La Tribune

L'Europe de l'immobilier est elle aussi à plusieurs vitesses

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Mathias Thépot  |   -  1345  mots
Sur le vieux continent, plusieurs pays subissent la crise de plein fouet et voient les prix de l'immobilier à l'intérieur de leurs frontières chuter à une vitesse vertigineuse. D'autres peuvent en revanche voir venir.

Le raisonnement semble intuitif. La récession en Europe provoque une baisse générale des prix de l'immobilier. La crise affectant le pouvoir d'achat des ménages qui reportent leur projet d'acquisition immobilière, appauvrissant ainsi la demande et provoquant la chute des prix.
La réalité est en fait plus complexe. De fortes disparités existent en effet entre les pays de l'Europe occidentale, pourtant limitrophes. Celles-ci sont détaillées par l'agence de notation Standard&Poor's (S&P) dans une note publiée le 17 janvier. Etonnamment, on y comprend que globalement, les perspectives à long terme pour la plupart des marchés immobiliers européens sont "positives". Car la contraction structurelle de l'offre de logements et la croissance démographique devraient soutenir les prix à la hausse, selon l'agence de notation.

Les prix vont baisser en France

D'aucuns l'attendent, mais elle tarde à se faire sentir. La baisse des prix de l'immobilier en France devrait pourtant enfin s'enclencher en 2013 et en 2014, selon S&P, qui prédit une baisse de 5% pour ces deux années. La hausse du chômage, la baisse des salaires et les mesures d'austérité prises par le gouvernement en sont les principales raisons. Autant de facteurs qui fragilisent le pouvoir d'achat immobilier des Français. Cependant, l'agence de notation estime que sur une plus longue période, la pénurie de logements et la croissance démographique devraient soutenir les prix dans l'Hexagone.
D'autres pays présentent les mêmes symptômes déflationnistes à court terme et inflationnistes à long terme que la France. C'est le cas des Pays-Bas, où S&P voit les prix de l'immobilier repartir à la hausse à terme, ou au moins arrêter de baisser, après une chute de 6% en 2013 et de 2% en 2014.
Semblablement, en Italie, les prix baisseront de 1,6% en 2013 mais croîtront dès 2014 de 0,5%. Ce, grâce à la bonne tenue de la dette souveraine transalpine. C'est d'ailleurs seulement si la dette souveraine de l'Italie ne s'envole pas que S&P voit son marché de la pierre se redresser. En outre, les prix de l'immobilier n'y sont pas surévalués outre mesure par rapport aux revenus des ménages, ce qui ne laisse pas présager l'éclatement d'une bulle. Une hausse excessive des prix en Italie semble d'ailleurs exclue puisque le gouvernement vient d'instaurer une nouvelle taxe sur la propriété nommée "Imposa Municipale Unica".

L'Angleterre, un marché atone

Un peu comme en France, l'Angleterre connaît de fortes disparités entre ses régions. Le Nord y est beaucoup moins exposé à une croissance excessive des prix de l'immobilier que le Sud (qui comprend Londres). Les deux zones s'annihilant presque, S&P voit la stabilité des prix prédominée à l'avenir en Angleterre, avec une baisse de 0,9% en 2013 et une hausse de 0,5% en 2014. L'apathie des acheteurs due à la crise et l'obstination des vendeurs à ne pas céder aux prix actuels du marché devraient geler les transactions. Ce, malgré des taux d'intérêt faibles et un programme destiné à soutenir les crédits à l'économie réelle, nommé Funding for Lending Scheme, lancé récemment par la banque d'Angleterre.

