La Tribune

2013 sera l'année de l'apathie dans l'immobilier

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Mathias Thépot  |   -  435  mots
Les notaires de France prévoient moins de 600.000 ventes en 2013 dans l'ancien. Le neuf ne se portera de son côté guère mieux, même si des incertitudes subsistent.

Le pessimisme est de mise pour 2013 sur le marché des transactions immobilières. Les notaires de France se disent en effet certains que les volumes des ventes n'atteindront pas 600.000 dans l'ancien. Alors qu'ils "s'élèvent habituellement à environ 800.000 mutations en moyenne annuelle", indiquent les notaires dans leur note de conjoncture de janvier.
Le volume des ventes "pourrait même ne pas dépasser 550.000", renchérissent-ils. Ce à cause de trois facteurs : "les perspectives économiques, avec une croissance faible entraînant une poursuite inéluctable de la hausse du chômage; l'attentisme des acquéreurs potentiels sur les marchés où la baisse ne se sera pas franchement enclenchée; et l'absence de toute aide de l'Etat à l'accession dans l'ancien, à l'exclusion des zones urbaines sensibles".

Perte de recettes fiscales pour les collectivités

Une éclaircie dans ce ciel bien sombre ne sera possible que si les prétentions des vendeurs sont revues à la baisse. Tous ces éléments de contexte font dire aux notaires qu'"une nouvelle perte de recettes fiscales pour les départements et les communes est à craindre". Certes, selon les notaires, les pertes fiscales devraient "être globalement de moindre ampleur qu'en 2012", mais les "collectivités qui subiront à la fois un recul des volumes et des prix pourraient être plus nombreuses en 2013", prédisent-ils.

Incertitudes sur le neuf

En ce qui concerne le neuf, "les perspectives en 2013 n'ont aucun motif pour être plus brillantes que celles de l'ancien", estiment les notaires. Ils ont cependant ont du mal à déterminer le nombre de ventes dans le neuf en 2013 tant l'impact des nouvelles mesures adoptées par le gouvernement est difficilement prédictible. "L'attrait du dispositif Duflot reste difficile à anticiper", arguent dans un premier temps les notaires. Ce, alors qu'en parallèle, "les paramètres du Prêt à taux zéro révisé ne sont pas encore tous connus; il est donc difficile de se prononcer sur son impact et d'estimer si l'amélioration des conditions de remboursement pour les plus modestes compensera l'abaissement du plafond de revenu".
Le nombre de construction de maisons individuelles est du coup également ardu à prédire, étant donné qu'il est plus sensible à la conjoncture économique et aux aides à l'accession qu'à l'environnement fiscal.
En outre, les notaires voient un effet de ciseau entre logement social et secteur libre. Le premier étant soutenu "par les objectifs gouvernementaux de production et la révision à la hausse du seuil dans les grandes agglomérations". Alors que "le second est handicapé par le contexte économique et immobilier".

 

Pour aller plus loin :

Les prix de l'immobilier dans votre rue

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Commentaires

olivier Pajeot  a écrit le 18/01/2013 à 18:35 :

Je discute avec certains Magistrats et j'ai honte de voir comment une minorité de notaires escroqueraient ou abuseraient de gens en détresse !
ET le pire, on m'indique que quand les magistrats sont saisis, vous négocié vite fait bien fait pour préserver votre réputation?
J'ai vraiment honte de voir que l'on vous réserve toujours le monopole sur de simples cessions de biens immobiliers, des successions et autres divorces. Un monopole qui n'existe nulles parts ailleurs et qui vous assurent des revenus de plusieurs centaines de milliers d'euros, à la barbe du petit peuple !
Une chasse gardée, avec pour beaucoup une seule finalité .... que de faire du fric et encore du fric ! alors que d'autres professions juridiques, toutes aussi respectables crèvent de faim !
Et ceux qui sont honnêtes - parmi Vous - ferment aux dires de tous, bien trop souvent les Yeux ...
Bravo la Corporation et Vive les SOUS-SOUS !!!

