Manque-t-on vraiment de logements en France ?

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La France est l'un des pays européens où il y a le plus de logements par habitant.
La France est l'un des pays européens où il y a le plus de logements par habitant. (Crédits : Décideurs en région)
Il est souvent dit que la pénurie de logements en France orchestre la hausse des prix. Pas si sûr…

En France, la pénurie de logements serait responsable des prix élevés de l'immobilier résidentiel. Souvent mis en avant par des professionnels du logement, cet argument est-il crédible ? Certains comme l'économiste du Cepii Thomas Grjebine pensent que non. Sur son blog, il rappelle qu'en 2007 "parmi tous les pays d'Europe de l'Ouest, c'est en France que le stock de logements rapporté à la population était le plus élevé (513 logements pour 1000 habitants, contre 477 en Allemagne ou 409 en Belgique)". Cette offre de logements comparativement abondante n'a pas empêché les prix de l'immobilier de plus que doubler dans l'hexagone au cours de la première décennie des années 2000, alors qu'en Allemagne, les prix stagnaient.

Depuis, la France a certes été rejoint en tête de ce classement européen du nombre de logements par habitant, mais à en croire les statistiques les plus récentes du CECODHAS Housing Europe, seuls le Portugal, la Finlande et l'Espagne arrivent à tenir la comparaison avec la France. Et au sens de l'Insee, elle comptait encore 515 logements pour 1.000 habitants au premier janvier 2014. La hausse des prix ne saurait donc s'expliquer uniquement par le manque de logements en France.

Il manque des logements... pour les plus pauvres

En revanche, comme le rappelle souvent la Fondation Abbé Pierre, il y avait en 2006 800.000 personnes "aux portes du logement". "Ce chiffre est la somme des 100.000 personnes sans domicile, des 150.000 personnes hébergées dans le cadre de dispositifs collectifs, des 150.000 à 300.000 personnes contraintes à un hébergement chez des proches, et enfin des 300.000 personnes vivant dans des conditions atypiques", explique Thomas Grjebine. Il manquerait donc bien des logements en France, mais à des prix abordables et de qualité décente, pour au moins 800.000 personnes.

Autrement dit, il manque des logements à destination des plus pauvres. Le gouvernement se trompe donc peut-être de combat en soutenant les investisseurs par le biais de dispositifs fiscaux plus avantageux. Du moins si l'on raisonne à long terme. D'autant qu'en parallèle, le nombre de logements vacants en France a augmenté de... 25% entre 2008 et 2014 ! à 2,64 millions d'unités selon les statistiques de l'Insee. De quoi choquer ceux qui sont sensibles aux chiffres du mal-logement.

L'Etat consacre beaucoup d'argent à sa politique du logement

Pourtant la France ne ménage pas ses efforts pour soutenir le logement. L'effort public en faveur de ce secteur représente en pourcentage 2,1 % du produit intérieur brut, "c'est-à-dire un pourcentage deux fois plus élevé que la moyenne dans la zone euro", note Thomas Grjebine. L'utilisation des avantages conférés par l'Etat aux producteurs et aux consommateurs de services de logement, qui représentait 42 milliards d'euros en 2012, n'est donc pas satisfaisante.Malheureusement la situation semble figée. S'il n'est dans le contexte actuel pas question de toucher aux aides à la personne, qui sont essentiellement des prestations sociales liées au logement, une partie des aides à la pierre, et notamment les dispositifs fiscaux en faveur des investisseurs, pourraient être (re)questionnées.

Mais qu'on le veuille ou non, le secteur du bâtiment joue un rôle économique fort et peut à lui seul ramener des points de croissance à court et moyen terme, à un moment où le gouvernement en a cruellement besoin pour redevenir crédible auprès de l'opinion publique. "Avec le retournement du cycle immobilier actuel (les mises en chantier ont baissé de 18 % entre avril 2013 et avril 2014), diminuer les aides à la construction risquerait d'accentuer encore le marasme de ce secteur", juge Thomas Grjebine. Ce que le gouvernement actuel  ne juge pas souhaitable.  Sous la contrainte du temps et de l'argent, il préfère donc ne pas prendre tous les risques nécessaires pour résoudre de manière structurelle la crise du logement qui sévit en France.

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a écrit le 29/08/2015 à 11:41 :
Bien sûr qu'il manque des logements en France.
Entre les campagnes vidées de leur habitants où il n'y a même pas un médecin et les villes où s'entassent des millions de gens qui payent une fortune pour une cage à lapin il y a monde.
D'ailleurs les prix sont très disparates entre ces zones désertes et les autres attractives et si les prix ont augmenté, c'est par ce que la durée d'emprunt à augmenter. Entre payer 33% de son salaire pendant 10 ans comme c'était le cas en 1998 et payer 33% de son salaire pendant plus de 20ans comme c'était le cas en 2008, faut pas s'étonner que les prix augmentent.