Des fortunes diverses pour les pays dits "périphériques" de la zone euro

Si crise de l'immobilier il y a, elle est à chercher sur la péninsule ibérique, plus précisément en Espagne. Noyée par une offre surabondante de logements - entre 700 000 et un million de logements en 2012 n'ont pas pu être vendus, ce pays subit une des plus graves crises de son histoire. En 2011 et 2012, les prix de l'immobilier y ont baissé d'entre 7 et 10% par an. Le délai pour que la demande et l'offre de logements se réajustent sera long. Au moins de 4 ans selon S&P qui estime qu'en 2013 le prix de la pierre espagnole baissera de 7,8% et de 6% en 2014. En fait, seule l'injection récente de liquidités dans les banques espagnoles pour assainir leur bilan pourra limiter la baisse des prix, estime S&P.
Autre pays à avoir connu de grandes difficultés, l'Irlande voit désormais le bout du tunnel. Après l'éclatement de la bulle immobilière qui a provoqué une chute des prix vertigineuse de 2009 à 2012 entre 9 et 19% par an, S&P croit en une stabilisation des prix en Irlande dès 2013 ! Cette nette correction serait la conséquence des ajustements en cours du marché immobilier irlandais : De 70% du PIB à fin 2009, les crédits immobiliers n'en représentaient plus que 49% à la fin du premier semestre 2012. Alors qu'en parallèle, les constructions de nouveaux logements sont dorénavant limitées. Le marché immobilier irlandais n'est du coup plus surévalué par rapport aux revenus disponibles des ménages, indique S&P. Et même si la conjoncture économique est difficile, l'agence prévoit une baisse modérée des prix en 2013 de 0,9% et une stabilisation en 2014.

Souffrant tout autant de la conjoncture que ces deux derniers pays, le Portugal n'a pas vu de bulle immobilière se former à l'intérieur de ses frontières. Le marché immobilier portugais ne s'est en effet jamais emballé, pas plus que son économie d'ailleurs. La baisse des prix n'y est donc que limitée ces dernières années, d'autant que les loyers y ont été contrôlés pendant plusieurs décennies, ajoute S&P.
L'agence estime même que les réformes politiques qui seront prises en conséquence de l'aide financière du Fonds Monétaire International vont redynamiser le marché de l'immobilier portugais. S&P cite des mesures incluant des réformes du marché locatif, des procédures administratives de rénovation, et la modification de l'imposition des propriétés. Une baisse de 1,1% des prix en 2013 et une hausse de 0,5% en 2014 sont attendues.

L'Allemagne, éternelle exception... avec la Belgique

In fine, deux pays sortent du lot. L'Allemagne, l'éternelle exception, et la Belgique, le pays le plus riche en Europe. Si le taux de chômage de ce dernier n'est pas exceptionnellement bas - S&P prévoit 7,9% pour 2013, le faible taux d'endettement des ménages - 54,7% du PIB contre 65,3% pour la zone euro, le faible niveau des taux d'intérêt et l'offre limitée de logements continueront d'y faire croître les prix de l'immobilier de 1% en 2013 et de 1,6% en 2014, indique S&P.
L'Allemagne, elle, est toujours la nation la plus sereine face aux évolutions des prix de la pierre. On se demande d'ailleurs si le faible poids des dépenses liées à l'immobilier dans le budget des ménages n'est pas le principal responsable de la bonne santé de son économie. La hausse des prix y a été tout particulièrement maîtrisée entre 1999 et 2008, en comparaison avec les autres pays européens.
En effet après la réunification, l'Allemagne a instauré un programme de subventions à l'achat de terrains nommé "Fördergebietgesetz" qui a perduré jusqu'en 1994, année à laquelle le nombre de permis de construire accordés s'est élevé à ...700 000. Un chiffre qui a été ramené à 180 000 en 2010, indique S&P. Cette abondance de logements au milieu des années 1990 a sûrement participé à la hausse limitée des prix durant les années qui ont suivi.
Reste qu'aujourd'hui, les salaires allemands augmentent toujours à un bon rythme, le taux de chômage y est faible (5,3% en 2013 selon S&P) et le marché de l'immobilier reste sous-estimé à hauteur de 16%. Ce qui fait prédire à S&P une croissance régulière des prix de l'immobilier dans les années à venir : 3% en 2013 et en 2014. Les hausses futures de prix resteront de plus limitées, d'abord car la démographie allemande est défavorable ; mais aussi car la Bundesbank est particulièrement attentive à l'emballement des prix. Elle a récemment exprimé sa crainte que la tendance haussière actuelle ne génère une véritable bulle immobilière. Pour l'endiguer, elle a ainsi suggéré de restreindre l'offre de prêts à l'habitat. Une annonce que S&P trouve malgré tout "assez peu probable".
 

