Immobilier : les taux de crédits cassent le plancher des 3%

 |   |  339  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
Les taux de crédits immobiliers n'ont jamais été aussi bas. Ils atteignent en moyenne 2,97% en mai, selon l'Observatoire Crédit Logement-CSA.

Comme à chaque mois depuis le début de l?année, les taux de crédits immobiliers battent des records à la baisse. Après avoir reculé à 3 % en avril, les taux de crédits ont cassé ce plancher symbolique en mai pour s?établir à 2,97 % en moyenne, selon les chiffres de l?Observatoire Crédit Logement /CSA. Cette baisse des taux se poursuit "sous l?effet du maintien du coût des ressources et des taux de sinistralité des emprunteurs à très bas niveau. Elle s?appuie aussi sur la volonté des établissements de crédit de soutenir l?activité de marchés en forte contraction", explique l?Observatoire Crédit Logement.

La production de crédits reprend
Très attractive, la production de crédits reprend du poil de la bête. Lors des trois derniers mois, elle a bondi de 16,8 % par rapport aux trois mois précédents. En rythme annuel, c'est-à-dire en comparaison avec les trois même mois de l?année précédente, la production de crédits est cependant en recul de 7,5 %.

La solvabilité de la demande se stabilise
L?amélioration des conditions de crédits permet également de stabiliser l?indicateur de "solvabilité de la demande" de l?Observatoire. Cet état de fait est à prendre avec précaution car les conditions d?octroi de prêts à l'habitat sont aujourd?hui très resserrées, ce qui, couplé au niveau élevé des prix de la pierre, exclut mécaniquement la demande des ménages aux revenus les plus modestes. Ce, d?autant que "les ménages les plus jeunes et les plus modestes ne peuvent plus rentrer sur les marchés en l?absence du "prêt à taux zéro +" et de ce qu?il représentait auparavant pour eux", indique l?Observatoire.

 

Pour aller plus loin:

>> Consultez les dernières annonces immobilières

>> Découvrez le prix de l'immobilier dans votre rue

>> Comparez les devis pour vos travaux

>> Réalisez votre diagnostique immobilier

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/06/2013 à 10:37 :
"Très attractive, la production de crédits reprend du poil de la bête" dixit l'article... un peu de recul au lieu de nous sortir uncommuniqué tout prêt. Sur cette hausse de la production de crédits, combien de rachat d'anciens crédits pour profiter des taux bas ? combien de crédits destinés effectivement à un achat ? un minimum de travail de réflexion et d'analyse serait le bienvenu.
a écrit le 13/06/2013 à 0:30 :
Le prix va baisser 10% au minimum dans 6 mois! Après juillet et aout ce serait une baisse forte puis a la fin d'année aussi. Puis en 2014 ce serait l'explosion de la bulle!!!
C'est le travail de Mme Duflot!!!
a écrit le 04/06/2013 à 9:39 :
Tout ceci me semble bien artificiel. Ca ressemble a mes yeux de profane a un tentaive desespérée des banques d'échapper a l'éclatement d'une bulle immobilière. La flambée des prix de la dernière décénie n'avait absolument aucun fondement et devra etre corrigée. De ce point de vue la crise n'est qu'un catalyseur de ce processus de réajustement des prix.
a écrit le 04/06/2013 à 9:29 :
patienter pour acheter, c'est le maître mot, les taux peuvent encore descendre, et même si ils remontaient les prix du mètre carré eux baisseront par dégradation de la solvabilité potentielle des acheteurs: aucune raison donc de se précipiter à l'achat comme des moutons de panurge, même si on tente de vous faire croire tout le contraire.
a écrit le 04/06/2013 à 7:03 :
Les taux n'ont jamais été aussi bas et les prix jamais aussi haut. Il faudrait peut être mieux l'inverse.
Réponse de le 04/06/2013 à 9:34 :
Tout à fait. Depuis 10 ans les taux n'ont quasiment pas cessé de baisser, tout comme le nombre de m2 que peut s?offrir un acquéreur. La solvabilité gagnée grâce à la baisse des taux se trouve intégralement dans la poche des vendeurs, et des intermédiaires, et même davantage puisque la hausse des prix ainsi enclenchée entraine la hausse par un mélange d'effet moutonnier et d'anticipation à la hausse des prix.
La majorité des français voient la baisse des taux comme une bonne chose, mais c'est voir le problème par le petit bout de la lorgnette. Et comme toujours les professionnels du secteur jouent sur cette méconnaissance des français des mécanismes de l'économie pour leur soutirer toujours plus d'argent.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :