La Tribune

Pourquoi la chute des prix est à terme inévitable

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Alexandre Phalippou  |   -  627  mots
Jamais l'écart n'avait été aussi grand entre les prix de l'immobilier et les revenus des ménages. Jusqu'ici, les acquéreurs ont compensé en empruntant plus. Mais demain ?

Les prix ont atteint un tel niveau que, depuis plusieurs années, le problème n'est plus de vouloir ou non acheter mais de pouvoir.

Un chiffre suffit à montrer à quel point la situation n'est pas tenable durablement : en 1998, un couple d'emprunteurs remboursant 1.500 euros par mois sur 20 ans avec 20.000 euros d'apport pouvait, en moyenne en province, s'offrir un logement de 184 mètres carrés. Aujourd'hui ? Il peut à peine trouver un... 88 mètres carrés ! Alors que les salaires font du surplace depuis des années, l'immobilier a plus que doublé entre 1998 et 2010. Résultat : la courbe des prix des logements rapportés au revenu disponible par ménage, qui était resté dans un « tunnel » étroit depuis 1965, a réalisé un inquiétant bond depuis 2000 (voir illustration). Un phénomène détecté en même temps aux États-Unis et au Royaume-Uni, mais dans des proportions bien moindres. Ce qui fait dire à Jacques Friggit, expert au CGEDD (Conseil général de l'environnement et du développement durable) et auteur d'une étude sur le sujet, que l'on devrait assister à une baisse de 26 % à 35 % avant 2015 afin que les prix « retournent » dans le tunnel ! La baisse, qu'il prophétisait à partir de 2007, s'est effectivement amorcée entre fin 2007 et début 2009, où les prix ont fléchi de 9,38 % selon l'Insee et les notaires.

Sauf que la chute vertigineuse des taux a permis aux acquéreurs d'emprunter plus au même salaire, et donc d'enrayer le phénomène. Oui, mais voilà : les taux sont repartis à la hausse. Et de quelle manière ! Depuis le plancher historique d'octobre 2010, les taux ont repris 0,6 point pour les emprunts à 15 ans (passant de 3,35 à 3,95 %) et de 0,7 point à 20 ans (de 3,5 à 4,20 %) selon le courtier Empruntis. En euros, ce sont 10.000 euros de capacité d'achat en moins pour des mensualités de 1.000 euros sur 20 ans, soit l'équivalent de 3 mètres carrés dans de grandes métropoles de province. « En quelques mois, 15 % des dossiers sont devenus impossibles à financer », déplore Maël Bernier, porte-parole d'Empruntis, pour qui le mouvement est loin d'être terminé : « Compte tenu de la remontée des taux directeurs de la BCE, nous confirmons nos prévisions à 4,5 % sur 20 ans pour fin juin. Et si, d'aventure, les prix ont pris 5 % d'ici là, le ratio de dossiers pour lesquels on ne trouvera plus de financement à durée équivalente montera à 27 % ! »

Faiblesse des marges

Pour couronner le tout, le 29 mars, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a mis en garde les banques françaises contre la « faiblesse des marges dans le crédit immobilier ». Si les établissements se voyaient contraints d'augmenter leurs marges sur ce produit d'appel, les effets sur les emprunteurs seraient dévastateurs.

Autant dire qu'une baisse brutale des prix est à craindre, à moins de voir les salaires bondir. Reste à savoir quel sera le « timing ». Fin 2011 ? Courant 2012 ? « Il est encore prématuré de parler de retournement, juge Laurent Vimont, président de Century 21. Même s'il est vrai que le marché marque le pas .» Difficile de donner une date précise, car intervient toujours le facteur psychologique. Les propriétaires mettent toujours au moins trois ou six mois après le blocage du marché pour réaliser qu'ils doivent revoir leurs prétentions. Jusqu'à présent, le vendeur déraisonnable n'avait qu'à attendre quelques mois pour voir les prix du marché le rattraper. En phase de baisse, à l'inverse, le cercle vertueux devient un cercle vicieux : plus il attend et plus la ristourne concédée doit être importante s'il souhaite trouver preneur. Le temps joue alors en faveur de l'acheteur, accélérant la baisse des prix.

