Affaire Apollonia : 1 milliard d'euros de préjudice et des mises en examen en série

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Une 16ème mise en examen vient d'intervenir dans le cadre de l'affaire Apollonia, une société proposant des produits de défiscalisation immobilière, qui aurait fait près de 500 victimes.

Un cadre marseillais du courtier en crédit Cafpi a été mis en examen dans l'affaire Apollonia , une société ayant proposé des produits de défiscalisation immobilière accusée aujourd'hui d'escroquerie. Selon l'AFP, il s'agit du responsable de Cafpi Défiscalisation pour le sud de la France, William Elbaze.

Les enquêteurs remontent peu à peu la piste: après avoir mis en examen en février 2009 le patron d'Apollonia Jacques Badache, six gérant et commerciaux de la société, puis des responsables et secrétaires de la société de la société de gestion de patrimoine Apollonia, et des notaires, ils s'occupent de ceux qui ont aidé à financer les victimes. En effet, ces invertisseurs particuliers avaient souscrit 10 emprunts en moyenne chacun afin de pouvoir acquérir le ou les biens immobilier en défiscalisation!

Selon Maître Jacques Gobert, avocat des victimes cité par l'AFP, "la prochaine étape, ce sera les banques". Le Crédit mutuel, le Crédit agricole et la BNP font partie, selon lui, des banques ayant accordé des prêts via Cafpi dans cette affaire.

William Elbaze est la 16e personne impliquée dans cette affaire. Il est mis en examen pour escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, exercice illégal de la prontefession d'irmédiaire bancaire et abus de confiance. Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'exercer et caution de 50.000 euros. "La société Apollonia s'était interposée entre les clients et Cafpi, alors que celui-ci, en tant que courtier en crédits immobiliers, aurait dû être en contact direct avec les clients, comme le stipule le code monétaire et financier", a expliqué à l'AFP Me Jacques Gobert, avocat des victimes.

Selon l'AFP, Apollonia promettait à ses clients que l'achat du logement meublé serait financièrement neutres, les loyers venant compenser les mensualités de l'emprunt. "Nous nous sommes amusé à réaliser des simulations sur la base des prix de vente et des chiffres sortis dans la presse. Pour compenser l'emprunt, il aurait fallu que les loyers rapportent grosso modo entre 5000 et 7000 euros par mois. J'ignore comment ils s'y prenaient pour afficher des simulations financières aussi optimistes" s'affole un professionnel du secteur interrogé par La Tribune.

Logiqumenent, les investisseurs ont dû faire face à des remboursements sans commune mesure avec les revenus des loyers (les logements étant en outre restés parfois vacants). Au total, le préjudice est estimé selon l'AFP à plus d'un milliard d'euros.

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Commentaires
a écrit le 10/02/2011 à 9:44 :
Bonjour,

Je suis d'accord avec HOOVER, le problème réside bien dans le fait que CAFPI n'intègre que des Agents commerciaux. Non seulement incompatible avec l'activité d'IOB mais difficilement traçable. On touche ici le point noir de CAFPI.
a écrit le 10/02/2011 à 0:04 :
En fait William Elbaz est agent Co de CAFPI. Un statut interdit pour être courtier crédit ce que CAFPI sait depuis longtemps.
En fait il n'y a aucun contrôle.
CAFPI qui a 1000 agents Co doit mettre à plat tout son système juridique............
Réponse de le 27/02/2011 à 22:02 :
@ hoover

Ils se sont permis trop de légerté juridiquement et sont trop laxistes.
a écrit le 08/02/2011 à 22:42 :
Ce salarié de CAFPI ne semble qu'être un fusible........
quand on connait le montant des honoraires et frais pris par la CAFPI sur chaque dossier de prêt en + de la commission qui leur est versée par la banque, c'est entre 2 et 3 % des sommes empruntées qui sont partie directement sur les comptes de la CAFPI.
10 millions d'euros..........+ ? le saurons nous un jour..

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