MP  a répondu le 20/01/2013 à 10:33:

Je ne sais pas si tous les magistrats ou avocats sont honnêtes, mais ce qui est clair en ce qui concerne les notaires, c'est que :

- le monopole sur l'enregistrement des mutations dont ils bénéficient au titre de leur charge d'officier ministériel devrait en corolaire être assorti d'une interdiction de vendre des biens immobiliers ne leur appartenant pas (c'est le cas en Belgique)

- la possibilité d'acquérir personnellement un bien immobilier devrait être limitée pour les notaires à une fois tous les cinq ans.

- les statistiques de l'INSEE tel que l'indice des valeurs immobilières devrait être calculées à partir des données fournies par le service des hypothèques et non à
partir de chiffres fournis par certaines études notariales sur des bases non
exhaustives et l'INSEE.

- Au même tire que la contenance des parcelles cadastrales ou la surface d'un bien en co-propriété, l'indication des surfaces habitables selon la Loi Carrez d'un bien qui n'est pas en co-propriété (maison) devrait être obligatoire dans les actes, compromis de vente inclus, avec une marge d'erreur limitée à 2% du total, avec garantie personnelle du notaire sur ses deniers, et sans possibilité d'inclure une clause de renonciation à recours pour l'acquéreur.

MP  a écrit le 15/01/2013 à 14:57 :

Les 200.0000 acquéreurs perdus entre 2011 et 2012 et supposés absents en 2013 font partie de la cohorte de ceux qui n'ont déménagé entre 2000 et 2011 que pour enregistrer une plus-value sur l'achat précédent et préparer celle sur l'achat suivant, aidés en cela par un coût annuel du crédit plus bas que l'augmentation annuelle des prix. Quand cette proportion spéculatrice des acquéreurs arrête de déménager, le marché s'effondre. Il n'a jamais d'ailleurs fonctionné autrement depuis 2000 que sur la conviction de plus en plus répandue que les prix "augmenteraient toujours". D'où des volumes de transaction passés de - 600 0000/an dans les années 90 à + de 700 0000/an dans les années 2000. Bizarre, cette envie soudaine de vendre et d'acheter, non ? Ah, oui, bien sûr, l'augmentation des divorces, la natalité galopante, bref....Une pensée au passage pour la merveilleuse corporation notariale qui ayant vu augmenter les prix de transaction et donc ses émoluments de 200% en une dizaine d'années (sans parler des volumes !) n'a vu le nombre des mêmes notaires n'augmenter qua'u rythme de la population, soit quelques pour cent (numerus clausus). Ah, les braves gens...! Au fait, qui fourni à l'INSEE les "données" sur les prix de (certaines) transaction (en fonction de leur "caractère représentatif", parait-il...) ? Vous avez deviné...?

barcaman  a répondu le 15/01/2013 à 22:06:

la plus value réalisée ne sert qu a servir d'apport personnel. Les banques ne peuvent prêter qu au tiers des revenus. Pas d apport pas d achat dans secteur tendu (ce que tout le monde recherche) personne ne veut des communes malfamées, plus on mets cher moins on veut de problème. C 'est malheureusement une réalité. Le reste n'est que de l'idéologie de nos politiques. Pourquoi ceux qui ont des moyens n'achète pas dans ces communes ??? c 'est bizarre lol.

MP  a répondu le 16/01/2013 à 0:22:

Les banques, jusqu'en 2008, ont prêté allègrement à 100, voire même 110% du montant de l'acquisition (en particulier dans le neuf). D'autre part, des localités aussi "bien famées" que le 93 affichent des niveaux de prix égaux ou supérieurs à ceux des quartiers les plus huppés de beaucoup de grande métropoles régionales. Les historiens futurs écriront des pages passionnantes sur les masses de fric spéculatif qui se sont déversées sur Paris et sa proche banlieue entre 2000 et 2010.

Pr Agmatique  a écrit le 15/01/2013 à 10:08 :

si on avait donné le montant des aides fiscales distribuées pour soutenir artificiellement l'immobilier aux PME françaises pour les aider à exporter, il n'y aurait pas 3 millions de chômeurs aujourd'hui.

barcaman  a répondu le 15/01/2013 à 21:43:

Quelles aides quand on est pas investisseur. Ils ne représentent que 20% des acquéreurs?? les 80 autres % c'est de la résidence principale.

barcaman  a répondu le 18/01/2013 à 20:05:

@Héhé : Faut il encore emprunter beaucoup et comme les banques prêtent au tiers des revenus c'est vite vu LOL. Les papy et mamy qui font des donations ne représentent qu une infime partie des acheteurs en France.