Et si l'atterrissage est trop brutal, on risque de voir refaire surface, comme en 2008, le problème du crédit-relais, nécessaire aux propriétaires qui achètent avant de revendre.

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Commentaires

laurent360  a écrit le 06/07/2012 à 20:13 :

Comme aux USA, en Espagne, en Italie, en Irlande,?les prix immobilier vont chuter en France. Nous ne serrons pas épargnés.

En complément, je vous invite à lire notamment sur :
http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/
- Evolution des prix immobiliers en france d'ici à 2020 - mise à jour
- France : chute de 50% des prix immobiliers à horizon 2015
- Pouvoir d'achat immobilier en région - 11 ans de salaires pour acheter un appartement
- La Chute des prix immobiliers en 7 raisons
......

frigitt quand tu nous tiens  a écrit le 06/07/2012 à 9:58 :

C'est bien beau tout ça mais toujours prendre l'echelle de l'immobilier depuis les années 50 pour en faire une généralité c'est bien beau.
Par contre si on fait ce petit jeu sur une vrai echelle de temps et bien a part depuis les années après guerre les propriété étaient très peu nombreux les loyers relativement abordable mais le prix de l'immobilier inaccessible pourquoi ne reviendrions nous pas sur le modele existant depuis de siecles ?
Pour rappel l'immo a paris va bien dopé par les achats compulsif des Katari.

tarnat  a écrit le 23/07/2011 à 22:23 :

Je pense pas qu'on y laisse ses plumes si on achete aujourdhui puis qu'on revende pour racheter ( ce qui est le cas des primo accédants). Mais peut etre que je me trompe.L'idéal serait de pouvoir attendre 10 ans mais tout le monde ne peut pas attendre et puis 10 ans de loyer a un cout.

annbou  a écrit le 23/07/2011 à 8:48 :

Le problème n'est pas le prix de l'immobilier, mais la stagnation des revenus !
l' Occident accuse les pays émergents de DUMPER leur monnaie, mais les émergents pourraient accuser les pays riches de FALSIFIER leur Inflation !!!
Comment croire que les monnaies émergentes et celles des pays riches gardent la même parité ces 10 dernières années , alors que l'inflation ANNONCEE est de 2% dans les pays riches et 10% dans les pays émergents ???
Forcément l'un des deux camps ment ..... pour faire stagner nos salaires!!!
devinez lequel ment!!!...

optimiste  a écrit le 13/07/2011 à 6:36 :

Il est interessant de voir tous ces acheteurs potentiels attendre que les prix baissent parce qu ils ont ete multiplies par 2.5 en 10 ans ... Mais pendant ce temps, le prix des voitures, des vetements, et des biens de consomation courante hors electro menage a ete multiplie par 2 ou 3 egalement, les produits de luxe, l or, les pierres precieuses, les sorties, restaurant, vins ... c est plus fois 4 ou 5 que 2 ou 3... seuls les salaires n'ont pas suivit, parce que doucement, les pays du sud nous ratrapent ... c'est normal, il le faut bien, c est dans l ordre des choses, et c est plus indolore comme ca ... en fait, il s'agit de notre nouvelle realite et il faudra faire avec sans attendre de baisse miracle des prix ...

loy  a répondu le 28/07/2011 à 8:12:

Vous devez confondre multiplication par 2.5 sur l'immobilier (=250% de hausse)... et baisse de quelques % sur les vétements (cher payé pour la disparition de notre industrie textile au profit de la Chine, passée dans les marges distributeurs), hausse de l'ordre de l'inflation cumulée sur les autos (moins de 10%).

Quand au resto multiplié par 3, c'est sans doute car vous êtes passé du Mac Do aux belles pages du guide Michelin!

