais vu leur niveau record, il faut donc la raboter beaucoup plus fermement.