Prêts en francs suisses : 400 clients attaquent une filiale de BNP Paribas

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BNP Paribas Personal Finance a octroyé 4.600 prêts « Helvet Immo » entre mars 2008 et décembre 2009
BNP Paribas Personal Finance a octroyé 4.600 prêts « Helvet Immo » entre mars 2008 et décembre 2009 (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
BNP Paribas Personal Finance, filiale de BNP Paribas, vient d'être assignée par 400 ménages pour avoir commercialisé des prêts en francs suisses remboursables en euros. Et ce, sans avoir bien informé ses clients des risques encourus.

Nouveau rebondissement dans l'affaire des prêts immobiliers en francs suisses vendus par BNP Paribas Personal Finance et ses intermédiaires financiers à des ménages français. Quatre cent victimes présumées ont assigné lundi au civil la filiale de la plus grande banque française, BNP Paribas Personal Finance, ainsi que 150 notaires et 250 conseillers en gestion de patrimoine indépendants, a indiqué leur avocat.
BNP Paribas PF est notamment accusée de défaut d'information envers ses clients, de fraude à la loi ou d'introduction de clauses abusives. L'assignation de 130 pages au TGI de Paris intervient plus de deux ans après la plainte de 200 emprunteurs au pénal pour pratiques commerciales abusives.

Les victimes présumées qui ont créé le collectif "Helvet Immo", du nom du prêt octroyé par la BNP, ont été démarchées entre mars 2008 et décembre 2009 par la filiale BNP Paribas Personal Finance et ses intermédiaires financiers pour l'acquisition d'un logement destiné à la location dans le cadre des dispositifs fiscaux Robien, Scellier ou Censi-Bouvard.

Des prêts en francs suisses, mais remboursés en euros

Pour financer l'opération, il a été proposé aux emprunteurs un prêt en francs suisses, mais qu'ils devaient rembourser en euros. Les ménages ont donc pris à la place de la banque le risque de variation du taux de change. La BNP pouvait profiter de son côté de conditions de refinancements en devise suisse beaucoup plus avantageuses qu'en euros. Ce qui lui permettait d'accroître sa marge tout en proposant un prêt à un taux attractif pour le client.

La BNP Paribas et ses intermédiaires financiers auraient ainsi vendu ces prêts comme "la meilleure offre du marché donnant sécurité et stabilité. L'accent a été mis sur l'absence de risque", explique l'avocat des victimes présumées Me Constantin-Vallet.

Le franc suisse s'apprécie fortement en 2011

Problème, la crise sur les marchés financiers lors de l'été 2011 a entraîné une réallocation des capitaux vers les valeurs refuges, comme le franc suisse qui s'est apprécié fortement, atteignant un pic à 1,03 franc suisse l'euro le 10 août 2011. Entre mars 2008 et décembre 2009, période de commercialisation dur prêt, la devise helvétique a oscillé entre 1,66 et 1,44 franc suisse par euro. Le taux de change s'établit désormais à 1,2167 franc suisse par euro, et ne peut plus descendre en dessous de 1,20 depuis que la Banque nationale suisse (BNS) a instauré un taux plancher.

Certains emprunteurs doivent rembourser autant 5 ans après la souscription du prêt...

Résultat, des situations ubuesques subsistent : fin 2013, certains emprunteurs avaient autant, voire plus, à rembourser qu'au moment de la souscription de leur prêt...

Cependant au bout de 5 ans, les emprunteurs peuvent décider de convertir leur prêt en euros, avec un taux d'intérêt de crédit fixe ou variable. Or, comme la BNP aime le rappeler régulièrement, 90% des ménages qui ont eu cette opportunité ont préféré conserver leur prêt en franc suisse.
Preuve qu'ils se satisfont très bien de leur opération financière ? Pas si sûr…

"Au bout de 5 ans, s'ils souhaitent convertir leur prêt en euro à taux fixe ou variable, les emprunteurs sont bloqués. Car leurs mensualités augmenteraient de 30%, sans compter les frais de change qui s'élèvent à entre 2000 et 5000 euros suivant les dossiers. Les 10% d'emprunteurs qui ont pour l'instant converti leur prêt sont ceux qui en avaient les moyens !", assure Me Constantin-Vallet.

Condamnés à attendre une dépréciation du franc suisse ?

Les victimes présumées sont donc désormais condamnées à attendre que le taux de change remonte pour que leur situation financière revienne à la normale. "Certes si les taux remontaient beaucoup et durablement, il pourrait y avoir une baisse du préjudice, mais cela n'enlèverait pas la faute de la banque et de ses intermédiaires !", explique toutefois Me Constantin-Vallet.