Non, l'immobilier explose tout le reste et votre propos est incohérent!

fyll  a écrit le 01/06/2011 à 9:34 :


Conclusion:
vendeurs : vendez vite
acheteurs: surtout n'achetez pas avant l'éclatement de la bulle

jacky  a répondu le 08/09/2011 à 23:46:

si seulement les vendeurs et les acheteurs pouvaient suivre ces conseils contradictoires, les prix s'effondreraient en moins d'un an et on pourrait enfin se loger décemment.

dugenoux  a répondu le 24/03/2012 à 17:26:

Si on fait des sortes de camps de rom et qu'on dort tous dans les champ les prix baisseront!!

Evidence  a écrit le 01/05/2011 à 14:44 :

Un article pour énoncer une évidence : Paris est la 3ème ville la plus chère d'Europe derrière Londres et Genève, toutes deux en baisse. Et la part du revenu des ménages consacrée au logement en France est la plus élevée d'Europe. Ca a baissé partout et dans de belles proportions. Il en ira de même en France. Déjà plus de 20 000 acheteurs de 2010 ont revendu dans les 12 mois faute de pouvoir faire face aux échéances...

EIFFEL  a écrit le 14/04/2011 à 7:40 :

Je pense que l'auteur de cet article ne fait jamais les courses ni des travaux à sa maison sinon il verait que les artisans et les entreprises anticipent déjà l'augmentation de l'inflation par des prix à couper le souffle. Mais bon, laissons Alexandre Phalippou dans son petit monde bien à lui.

luxo  a écrit le 13/04/2011 à 21:38 :

demandez aux luxembourgeois si le prix de l?immobilier à chuté depuis 40 ans...
aujourd'hui il y a un gap tel que des "natifs" sont obligés de se loger en Belgique, France ou Allemagne 3x moins cher.

PUDEPIED  a écrit le 13/04/2011 à 20:16 :

Personne ( à part l'acheteur) n'a interêt à voir les prix de l'immobilier baisser et en premer lieu l'état.
Eh oui , les droits de mutation baisseraient également.
Il est temps que tout cele s'arrête.

aurel28  a répondu le 14/04/2011 à 8:36:

Tu preferes donc assister à un blocage du marché! Se loger est une necessité première mais à quelle prix?? Moins d'acheteurs = moins de mises en construction! Quand le batiment va tout va me semble t'il!

Hum  a répondu le 15/04/2011 à 14:57:

Quand le bâtiment va tout va, sauf quand c'est grâce à nos impôts, parce que là l'immo va mais le reste ne va pas du tout.

domri  a répondu le 15/04/2011 à 19:17:

Garder des prix hauts, donc des niveaux de frais de mutation (pour l'état et les collectivités) et des frais (pour les agents immo) hauts, ça n'arrange personne si le marché se bloque. Il vaut mieux avoir plein de transactions, même moins chères que peu de transactions à des montants élevés. Même les proprios qui souhaitent revendre pour acheter plus grand, ont intérêt que ça baisse. Seuls les spéculateurs et les marchés financiers ont intérêts à ce que ça continue de monter.

marco_75  a écrit le 13/04/2011 à 20:15 :

Effectivement, un hausse des taux peux créer "mécaniquement" un ralentissement, voir une légère diminution des prix de l'immobilier.

Mais il est quand même primordial d'analyser le parc de logement et notamment sur Paris et l'idf. C'est le même principe que pour le pétrole. Les salaires n'augmentent pas, mais le litre arrivera à terme à 2 euros. Trop cher. Ok mais c'est le principe de l'offre et de la demande (offre n'arrivant pas à combler la demande, dc augmentation du prix). C'est malheureux de dire ça mais ce sont les lois du marché.

Pour notre article, l'immobilier ne peut baisser durablement pour différentes raisons.

Même si une chute des prix est brutal , les prix ré-augmenteront aussi vite que la chute l'a été. En effet, les loyers ont également atteint un niveau historiquement. Cela dope directement l'achat immo.

Par ailleurs, les recettes fiscales via les ventes immobilières génèrent des milliards en droits d'enregistrement. Intéressant pour les finances publiques en cette période de restriction budgétaire. L'Etat ne laissera pas cette mane financière se dégrader.