Après oui, l'Etat dépense trop d'aides aux logements. Benoist Apparu, encore en poste en tant que Secrétaire d'Etat au logement disait qu'au final la plupart des aides ne faisaient que tirer les prix vers le haut.
Les défiscalisations Pinel & co c'est du vent. Demain l'Etat donne 1€ par jour dans le but d'acheter une baguette de pain, devinez quoi, le prix du pain augmentera à terme d'1€.
Là c'est pareil, les aides vont dans la poche des investisseurs, les gens sont prêts à surpayer 50.000€ un bien pour faire peut être 25.000€ d'économie d'impôts ... Les maths devraient être enseignés à l'école...
a écrit le 12/12/2014 à 20:14 :
Faire le rapport du nombre de logement disponible pour 1 000 habitants n'a pas grand intérêt. Tout le monde sait que dans certaines zones l'offre excède largement la demande, dans d'autres (Paris et grandes villes), c'est l'inverse.
La comparaison avec l'Allemagne n'est pas pertinente. En effet, ce pays s'est unig=fié au XIX° siècle. Aujourd'hui, il y a une bonne trentaine de villes de taille équivalente à nos métropoles régionales : Roue, Lille, Rennes, ... et là les prix sont équivalents, mais pas de "capitale" comme Paris
Berlin est redevenue capitale au début des années 90 et économiquement, elle n'a pas le même poids que Paris
Dernière différence : en Allemagne, il n'y a pas de pression démographique au contraire, ils perdent environ 150 000 habitants par an alors que nous en gagnons à peu près autant.
Dans ces conditions, difficile de comparer
La comparaison avec le Royaume Uni serait + pertinente
Réponse de le 15/12/2014 à 15:34 :
Juste pour pinailler... La population allemande augmente à nouveau depuis 2012 sous l'effet principalement de l'immigration.
a écrit le 11/12/2014 à 22:40 :
A Berlin, le prix du logement est entre 1000 et 3000 euros par mètre carré, même en centre ville et dans les meilleurs quartiers, contre 8200 à Paris... Car il n'y a pas de subventions, pas de "loi Scellier", de PTZ, et autres subventions qui plombent le déficit de l'état et font monter les prix !!! Stoppons ces subventions néfastes, vite !!!
a écrit le 11/12/2014 à 22:35 :
Les professionnels du logement citent souvent un "rapport" selon lequel il manquerait ces centaines de milliers de logements en France. Or, ils oublient de préciser que ce rapport a été écrit par... des étudiants (!!!) (master à Nanterre), et que l'étude a été financée par le lobby immobilier (Crédit Foncier je crois). Donc le rapport tant cité par les professionnels manque totalement de crédibilité, c'est juste du marketing pour demander toujours plus de subventions publiques, qui font monter les prix...
a écrit le 05/12/2014 à 10:07 :
Ce qui m'ennuie dans cette affaire, c'est que notre Etat semble imposer sa politique de rigueur à ce qui marche, pour protéger ce qui ne marche pas, et qui est la cause de notre déficit.
Réponse de le 05/12/2014 à 14:49 :
C'est sûr.
Il y en, a qui sont obligés d vivre à l'Elysée ou dans d'autres logements exceptionnels.
Plaignons les !.
Réponse de le 11/12/2014 à 22:36 :
Une des causes du déficit, ce sont les 40 milliards dépensés chaque année par le gouvernement pour l'immobilier. Or cela ne marche pas : les prix sont horriblement élevés, au détriment des français qui cherchent à se loger et surtout des jeunes : cette politique est donc un gros échec.
a écrit le 04/12/2014 à 10:10 :
Et si au lieu de subventionner le secteur, l'état se comportait comme un stratège?
- Acquisition des fonciers vacants (de l'état : ministères, communes, RFF, SNCF, ...)
- Renforcement des participations des majors du btp
- Constitution d'une foncière d'état pour la construction de logement "haut de gamme" (surtout pas de social) puis gestion agréssive en louant, vendant les appartements le plus cher possible puis réinvestissement , etc...
a écrit le 04/12/2014 à 0:28 :
Surtout, on construit là où il y a déjà des logements, non aux endroits où cela manque à cause d'enveloppes fiscales mal ciblées.
a écrit le 03/12/2014 à 16:26 :
En ile de france, il faudrait peut être un systeme de contingents ou de licences pour tous les logements qui ne sont pas habités par leur propriétaire comme résidence principale. l'ile de france doit choisir entre sa population et ses investisseurs...
Réponse de le 04/12/2014 à 3:04 :
impossible dans un monde capitaliste avec la liberté de l'argent...mais ça marcherait dans une dictature oui.
Réponse de le 04/12/2014 à 10:02 :
Et si on réservait les logements sociaux uniquement à ce qui en ont besoin?
Et si on continuait la décentralisation des services de l'état en province?
Réponse de le 04/12/2014 à 11:05 :
@quotas: surtaxe de 20 % de la taxe habitation pour tout locataire ou propriétaire qui ne justifie pas d un travail ou étude sur paris intramuros ...y a avoir du ménage!
a écrit le 03/12/2014 à 13:27 :
Ce constat est trop général et ne tient pas compte de la forte diversité de densité selon les régions.
Le prix de l'immobilier reflète l'offre et la demande et son évolution depuis les années 2000 le prouve clairement: tandis que région parisienne et sud progressaient fortement, la province connaissait une évolution contrastée. ..
Réponse de le 04/12/2014 à 13:17 :
Evolution contrastée ? Certainement pas sur la période que vous mentionnez ! Depuis 2008-2010, effectivement. Mais avant, le prix ont explosés, partout en France.
Réponse de le 04/12/2014 à 14:32 :
Le prix de l'immobilier reflète l'offre et la demande bien subventionnée, nuance
Réponse de le 05/12/2014 à 17:19 :
Entre 2000 et 2008, la province a fait comme la RP. Depuis 2008, par contre, oui, c'est plus contrasté. Quand à dire que les prix reflètent l'offre et la demande...Pas sur ce marché où l'Etat s'est montré si interventionniste !
Réponse de le 07/12/2014 à 9:53 :
je me pose la question : corruption ?
a écrit le 03/12/2014 à 12:28 :
Les politiciens ont appris à l'Ena que "quand le bâtiment va, tout va...", ce qui devait être vrai pendant les Trente Glorieuses mais ne veut plus rien dire maintenant : le bâtiment ne peut pas créer d'emplois durables, puisque quand un chantier est terminé, il faut en trouver un autre.
Les politiques de soutien à l'immobilier n'ont qu'une seul résultat : faire monter les prix, et il en coûte deux fois plus cher à un français qu'à un allemand pour se loger.