Car "dès lors que le contrat comporte un risque, en l'occurrence le risque de change, la banque a un devoir de mise en garde du client. Par exemple, le mot risque n'a jamais été écrit dans les contrats Helvet Immo. A titre de comparaison, d'autres banques qui commercialisaient des prêts similaires le faisaient", indique-t-il.

Dans les offres de crédits Helvet Immo que la Tribune s'est procurée, la BNP se contentait d'avertir le client comme suit : "S'il résulte de l'opération de change une somme inférieure à l'échéance en francs suisses exigible, l'amortissement du capital sera moins rapide et l'éventuelle part de capital non amorti au titre d'une échéance de votre crédit sera inscrite au solde débiteur de votre compte interne en francs suisses". Une formulation pour le moins complexe.

Des arguments sommaires donnés aux clients

De surcroît, sur certaines plaquettes d'informations intitulées "réponses aux objections et aux questions de vos conseillers et clients" distribuées aux intermédiaires, la BNP donnait une série d'arguments simplistes pour les convaincre.
Par exemple, si un client ou un conseiller demande à un intermédiaire "des informations sur le produit en franc suisse, car il ne le connaît pas", la BNP conseille de montrer l'exemple des "frontaliers qui ont compris l'intérêt de ce type de crédit, très courant dans leur région".

La banque expliquait également sans vergogne dans ses plaquettes que le produit Helvet Immo "est le seul aujourd'hui qui cumule 2 avantages : des taux bas et surtout une parité stable par rapport à l'euro". Une allégation très contestable puisque le taux de change euro-franc suisse est fixé par le marché, donc essentiellement variable.

La BNP y assurait également que lors des 20 années précédents la commercialisation, le "taux de change évolue faiblement et son évolution est soit à la baisse soit à la hausse au long de la vie du prêt. Comme le client est soumis à cette évolution tous les mois à chaque règlement d'échéance, l'effet est entièrement lissé sur la durée du prêt". Mais il faudrait aujourd'hui un véritable effondrement du franc suisse d'au moins la même ampleur que son appréciation depuis 2008 pour que l'effet des variations du taux de change soit "lissé" sur la durée du prêt des victimes présumées.

Des clients aventureux

Certes il y a de toute évidence beaucoup à redire sur les pratiques de commercialisation de la BNP Paribas. Mais au regard de l'incroyable complexité des contrats de prêts que la Tribune s'est procurée, force est de constater que les emprunteurs qui ont souscrit un Helvet Immo pour plusieurs centaines de milliers d'euros ont pris des risques inconsidérés. La raison aurait clairement dû les pousser à refuser les avances de la banque et de ses intermédiaires financiers. 