Enfin, la dégradation économique et l'érosion de l'état providence font que l'immobilier est une valeur refuge en terme de placement et de préparation de la retraite.

Ces différents facteurs me permettent dc de dire que cet article est un pur fantasme.

logique  a répondu le 14/04/2011 à 8:19:

Marco, si les prix vont baisser , ce n'est pas parce que les acheteurs feraient le choix de ne plus acheter , comme vous le sous entendez , maius parce qu'ils n'auront plus l'argent , ni en apport , ni à crédit .... C'est pourquoi votre commentaire est tout à fait dans le contresens et s'inscrit dans la pensée magique, incantatoire , "méthode coué " : "l'immobilir ne peut pas baisser , l'immobilier ne peut pas baisser , l'immobilier ne peut pas baisser " . Avez-vous des intérêts personnels liés à l'immobilier pour prendre ce type de positions? Moi qui suis propriétaire , je peux vous poser la question de façon trés décomplexée

marco_75  a répondu le 14/04/2011 à 20:19:

Bonsoir Logique.

« Effectivement, un hausse des taux peux créer "mécaniquement" un ralentissement, voir une légère diminution des prix de l'immobilier. » Quand je dis mécaniquement, c?est effectivement ce que vous me dites dans votre com?. Une échéance de PI, c?est K+ Intérets, si intérêts en hausse avec même capacité de remboursement, le K emprunté sera moindre. Dc moins de pouvoir d?achat pour acheter. Cela rejoins votre position.

Je n?ai pas d?interets particulier dans l?immo hormis ma résidence principale que je viens de finir de rénover entièrement et que je souhaite garder sur du LT.

Sur le cout d?un bien. Pour ma part, je rejoins EIFFEL, avez-vous fait construire voir rénover votre bien ? Etes vous renseigner du prix des matériaux et de la M.O ? Justifié ou pas mais c?est de l?argent. On a tendance à comparer les prix par rapport à avant. Mais les frais d?entretiens ou de remplacement ne sont pas restés au même prix qu?il y a 10 ans. Ce sont des prix prohibitifs qui ont également un impact sur les prix.

Enfin, "En effet, les loyers ont également atteint un niveau historiquement. Cela dope directement l'achat immo. " je ne l'ai pas fait exprès, mais annonce aujourd?hui +1,69% de hausse des prix des loyers, quelles conséquences ?

cyrixx  a répondu le 15/04/2011 à 9:23:

marco, le prix des materiaux n'explique pas les différences de prix entre régions ou pays!
en IDF en tout cas c'est négligeable, quand on sait que les prix sont le double de Lille par exemple qui a les mêmes prix des materiaux me semble t il
dans certaines régions les prix ne sont pas surévalués, mais ils le sont clairement dans d'autres et le prix des materiaux n'a pas de lien.

pour les loyers, ils sont directement proportionnel aux prix de l'immobilier. Si l'immo baisse, ils baisseront mecaniquement, ce n'est pas ca qui peut soutenir les prix.*

on sait que l'immo est cyclique donc sans être devin il parait évident que les prix vont fortement baisser dans les 10 prochaines années, sauf si la valeur de l'argent s'écroule (genre on fait marcher la planche a billet, mega inflation)

Hum  a répondu le 15/04/2011 à 15:02:

ça me fait marrer de voir les prix justifié par l'Offre et la Demande, quand on sait à quel point l'Etat intervient pour soutenir la Demande. Tant qu'à se placer sur la théorie, faut aller jusqu'au bout : sans Scellier, sans PTZ+ et autres, pas de demande et donc...Des prix qui baissent. C'est donc de la malhonnêteté intellectuelle ce genre de justifications, et un manque de jugeotte quand au prix payé par nous tous à travers nos impôts qui soutiennent des investissements non productifs. En clair, ce que vous gagnez avec votre baraque, vous allez le reperdre très vite en charges fiscales pour payer les chômeurs supplémentaires. Merci, trop cool.