Anti Papys Boomers  a écrit le 15/01/2013 à 6:45 :

Ben il semble que certain ne comprennent tjrs pas que consacrer 9 ans de revenu en France, moyenne la plus élevée de France, pour un bien immo est une véritable bêtise économique.
Tant que l'immobilier français n'aura pas corrigé franchement, point de salut pour notre économie.

Nitro  a écrit le 14/01/2013 à 22:16 :

Attention ! chutes de pierres...

barcaman  a écrit le 14/01/2013 à 21:48 :

Lire que l'immobilier est peu rentable et peu générateur d'emploi. Les taxes foncières habitation frais de mutation 1 milliard d'euros de taxe perçu pour Paris, etc etc et tous les corps de bâtiment etc etc n'embauche pas??

Héhé  a répondu le 15/01/2013 à 14:46:

oui, mais pour combien d'emplois détruits à cause de l'immo trop cher... ? Je ne pense pas que l'on soit gagnant sur ce coup là !

barcaman  a répondu le 15/01/2013 à 21:39:

L'immobilier est cher parce que tout le monde veut acheter un bien au calme, vue sympa, bon état etc etc. Quand on trouve le bien qui correspond prix du marché 200K? si le propriétaire en veut 210 ou 215K? personne ne rate un bien pour 10K? et voilà 5% de plus value le montant est faible mais c'est avec de la chance 2 ans d'inflation

MP  a répondu le 15/01/2013 à 22:52:

Basiquement, ce qui fait le niveau des prix d'un marché comme le marché immobilier, c'est d'abord la solvabilité des emprunteurs vis à vis des établissements de crédit et ensuite le niveau de confiance des acquéreurs dans la valeur de ce qu'ils achètent.

A l'heure actuelle, ces deux paramètres sont fortement remis en question.

Pour pouvoir emprunter entre elles, les banques doivent présenter des bilans remplis avec autre choses que les élucubrations de monsieur Glandu sur "l'immobilier qui baissera jamais". Or les créances détenues par les banques sur les crédits hypothécaires des particuliers sont des actifs à leur bilan.
La question alors n'est pas de savoir si les particuliers vont pouvoir rembourser, mais combien vaut vraiment leur baraque (hypothèque) ?

Quant aux acquéreurs, sauf à disposer d'un puit à pognon au fond du jardin ou d'une rotative de la banque centrale européenne, la perspective de constater éventuellement demain une baisse de 30, 50 ou 100 000? sur le bien acheté aujourd'hui ne les emballe pas, et on les comprend.

Si la demande est si forte, pourquoi les transactions (comme les demandes de crédit, au passage...) se sont-elles effondrées de 20% en un an ?

En regardant trente secondes les sites d'annonces et en comparant les stocks actuels avec ceux d'il y a un an, secteur par secteur, ce n'est certainement pas la diminution de l'offre qui est en cause...

barcaman  a répondu le 18/01/2013 à 19:56:

Les sites d'annonces ne sont remplis que de biens à vendre 10 15% trop cher. En vente depuis 8 mois et plus. Les biens au prix ne restent pas et ne sont même pas en ligne. Que de la daube en vente. Ce ne sont pas de vrais vendeurs". Quelque soit le montant. Doublement du stock d hotels particuliers a Paris. Un exemple pour faire dans l actualité celui de Gérard Depardieu avant son "affaire" Mis en vente 72 M d'? il y a plus de 7 mois actuellement 50 M? expertisé 30M d? trop grand pas le bon "6ème" INVENDABLE. Propriété d'Afflelou mis en vente 30 M d'? il en vaut 15 M etc etc

Game Over  a écrit le 14/01/2013 à 19:55 :

Tout les pigeons ont été attrapés par les taux bas, les durées allongées, les pretes sans apports et les aides diverses... aujourd'hui tous ces dopants de la bulle ne peuvent plus l'aider à continuer à gonfler...pire le marché est devenu net vendeur avec les boomers bien plus nombreux que les primos...Les rares acheteurs qui restent attendent patiement l'inéluctable écroulement de ce PONZI....! hahhahah