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a écrit le 17/03/2017 à 11:30 :
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a écrit le 19/01/2015 à 11:38 :
Bravo aux ingénieurs qui ont compris que la non justification des réelles modalités financières de ces prets en devise permettrait d'établir une confusion avec les prets en francs suisse "à cours garanti"
Se permettre d'accuser les emprunteurs d'avoir parier sur une somme qu'ils ne possédaient pas au regard de leur patrimoine revient à confirmer la non lecture des offres de prets, de l'ignorance de leurs modalités financières, et la non justification du défaut de l'amortissement en capital et intérêt.
a écrit le 29/12/2014 à 12:40 :
décidément une fois de plus la BNP n'a rien compris à leur intérêt proposer un prêt en CHF
cette pratique était de mise dans les régions frontalières dans les banques où les frontaliers suisses étaient assidument prospectés pour leurs revenus.
Aussi pour les faire devenir clients on leurs proposait un prêt immo en CHF à un taux moindre que les taux pratiqués pour le franc ou l'euro mais naturellement cela s'adressait aux travailleurs frontaliers dont le revenu était en CHF;
a écrit le 06/03/2014 à 23:22 :
Un crédit immobilier n'est pas un placement, les règles du jeux n'étaient pas claires, c'était un piège. Bien sûr le contrat protège la banque mais il y a une responsabilité des conseillers/vendeurs qui ont argumenté sur la stabilité et la banalité du procédé.
La banque tentera de nous décrédibiliser et nous faire passer pour des boursicoteurs avertis mais ce n'est pas du tout le cas!
a écrit le 05/03/2014 à 6:59 :
C'est l'histoire d'un mec qui se plaint quand son investissement est mauvais et qui est content quand son investissement est bon . Il est évident qu'un prêt en devise étrangère expose à un risque de change. Ces gens sont des mauvais perdants ! J'espère que les plaignants perdront . Y en a marre des gens qui veulent investir mais jamais accepter la part de risque inhérente à leur investissement (quel qu'il soit, y compris dans l'immobilier).
Réponse de le 05/03/2014 à 12:18 :
Je suis d'accord avec vous, mais on ne peut pas dire que la Banque ait été très honnête dans cette affaire...Sauf erreur de ma part, il me semble qu'en plus cela fait longtemps que les taux de financements en CHF sont plus avantageux qu'en euros. Les clients auraient peut-être dû réfléchir à deux fois, mais la Banque a clairement été malhonnête
Réponse de le 05/03/2014 à 18:11 :
oui je pense comme vous que la banque a été malhonnete dans cette affaire en omettant de preciser à ces clients les risques qu'ils encouraient.
Je pense que les gens doivent assumer le risque de leurs investissements (qu'il soit positif ou negatif) à conditions qu'ils en aient conscience au départ !!!!
a écrit le 04/03/2014 à 10:01 :
Il y a dans cette affaire un détail évocateur : est signalée la participation d'intermédiaires. Cette pratique très répandue est la technique 'd'out-sourcing" construite par les plus grandes sociétés d'organisation, pour rentabiliser une production standard de masse par la découpe de portions qui engendrent le défaut de responsabilité ou de culpabilité, voire les deux. Notre civilisation en crève.
Qui est qui, et fait quoi devient un mystère. Voir l'affaire Kerviel.
a écrit le 04/03/2014 à 9:52 :
Dans cette affaire 400 victimes.
Dans l' #affaireapollonia 1000 victimes, 1 milliard €.
La BNP est l'une des nombreuses banques impliquées dans ce madoff français : l'Affaire Apollonia.
a écrit le 03/03/2014 à 23:08 :
Dans le contrat il a été montré aux emprunteurs les variations du taux de change depuis la création de l'€ .Ce n'est qu'une indication et le banquier pas plus que M Soleil n'as pu prevoir la crise de 2008 et la montée du franc suisse.Quand on montre une telle courbe il est evident qu'il n'y a pas à prononcer le mot risque il est structurellement present .A t il été minimisé !Mais qu'es ce que ça veut dire minimisé !Pour minimiser un risque ,encore faudrait il connaitre son niveau exact .Minimiser veut dire abaisser !Cela signifierait que les banquiers savaient ce qu'il allait se passer ? Surrement pas et comme on ne peut pas quantifier un risque ,il faudrait utiliser les adjectifs qualificatifs qui permettent de le faire .Excessivement risqué ,trés risqué ,risqué ,peu risqué ,trés peu risqué risque infime ext........La loi n'oblige pas le banquier à employer de tels mots et pour cause ,si il le faisait c'est qu'il saurait ce qui se passera dans le futur,ce qui ne peut etre le cas .Il faut noter que l'opinion personnelle d'un employé ne peut engager la responsabilité de la banque .Seul le respect de la legislation en vigueur au moment des faits compte . .Quand on fait un investissement et qu'on vous montre une courbe des performances passées, il est souligné que les performances passées ne prefigurent pas celles de demain.
Réponse de le 03/03/2014 à 23:36 :
Mon cher Fred, c'est bien le monde des bisounours... Ancien commercial et cadre commercial financier, j'étais considéré comme " trop technique", car j'expliquais trop mes contrats et que ce n'était pas vendeur...certes tout peut être anticipé, certes il y a de la mauvaise foi de la part des souscripteur, mais ne donnez pas trop de crédit aux forces de ventes financières, quelque soit l'établissement, ils sont là pour vendre beaucoup et vite, tant pis pour les explications, trop "chronophage" comme on dit dans le job.
Réponse de le 05/03/2014 à 18:15 :
mon cher fred,
de vos propos, j'ai l'impression d'avoir l'argumentaire d'un conseiller en image de la BNP qui ne veut pas que l'image de son enseigne alors que celle ci a mal fait son travail, soit écornée... Me trompes-je?
a écrit le 03/03/2014 à 22:41 :
Je suis moi aussi concerné par ce prêt toxique et je souhaiterai répondre: si j'avais acheté des actions, j'aurais "assumé le risque" sans venir me plaindre car le risque est connu. Mais quand on souscrit un prêt immobilier pour financer un projet, on ne s'attend pas à prendre ce genre de risque, surtout si le conseiller qui te vend l'ensemble t'assures qu'il n'y en a pas. Certes le contrat contient plein de "petites lignes techniques" mais il y a un devoir minimum de conseil pour expliquer ces risques. Dans notre cas, on les a minimisés voire éludés.
Réponse de le 04/03/2014 à 0:34 :
Le marché des actions n'a pas le monopole du risque et croire que le marché des devises est moins risqué est une absurdité. Comme déjà évoqué dans les commentaires, nombre de souscripteurs sont des frontaliers rémunérés en francs suisses... donc initiés au risque lié aux devises.
Réponse de le 06/03/2014 à 18:21 :
Je vous laisse regarder les évolutions du franc (CHF) fasse à l'euro sur les 20 dernières années: je l'ai connu à 1.64 à mes débuts en Suisse, il s'est ensuite pendant plus de 15 ans placé entre 1.50 et 1.45 ... loin des 1.00 !!
Le "initié" au risque me fait donc sourire.