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Commentaires

filubin  a écrit le 15/02/2013 à 18:14 :

Il faut 50000 euros d'apport a un couple de 36 ans avec un salaire de 4430 euros/mois pour pouvoir en moyenne acheter un premier bien immobilier en France et ce sur des durées extravagantes (25 ans minimum).
Moi je m'interroge. Quel est le pourcentage de couple de 36 ans qui gagne 4430 euros net/mois? Il ne faut bien évidemment pas prendre en compte Paris ou les salaires sont certes plus haut, mais ou un couple primo accédant doit compter un age de 37 ans un revenu de 8000/ mois et un apport de 200000.
Le chômage augmente, la revalorisation salariale est atone, le taux d?endettement des ménages est de 83% en constante progression. Comment diable les jeunes français peuvent il acheter?
Que se passera t'il quand les taux vont augmenter?
Les professionnels du secteur ont permis une augmentation de 147% en 12 ans des prix a la vente en argumentant sur ces points:
La baisse des taux d?intérêt. Il vont augmenter ne serait ce que pour endiguer la hausse de l'euro
Les incitations fiscales (taux zéro, loi de défiscalisation...). L?état est en faillite et ne peut plus se permettre de maintenir artificiellement le marché.
L'augmentation de l'espérance de vie. On a atteint le point critique et quand on parle de crédit sur 40 ans, il ne reste plus grand chose a faire
Le manque de logement. Les jeunes restent vivre chez leur parents du a l'incertitude du marchés du travail ou privilégie des collocations. Les conditions de crédit exigées par les banques limites l?accès a la propriété des primo accédant.
La demande étrangère. Les étrangers se retirent de France. Le marché y est le plus surévalué au monde et les contraintes fiscales finissent de décourager les plus téméraires. L'espagne et la grece offre des opportunité en terme d'achat et l'allemagne en terme d'investissement (marché sous évalué de 16% et dynamisme économique)
Le marché locatif. Avec le taux d'endettement des ménages les risques d'impayés se multiplient. De plus les frais d'entretien et la protection des locataires rendent cet investissement de mois en moins attrayant.
L'avenir s' annonce bien sombre dans l'immobilier et les professionnels l'on bien compris puisque ORPI demande aux vendeurs de diminuer les prix de leur biens de 5 a 15%. Avant de penser aux commissions il espère d'abord sauver leur emplois. Et ce n'est qu'un début car quand la panique s'installera les prix chuteront drastiquement. Même s'il chute de plus de 50% un particulier qui a acheté en 2000 sera encore largement gagnant. Il y'a beaucoup de marge a la baisse!

Lesage  a écrit le 24/01/2013 à 16:00 :

Patience et longueur de temps ..................................
Seul le refus d'acheter déclenchera la baisse (salutaire) de prix, et tant pis pour les pigeons !!!

si tu te jètes dans la piscine...  a écrit le 24/01/2013 à 11:17 :

l'éclatement de la bulle immo n'est un probleme que pour ceux qui en vivent et ceux qu'ils ont pigéonné à l'insu de leur plein gré
les fiers a bras qui nous ont regardé de haut parce que eux ont "acheté" une "maison" et sont devenus "proprios" de leur pret m'est avis qu'on va les voir beaucoup moins faire les fiers justement, et que si les prix font -50% par exemple, pour les primos et la majorité des gens ça fluidifie les choses et ça demandera moins d'accaparement de revenus.
par contre pour pépé mémé qui comptent en "patrimoine" forcément la bicoque a valeur révée virtuelle a 200 000 euro qui se vendra plus que 100 000 euro alors qu'elle leur a couté meme pas 100 000 Francs faut arreter le delire...c'est surtout l'orgueil de ceux là qui va en prendre un coup, et ceux qui sont avec leurs prets de ces dernieres années s'ils doivent vendre la aussi ça va faire mal....mais en meme temps on peut pas dire qu'on a pas prevenus ni ralé depuis belle lurette, si tu te jetes dans la piscine faut pas s'etonner de finir mouillé....

tripple X  a répondu le 25/01/2013 à 12:12:

C'est clair et limpide, Les anciens vont se résilier à vendre sur un vent de (panique) qui accélèrera une concurrence entre eux sur les prix baissier afin d?empocher un maximum de gain. Avec une inflation galopante qui dilapide leur pouvoir d'achat avec des surcouts très important d?entretien d?une maison. Qui ne s?indexe pas sur les pensions de retraite.
Il ne perde rien au final à part l?opportunité sur le système boursier. (J?achète, je vends)
Pour les autres, je peux comprendre qu'il y va avoir des jeunes amer quand un nouveau voisin va s'installé à côté de chez eux, pour 10 ans de moins de crédit et une mensualité plus légère afin de relancer la consommation. Le point vu de Bercy d?ailleurs !!!

why this game is over :  a écrit le 24/01/2013 à 9:57 :

Le taux d'endettement des ménages était de 52% en 2000 et il sera de 86% en 2013...et ce avec des taux au plus bas (qui ne peuvent que monter)....cette bulle n'a donc été possible qu'au prix d'une énorme hausse de la dette privée. Les primos, censés alimenter la machine à Ponzi sont moins nombreux que les générations devenues net vendeuses (les boomers) et l'état n'a plus un rond pour soutenir la bulle...pire; il a besoin de rentrées fiscales et l'immo, actif non délocalisable est la proie idéale (taxes diverses, nouvelles normes etc...)..bienvenue dans l'hiver les cigales, et il sera très très long.

Tripple X  a répondu le 24/01/2013 à 10:59:

C'est vrai que le taux endettement des ménages est totalement faussé, d'une à la non prise en compte de l'inflation entre l'ancienne monnaie le Franc et l'Euro. En exemple, 10 % en francs fait 4 % en euros, mais nous sommes resté sur le barème d'endettement de la règle des 33% qui sont obsolète. Comme prévoit les LOIS SCRIVNER ET NEIERTZ!!! C'est aussi pour cela que les banques refuse beaucoup de prêt de primo (des primo encore inconscient des Faux prix de la pierre). De plus, le rapport de BERCY étaye finalement le bon sens des banques sur l?endettement des ménages.

Tripple X  a écrit le 24/01/2013 à 1:06 :

Je prends acte de S&P pour des rigolos, je me pose une question simple comment ont-il fait pour ne rien voir des subprimes américaine ??? Le plus drôle, c'est que nous allons connaitre une année de récession en Europe et les l'anglais vont se barrer de la zone euro mais tout va dans le meilleur des monde !!!

Mythe de la démographie Française  a écrit le 23/01/2013 à 16:09 :

La France et sa démographie est le dernier mythe auquel se raccrochent le lobby. cette croissance est une illusion due esentiellement à deux facteurs: les boomers et l'espérance de vie (qui ne monte plus d'ailleurs). Les deux "vrais" chiffres qui comdamnent l'immobilier sont d'une part la baisse continue du % de la population active et le taux de fécondité qui assure tout juste le renouvellement des générations....moralité; game over....les prix de l'immo et la part de la population active évoluent exactement de la meme manière...et ce dans "tous" les pays....http://10.12.4.48:15871/cgi-bin/blockpage.cgi?ws-session=760469463

Bercy  a répondu le 24/01/2013 à 8:27:

La fiscalité va se charger de récupérer le pognon des rentiers immobiliers. Quant aux prix, de toutes façons comme dans toute spéculation, vient un moment où les derniers gogos arrivés sur le marché ont acheté trop cher par rapport aux moyens des suivants qui ne peuvent plus acheter...

Pierre Henri  a écrit le 23/01/2013 à 14:14 :

Méthode Coué pour tous.
Les propriétaires souhaitent la continuation des prix surévalués car elle leur procure un faux sentiment de patrimoine important.
Les futures propriétaires (ou voulant élargir leur immobilier) souhaitent que les prix retrouvent vite la voie de la sagesse.
Chacun envoie des messages correspondants à ses désir, quoi de plus normal !!
Cependant tout le monde a intérêt à ce que l'immobilier redescende sur terre car tout le monde pourra investir et toute l'économie repartira.
Il serait aussi souhaitable que les institutionnels et collectivités mettent rapidement sur le marché les 3 000 000 de logements vacants avant qu'ils tombent en ruine, ou alors les calculs de ces gens là m'échappent !!!