Et, bien entendu, une bonne mesure de Mme Duflot , saluée par la profession, pour liquéfier le foncier, et éventuellement faire baisser les prix, le PLUI, a été retoquée au Sénat.
Réponse de le 04/12/2014 à 3:07 :
C'est faux, c'est pas la politique de soutien à l'immobilier qui fait monter les prix. C'est que les Français veulent tous habiter dans une grande ville, qui sont déjà archi pleines.
Réponse de le 04/12/2014 à 10:04 :
Les prix augmentent pour 2 raisons: les aides à la pierre et l'évolution de la réglementation.
a écrit le 03/12/2014 à 12:22 :
Si l'infrastructure des transports en commun correspondaient réellement aux besoins, plus de logements accessibles au plus grand nombre seraient disponibles.
Réduire les temps de transport entre les périphéries lointaines des grandes villes et ces grands villes, développer les interconnexions, ... iraient dans le bon sens.
a écrit le 03/12/2014 à 12:12 :
La volonté politique de polariser l'emploi en France uniquement sur les très grandes métropoles est en contradiction …
avec des logements existants clairsemés sur tout le territoire national.
a écrit le 03/12/2014 à 10:57 :
Depuis 40 ans, le taux de fécondité de la France est en dessous de 2.1 enfant par femme, la population aurait donc du baisser. Malgré tout, la population "francaise" a augmenté de 15 millions d'habitants. Ces 15 millions de mystérieux nouveaux francais sont nos "Chances Pour la France", et il faut bien les loger ; d'ou la hausse des prix, et le bétonnage des paysages.
Réponse de le 03/12/2014 à 11:41 :
Contre-vérités, c'est bel et bien le solde naturel qui est pour majeure partie dans l'augmentation de la population. Infomez-vous sur le site de l'INSEE par exemple.
a écrit le 03/12/2014 à 9:40 :
Encore un expert qui ne propose aucune solution, mais qui décrit un problème déjà connu, expliqué et détaillé. Surement un fonctionnaire payé par l"argent publique ce Mr Grjebine
a écrit le 03/12/2014 à 9:34 :
En effet, la France ne manque pas de logement ;
Il est un cercle vertueux dont il convient de profiter pleinement, et qui peut être actionné sans délai d'attente.
Il suffira d'encourager les spéculateurs dormants, souvent des héritiers, à remettre leurs biens vacant sur le marché de la location et de la revente ;
La solution passe inévitablement par la suppression des aides aux promoteurs et acheteurs à ces promoteurs cupides,
et de taxer tout le vacant, ce qui incitera les spéculateurs invétérés à rénover et remettre sur le marché leurs biens dormants,
la rénovation va donner du travail aux entreprises du batiment qui vont aisnsi créer des emplois,
ces travaux vont générer des recettes conséquentes de TVA pour l'Etat qui n'aura plus besoin de lancer des constructions de HLM puisque l'afflux massif de ces vacants remis sur le marché va générer une baisse de l'immobilier qui peut atteindre de -25 à - 40 % sur les prix de la bulle immobilière actuelle.
Réponse de le 03/12/2014 à 10:27 :
L’État devrait s'approprier tous les logements vacants sans indemnité aux propriétaires pour les rénover avec l'argent des contribuables.
Réponse de le 03/12/2014 à 10:50 :
Les locaux vacants coûtent très cher aux collectivités locales et à l'Etat puisqu'ils mobilisent aussi des réseaux de routes, ronds points, viabilité, eau, assainissement, électricité, téléphone etc ...
De surcroît les locaux vacants sont par nature un gâchis de terrains puisque les promoteurs estiment qu'ils n'ont pas assez de terrain à bâtir.
Dans ces conditions,
Oui l'Etat et les collectivités locales pourraient aussi préempter les locaux vacants et entreprendre leur remise à niveaux aux frais des propriétaires, et pour ces propriétaires qui rechigneraient, eh bien la saisie des bien se ferait sur fond de contrepartie aux frais de rénovation avancés par l'Etat.
2 Avantages,
- ces solutions éviteraient de gaspiller des terrains agricoles pour faire de nouveaux immeubles et lotissements
- les bâtiments vacants en friches sont polluants et dégradants pour la France touristique, après rénovation, les friches disparaîtraient du paysage.
Réponse de le 03/12/2014 à 11:08 :
@@rénover LEVACANT : l'etat devrait aussi saisir toutes les femmes célibataires et les marier à tous les hommes célibataires ! On se croirait en 1950 en URSS!
Réponse de le 03/12/2014 à 11:32 :
Les pauvres cocos ne connaissent rien à la fiscalité : un droit de préemption ne s exerce que sur la vente d un logement . Oui on peut comme à la bonne époque du bolchevisme mettre aussi un droit d expropriation .
Réponse de le 03/12/2014 à 13:03 :
Il faut exproprier tous les Français sans indemnités puis redistribuer les logements en réservant les plus beaux et les mieux situés aux dirigeants du parti communiste et à ses amis.
Réponse de le 05/12/2014 à 17:20 :
C'est vrai que c'est tellement mieux de n'avoir que le beurre des subventions fiscales !
a écrit le 03/12/2014 à 9:22 :
On oublie qu'avec 50 millions de touristes par an, la France compte des centaines de milliers de résidences secondaires qui sont vides 8 mois par an et faussent les statistiques. Les appartements au ski, les minivillas en méditerranée, les résidences secondaires en Provence, Etc...
a écrit le 03/12/2014 à 8:10 :
On ne manque pas de logements au sens quantitatifs en France, ils sont justes très mal répartis. On en manque cruellement dans les grands bassins d'emplois alors que certains villages et villes moyennes sont désertés. J'habite à la pointe Finistère, si vous pouvez trouvez un emploi je vous trouve quantité de maisons de 150 m2 à Chateaulin par exemple pour 100 000 euros...
Réponse de le 03/12/2014 à 8:45 :
@amarante:+1 Je vais donner un exemple simple : Bordeaux agglomération de 730 000 hab avec comme plus gros bassin d emplois merignac ( dassault 4000 personnes , eads , thales etc ..) .Que chacun regarde sur Google earth ou se trouve ce bassin d emplois : il se trouve à la limite de la grande forêt landaise ( 1 ha =5 000 euros ) . S il y avait le moindre problème de logement il suffirait de modifier le PLU de cette commune pour rendre quelques hectares à bâtir. J affirme : Bordeaux et son agglomération n est pas en zone tendue , tout comme la plupart des grandes villes en France .
a écrit le 03/12/2014 à 7:35 :