Couillu  a répondu le 09/08/2011 à 20:57:

Ca y est jais mis en vente mes deux maisons, ce matin

Agnes Meyer  a écrit le 13/04/2011 à 16:56 :

L'article n'explique pas les facteurs qui engendreront la baisse de l'immobilier: Baisse de la demande due à une baisse des salaires, à un accroissement du chomage, à une baisse de la capacité d'emprunt? Surabondance de l'offre due à de nouveaux programmes immobiliers, à un exode de Paris/France significatif?

Que le marché marque un léger ralentissement de croissance ou un recul dû à la crise du crédit, certes. L'auteur de cet article semble lancer un fantasme démagogue aux foules. De plus, aucune nuance n'est donnée entre les régions françaises...
Méfiance.

moi  a répondu le 13/04/2011 à 19:52:

Au contraire, tout est dit dans l'article... lisez !

Djjem  a répondu le 13/04/2011 à 20:12:

La chute des prix sera liée à l'offre importante de grands logements mis en vente par les néo retraités du papy-boom. Les acheteurs ne pourront répondre à la demande en nombre suffisant aux tarifs actuels. Les prix baisseront donc sur les grand logement, entrainant une baisse en cascade sur les autres produits.

Agnes Meyer  a répondu le 14/04/2011 à 10:02:

J'ai relu votre article et me suis reporté aux analyses des économistes que vous mentionnez (tunnel de Friggit). Il semble en effet évident que, si le modèle de corrélation entre revenus des ménages et prix de l'immobilier se confirme, nous devrions assister à une correction des prix rapides et significatives comme ce fut le cas en 1991 et ce, de facon homogène sur tout le territoire.

Si le modèle se confirme, les prix parisiens devraient baisser de près de 50%.

Je reste cependant méfiante car "les performances passées ne sont pas garantes des performances à venir".
Je préfère guetter les ruptures dans le rapport entre l'offre et la demande.

Nécessité économique...  a écrit le 13/04/2011 à 16:00 :

Pour certains, venir sur Paris est une nécessité économique. Pas le choix, le boulot est là. Donc pensez vous que les prix vont vraiment baisser ? La pression des acheteurs dans ce cas restera la même. J'en ai bien peur.

logique  a répondu le 14/04/2011 à 8:23:

pas tant que cela . Dans nombre d'entreprises , on enregistre des refus de mutation sur paris pour motif de logement trop cher . Vous le sauriez si vous travailliez en entreprise . D'ailleurs , regardez les statistiques , l'Idf, s'il est le marché de l'emploi le plus grand , n'est plus le plus dynamique , en france , il est juste dans la "moyenne plus" . Les hauts prix de l'immobilier sont un des freins à l'expansion de l'idf .

illogique  a répondu le 14/04/2011 à 12:12:

que d'approximations dans cette réponse: "nombre d'entreprises"... combien ? "on enregistre".. qui ça ? savez vous que ce sont les PME qui emploient le plus de salariés, et que dans ces entreprises il n'est pas question de "mutation sur paris". Les établissements sont là où est le marché c'est tout. Que des cadres de grosses entreprises fassent le choix de la vie en province plutôt qu'en RP ça se comprend, mais rien à voir avec la marée de "mutations refusées" dont vous parlez. En plus, en cas de "mutation sur Paris", les rémunérations sont généralement adaptées donc le "logement trop cher" ne tient pas;

cyrixx  a répondu le 15/04/2011 à 9:26:

il faut en effet plutôt parler d'exode de la région parisienne , de la formation de métropoles régionales fortes,de l'immigration forte en IDF mais qui n'ont pas bcp de moyens, de la décentralisation qui vont ajouter au phénomène

hep  a répondu le 13/05/2011 à 15:43:

Pour info, l'IDF a un solde migratoire négatif sur 2010. (désolé, j'ai pas la source sous la main)

www  a écrit le 13/04/2011 à 14:11 :

quelle idée investir en france
germany and dubai

Manolo48  a écrit le 13/04/2011 à 13:47 :

tant qu'il y a plus de gens que de logement, et qu'il y a de riches etrangers pour acquerir des biens en France, les prix de ne baisseront pas...

C'est la loi.

spiderman  a répondu le 13/04/2011 à 16:32:

les riches n'achetent pas des maisons de 88m2 ...

z1p  a répondu le 13/04/2011 à 18:07:

Sauf pour investir ;-)

logique  a répondu le 14/04/2011 à 8:28:

z1p quand la grande majorité des locataires potentiels n'est plus solvables , ce n'est plus un investissement , mais une source d'ennuis....
Manolo , ce ne sont pas les demandeurs qui manquent , mais les demandeurs SOLVABLES . Remontée des taux prochaine = ramassage garanti du marché immobilier . A propos , des warrants puts sur le prix de l'immobilier , cela n'existe pas quelque part , j'en achéterai volontiers , personnellement , et je vous payerai une bonne bouteille avec mes bénéfices

martin29  a écrit le 13/04/2011 à 13:37 :

Il faut voir cette éventuelle baisse comme une BONNE NOUVELLE.
Ca redonnerait le moral aux actifs et aux jeunes .
Ca se répercuterait sur les loyers.
Ca ne génerait pas la majorité des petits propriétaires qui ne souhaitent pas vendre.
Seules certaines catégories aisées et les spéculateurs seraient vraiment touches .
L Etat devrait tout faire pour accélérer cette baisse.

fanette  a répondu le 13/04/2011 à 17:07:

et donc ne devrait pas intervenir par le biais des PTZ ou autre dispositif, afin de ne pas entretenir une"bulle virtuelle". tout a fait d'accord!!

vicab  a répondu le 01/06/2011 à 12:34:

on se fait les subprimes à l'envers ! Comme tout marché, l'immobilier n'est pas inscrit dans la croissance immuable. Primo accédant : choisissez le bon moment pour entrer (visiblement ce n'est pas l'heure). Propriétaires : jonglez bien entre les transactions d'achat et de vente pour que votre patrimoine conserve une valeur actuelle nette positive !

Jacques12  a écrit le 13/04/2011 à 12:57 :

Le marché de l'immobilier et ses dérives va devoir changer.
En IdF les prix ont été maintenus hauts par la pénurie .
Les jeunes rentrent tard sur le marché du travail, marché atone ,
avec des salaires de départ très inférieurs à autrefois,
ne peuvent plus se loger , à l'achat et en location , doivent payer les retraites des papiboomeurs, doivent rembourser la dette , doivent ..........

Résultat , des ingénieurs jeunes et techniciens qui partent de plus en plus à l'étranger (Allemagne, Suisse, ................. )

he-ben...  a écrit le 13/04/2011 à 12:38 :

c'est étrange de lire des commentaires de personnes espérant voir se multiplier les ventes aux enchères pour s'enrichir. C'est à dire profiter de la détresse de couples endettés et au bord du précipice... Les "gagnants" de l'histoire, ce sont toujours les banques. Qui s'enrichissent depuis 15 ans avec le boom immobilier et qui s'enrichiront après, puisque les taux vont augmenter...

Evidemment  a écrit le 13/04/2011 à 11:58 :

Evidemment !! Après la pluie, le beau temps !!! Seule la patience permet de s'enrichir en ce bas monde. Bientôt le nombre de vente aux enchères va exploser, c'est à ce moment là qu'il faudra sortir les oursins de nos poches !!

Bravo  a répondu le 13/04/2011 à 22:17:

Bravo au rapace qui attend patiemment d'éventuelles ventes aux enchères. Evidemment, je te souhaite de te planter dans la vie.

cyrixx  a répondu le 15/04/2011 à 9:30:

il profite de la stupidité des gens c son droit, ce n est pas de sa faute si certaines personnes s'endettent bcp plus qu ils ne peuvent. Cela participera à d'autres qui achèteront à un prix redevenu raisonnable dans un marché assaini

Banquier  a répondu le 15/04/2011 à 14:37:

Ce sont les banquiers les rapaces et surtout ceux qui vous octroeint des prêts à la consommation alors que vous êtes déjà à plus de 33% d'endettement, ceux-là oui sont des raclures !!

FRIDA  a répondu le 16/08/2011 à 13:13:

business is business !

jcgeny  a écrit le 13/04/2011 à 11:28 :

le "petit negre" de chiffres et de tunnels , n est pas tres comprehensible .
ce qui est sur , c est l allongement de la duree des prets , qui vont jusqu a 50 ans pour des 2 pieces ....
le tout pour acheter des logements qui ont 50 ans de retard .
le rechauffement et ses catastrophes climatiques feront des fukuschima a la tonne , seuls les grattes-ciels [ pas a NY ] resistent bien

rick  a répondu le 13/04/2011 à 12:42:

???

jcmmj  a écrit le 13/04/2011 à 7:03 :

acheteurs ne vous réjouissez pas trop vite, les prix vont baisser certe, mais a moins d'avoir du cash, mais votre mensualité restera la même, seule la part d'interêt par rapport au capital augmentera

logique  a répondu le 14/04/2011 à 8:30:

exact

Petite nuance  a répondu le 22/04/2011 à 10:50:

Il y a tout de même une grosse différence : le taux d'intérêt peut éventuellement être renégocié tandis que le prix est définitivement versé.
Les acheteurs ont donc intérêt à attendre que la hausse des taux fasse baisser les prix.

tron  a répondu le 23/04/2011 à 7:02:

Arrête il faut pas le dire on dérange les spéculateurs là.
Décidément la sanction va tomber en 2012 pour avoir laissé s'enliser un tel système, entre autres.

hep  a répondu le 13/05/2011 à 15:45:

Sauf si on se prend une grosse inflation qui tache dans la tronche et que le prix des biens immo restant constant en euros courants. Alors la, emprunter aura été LA bonne affaire :)

ENERM  a écrit le 10/04/2011 à 17:28 :

Enfin un article très judicieux! Mon avis professionnel : la chûte sera proche de 40% à Paris, ce sont les marchés financiers qui vont en décider.

tri  a écrit le 09/04/2011 à 10:09 :

MORALITE
Emprunter avec des taux variables qui sont encore bien moins chers que les fixes car lorsque les taux rebaisseront , on en profitera, ou on repassera sur un fixe moins cher qu aujourd hui
Le taux ne fait pas tout, car on peut le renegocier, pas le prix de son bien une fois qu il est acheté, ni son emplacement, ce dernier point est le plus important

gysland  a répondu le 10/04/2011 à 15:18:

Au contraire les taux variables vont devenir tres dangeureux, la hausse des taux ne fait que commencer

FAZER  a répondu le 11/04/2011 à 15:46:

40% DE BAISSE C EST DU HT
AIE AIE OUILLE OUILLE

Ronan  a répondu le 13/04/2011 à 6:37:

Les taux variables ne peuvent pas descendre en dessous de zero,a la hausse,il n'y a pas de limite! Ce sont les banques qui tranferent leur risque sur leurs clients.
En GB, beaucoup de gens ont ete contraints de louer leur logement et de retourner chez leurs parents a cause de ces pratiques.

slashnvelvet  a répondu le 15/04/2011 à 11:40:

=> ronan : absolument !!

RobertoDoBlazil  a écrit le 09/04/2011 à 9:10 :

"Autant dire qu'une baisse brutale des prix est à craindre".
Mais non ! A ESPERER !

visiteur443  a répondu le 11/04/2011 à 11:03:

Tout à fait d'accord . Trop de français qui ne sont pas du tout pauvre doivent renoncer à devenir propriétaire. On marche actuellement sur la tête.

Stefriggs  a répondu le 15/04/2011 à 11:52:

Exact et les locations sont hors de prix aussi, résultat on se loge ou??? On sait pas...

Eric  a écrit le 09/04/2011 à 8:49 :

Merci à Laurent Vimont, président de Century 21, pour avoir été honnête, mais je dirais que ce n'est pas trop tôt pour parler d'un retournement du marché.

blague à part  a répondu le 10/04/2011 à 16:46:

Mais Mr vimont est honnete

foufoule  a répondu le 13/04/2011 à 19:05:

hahaha moi aussi...