Tangyra  a écrit le 22/01/2013 à 17:00 :

Article intéressant mais l'auteur, s'il mentionne l'évolution de l'offre avec le nombre de logements construits, oublie l'évolution de la demande. Or la démographie joue un rôle majeur pour les tendances longues. A ce jeu, la France a une des démographies les plus fortes depuis des années (solde naturel et solde migratoire) contrairement à l'Allemagne ou à l'Espagne.

bernard  a répondu le 22/01/2013 à 18:31:

l'Allemagne est en train d'accueillir un flux continu ne travailleurs des pays du sud qui ne trouvent pas de travail chez eux... peut être bientôt des français aussi?
De plus en zone tendue comme à Paris (La population de Paris est estimée par l?Insee à 2 201 578 habitants, en hausse de 76 332 personnes par rapport au 1er janvier 1999) depuis 1999 : cela fait une hausse de la population de 3.4% donc il n'y a pas de quoi expliquer une hausse de prix de l'immobilier aussi faramineuse à Paris.
les facteurs explicatifs de cette hausse ne sont pas a chercher dans le décalage de volume entre l'offre et la demande mais dans le gonflement des prix soutenus par des aides et des allongements de prêts. Il est normal que le marche maintenant se fige avant d'entamer la baisse car ces soutiens ont disparus.
Autre remarque générale sur l'article: S&P n'a jamais vu venir aucune bulle spéculative. Ce n'est pas aujourd'hui que cela va commencer (5% de baisse annoncée sur la France ma parait être une estimation très loin de la réalité)

Tripple X  a répondu le 24/01/2013 à 1:15:

Je suis d'accord avec vous Bernard !!!! C'est quand même ironique de consulter des experts qui ne voit pas venir les mauvaises choses. J'adore ce métier, il ne prennent aucun risque et quand ça merde ont consulte encore les lobbystes. bizness is bizness !

Alala ces analystes !  a écrit le 22/01/2013 à 11:16 :

C'est amusant de voir que les journaux même sérieux continuent à publier des analyses basées sur du vent.
Les agences immobilières de France le reconnaissent elles-mêmes : leurs statistiques ne sont pas fiables car de nombreuses transactions s'effectuent sans elles. Les prix moyens ont déjà commencé à baisser très sérieusement, et n'importe qui suivant un minimum les annonces de logements constatera en province des baisses de 10%. Après il y a l'exception parisienne où les prix moyens "montent". Oui, les prix montent, puisque plus un seul trou à rat de 3m2 à 150 000? ne se vend. Nécessairement les seules ventes enregistrées sont les biens "de qualité", a minima habitables, et, si pour ces biens également les prix ont baissé, le fait que les daubes ne se vendent plus contribue à la "hausse" moyenne annoncée partout.
Il suffit de sortir un journal de petites annonces d'il y a trois mois et un d'aujourd'hui pour le voir.
Tant que les décsions seront prises en réponse à des publications bidons de S&P, PwC, etc, on continuera à foncer dans le mur. Ceux-là même qui après avoir engrangé des millions sur le dos des puissances publiques à l'aide de publications hasardeuses, sinon mensongères, et mis dans la rue des millions de gens pantouflent peinards, au hasard... à la BCE. Ils n'empochent plus que quelques centaines de milliers d'euros, mais savent être généreux avec les anciens collègues qui continuent à annoncer que tout va mal. Le cercle vicieux, ça s'appelle, mais dans le cas présent, ce serait plutôt le Cercle du Vice. Et la boucle et bouclée. Armstrong a avoué s'être dopé sur la Grande Boucle, vivement que la Finance avoue s'être dopée à l'argent public dans cette boucle infernale.