Joe27  a écrit le 14/01/2013 à 18:59 :

Réponse à tirelire : Étant un professionnel du bâtiment je vous certifie que le dicton" Quand le batiment va tout va " est toujours d'actualité . Pour 2013, la fédération française du bâtiment prévoit sur l'ensemble du territoire 28000 suppressions de poste. À ce jour bon nombre d'entreprise du BTP sont en difficulté et ont un carnet de commande peu remplie.

chomeurs de plus par mois  a répondu le 14/01/2013 à 19:18:

Bah, ils rejoindront les 500.000 nouveaux inscrits à Pôle Emploi en 2013, c'est que 6% du total

Tirelire  a répondu le 14/01/2013 à 19:50:

@Joe27 Vous confirmez ce que j'écris : le bâtiment n'est plus et ne doit pas être la priorité du gouvernement. Il vous faut passer à autre chose et être, comme les autres salariés, "flexible" et disponible pour apprendre un nouveau métier. La priorité du Gouvernement doit être de booster les entreprises qui créent de l'emploi et SURTOUT EXPORTENT. Une entreprise qui n'exporte pas ne compte pas. Désolé pour vous, mais le bâtiment est un secteur économique peu rentable et peu générateur d'emplois.

Ben  a répondu le 14/01/2013 à 20:27:

Exactement. A supposer que ce chantage à l'emploi permanent soit sincère, si le bâtiment ne peut survivre que sous perfusion fiscale et grâce à l'intervention de l'Etat, il faut laisser mourir ce secteur. Nous avons fait le choix de l'économie libérale de marché. Assez de ces professionnels de ci ou de ça qui réclament des aides publiques pour prétendûment maintenir des emplois. Une vraie entreprise n'a pas besoin de l'Etat pour vivre. Cela commence à faire cher de l'emploi maintenu. Si ces entreprises ont un carnet d'emploi peu rempli parce que l'Etat ne déverse en PTZ, Scellier, Robien et Bession, les milliards d'autres fois, que ces entreprises soient liquidées et que l'on passe à autre chose. Au demeurant, je ne comprends même pas que l'on indemnise le chômage, lequel d'ailleurs va d'autant augmenter que l'on incite paradoxalement les français à se reproduire comme des lapins à coup de quotient familal, allocations familiales, et aides diverses à la procréation médicalement assistée .

tony ton ton flingueur  a répondu le 14/01/2013 à 23:26:

si tu baissais tesprix, ton carnet de comande serait mieux fourni!

quoi les marges sont faibles? arrete ton charme, a d'autre merci... 700 000 euro le F3 neuf dans le 92, t'apelles ca une marge faible?

votre crise, vous l'avez amplment méritee et personne nira pleuré pour vous, agents immpos et promoeurs compris!

Tirelire  a écrit le 14/01/2013 à 17:50 :

Tant que les français continueront à dépenser des montants astronomiques dans les loyers ou les remboursements des prêts immobiliers, l'économie française ne s'améliorera pas. Il faut que le gouvernement baisse considérablement le montant des loyers pour que les français soutiennent les entreprises. Le dicton crétin "quand la bâtiment va, tout va" est à complètement oublier. Nous ne sommes plus au 19 et 20èmes siècles.

ça existe déjà  a répondu le 14/01/2013 à 18:14:

ça s'appelle des HLM: si vous n'avez pas les moyens de vous loger faite une demande.

Tirelire  a répondu le 14/01/2013 à 19:55:

@ ça existe déjà Merci, je suis logé et de ce côté ça va. Par contre, dans votre réaction, on sent l'angoisse de celui qui est probablement bailleur dans le privé. Et vous avez raison d'être angoissé : la baisse des loyers dans le secteur privé et dans le secteur social est incontournable et inscrite dans l'évolution de la société en France et en Europe. Il n'est plus acceptable que les revenus du travail soient "bouffés" par le prix astronomique des loyers. Et si le Gouvernement ne baisse pas les loyers, ce seront les locataires des secteurs privé et Hlm qui imposeront cette baisse. C'est inéluctable et la Justice sera impuissante face à la révolte de 10zaines de millions de locataires : elle ne pourra pas expulser autant de monde.