Je comprends très bien les banquiers qui parlaient de sécurité, mais le petit porte monnaie en est pour ses frais et la facture peut pour certains être lourdes.
a écrit le 03/03/2014 à 20:03 :
Je ne plains personne. Ils ont joué et ils ont perdu. Je dis souvent que tout placement comporte des risques, dont celui de perdre sa mise. Aujourd'hui, ils jouent les mijaurées en nous faisant croire qu'ils n'ont pas compris le contrat, etc. Les banques ne sont certes pas au dessus de tout soupçon, mais il faut en tenir une sacrée couche ou être très âpre au gain pour investir 100 000 euros et plus comme ça :-)
Réponse de le 03/03/2014 à 22:45 :
Il ne s'agit pas ici d'un "placement" mais d'un crédit immobilier. Il y a déjà un risque sur l'achat du produit immobilier, l'ajout d'une clause monétaire sur un crédit immobilier est déjà malsaine si les risques sont connus. Si les risques ne sont pas expliqués c'est tout simplement scandaleux!
Réponse de le 03/03/2014 à 22:55 :
@temoin: parce que l'achat d'un bien immobilier n'est pas un placement ? j'en apprends tout les jours :-) je vais aussi être responsable d'avoir tenu le crayon de la signature si ça continue :-) excuse, mais j'ai même pas envie de pleurer !!!
a écrit le 03/03/2014 à 19:36 :
Que signifie l'expression "victimes présumées" employée à plusieurs reprises. Cette expression n'a déjà aucun sens dans une affaire pénale, mais dans une affaire civile j'en perds mon droit.
a écrit le 03/03/2014 à 17:09 :
La BNP est aussi impliquée comme d'autres dans l'Escroquerie en bande organisée. #affaireapollonia : 1 milliard € / 1000 victimes : Affaire instruite au pénal à Marseille depuis 2008
a écrit le 03/03/2014 à 11:10 :
Il ne faut pas être très malin pour ne pas voir le risque lorsqu'on paye un bien avec une monnaie empruntée dans une autre devise. Mais cela n'est guère étonnant, sachant que le français lambda est à la queue du peloton de l'OCDE pour sa connaissance de l'économie. Et il n'y a pas que des particuliers qui se sont fait entraîner dans cette lamentable aventure : des maires et des conseillers régionaux ont de même emprunté en CHF sans se soucier du risque de change. C'est la France!!!
a écrit le 03/03/2014 à 8:40 :
Les Frontaliers qui prenaient ce type de crédit ne s'exposaient pas à un risque de change car ils étaient payés en Francs Suisses. Ils ont donc bénéficié d'un coût de financement avantageux et ont probablement basculé aussi leurs Francs en Euros au meilleur cours de change, à savoir, 1,60 .
a écrit le 03/03/2014 à 8:30 :
les banques ne sont pas claires mais les clients aveugles par leur cupidite existent...voir E Macias...et apres ils pleurent
Réponse de le 06/03/2014 à 18:16 :
Si investir en France dans le logement et s'assurer qu'une retraite existera dans 20 ans est de la cupidité...
a écrit le 03/03/2014 à 6:40 :
Parmi d'autres prochains scandales, se profile à l'horizon la probabilité d'une action de groupe identique contre le promoteur "Les Senioriales" qui, par des manœuvres similaires fait croire à un "concept" qui, en définitive, s'avère être, outre un gouffre financier pour l'achat puis les charges, un "machin" ingérable, proche aussi du "scandale immobilier", objet de présentations mensongères et trompeuses.
Voir le site de l'association de défense (ADCS) : www.senioriales-indignezvous.fr ainsi que la page Facebook.
ADCS (Association de défense des copropriétaires des résidences Senioriales).
a écrit le 02/03/2014 à 19:36 :
C'est marrant, mais au niveau contrat d'entreprise, je n'arrête pas de mettre des clauses pour limiter les risques de change tant à la hausse qu'à la baisse. Ils ont joué, ils ont perdu.
Point. Faut bien des pigeons dans le système. Et les assurances qui vivent de ces variations n'ont pas non plus été inventées par hasard. Jouer avec le fric peut parfois être dangereux. Et souvent mortel.
a écrit le 02/03/2014 à 13:00 :
"Mais au regard de l'incroyable complexité des contrats qu La Tribune s'est procurée (...) les emprunteurs aurait clairement dû (...) refuser les avances de la banque et de ses intermédiaires financiers." Est-on sûr que les clients ont vu cette documentation ? Savons-nous s'il n'y a pas eu un discours commercial établi pour "expliquer/masquer" la signification ? Je ne suis pas à la BNP, mais bien des fois on m'a demandé, après un long discours explicatif, de signer des formulaires déclarant que j'avais bien pris connaissance du règlement sans que l'on me transmette la totalité de la documentation..
Réponse de le 02/03/2014 à 18:04 :
Si vous ne lisez pas la documentation commerciale avant de signer, de quoi vous plaignez-vous? Votre conseiller ne vous mets pas le couteau sous la gorge pour signer il me semble. Personnellement je prend toujours le temps de lire un contrat (en ciblant rapidement les points clés) avant de signer, quitte à passer pour un client difficile. Si vous ne signez pas votre agence peut tirer une croix sur votre argent alors cela m'étonnerait beaucoup qu'un conseiller vous refuse de lire attentivement votre contrat (dans le cas contraire méfiance!). Si vous avez un doute demandez à reporter la signature à une date ultérieure le temps d'y voir plus clair (contrat en main) et éventuellement revenir avec des points à éclaircir. Le commerce ce n'est pas une dictature mais plutôt une médiation entre l'offre et la demande. Ne soyez plus naïf et exigez du résultat.
Réponse de le 03/03/2014 à 19:35 :
Un prêt immo n'est jamais à prendre à la légère d'autant plus que sa particularité est qu'il est souscrit dans une devise étrangère. En fin de compte c'est comme acheter une voiture tres rapide sans être conscient des risques induits par la vitesse: no comment.
Réponse de le 03/03/2014 à 19:41 :
Il n'y a pas de conseiller mais des commerciaux, chargés de vendre un jour des contrats de prêt, un autre jour de l'assurance-vie et qui demain se reconvertiront dans les aspirateurs. Le mot "conseiller" fait partie de cette novlangue inventée par les spécialistes de marketing notamment des banques pour endormir la méfiance du client et lui faire croire que son interlocuteur lui veut du bien. Conseiller vient de conseil, et de conseil, ici, justement, il n'y en avait pas.
Réponse de le 03/03/2014 à 22:58 :
@Al: tout à fait d'accord, mais depuis la nuit des temps que cela dure, les gens devraient savoir que 1) on attrape pas les mouches avec du vinaigre et 2) si c'est trop beau, c'est une arnaque :-)
Réponse de le 06/03/2014 à 18:39 :
Je suis paersuadé que vous faites partie des personnes qui lisent les mode d'emploi de la page 1 à la dernière page scrupuleusement, que vous connaissez tous les rouages de la finance et que Oh grand jamais, il ne vous arrive rien.