Synopsis...  a écrit le 22/01/2013 à 10:16 :

Synopsis : Au sommaire : *Isabelle et ses deux filles* Isabelle a acheté à valeur exponentielle de sa valeur réelle en plein milieu de la bulle cette grande maison de 50m²sur trois niveaux niveau -1 niveau -2 niveau -3 comme les parkings Vinci il y a cinq ans. Elle et son mari enfin surtout son mari car elle n'imaginait pas se casser un ongle prévoyaient d'y faire de nombreux travaux qu'ils n'avaient de toute façon pas trop le choix d'entreprendre au vu de la qualité médiocre et de l'etat de délabrement de la barraque. Mais la mort de son époux est venue mettre un terme à cet avenir. Ses deux grandes filles qui se sont trouvées des mecs à faire chier sont aujourd'hui sur le point de quitter la maison pour se lancer elles aussi dans les joies de la bulle immobiliere, et Isabelle veut vendre mais il faut surtout dire "voudrait" le vendeur n'étant pas dans sa toute puissance de son bon vouloir cet endroit noté que l'on appelle "endroit" ce logement pas entretenu et médiocre quand le vendeur veut s'en débarrasser et "coup de coeur" ou "patrimoine pour la retraite" quand c'est pour refiler à un pigeon, cela expose bien la qualité du bouzinlaissé en chantier qui en avait pris pour au moins 20 ans de travaux et chargé de souvenirs de la perceuse tous les week end. Mais après cinq visites de volatiles pigeonnesques, aucune offre n'a encore été faite à Isabelle correspondant à son prix rêvé du million d'euros, parce que bon vendre oui mais brader non, les voisins ils ont vendu cher eux, et elle veut faire pareil et avoir elle aussi sa plus value, nan mais ho!. *Chantal et Jean* Chantal et Jean vivent tout près de Strasbourg et rêvent de déménager à seulement quelques kilomètres de là genre le rêve qui déchire trop sa race, encore un, sur un terrain de 1600 m2 où deux maisons pourraient les accueillir eux, ainsi que leurs trois enfants et leurs petits-enfants comment ça serait trop de la balle d'en faire des Tanguys et surtout on imagine pas un seul instant que les mômes ça grandit et qu?éventuellement un jour ça se casse de la maison. Mais depuis neuf mois qu'ils cogitent leur prix bullesque de malades, malgré des dizaines de visites mais ce sont cette fois les huissiers et les chasseurs de créances, ils ne parviennent pas à vendre leur maison actuelle parce que vous comprenez m'dame chantal faut pas brader c'est le prix du marché, prix donné par un agent immobilier qui lui aussi attend sa commission pour se payer son Q7

HmHm  a répondu le 22/01/2013 à 10:56:

Lol

Dicton  a écrit le 22/01/2013 à 10:15 :

c'est au pied du mur que l'on voit le mieux le mur (du bien surévalué non entretenu)
la "pierre" valeur refuge (de la bêtise et de la naïveté)


Super Mario  a écrit le 22/01/2013 à 8:21 :

Les prix chuteront veritablement quand les taux remonteront, ce qui d'une part achevera le petit nombre d'acheteurs toujours solvables a ce niveau de prix, d'autre part offrira aux investisseurs des placements avec un meilleurs rendement que l'immobilier. Mais bon pour ca, il faudrait que la BCE arrete d'acheter la dette publique de la France et autres pays d'Europe du Sud, ce qui n'a pas l'air d'etre pour demain.

Super Idiot  a répondu le 22/01/2013 à 9:22:

Si les taux remontent, les prix baissent et non pas chutent. et les Français achèteront moins chers mais pas plus rentables ! les taux seront plus élevés donc plus d'intérêts pour la banque. Ca ne fera pas chuter l'immobilier mais peut être une baisse jusqu'à ce que l'équilibre revienne. L'immo est cyclique et cela fait 70 ans que c'est comme ça ! On disait en 1985 : Wahou j'ai fait une affaire j'ai payé 500.000 fr cette baraque. Mais ce que nos parents ne disaient pas c'est qu'ils avaient un taux de crédit de 16% !! Faites le calcul des Intérêts vous verrez. Alors arrêtez de rêver et capitalisez car sinon c'est vous qui serez sous les ponts à la retraite !!!!!

toto  a répondu le 22/01/2013 à 10:32:

J'ai déjà fait le calcul, puisque j'ai déjà acheté successivement deux maisons, la première en 1984. Et je peux vous dire que c'était beaucoup moins cher avant, même avec des taux élevés (supérieurs à 16%). D'abord on se dépéchait de payer, justement à cause de ces taux. D'autre part l'inflation était très forte aussi, et les salaires suivaient, donc les remboursements de prèts baissaient en valeur. En comptant tout, je pense que par rapport à mes revenus de l'époque j'ai dépensé environ deux fois moins que les jeunes d'aujourd'hui qui voudraient acquérir le même genre de bien. Donc oui, il faut que les taux montent, et pas qu'un peu !