Pour construire des logements "sociaux" faut-il que les personnes devant y être logées puissent "payer" un minimum et que cela ne soit pas gratuitement mis à disposition. Or, aujourd'hui, ce qu'indique la Fondation Abbé Pierre c'est qu'il y a 800 000 personnes (environ 300 000 familles) qui n'ont pas de toit parce qu'il leur est impossible de payer quoique ce soit déjà qu'elles ne mangent pas à leur faim.
Autre problématique est la fameuse RTAA 2012 et les normes handicapé, sans pointer du doigt sur ces personnes, un WC doit être de la même surface qu'une chambre et le système de ventilation demande un doublement des conduites. Une construction neuve revient aujourd'hui par rapport au même il y a 10 ans 2,5 fois plus cher.
Le coût de construction est plus que doublé et le locataire ne peux pas payer un euro de loyer donc il ne manque pas de loyer mais l'Etat doit faire le nécessaire pour payer "au juste prix" les logements que ces personnes ne peuvent payer.
a écrit le 03/12/2014 à 6:04 :
pour un couple séparé il est distribué 2 logements.!!!!!! le luxe pour peu de loyer. dans ces conditions on ne peut pas s'en sortir
a écrit le 03/12/2014 à 5:26 :
L'immobilier est beaucoup trop taxé (taxes foncières, taxes sur la plus value, impôts sur les loyers etc etc) et aussi beaucoup trop cher à l'achat pour les mêmes raisons (50% du prix d'un logement neuf est du aux taxes et impôts en France - exemple les charges sur salaire qui pèsent sur le secteur du bâtiment etc). Supprimons les taxes et impôts sur l'immobilier et la construction repartira de plus belle, si vraiment il faut finir de bétonner ce pays.
Les investisseurs ne veulent plus investir dans l'immobilier en France à cause de toutes ces taxes et contraintes (difficulté de coller les mauvais payeurs dehors etc), sans parler des lois et de la fiscalité qui changent tout le temps... Quant au particulier qui souhaite acheter sa résidence principale idem, s'endetter sur 30 ans pour acheter un bien dont il sait que sa valeur ne fera que baisser du fait de la situation économique catastrophique de ce pays, évidement il hésite...
a écrit le 03/12/2014 à 5:10 :
Il y a pénurie de logements SOCIAUX pour accueillir les 250 000 bouches inutiles que nous nous accueillons chaque année, mais pour le Français qui bosse et qui veut acheter ou louer un logement, ce n'est pas les offres qui manquent.
A noter cependant qu'au niveau de la location les APL ont fait terriblement grimpé les loyers et qu'il vaudrait mieux supprimer cette aide afin que le prix des loyers s'adaptent aux salaires net réels des Français.
Réponse de le 03/12/2014 à 9:12 :
Après votre apéro vous voudrez bien nous expliquer qui sont ces "250000 bouches inutiles".
a écrit le 03/12/2014 à 5:07 :
Pour loger qui?
a écrit le 03/12/2014 à 1:55 :
Normal, la France est un pays centralisé, y a paris et puis le désert autours !!
Tous les emplois sont à Paris.
Tout le monde veut habiter à Paris.
Ce pays est fini...
Réponse de le 03/12/2014 à 10:13 :
@paris ..Ce n est pas grave qu ils vivent entre eux , ce qui est grave est qu ils imposent des lois stupides à l image de la rte2012 : en province et dans les villages beaucoup se chauffent au bois , interdit dans la norme rte2012 ( sauf régulation automatique et thermostats) ..je préfère en rire . Hier j ai eu droit à une visite d un fonctionnaire pour contrôle de ma fosse septique : je rigole moins quand je paye mes impôts .
a écrit le 02/12/2014 à 22:37 :
Trois actions à mener : d'abord le télétravail et l'implantation de sites multi-entreprises en zone rurale car nous sommes à l'ère des telecoms et de l'entreprise digitale, ensuite l'aide à l'accession à la propriété pour les familles modestes dans ces zones justement où le terrain est moins cher et peut-être remboursé aux communes après le prêt de construction, enfin une inversion des flux pour le logement aidé (c'est l'administration qui choisit le logement dans le parc privé ou HLM et c'est elle qui encaisse un loyer croissant avec le revenu en a + b*r). Par contre il faut arrêter l'aide à l'investissement locatif qui est très coûteux et ne sert pas à grand chose.
Réponse de le 03/12/2014 à 1:56 :
tu vas construire des routes, des maisons, cultiver des champs avec le télétravail ? LOL !
a écrit le 02/12/2014 à 22:20 :
Analyse tres pretinente, ca nous change de l'emotion habituelle faisant rimer logement avec crise ou meme CRISE.
a écrit le 02/12/2014 à 21:32 :
C'est début 2000 qu'on a organisé l'explosion des logements. Depuis on sort 800 000 jeunes de va vie active et on fait 300 000 logements... regardez dans le métro le nombre de non logés! L'Etat sème le chaos et fait augmenter les loyer!
a écrit le 02/12/2014 à 21:04 :
Il y a des logements vacants dans les villages ruraux à des prix tout à fait abordable ; mais qui veut vivre dans des villages oû il n'y a plus un commerce.
Réponse de le 02/12/2014 à 21:10 :
Il y a des logement vacants dans les villages ruraux mais il n'y a pas d'emplois dans ces villages ni a coté d'ailleurs .
Réponse de le 02/12/2014 à 21:32 :
suppression des allocations dans les villes de plus de 5 000 habitants.
===> Aménagement immédiat du territoire !!
Réponse de le 03/12/2014 à 13:39 :
@economyatouprix: Tout juste. C'est aussi simple que ça mais personne n'a le courage de le dire. En attendant, on laisse les gens (surtout ceux qui n'ont pas ou peu de revenus) s'agglutiner autour des grandes villes et venir ensuite pleurer pour des logements sociaux ou des nuits d'hotel qui nous coutent une fortune. Aucune vision, aucun bon sens tandis qu'il y a des logements vacants dans des zones moins denses qui manquent justement de bonnes âmes pour lancer des activités / reprendre des commerces. A quand une politique pragmatique avec de réels "devoirs" pour ceux qui réclament leurs "droits" ? Ca éviterait aussi les département surpeuplés et d'autres en perdition.
a écrit le 02/12/2014 à 20:14 :
Autre cause croissante de la pénurie de logement: l'explosion des divorces.
Là où auparavant une famille "traditionnelle" (pour ne pas dire historique) tenait dans un grand ou moyen logement, les deux parents divorces voudront chacun avoir un logement suffisamment grand pour accueillir leurs progénitures même s'ils en n'ont pas la garde (or vacance et weekend sur deux).
Et avec les familles "recomposées" avec gamins de différents lits et qui ne sont pas en permanence dans le même domicile (de véritable sans domicile fixe !), la surface nécéssaire s'accroit aussi, ce qui augmente donc la pression dans la demande de logement.

