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Duflot n'exclut pas de réquisitionner les logements vacants

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La ministre du Logement envisage de mettre en œuvre des mesures de réquisition pour mettre à l'abri les sans-abri et les mal-logés.

Après avoir vu la loi sur le logement social censurée par le Conseil constitutionnel, Cécile Duflot a repris les armes. Samedi, elle a déclaré qu?elle étudiait la possibilité de réquisitionner les logements vacants pour venir en aide aux sans-abris et mal-logés. Alors que le mercure est tombé bien bas ces jours derniers, Cécile Duflot l?a affirmé sans détour : "S'il est nécessaire, je ferai appel à l'ensemble des moyens disponibles, la réquisition fait partie de cette panoplie."

Pour appuyer ses propos, la ministre verte en a appelé à Jacques Chirac, qui (comme "chacun s?en souvient", lâche-t-elle sans ambages) a effectivement réquisitionné environ 1.000 logements en 1995, lorsqu?il était maire de Paris. A l?époque, il avait jugé que "la multiplication des villes de panneaux indiquant des surfaces de bureaux ou de logements à louer" constituait "une véritable provocation".

"Des bâtiments vides depuis des années"

Dans la même veine, Cécile Duflot a évoqué "des bâtiments vides depuis des années et qui ne servent à rien, quand des gens, des familles, sont à la rue". Toutefois, la ministre n?a pas souhaité s?avancer sur un calendrier ou la manière dont ces biens privés pourraient être réquisitionnés.

Dans la foulée de ses déclarations, Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole national de l?association Droit au Logement (DAL), a précisé que Cécile Duflot "était favorable à l'application de la loi de réquisition et qu'elle y travaillait". Pour sa part, le collectif Jeudi Noir a demandé dimanche au gouvernement de passer "enfin à l?action" pour endiguer la crise du logement, qualifiant de "belles déclarations" la sortie de Cécile Duflot.

Une "idée désastreuse"

La droite n?est évidemment pas en reste. Président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian a fustigé dimanche l?"idée désastreuse" de la ministre. Parce que d?après lui, "il faut arrêter de faire fuir l?argent", et que "la France n?a pas besoin d?un coup de matraque supplémentaire sur la tête".

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Commentaires

vidal sasoon  a écrit le 05/11/2012 à 8:10 :

elle devrait avant toute chose aller chez le coiffeur, elle fait peur à mes enfants.

françoise  a écrit le 01/11/2012 à 16:38 :

Elle ferait mieux de réquisissioner ceux qui habitent des HLM et qui ne devraient plus avoir droit

lili  a écrit le 01/11/2012 à 16:29 :

Pire que les communistes cette Dufflot

Grey  a écrit le 29/10/2012 à 20:52 :

Il faut réquisitionner 2 ou 3 chambres chez cette fanatique ecolo, pour les roms.

morano 2017  a écrit le 29/10/2012 à 16:37 :

duflot,toujours les mesures de gauche pour les gens,et son petit confort bourgeois pour elle meme

floppy  a écrit le 29/10/2012 à 16:09 :

Il faut aussi réquisitionner les maisons secondaires: c est insoutenable de voir ces villages vides que avec des vieux sur le litoral breton. En repeuplant les régions, la vie va revenir.
Il faudrait le faire en douceur car l'industrie ne va pas suivre (si on met des pauvres dans les maisons secondaires alors ils resteront pauvres). Il faudrait que tout ce qui a une location de moins de 30% sur 5 ans, soit réquisitionné. Dans 20 ans, ils faudrait que cela soit un taux de 80%.

tankie  a écrit le 29/10/2012 à 15:17 :

Moi aussi je voudrais un logement, un 100 m² sur Paris 17... on est 2 cadres sup' de 35 ans avec 2 enfants. A la location, on peut pas il faut gagner 3 fois le loyer, à l'achat on peut pas il faudrait emprunter sur 35 ans. Je ne veux pas du social ! Je veux un prix qui correspond à nos revenus, qui sont surement importants comparés à la moyenne française. ET BIEN ON Y ARRIVE PAS !!! C'EST PAS NORMAL !!! Et tous ces HLM dans les quartiers chics....

floppy  a répondu le 29/10/2012 à 16:10:

èmigrez. Votre qualité de vie est mosérable à Paris. Allez à Stuttgart, Munich, Amsterdam, Stockholm etc. Vous y serez plus heureux.

Grey  a répondu le 29/10/2012 à 20:51:

Le krash immobilier est entamé. Consultez la courbe de "Frigitt". On va pouvoir se loger, patience.

Matthieu  a écrit le 29/10/2012 à 13:57 :

Et les eventuelles (fatidiques) dégradations seront remboursées avec son salaire?

mais NON....  a écrit le 29/10/2012 à 13:51 :

avant cette extremite, il faudrait commencer par virer les locataires des appartements HLM avec un revenu superieur au maximum requis. par cette mesure pas tres populaire il sera possible de liberer des appartements pour ceux qui en ont reellement besoin.

mdr  a écrit le 29/10/2012 à 13:43 :

Comme d'hab Duflot ne sait plus quoi faire pour se faire remarquer .......L'état le premier laisse des locaux en perdition , elle a déja plus de 5ans de travail pour requisitionner tout cela et le mettre aux normes . Allez au boulot Duflot !!!!

Alan John  a écrit le 29/10/2012 à 13:36 :

Les Capitaux etrangers vont se tarir a vitesse grand V et les capitaux francais vont s'expatrier sous de meilleurs cieux, meme Duflot devrait comprendre ca. Elle ferait mieux de promouvoir le gaz de schiste si elle veut etre utile Mme la Ministre au lieu de dire des con.......SPICES.

DUFLOTARAISON  a répondu le 29/10/2012 à 13:54:

Elle a raison cecile DUFLOT de réquisitionner tous les logements vaccants, et si ce n'est pas suffisant, elle peut aussi réquisitionner les locaux commerciaux vaccants ... AINSI SOIT-IL fini la spéculation et la bulle immobilière...

Alan John  a répondu le 29/10/2012 à 17:06:

Maintenant, j'ai compri, vous et Duflot avez raison.Je retire tout. Je voudrais juste ajouter" C'est la lutte finale,,,," et aussi pour la bonne bouche " Le facisme ne passera pas," et pourquoi pas " Vive la France, nom de dieu, vive la France."

Rend-taCarted'IdentitéFrançaise  a répondu le 29/10/2012 à 17:54:

"Alan John" Part si tu veux, tu es libre, mais avant rend ta carte d'identité française, paie tes impôts, renonce à tes droits à la retraite française, renonce a avoir recours aux hopitaux français et aux remboursements de tes soins ... bye

c'est fou  a répondu le 29/10/2012 à 18:22:

partons tous là où l'herbe est plus verte!!! :)

ppa3775am  a écrit le 29/10/2012 à 13:32 :

Duflot peut les loger chez elle et dans tous les ministères qui ne sont pas occupés la nuit et chauffer malgré tout par le contribuable.

bobo  a écrit le 29/10/2012 à 13:21 :

En quoi forcer quelqu'un à louer (sur le principe c'est contestable) fait perdre de l'argent.? Au contraire c'est une source de revenus. Après le risque d'impayés, je rigole surtout à Paris. Moi même proprio d'un beau T3, et vu la demande, mes locataires sont des cadres à qui ont demande de gagner au moins 3 fois le loyers. Le risque de défaut est presque nul (en tout cas sur Paris). Au pire il y a des assurances. 25 ans que mon bien est en location, et jamais eu de problèmes

Matthieu  a répondu le 29/10/2012 à 14:45:

Je suis aussi propriétaire, et j'ai une chambre de bonne vacante que je ne loue pas. Un voisin lui loue sa chambre de bonne, son locataires n'a payé que 2 mois de loyers, a fait venir toute sa famille et ses proches (ils ont fini à 5 ou 6 dans une chambre, et ici ne pas blamer le propriétaire qui pensait pas se retrouver avec tout ce peuple). Ils ont pris l'habitude de jeter leurs ordures par la fenêtre (qui entre autres finissaient sur mon balcon), ont bouché la gouttière et lors d'un orage déclenché un dégât de eau de plusieurs milliers d'euros chez moi. La vie de propriétaire n'est pas un simple, et ma chambre de bonne je ne la loue pas, point. Je m'en sers comme reserve quand des pôtes passent et c'est tout.

Kommounalka  a écrit le 29/10/2012 à 13:14 :

"Au début des années 1930, la dékoulakisation a entraîné la fuite anarchique et imprévue de 25 millions de ruraux. Les villes soviétiques explosent et se peuplent de marginaux, de vagabonds et de sans-abris. Dans les villes nouvelles industrielles, bien des ouvriers vivent dans des baraquements insalubres et surpeuplés. Beaucoup de villes souffrent du manque d'hygiène, de sécurité, d'infrastructures, de transports en commun.
La population citadine doit s'entasser dans les kommounalka, ces appartements collectifs apparus après 1917, et qui hébergent plus de 80 % des citadins, souvent à une famille par pièce. Dans bien des logements, la promiscuité forcée nuit à la vie privée, favorise les tensions quotidiennes et facilite souvent la délation.
Autre conséquence de la collectivisation et des famines, l'URSS s'installe dans les pénuries alimentaires chroniques. Le beurre, la viande, le lait, les ?ufs deviennent introuvables, le pain et tous les produits courants sont rationnés. La queue devant les boutiques (otchered) devient durablement un spectacle quotidien en URSS, et une véritable institution, avec ses codes et ses coutumes (par exemple, la possibilité de s'éloigner sans perdre sa place).
En réaction au manque de nourriture, les cantines d'usine se multiplient, le chapardage sur les lieux de travail devient une pratique de survie banale et vigoureusement réprimée, le marché noir et les trafics en tout genre fleurissent, le règne du système D s'installe. L'inégalité devant le ravitaillement est considérable : il existe ainsi une quinzaine de catégories rien qu'au sein de la classe ouvrière. Quant aux dirigeants et la bureaucratie, ils ont accès aux magasins spéciaux bien approvisionnés.
L?homo sovieticus ne peut espérer s'en sortir que s'il bénéficie de protections, d'un réseau de relations bien placées, du blat (« piston ») indispensable. Un proverbe populaire dit alors : « mieux vaut avoir 100 amis que 100 roubles ». De véritables réseaux clientélaires se nouent à tous les échelons de la société soviétique".