HmHm  a répondu le 22/01/2013 à 10:57:

Ca tombe bien, les taux vont remonter en 2013.

Tripple X  a répondu le 24/01/2013 à 1:38:

SUPER IDIOT, je trouve vraiment que votre pseudo vous va comme un gant !
Cependant, j'ai acheté ma maison avec jardin de 400 m2 au Porte de (Paris) en 1989, pour 10 ans crédit. Pour un cout total de 600 000 Fr avec +10% de taux. Il est évidement que si les prix se casse la gueule, cela serait bénéfique pour nos enfants ainsi que nos petits enfants.
10 ans de crédit contre 20 ou 25 et en 2007 30 ans et certain parlé de 40 ans. Rien ne vous choque ? Franchement ?

PS : Super Mario à raison sur le mécanisme !

immo  a écrit le 22/01/2013 à 8:06 :

L'Allemagne n'est pas une exception, ils sont sérieux, fier d'être Allemand gère l'immigration ... S&P nous sorts des statistiques complètement bidons, on peu acheter à moitié prix en Espagne c'est 50% pas 10% ! Ailleurs que sur Paris les offres sont d'au moins 10% e, moins ... C'est la zizanie sur tout les fronts et personnes ne sait vraiment ce qu'il va arriver sauf peut-être les Allemands qui donne l'impression de s'organiser.

Serge et Monique  a écrit le 22/01/2013 à 7:44 :

Monique et moi, on aimerait bien vendre notre pavillon en banlieue pour aller s'installer au Maroc et toucher nos retraites avec le statut de résident pour ne pas payer d'impôts. On y a pris goût car ça fait des années qu'on en a pas payés en France avec la défiscalisation immobilière. Si les prix de l'immobilier baissent et si on ne revend pas notre logement aussi cher que prévu, on a beau être d'anciens fonctionnaires socialistes, on s'en souviendra aux prochaines élections en votant UMP !

bon voyage  a répondu le 22/01/2013 à 8:05:

"on s'en souviendra aux prochaines élections en votant UMP !" L'honneur c'est comme les allumettes cela ne sert qu'une fois.

hahaha  a répondu le 22/01/2013 à 8:13:

Vous avez de l'humour et c'est bien ! :-))

Bonnie et Clyde  a répondu le 22/01/2013 à 11:04:

Avec Bonnie, lorsque nous avons a eu nos retraites de hauts fonctionnaires, nous avons vendu notre maison, enfin la principale, celle de Chatou, pour acheter un yacht et partir à Bora Bora, même plus d'impôts à payer ou si peu. Je me demande pourquoi tous les retraités ne font pas celà. C'est vrai que nous serions trop nombreux au casino en passant par Monte Carlo.

Anti Papys Boomers  a écrit le 22/01/2013 à 7:20 :

Vite les jeunes courez vous endetter pour un f3 à 300 000?.
Faites le bonheur d'un papy boomer, d'un agent immo et d'un notaire.
Serrer vous la ceinture pour le bien de ces "utiles" individus.
Pensez que votre alimentation serra riche en patates, pâtes et arrosée d'eau du robinet premier choix.
Pendant ce temps, toute votre épargne serra immobilisée dans de la pierre, parcequ'elle le vaut bien.
Il manque 2 000 000 de logements en France, et chaque année il y a 1 000 000 de nouveaux arrivants tous très riches. Dépêchez vous, y en aura pas pour tout le monde. En plus les taux sont HISTORIQUEMENT bas.

Alors tu vas t endettez oui ou non ?

Robert  a répondu le 22/01/2013 à 11:02:

D'ailleurs, comme il manque 600 000 logements en région Parisienne, je croise tous les jours 2000 sans abris par station de métro. Ca ne fait pas beaucoup de place sur les quais pour les voyageurs. La réalité, c'est plus les 3 000 000 de logements non occupés en France et un marché subventionné. Paris perd des habitants chaque année, il n'y a qu'a se balader le soir pour voir que dans les quartiers chers, les 3/4 des apparts sont éteints. Dans les quartiers moins cher, c'est le contraire.