évidence  a écrit le 14/01/2013 à 17:00 :

Apathie pas seulement pour l'immobilier, mais pour toute l'économie. toutes les mesures prises depuis mai vont dans ce sens.Le pays étouffé par les taxes et les impôts, s'enfonce doucement dans le collectivisme. C'est normal.

Contre évidence  a répondu le 14/01/2013 à 17:14:

Et quand Sarko déversait mes impôts sur le secteur, c'était pas du communisme ? Parce que j'ai un peu l'impression que c'est grâce à moi que certaines ventes se sont faites ces cinq dernières années...

reponse a evidence  a répondu le 14/01/2013 à 18:16:

pas sur .. j'ai l'impression que le pays s?enfonce dans l'hypocrisie plutôt . Le collectivisme serait d'ailleurs des nationalisation à mon sens.. Bonne semaine

tron  a répondu le 14/01/2013 à 18:21:

+1 et là pas grand monde protestait

ppa3775am  a écrit le 14/01/2013 à 16:49 :

Dans les grandes villes de province comme Lyon ou Grenoble les prix restent stables, voir en légère hausse.

tron  a répondu le 14/01/2013 à 18:22:

Sont restées stables jusqu'ici nuance

alexis  a répondu le 14/01/2013 à 19:32:

La raison est bien connue : seuls les gens les plus aisés ont acheté et ils ont acheté des biens de qualité. D'où des prix stables et en hausse, mais c'est très trompeur. Les stats sont faussées. cqfd

Fred  a écrit le 14/01/2013 à 16:32 :

La santé d'une économie ne se mesure pas au prix du mètre carré. Regardons autour de nous, tous les pays ayant cru s'être enrichis grâce à la pierre ont eu un réveil douloureux... Cette fortune est totalement virtuelle. Le gouvernement devrait investir dans les technologies d'avenir, pas soutenir en pure perte un secteur par définition immobile.

maçon@fred  a répondu le 14/01/2013 à 17:04:

la france est demographiquement tres excedentaire et donc les besoins en logements sont toujours plus énormes. Par ailleurs au moins il s'agit d'un secteur d'activité(la construction et la rénovation) difficilement délocalisable et donc aider les professionnels du secteur est créateur d'emplois en france.

@maçon  a répondu le 14/01/2013 à 17:17:

En maintenant les prix hauts par l'aide à la demande comme ces dernières années, on soutient peut être la construction, mais pas le reste de l'économie. Parce que les entreprises payent du loyer, de la taxe et tutti quanti, et que tout ce qu'elles mettent dans l'immo trop cher, elles ne le mettent pas dans l'emploi ou l'investissement. A quoi bon préserver un empoi d'un côté si c'est pour en perdre 10 de l'autre côté ?

@maçon  a répondu le 14/01/2013 à 17:45:

Dans de nombreuses régions de province, loin des zones touristiques et des métropoles où il y a du travail, les proprios continuent à se bloquer sur des prix hauts alors qu'il y a des dizaines de panneaux à vendre depuis des mois partout dans les villes et les campagnes. Il me semble que certains proprios ont le comprenoir bouché : personne n'en veut de leurs baraques aux tarifs où ils voudraient les vendre ! De toutes façons beaucoup d'accédants n'ont pas les budgets. Donc la fable des prix qui prennent en 10 ans 150% de hausse quand la croissance est poussive, va bientôt prendre fin

@maçon  a répondu le 15/01/2013 à 16:13:

les études présentées par le CGEDD (http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=138) montrent que l'accroissement des ménages est de même ordre que l'accroissement des logements. Il n'y a donc pas d'effet de pénurie contrairement à ce que veulent faire croire les lobbies immobiliers

villeroy  a écrit le 14/01/2013 à 16:03 :

Ne vendrons ou n'acheterons dans les 4 à 5 années qui viennent que ceux ayant un besoin impérieux de le faire. S'il est bien un indicateur de santé d'une économie, ce sont les mutations professionnelles ou non et, de ce coté là aussi, la situation n'est pas rose (ou, plutot, trop...).