Mais peut-être est-ce aussi parce que vous ne tentez jamais rien...

Le seul hic dans cette histoire est de n'avoir pas cru qu'une monnaie comme l'Euro puisse en quelques jours perdre plus de 40% face au franc suisse...merci l'euro.
a écrit le 02/03/2014 à 10:29 :
Une seule banque nationale , et des entreprises de régulations des flux d argent entre particuliers, sociétés etc. , ca doit avoir un nom anglais que je ne connais pas.
Réponse de le 02/03/2014 à 19:38 :
Y'a pas de nom en Anglo-saxonnerie. Car c'est une injure communiste qui doit être annihilée.
a écrit le 02/03/2014 à 9:56 :
je crois la thèse que les banques voulaient faire du fric sur le dos de particuliers: il faudrait que des gens qui travaillent dans ces banques fournissent des informations à la justice ou aux avocats des pleignants pour faire payer leur employeur. Les banques sont de toute facon en sursi et virent beaucoup de leurs employés: il faut que les informations sortent avant que les banques ne les virent.
Réponse de le 02/03/2014 à 10:15 :
L'exemple de Kerviel ne suffit-il pas pour comprendre ?
a écrit le 02/03/2014 à 8:56 :
La réction de ces particuliers est effectivement scandaleuse. Lorsqu'on s'engage sur des produits spéculatifs, on doit assumer le risque inhérent. J'espère qu'ils seront condamnés pour poursuite sans fondement.
Réponse de le 02/03/2014 à 9:20 :
Je vous rappelle que nous payons les investissements hasardeux des banques qui sont eux des investisseurs censés être professionnels.
Le sauvetage des banques...
Réponse de le 03/03/2014 à 20:49 :
Je vous rapelle qu'en France les banques n'ont pas couté un centime aux contribuables à l'exception de Dexia dont l'actionnariat était en grande partie publique. Un mensonge mille fois répété ne devient pas une vérité pour autant.
Réponse de le 06/03/2014 à 18:34 :
C'est vrai, il y a juste eu plusieurs milliers de milliards qui ont été renflouer les banques à travers le monde... et je suis persuadé, au doux Père Noël, qu'aucune de nos banques françaises n'a d'intérêts dans ces banques étrangères.
a écrit le 01/03/2014 à 21:18 :
de toute facon les banques c'est de la merde et rien de plus ,pour etre utile au client il faudrait une mutualites reelle.
car les banques se gonflent sur votre dos.
a écrit le 01/03/2014 à 0:14 :
C'est à se demander à quoi sert la signature d'un contrat puisque les clients ne veulent comprendre que ce qui les intéresse.
Réponse de le 01/03/2014 à 8:23 :
Peut être...en tant qu'ancien conseiller du secteur, je peux vous dire que la plupart des commerciaux sont un infoutus de vous expliquer en détail les produits qu'ils commercialisent...ceci résulte d'une volonté des banques de perdre leurs clients et... Leurs salariés car " tout ce qui est bien compris n'est pas vendeur ! ". Au lieu de monter des usines à gaz, les banques feraient mieux de réaliser des prêts moyen terme équipement à destination des TPE... Mais ça, ça rapporte pas assez !!
Réponse de le 01/03/2014 à 17:34 :
"les banques feraient mieux de réaliser des prêts moyen terme équipement à destination des TPE... Mais ça, ça rapporte pas assez !! " : En même temps, quand la crise a frappé, le gouvernement s'est empressé de sauver l'immobilier tout en laissant crever des entreprises pour des problèmes de trésorerie dérisoire face au coût d'un chômeur. Il faut dire que nos grands banquiers doivent avoir compris comment s'y prendre : L'immobilier profite à une population électoralement majoritaire (vulgairement, les vieux et leurs aspirants héritiers). Les politiciens les suivent facilement pour gagner leurs bulletins de vote en les taxant moins sur la pierre que les PME : Les patrons sont bien moins nombreux que les braves gens estimant normal de louer un studio à 500 euros à grand renfort d'APL et d'encaisser 200 000 euros de PV sans payer la moindre taxe sur le dos d'un jeune couple bossant deux fois plus avec deux fois plus de qualification.