Appartements éteints  a répondu le 22/01/2013 à 11:36:

Si les appartement chers sont éteints, c'est que les riches sont économes, c'est pour ça qu'ils sont riches !

craignos  a répondu le 22/01/2013 à 13:27:

Les riches se cachent dans le noir aussi, rapport à leur pognon planqué au coffre...

Record du monde !!!  a écrit le 22/01/2013 à 0:19 :

Selon The economist, la France est le pays où les prix immobiliers sont le pus surévalués. A bon entendeur...

churchill  a écrit le 21/01/2013 à 22:27 :

les prix ne vont pas baisser de 35% en france, vu que tt le monde dit u'il y a une crise du logemet et que 500 000 personnes dorment sous les ponts.... tt va bien, precipitez vous sur des produits defiscalises pas risques pour deux sous..... vous vous sentez mieux maintenant, madame michu?

@CHURCHILL  a répondu le 24/01/2013 à 11:14:

Pour votre gouverne, il y a en France entre 80 et 100 000 SDF. Alors vos 500 000 ???
Egalement, il y a des sdf qui ont choisi de vivre en dehors de la société.
De plus, il n'y a pas de pénurie de logement en France mais des mal-logés. Rien quand annonce sur se loger il y a 1 300 000 biens.
Qui est d?ailleurs qu?un échantillon des stocks en agence immobilière et je ne compte même pas les biens dorment.
Arrêtez donc de dire des bêtises comme beaucoup ici !

polo  a écrit le 21/01/2013 à 21:17 :

La bonne santé des économies corrélée aux prix de l'immobilier ? A approfondir de manière sérieuse.

Eleonore  a écrit le 21/01/2013 à 21:10 :

Les dépenses liées à l'immobilier dans le budget des ménages sont responsables de la mauvaise santé de l' économie de la France, qui a alimenté la bulle par la financiarisation du logement, baisse des taux allongement des prêts orgie des dispositifs fiscaux; Cette politique néfaste détourne l'épargne des ménages des placements qui favorisent l'innovation, l'entreprise, la mobilité, et nuit à la croissance; Un choix politique qui favorise la rente, l'immobilisme.La disparition de la génération des 30 glorieuses qui détient le patrimoine va libérer du foncier et des logements encore faudrait il le courage politique pour durcir la fiscalité sur les successions.

jeff  a répondu le 21/01/2013 à 22:29:

Assez d'accord avec vous. La France a choisi d'investir ses richesses dans la pierre, les Allemands dans leurs usines. On voit le résultat....

HmHm  a répondu le 22/01/2013 à 11:04:

Tout à fait exact. La pierre n'est pas un bien productif en réalité. C'est un bien de première nécessité qui possède un rendement mais ne produit rien de très facile à exporter.

U189290  a écrit le 21/01/2013 à 20:42 :

Il y 5 ans les prix de l'immobilier ne pouvait qu'augmenter en France. Ensuite il devait stagner mais pas baisser.
Maintenant il doivent baisser un peu mais augmenter a nouveau par la suite...
Toutes ces annonces relèvent au mieux de la méthode coué au pire de la désinformation. La vérité c'est que les prix sont 40 à 50% au dessus de leur tendances historique , c'est donc pas une baisse de 5% en deux ans qui va resolvabiliser la demande et relancer le marché.

Pierre  a écrit le 21/01/2013 à 20:37 :

Je ne comprends pas pourquoi publier de chiffres bien en deçà de la réalité !!!!!!!

Fab  a répondu le 22/01/2013 à 10:49:

Les prix baisseront de 20 pour cent sur 5 ans puis stagneront pendant encore 10 ans , donc avec une inflation de 2 cela fera une baisse réelle de 40 mais personne ne le verra les vendeurs auront l habitude des nouveaux stables et les acheteurs seront contents , l immo va avoir 3 années dures et tout rentrera dans l ordre car en France on ne prête que si on est sur d être remboursé .