barcaman  a répondu le 14/01/2013 à 21:59:

tout à fait d'accord avec vous. Les ventes dites de confort exemple on vend car on fait de la plus value vite "4 ans env. et on achète un peu plus loin c 'est terminé. Il faut savoir qu'en région parisienne la moyenne de détention est entre 7 et 9 ans. Il ne faut pas revendre trop vite par rapport a sa date d'acquisition car si vous revendez dans un marché avec beaucoup de biens vous ne pouvez amortir les frais de notaire les intérêts d'emprunts les travaux et les taxes foncières. Celui qui a acheté en 1980 a revendu en 1990 n a pas perdu d 'argent idem 1990 revendu en 2000 idem revendu en 2010.

pemmore  a écrit le 14/01/2013 à 15:28 :

Il y a de très belles affaires en ce moment dans certaines régions de France, nul doute qu'en IDF ça va s'effondrer et aussi dans les dom tom, les prix n'ayant plus aucune référence logique. Le gouvernement devrait encadrer et aider des formules de location vente de séniors à couples plus jeunes et en faire la promotion, ça rendrait service à tout le monde particulièrement en campagne.

Yannick  a écrit le 14/01/2013 à 15:20 :

Peut on cesser de demander aux notaires de nous raconter ce qu'ils voient dans leur boule de christal ? Le duflot est bien calibré. Rien ne permet de dire que 2013 sera pire que 2012 ou tous les éléments de sont conjugués dans le mauvais sens. Le marche en province est déjà descendu. Spéculer sur une bulle a Paris n'a aucun sens. Le marche a changé. Les parisiens aussi. Il y a beaucoup plus d'argent qu'en 1991. Ça n'a plus rien a voir. Évitons de regarder derrière pour tenter d'expliquer le présent. Et tous ceux qui se réjouissent d'avance d'une baisse généralisée se trompent. Contrairement aux autres marches nationaux il y a trop d'amortisseurs fiscaux et sociaux en France pour une décrue. Les investisseurs en scellier n'on pas arrête d'investir en 2012 parce qu'ils n'avaient plus d'argent (confère les 4 milliards d'épargne en France ) mais parce qu'ils attendaient le nouveau dispositif. Les commentaires des déçus de l'immobilier n'apportent rien a l'immobilier. C'est complexe d'admettre que la France (sa capitale notamment) attire beaucoup plus d'investisseurs (italiens, chinois, américains) que tout autre pays ? En clair, la France est une valeur sûre en immobilier.

du flop  a répondu le 14/01/2013 à 15:59:

le duflot est bien calibre? ca depend de l'objectif !!! ( si c'est pour eviter que les prix ne montent au ciel, certes... si c'est pour avoir de la construction de logement, personne n'y croit!)

Héhé  a répondu le 14/01/2013 à 16:08:

Wishful thinking...La notion de "fondamentaux", en économie, ça vous dit quelque chose ?

Notaires pessimistes ...  a écrit le 14/01/2013 à 15:12 :

Après 10 ans de hausse, la bulle est à son comble. N'en déplaise aux Notaires, l'une des professions les mieux payées, avec une moyenne de 200 k? de revenus annuels, en partie liés aux transactions immobilières, la bulle Francaise doit se dégonfler pour le bien de l'économie. L'épargne doit se réorienter vers d'autres types d'investissements (rembourser des sommes exorbitantes toute sa vie ne contribue en rien au fonctionnement de l'économie réelle).

bulle  a répondu le 14/01/2013 à 16:16:

de quelle bulle parlez-vous? Une bulle se serait des appartements trop nombreux à des prix exorbitants dans des quartiers qui n'en valent pas la peine. ça existe surement mais ce n'est pas le cas general.

seb  a répondu le 14/01/2013 à 16:29:

2 370 000 e pour un 116m2 complètement pourri à Paris€.

C'est pas une bulle.? LOL

http://minu.me/80pd

pas mal 20.000 euros le m2  a répondu le 14/01/2013 à 17:50:

Dans le genre : 350.000 euros pour 20 m2 (17.500 euros le m2...) : studio mal isolé et sombre, déco et confort très sommaires dans le VIème Qui voudrait s'endetter pendant 25 ans pour un truc pareil ? Et même quel investisseur serait assez stupide pour acheter ça en regard du loyer qu'il peut en retirer ? Tout ça bien entendu c'est de l'affichage car ça ne se vend pas !

Proprio  a répondu le 14/01/2013 à 19:44:

Paris est comparable a londres 22 000 e du m2. Munich se compare a barcelone ou toulouse : Devinette quelle est la moins chere au centre ville?

Laurent  a écrit le 14/01/2013 à 15:12 :

Avec la nouvelle fiscalité, tous ceux qui peuvent attendre, attendrons 2017, que ce soit dans l'immobilier comme dans le reste.

tron  a répondu le 14/01/2013 à 18:28:

et que va-t-il si surement se passer en 2017 mon grand?

antoine , tonton flingueur de l'immo  a écrit le 14/01/2013 à 14:56 :

je prévois un 500 000 ventes pour 2013, et a un moins 5% sur les prix. C'est le grand moment de vérité et le début de la phase 2 de la bulle: après la période du déni, qui aura duré plus un an + jusqu'à cet été, arrivera la période de la peur...

Laurent  a répondu le 14/01/2013 à 15:14:

Il n'y a pas de bulle contrairement à ce que racontent les socialos et c'est bien là le problème... Ça serait tellement plus facile avec une bulle.
La réalité c'est que l'on manque de logements là où les prix sont chers et que l'on ne fait rien si ce n'est des mesures communistes qui ne vont faire qu'empirer le problème. Cette année, il y aura peu de ventes, peu de constructions et une faible baisse des prix.

@Laurent  a répondu le 14/01/2013 à 15:38:

Les socialistes ne disent pas qu'il y a une bulle; ce sont les économistes qui le disent et les statisticiens qui s'appuient sur les données officielles provenant des ventes réalisées. Ces chiffres montrent qu'il y a une déconnexion entre les prix de l'immobilier et le pouvoir d'achat des français, ce qui est le signe d'une bulle. Nul besoin d'accuser les socialistes. Cela fait des années que le phénomène est observé.

@Laurent  a répondu le 14/01/2013 à 16:09:

Savez vous au moins ce qu'est une bulle ?

seb  a répondu le 14/01/2013 à 16:18:

Pas de bulle? LOL

Ces dernières années, la seule raison pour laquelle les gens ont acheté des clapiers à Paris pour 500ke, c'est qu'ils avaient la certitude que l'année suivante ce serait plus cher. Si c'est pas la définition d'une bulle, je sais pas ce que c'est. LOL
Maintenant que tout le monde a fini par percuter que ce ne sera plus le cas, une spirale baissière ne peut que s'enclencher.

@ seb  a répondu le 14/01/2013 à 17:58:

Mais puisqu'on vous dit qu'il n'y a pas de bulles, la France est une exception dans le monde. Tout va bien. L'immobilier ça ne peut que monter. D'ailleurs ça a toujours monté. Ce sont les étrangers qui sont idiots. Nous les français on sait ce qui est bon : la pierre, c'est super ! D'ailleurs les gens se roulent par terre, se battent pour acheter toujours plus chers à 20.000 euros le m2. Demain ça sera 30.000, 40.000 etc Ca n'aura jamais de fin car en France la démographie se porte bien : d'ailleurs regardez dans les rues, les gens font la queue longuement devant les agences immobilières pour espérer acheter grâce à un crédit de 80 ans (ben oui, salaire médian = 19.500 euros... par an !) Ils sont prêts à ne pas bouffer, ne pas se chauffer, ne pas se vêtir, à aller au boulot à pied, à lâcher des opportunités professionnelles etc. pour le plaisir d'être locataire de leur banque dans un logement pourri, mal isolé, mal situé, sombre, sans ascenseur mais ils pourront raconter à leurs copains "je suis quelqu'un d'important, je suis proprio"

tron  a répondu le 14/01/2013 à 18:26:

@seb

Absolument

Didier  a répondu le 17/01/2013 à 15:03:

@ Seb, Un smicard de Tulle sera bientôt mieux logé qu'un polytechnicien à Paris.

hum  a écrit le 14/01/2013 à 14:49 :

C'est sur qu'avec 3,5 millions de chômeurs en juin cela ne sera pas la grande fête...

ciel bas  a écrit le 14/01/2013 à 14:46 :

Et oui les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.