Réponse de le 02/03/2014 à 10:20 :
Moitié de vérité est dans le vrai ; quant au contrat signé, pour en parler, il faudrait s'entendre sue ce qu'est un contrat d'adhésion ; ce banal papier, de tout ou rien dans tous les domaines de la consommation.
Réponse de le 06/03/2014 à 18:49 :
J'imagine cher Michel que vous êtes expert en finance. Avez-vous déjà eu une seul fois l'occasion de prendre un prêt?
a écrit le 28/02/2014 à 17:17 :
Vous avez le même procédé des promoteurs qui vendent des appart avec défiscalisation en vous garantissant que les loyers couvrent les remboursement d'emprunt ...sauf que l'appart reste vide donc pas de loyers et qu'en plus il vaut moins à la revente que ce vous l'avez payé ..et ils sont des centaines à être tombés dans le piège !!!!!!!
Réponse de le 01/03/2014 à 17:09 :
Il n'y a aucun piège, c'est leur opportunisme aveugle qui les a foutu dans la m***. Chacun est responsable de ses actes et prétendre que c'est la faute d'un tiers c'est faire preuve d'irresponsabilité.
a écrit le 28/02/2014 à 16:56 :
Il y a quelques années la mode était au crédit infiné au lieu de rembourser du capital et des interets à chaque mensualité vous ne payez que les interets déductibles en totalité et par ailleurs vous capitalisiez tous les mois sur un compte qui permettait au terme du crédit de remboursser en une seule fois le capital emprunté .....sauf que les promesses de gains n'étaient jamais au rendez vous. L'épargne plus les intérets produits étaient toujours inférieurs au montant de l'emprunt à rembourser !!!!
Morale de l'histoire : en allant au plus simple vous serez toujours gagnant .
a écrit le 28/02/2014 à 16:48 :
Même problème que pour les collectivités locales ce qui laisse quand même penser que les banques et leurs commerçiaux doivent avoir l'art de présenter les choses sous un jour qui leur est trés favorables .!!!
Réponse de le 01/03/2014 à 0:12 :
Vous dénoncez le principe même de la promotion commerciale: mettre en évidence la valeur ajoutée du produit.
a écrit le 28/02/2014 à 14:18 :
On a des gens qui ont voulu payer moins cher et qui se sont pris les pieds dans le tapis. ou est le probleme ? a moins d etre completement abruti, ils savaient bien qu il y avait un risque si le franc suisse montait (et un gain supplementaire s il baissait). Maintenant ils pleurent pour ne pas payer mais ce qui leur arrive est entierement de leur faute. Sinon l article est un peu faux. si vos revenus sont en euros, vous devez d une facon ou d une autre rembourser en euro (vu que l emprunt etait pour acheter des logements pour les louer et faire de la defiscalisation, je en deduit qu ils sont resident francais et donc probablement paye en euros). soit directement aupres de BNP soit en changeant vos euros en CHF puis en remboursant le credit en CHF a la BNP
a écrit le 28/02/2014 à 13:49 :
Et voilà ce qui arrive quad on croit que les banques font des cadeaux! Attirés par des taux inférieurs aux taux du marché, les emprunteurs ont cru au Père Noël! Et bien, c'est tant pis pour eux. A trop vouloir gagner, on finit par perdre.

Certes BNP n'a pas été très claire, mais les emprunteurs se sont comportés commes des imbéciles!
Réponse de le 06/03/2014 à 18:47 :
Non! Ils n'ont soit pas été informés des risques qu'ils encouraient (et là c'est une faute grave de la banque), soit de l'importance des risques (on peut comprendre qu'il peut y avoir variation du taux de change, mais on pense pas qu'une monnaie comme l'euro puisse se dégrader à ce point face au franc suisse en quelques jours alors que le CHF est stable depuis environ 20 ans)
a écrit le 28/02/2014 à 13:41 :
Voilà un exemple concret de ce qui se passerait si le franc revenait et était dévalué par rapport a l'euro. Nous devrions continuer de rembourser en euros, comme ces pauvres gens.
Réponse de le 28/02/2014 à 14:36 :
Arrêtez votre propagande qui repose sur des mensonges. 97% de notre dette est de droit français. Vous comprenez ce que cela veut dire ? tout simplement qu'en cas de retour au franc, 97% de notre dette sera remboursée sur la base d'un euro = un franc.
Réponse de le 28/02/2014 à 15:42 :
Oui, mais c'est faux.
Une dévaluation est toujours une perte du même taux pour l'épargne, pour les importations, les contacts, voyages ou autre à l'étranger. Il ne fallait peut-être pas rentrer dans l'euro, mais quand on y est, ce serait une catastrophe d'en sortir.
Et si la BNP parlait de conquistador. Argent placé pendant 5 ans, Interêt 0000
Réponse de le 28/02/2014 à 15:57 :
Qu'est-ce qui est faux ? Vous dites n'importe quoi sur l'epargne. S'est-on enrichi en rentrant dans l'euro ? NON. Vous êtes dans l'affirmation, je ne vois aucun argument. Catastrophe de sortir de l'euro ? C'est aujourd'hui la catastrophe. Y'a qu'à voir ce qui se passe en Grèce, Chypre, Portugal, Espagne, Italie et maintenant en France. Je ne comprends les gens qui, à la lecture des faits, continuent de défendre cette UERSS. J'aimerais bien y croire, mais je ne vois jamais d'arguments concrets, uniquement des phrases toutes faites du genre "l'europe c'est la paix" ou bien "sortir de l'euro c'est la catastrophe".
Réponse de le 02/03/2014 à 10:34 :
une chose qui vaut 1€ au super marché vaut alors 1franc ok,quand le supermarché se réaprovisionne si le fournisseur est en zone euro il faudras le payer en euros donc frais de change en sus .Si le franc se déprécie tout ce qu'on achète hors de france sera plus chère.Seul gagnant les grands groupes qui exportent ,le simple citoyen lui ses pates seront plus chères
Réponse de le 02/03/2014 à 10:38 :
Sortir de l'euro c'est bien.Je mets mon argent dans un pays qui garde l'euro et dans 5 ans j'aurais doublé ma mise en francs .
Réponse de le 02/03/2014 à 18:18 :
@argument concret

Et donc vous aspirez à vivre au crochet de la mondialisation? Si les importations augmentent (après dévaluation et/ou taxation douanière) cela permettra d'offrir de la compétitivité aux productions locales. C'est certes du protectionnisme mais nous en avons besoin pour conserver notre savoir-faire et de relocaliser nos entreprises. D'un autre côté, un protectionnisme "intelligent" n'interdit pas d'importer les nouvelles technologies (à prix coûtant) dont notre économie a besoin pour se développer. De mon point de vue, la sortie de l'Europe est plus importante pour maîtriser notre balance commerciale (cf. douanes aux frontières) par un regain de souveraineté plutôt que dévaluer stupidement pour exporter.
Réponse de le 03/03/2014 à 19:54 :
Ce que Argument veut dire, c'est que ceux qui exportent ou travaillent dans des entreprises fortement exportatrice vont gagner a une dévaluation tandis que tous les autres vont perdre en pouvoir d'achat. Le pétrole, le gaz...vont fortement augmenter, de même que les vêtements...quant au protectionnisme, vous aurez du mal a ne pas empêcher les autres pays de faire pareil vis a vis de la France et de taxer les produits français. De sorte que les français paieront plus chers les produits importés, et les entreprises exportatrices se verront opposer de fort taux de douane dans les pays étrangers.
Réponse de le 04/03/2014 à 0:29 :
@anonyme

C'est déjà le cas, nous subissons le protectionnisme international mais comme cela ne suffisait pas, nous subissons à présent le dumping économique de nos "partenaires" européens qui n'avaient rien à perdre à lever le rideau de fer douanier.
a écrit le 28/02/2014 à 12:50 :
Faut quand même être ..., mal avisé dirons nous, pour choisir un remboursement d'emprunt sur une monnaie différente de celle ou tu es "payés".
Réponse de le 28/02/2014 à 15:45 :
Vous avez des preuves de ce que vous avancez ?
a écrit le 28/02/2014 à 12:33 :
Et si le Franc Suisse avait baissé ? Ils auraient déposé plainte ?
Même s'il est vrai que les produits vendus par les banques ne sont pas toujours très clairement expliqués, là j'ai du mal à croire que les souscripteurs ne savaient pas qu'ils prenaient un risque sur la devise. C'est juste le coeur du produit !
a écrit le 28/02/2014 à 12:32 :
Ils comprenaient tres bien ce qu'ils ont signé.... Ils ont joué, ils ont perdu. Ce ne sont pas des victimes, mais des joueurs malchanceux ou incompétents.
Réponse de le 28/02/2014 à 14:18 :
C'est bête que des municipalités aient également souscrit ce genre de trucs (prêts toxiques) car ils sont censés être, espérons, un petit peu plus "dans le bain" en comptabilité/(expert-)finances que les citoyens ignares en "banque" de notre beau pays. Pourquoi des particuliers ne sont pas les seuls impactés ? Miroir aux alouettes, ou prêt mijoté par le banquier (mode de l'époque ?) ?
(je pense, dans votre phrase, que c'est "des joueurs incompétents", la chance elle tourne telle la girouette, voir les actions qui chutent sans raison valable par ex)
Réponse de le 01/03/2014 à 0:42 :
@Photo73

Pour qu'une action chute il y a toujours une raison valable (perte de confiance des investisseurs ou prise de bénéfices) et cela n'a aucun rapport avec la "chance".
Réponse de le 06/03/2014 à 18:53 :
@Michel: vos derniers propos montrent vos compétences en la matère...
a écrit le 28/02/2014 à 11:56 :
Ils ont eu le même soucis en Islande, beaucoup de personnes ont contracté des prêts en franc suisse et se retrouvent endettés. Mais bon c'est le risque lorsque l'on emprunte en devise étrangère ou que l'on vend à l'étranger. Je doute que ces personnes n'étaient pas au courant car on ne propose pas un crédit en CHF à n'importe qui et les personnes auraient dû avoir un peu de jugeotte , quels sont les avantages et surtout les inconvégnient d'un tel prêt.
Réponse de le 28/02/2014 à 12:24 :
C'est ce qui vient à l'esprit au premier abord, mais l'on change d'avis au vu de ce qui se pratique ; même des anciens se sentent "étranglés de gêne"face à ce qu'ils doivent ire et faire. Mais, au total, il y a le consommateur abruti de sollicitations, arcanes,arguments obscurs ou confus...; le client-roi est mort depuis longtemps...
a écrit le 28/02/2014 à 11:36 :
Certes les gens-hier clients, aujourd'hui consommateurs- devraient faire attention à ce qu'ils acceptent voire demandent.
Ils vont voir le banquier comme leur médecin et, ignares le considère comme un sachant à qui faire confiance. Mais le métier est devenu un bazar de produits dont les commerciaux ne connaissent que la réclame des emballages. L'inculture des réseaux est énorme comme le mystère de qui fait quoi, où ?

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