Le seul avantage avec le divorce de masse, c'est que ça provoque souvent des ventes contraintes et donc à prix cassé ...
Réponse de le 04/12/2014 à 13:16 :
J'aime beaucoup ce genre d'analyse...Parce qu'en Allemagne (cité dans l'article) ou ailleurs en Europe, on ne divorce pas ? Ou alors ils divorcent et ils restent sous le même toit ? Finalement, on peut tout expliquer, les lieux communs ont la peau dure...
a écrit le 02/12/2014 à 19:53 :
Il est évident que les aides au logement ont été entièrement absorbées par les propriétaires. On augmente artificiellement la solvabilité des locataires, ce qui permet aux bailleurs d'en demander toujours un peu plus, ce qui maintient un marché à la vente artificiellement haut... Il faut arrêter la politique du pompier. Il faut se reconcentrer sur les aides à la pierre, avec la construction de logements neufs et la réhabilitation du parc ancien. Bien sûr, si on fait ça, l'immobilier perd sûrement 20% du jour au lendemain... Mais si vous êtes propriétaire, votre bien vaut moins, mais le bien que vous voudrez achetez aussi... Les perdants en revanche: les propriétaires bailleurs... En même temps, vu la bulle des années 2000, ça ne représentera qu'une simple correction
Réponse de le 03/12/2014 à 6:52 :
@blucht : il faudrait m expliquer pourqoui le propriétaire bailleur est perdant? Vous croyez peut être que tous les matins je fais une estimation de mon bien loué et je calcule une rentabilité ( virtuelle)? Les aides fiscales aux propriétaires dans les faits n existent plus ..Le duflot très ciblé est 4 milliards sur les 40 milliards distribué par l état dont 16 milliards d APL ( AfS etc. .) . L article qui reprend l étude de ce jeune économiste est orienté : parler de dépenses de l etat sans parler des recettes perçues pour le logement ( 60 milliards?) est orienté . Le vrai problème du logement en France est l hyper centralisation sur Paris avec 14 % de logements vaquants , 5 % bordeaux ou toulouse par exemple, alors j insiste Paris n est pas cher !! Rappelons par exemple que l immigration officielle a été de 258 000 en 2013 , rien de scandaleux , sauf que plus de 40 % d immigres se sont installés en RP .
Réponse de le 04/12/2014 à 13:24 :
Et combien ça coûte / rapporte à la nation ? Oui, la nation, pas l'Etat. Parce que si le solde est positif pour l'Etat (et encore j'ai du mal à croire que l'on ne justifie pas ainsi le support des sci de nos députés), l'est il pour la nation, sous entedu, combien ça coûte aux secteur privé, aux ménages, etc cet immobilier cher ? Si l'on récupère 20 milliards pour en redistribuer 40 à cause du chômage et des investissements humains et technique non réalisés, je vois pas en quoi c'est bon pour la France. Bref, l'Etat et la nation, ce n'est pas la même chose, et le marché immobilier nest pas "étanche" : le fric vient de quelque part et quand il va à un endroit, ben il est pas ailleurs (dommag d'ailleurs qe la pièce un euro dans ma poche n'ait pas le don d'ubiquité !)
a écrit le 02/12/2014 à 19:31 :
Dans une chronique intitulée :" LA QUALITE DE VIE DANS LES TERRITOIRES FRANÇAIS REVELATRICE D’UNE NECESSAIRE SOLIDARITE INTER-REGIONALE" la webradio webtv indépendante AWI expliquait en quoi le problème du logement directement lié à l'activité économique faisait appel à un nouveau mode d'aménagement des territoires.
a écrit le 02/12/2014 à 17:25 :
Depuis le temps qu'on le dit...Tout est là. Après, est ce une bonne chose de ne pas vouloir laisser le marché s'assainir ? Est on obligé de toujours reporter sur la législature suivante, sachant que le trou par dessus lequel il faut passer s'agrandit au fur et à mesure que l'on recule ?
a écrit le 02/12/2014 à 16:52 :
Probablement plus un problème d'adéquation avec la demande et de prix trop élevé pour nombre de petits salaires. Dans ma ville (plus de 100 000 habitants), je crois n'avoir jamais vu autant de pancartes à vendre ou à louer accrochées aux fenêtres.
a écrit le 02/12/2014 à 16:22 :
Il faut s'intéresser aux travaux du géographe Christophe Guilluy pour répondre à cette question. 570 logements pour mille habitants ne veut rien dire. Il existe des villages et des petites villes desindustrialisées où la moitié des logements sont vacants, à vendre ou à louer, alors que dans les grands bassins d'emplois la situation est très tendue (et personne ne veut pu ne peut plus y vivre). Cette n'apporte absolument aucune indication, au même titre que le prix du m2 moyen en France.
Réponse de le 04/12/2014 à 13:26 :
Si, cela prouve que ça ne valait pas la peine de sponsoriser (perfuser ?) à grands coups de milliards un secteur pour un résultat aussi déplorable.
a écrit le 02/12/2014 à 16:06 :
Mensonge de 10ans de droite communiste. Je suis pour un immo liberal capitaliste. Non soutenu par l argent des contribuables comme sous les pires moment du communisme francais y a a peine 2 ans.
a écrit le 02/12/2014 à 15:46 :
Et l'on reparle des logements vacants... Quand nos dirigeants comprendront enfin que la fiscalité subie par les petits bailleurs (entre 1 et 3 logements en location) les décourage de mettre leur bien en location, nous aurons fait un grand pas! Je vous cite mon cas comme exemple. 1 appartement en location, rapport net 6000 € (loyers perçus - intérêts des emprunts et charges diverses), un peu lus de 900 euros de CSG, et 2100 € d' IRPP, soit une ressource nette de 3000 €... Cherchez l'erreur! Conclusion, à la fin du bail en cours, je reprends possession de mon bien, je le remet en état (et bien oui, le locataire n'ayant pas en plus rempli ses obligations!), et je le mettrais en location saisonnière, pouvant en ce cas bénéficier d'un abattement minimal de 50 % sur les montants perçus...

En résumé, réviser la fiscalité des petits propriétaires bailleurs, cesser de surprotéger les locataires au détriment des propriétaires, et le nombre de logements disponibles à la location remontera!

Nous sommes vraiment dirigés par des incapables...
Réponse de le 02/12/2014 à 19:44 :
Certes les revenus locatifs ne sont pas toujours ceux espérés (3 à 4.5% en net), et dépendent entre autres de votre locataire (fort turn over ou non, impayés, entretien..). Néanmoins, vous oubliez de dire que votre appartement prend chaque année ou presque de la valeur sans que vous ne fassiez rien... Quelles autres placements financiers vous assurent 3 à 4.5% de rendement sans risques??
Pour moi, si vous conservez votre patrimoine à des seules fins spéculatives, sans louer, nourrissant ainsi la bulle (pénurie du logement..) alors sans doute faudra t il voter un nouvel impôt sur les logements vacants comme cela a été fait/renforcé pour les terrains à bâtir!
Réponse de le 03/12/2014 à 10:14 :
La valeur que prend votre bien au cours des années est mangé par les taxes sur les plus-valus. Rendement sans risque ? Vous avez des frais de dégradation à payer, des frais de syndic, des taxes qui s'empilent. Si vous louez, vous devez payer des assurances, des frais de gestion des locataires, les frais de mise aux normes... Dire qu'il n'y a pas de risque en immobilier est absurde. Demandez à ceux qui subissent les catastrophes naturelles actuellement...
a écrit le 02/12/2014 à 14:51 :
Logement.
Comment sont hébergés les économiquement pauvres????
Dans toutes les banlieues de nos grandes villes,nous avons des bidonvilles qui ne disent pas leurs noms,car regroupés sous le label marchand de sommeil§§§§
Alors oui,il faut relancer la construction en preamptant les terrains,taudis et autres lieux à l'abandon?
a écrit le 02/12/2014 à 14:50 :
1. Les statistiques nationales sur le nombre de logement pour 1000 habitants masquent les disparités locales : il est difficile de se loger à Paris, très facile dans certaines bourgades de province qui se dépeuplent... Bref les logements ne sont pas toujours là où sont les gens qui en auraient besoin et peut-être pourrait-on aider des personnes dont le métier pourrait s'exercer dans des zones moins tendus à s'y installer.
2.Pourquoi manque-t-il de logements pour les plus pauvres ? Ne serait-ce pas une conséquence d'un manque de justice en cas d'impayés, de dégradation et de troubles du voisinage ainsi que de l'impossibilité pour le propriétaire de connaître les antécédents locatifs d'un locataire potentiel (à moins que tous deux se connaissent bien) ? Il me semble qu'au lieu de fournir des réductions d'impôts pour l'investissement locatif, l'Etat ferait mieux d'investir dans la justice et la transparence pour que cet investissement présente des risques minimes, même quand il est destiné aux plus pauvres.
Réponse de le 11/02/2015 à 17:12 :
Je pense pas que ça soit un manque de justice en cas d'impayés. Je pense que c'est surtout que les plus pauvres ne peuvent pas se payer les logements dont ils ont besoin. Les plus pauvres n'ont pas le "luxe" de vivre en province, ils trouvent du travail (précaire) uniquement dans des zones super denses aux loyers exorbitants. Ils sont obligé de se taper 4h de trajet par jour. Il n'y a pas de travail là où il y a des logements à des prix décents !
Et puis bon... il faut aussi voir les infrastructures et le territoire en région parisienne... C'est tellement petit, tout est concentré dans Paris Intra muros, les transports de banlieue à banlieue sont quasi inexistant, en dehors du métro point de salut... On en vient à habiter à Lille pour travailler à Paris ! Il vaut mieux payer un abonnement SNCF mensuel que de payer un loyer sur Paris ?! En soi, pourquoi pas, mais je suis pas sûr qu'on retrouve le même comportement chez nos voisins.
Il faut délocaliser en province ! Créer des infrastructure de transport pour faciliter le déploiement économique en province et favoriser les connexions. Créer des nouveaux "pôles".
Le problème c'est pas l'offre, les logements ou leur prix, les logements il y en a assez, le problème c'est leur prix et il ne reflètent que la demande. C'est sur la demande qu'il faut travailler!
a écrit le 02/12/2014 à 14:32 :
si les 2.64 millions de logement vides étaient loués et habités, cela ne changerait le ratio pour mille habitant que de 4 logement pour mille... donc cela ne changerait rien ou presque.......

le problème est donc ailleurs.........

soit de très grand logement pour des foyers.. d'une personne..... soit une mauvaise répartirtionn de l'hbaitat.... ce qui est plus probable

pour information, les loyer sont très encadrés en allemagne depuis longtemps....... le prix de la construction moins cher.....; et il y a moins de mal logés... cherchez la cohérence......

pendant ce temps la, depuis 20 ans.... et la loi bessonn de 1995... nos promoteurs surfent sur la défiscalisation avec des marges éhontées...... et aucun effort d'innovation dans la construction....
a écrit le 02/12/2014 à 14:13 :
pour voir s'il manque de logements ft compter les gens sous les ponts.... pour le reste c'est plutot une inedaquation...
a écrit le 02/12/2014 à 14:13 :
là comme ailleurs, il faut être drastique sur les règles: un HLM n'est pas donné à vie! combien de millions de couples cinquantenaire ou soixantenaire qui sont toujours restés dans "leur "appartement? ils ont été augmenté sans cesse,n'ont plus de gamin: fini le 4 pièces à 400€, pas compliqué. Que les politiques sociales profitent à ceux qui en ont vraiment besoin et nous autres démerdons nous, on paiera moins d'impôt in fine.
Réponse de le 11/02/2015 à 16:53 :
On devrait carrement arrêter les HLM et "juste" faire plus d'APL. ça permettrait une meilleure mixité sociale et on aurait pas à avoir de scrupules pour les locataires d'HLM qu'on ne veut pas virer.
a écrit le 02/12/2014 à 14:09 :
La comparaison de l'immobilier Français avec d'autres pays européen est encore biaisée. Il n'est absolument pas mentionné le grand écart de fiscalité. Les propriétaires immobiliers Français sont obligés de répercuter sur le prix de location le montant incompressible des taxes. Les logements pour les pauvres sont donc moins rentables car les aides au logement ne compensent pas ces taxes.
Réponse de le 02/12/2014 à 15:32 :
Vous voulez dire qu'en France l'immobilier est une enorme niche fiscale. Passer par exemple a 2-3% de la valeur du marche sera un premier pas........
a écrit le 02/12/2014 à 14:02 :
Aucun problème de manque de logement en France, juste une mauvaise répartition, causée par l'ultra centralisation.
a écrit le 02/12/2014 à 13:58 :
Seul problème le prix. Faut doubler voir tripler les impôts sur les logements vides....
Réponse de le 02/12/2014 à 14:43 :
Mais comment savoir qu'il est vide ? Ce que vous proposez est ingérable, comme tout ce que décide ce gouvernement depuis 2 ans...
Réponse de le 02/12/2014 à 14:48 :
Mais non, cela ne fait plaisir à personne de laisser son logement vide !
Il n'est souvent vide parce que l'Etat est complètement absent quand il s'agit de faire respected la loi et procéder à des expulsions immédiates. Que chacun joue son rôle et le marché se dégrippera tout seul.
a écrit le 02/12/2014 à 13:55 :
Article bâclé! Bien sur qu'il y a des logements, mais pas dans les zones tendues. Essayez de trouver un logement à Paris, même en gagnant 6 000 € par mois c'est compliqué. Le problème est que la plupart des emplois sont regroupés dans de très petites zones. Au lieu de donner des APL, l'état ferait mieux d'inciter les entreprises et les administrations à s'installer ailleurs qu'à Paris/Lyon/Toulouse/Bordeaux/Rennes et de coloniser des petites villes et de limiter les allocations chômage pour obliger les gens à déménager. Mais pour cela, encore faudrait-il avoir une vision à long terme (une vision tout court d'ailleurs). Cela s'appelle de l'aménagement du territoire et c'est une compétence régalienne.
Réponse de le 02/12/2014 à 14:48 :
C'est exactement ça mais c'est ce que l'on appelle le centralisme français. Prenons l'Allemagne, ayant de grands pôles métropolitains , la pression de l'immobilier est répartie sur plusieurs zones et non sur une comme en France. Mais le problème c'est que les centres décisionnels des grandes entreprises veulent rester à Paris pour être plus proche du pouvoir d'autant que beaucoup de Top managers sont originaires de la region parisienne et ne voudraient en aucun lieu se "perdre" en province. Mince mais les magasins ne sont pas ouverts ici le dimanche, oh la boulangerie n'est pas ouverte jusqu'à 21h, mince je dois prendre la voiture pour me rendre au travail etc...
Réponse de le 11/02/2015 à 16:58 :
Ce n'est pas vraiment un problème, si fiscalement ça vaut mieux d'être en province, les top manager prendront plus le train et puis c'est tout ! Et puis les centres décisionnels c'est pas toute l'entreprise ! Quant à se perdre en province, tous les parisiens qui sont allé en province justement ne reviendrais pour rien à Paris ! Et en province, le fait que tout ne soit pas ouvert tout le temps, ce n'est pas gênant puisqu'on perds moins son temps dans les transports et que souvent tout est regroupé alors qu'à paris tout est éparpillé.
Et puis si on met plus d'activité économique en province, on y met aussi plus de moyens, donc plus de transports et ainsi de suite...
a écrit le 02/12/2014 à 13:39 :
C'est exact, la france regorge de logements immédiatement disponibles, il suffit de remettre sur le marché tout le vacant des héritiers et de tous les spéculateurs invétérés,
solution :
taxer très très lourdement tout le vacant
ainsi les spéculateurs auront 2 choix :
soit rénover, donner du travail aux entreprises qui créeront des emplois, pour remettre sur le marché leurs biens à louer ou à vendre
soit payer les très très lourdes taxes
pour l'Etat, ce sera tout bénéfices et le désenttement assuré.
dans les 2 cas ce sera des rentrés d'argent
et la bulle immoblière explosera sous l'afflux mlassifs de biens à louer et à vendre.
a écrit le 02/12/2014 à 13:36 :
La France cultive les pauvres et en fait venir . C'est dans les gènes crochus de la gauche !
Réponse de le 02/12/2014 à 13:56 :
De la quoi ? La politique de Hollande est plus libérale que celle de Sarkozy, alors on oublie le mot "gauche", SVP.
Réponse de le 02/12/2014 à 22:49 :
Libéral n'a jamais voulu dire "de droite". Macron et Valls sont des libéraux de gauche et Sarkozy est un pur bonapartiste...
Réponse de le 03/12/2014 à 5:15 :
Hollande, Sarko et leurs semblables ne sont ni de gauche ni de droite, ils n'ont aucune conviction personnelle et ils sont là uniquement pour exécuter le Plan des "élites" euro-mondialistes (banques, grandes entreprises transnationales...). Le régime dans lequel nous vivons cumule pour le citoyen de base qui est pris en étau, les pires côtés du collectivisme et les pires de l'ultra-libéralisme. C'est un système hybride en réalité et il serait temps d'inventer le terme qui lui correspond. Je propose de l'appeler le socialo-capitalisme mondialisé :D
a écrit le 02/12/2014 à 13:23 :
bien évidement qu'on ne manque pas de logements en France, je ne vois pas des millions de gens dormir dehors dans des cartons.;ce chiffre bidon que nous colportent les lobby pour obtenir encore plus de subventions, et les boomers pour justifier leurs prix de vente bullesques....taxons très fortement les logements vacants et on les verra surgir de partout comme des champignons....ceci étant, sur les prix actuels les jeunes ne peuvent se loger, et les boomers étant désormais nets vendeurs, la seule variable d'ajustement sera donc le prix ...a la baisse ! game over les winners de l'immo qui monte jusqu'au ciel.....la fiscalité finira de les achever selon moi.
a écrit le 02/12/2014 à 13:14 :
En France il ne manque pas de logement, mais ce pseudo argument est martelé par le lobby de la construction pour demander encore des aides. Qui aura pour conséquence de continuer à faire monter les prix en supportant la spéculation.
a écrit le 02/12/2014 à 13:14 :
non on ne manque pas de logements mais les biens immobiliers sont détenus par une minorité personnes qui ont investis massivement dans les années 1990 pour pouvoir revendre en faisant une belle plus value ou alors les logements sont vides
a écrit le 02/12/2014 à 13:10 :
Que l'Etat manque sa cible dans l'immobilier n'est pas une surprise ! C'est un théorème général que l'Etat soit le plus mauvais gestionnaire et que l'économie dirigée soit décevante...
a écrit le 02/12/2014 à 13:05 :
le titre n'est un exemple en flagant délit de néoplasme ha ha
a écrit le 02/12/2014 à 13:00 :
La réponse se trouve dans la question: bien sur que non! Voyons plutot à coté de Guéret préfecture de la Creuse on trouve des apparts à louer 10/12 euros par m2 /par mois
Réponse de le 02/12/2014 à 13:11 :
Certainement, mais qui a envie de s'installer à Guéret?
Réponse de le 02/12/2014 à 17:16 :
Faut-il avoir honte d'habiter Guéret et en générale la province Française?
Réponse de le 03/12/2014 à 11:39 :
C'est cher pour Guéret !
a écrit le 02/12/2014 à 12:56 :
Question :
Le rapport nombre de logement/ habitant est il pertinent ? Plutôt que celui du nombre de logement/ nombre de foyer ? avec de plus prise en compte des personnes par foyer
De plus ne faut il pas soustraire les résidences secondaires, plus nombreuse en France que dans d’autre pays, pour avoir par zone géographique les surplus et manques statistiquement pertinent
Réponse de le 02/12/2014 à 13:06 :
Rien à ajouter. L'impact résidences secondaires (y compris dans Paris) est important en France.

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