L'encadrement des loyers arrive à Lille en février 2017

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L'encadrement des loyers entre en vigueur à Lille dès le 1er février 2017.
L'encadrement des loyers entre en vigueur à Lille dès le 1er février 2017. (Crédits : Maelick / Flickr)
Lutter contre la hausse immodérée des loyers était une des promesse de campagne de François Hollande. Adopté dans le cadre de la Loi Alur en 2014, puis instauré à Paris le 1er août 2015, l'encadrement des loyers va être mis en place à Lille dans quelques semaines.

A qui le tour ? Après avoir été envisagé au niveau national, puis uniquement à Paris, l'encadrement des loyers va être mis en place à Lille en février prochain, comme l'a annoncé la ministre du Logement Emmanuelle Cosse vendredi lors d'une conférence de presse conjointe avec Martine Aubry, maire de la ville des Hauts-de-France. Le préfet du Nord va "signer l'arrêté d'encadrement des loyers à partir du 1er février 2017", a précisé Emmanuelle Cosse.

Lille rejoint donc Paris, qui a instauré ce dispositif depuis le 1er août 2015. Prévu par la loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (Alur) du 24 mars 2014, l'encadrement des loyers se base sur un système de loyer de référence et de loyer maximum autorisé. Ces deux montants diffèrent selon le secteur dans lequel le logement est situé et selon ses caractéristiques : superficie, nombre de pièces, année de construction, etc. Le loyer maximum autorisé est déterminé en fonction du loyer de référence, en étant supérieur de 20%. Le gouvernement avait lancé une plateforme publique en ligne à la fin du mois de juillet permettant aux locataires de déterminer si leur loyer est dans les clous prévu par la loi. Elle fonctionne désormais aussi pour Lille.

Lire aussi : Votre loyer est trop élevé ? Vérifiez grâce au site lancé par Emmanuelle Cosse

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Commentaires
a écrit le 19/12/2016 à 4:54 :
Lille est une ville socialiste avec martine Aubry. La mesure sera applicable en fevrier. La droite ayant de bonne chance de gagner les elections en 2017, cela devrait etre abrogé dans les mois suivants. Bref une mesure temporaire. Donc en gros faites comme a Paris ne l'appliquait pas, pour quelques mois ca ne se verra pas
a écrit le 18/12/2016 à 9:36 :
Comme le disait Winston Churchill, il y a deux moyens de détruire une ville.
1 / les bombardements
2 / Encadrer es loyers.
Mais pour ce dernier point, c'est plus long.
Réponse de le 19/12/2016 à 8:03 :
Mais y en a des millions de fausses citations comme la vôtre , qui n'est pas de Churchill.... "Je ne vais pas perdre mon temps à rencontrer un président qui ne le sera plus dans six mois"...
Réponse de le 19/12/2016 à 11:50 :
En voilà une vérifiée:
"“Le socialisme est une philosophie de l’échec, un principe de l’ignorance et l’évangile de la jalousie.”
Réponse de le 21/12/2016 à 9:05 :
D'abord tu commences avec une fausse citation et après tu en sors une vraie ? Tiens en voilà des citations vraies :

"Le libéralisme contemporain profite aux riches ; et à personne d'autre."
Gilbert Keith Chesterton - 1874-1936 - Utopia of Usurers

“L'avarice est le châtiment des riches.” Proverbe oriental

"La crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres."
Citation de Coluche ; Le chômeur (1986)
a écrit le 16/12/2016 à 22:02 :
Lille est une ville de taille assez modeste dans une très grosse agglo de plus de 1 million d'habitants. La mesure est donc avant tout cosmétique. Par ailleurs à cause notamment du niveau faramineux des impôts locaux notamment fonciers dans la ville de Lille la rentabilité locative y est plutôt faible.
Par ailleurs la mesure pourrait être facilement attaquée en raison de la rupture d'égalité entre bailleurs de la ville de Lille et ceux des communes limitrophes souvent très attrayantes comme Lambersart ou Marcq en Baroeul qui elles ne seront pas soumises à cet encadrement. La ville même de Lille est dans une certaine mesure comparable à Paris : pour pouvoir y vivre il faut soit être riche, soit très aidé, les choix politiques de la mairie sont en train de la vider de ses classes moyennes.
Si on veut VRAIMENT lutter contre la cherté des loyers il n'y a pas 36 solutions, il faut créer de l'offre de logements locatifs, en construisant, mais surtout en incitant les propriétaires de logements vacants à les remettre sur le marché en rééquilibrant les rapports locataires/bailleurs, par exemple en cessant de surprotéger les locataires en place. Quand un bailleur se retrouve, du fait de l'extrême difficulté à obtenir unne expulsion, avec des milliers d'€ d'impayés, autant de frais de justice et un logement souvent dégradé par le locataire mauvais payeur, peu étonnant qu'il ne soit plus disposé à relouer.
Réponse de le 17/12/2016 à 13:13 :
pour ce qui est du déficit de droits entre bailleur et locataire, même la fondation de l'Abbé Pierre a reconnu récemment que le petit bailleur devait être mieux protégé : puisse Madame Cosse les entendre et proposer d'autres mesures que le solibail qui n'est pas une mesure adaptée contre la vacance. Le bailleur doit pouvoir choisir son locataire et être protégé de la mauvaise foi !.
Réponse de le 20/12/2016 à 15:49 :
Le bailleur doit aussi se sortir les doigts du derrière et ne pas compter sur les locataires pour luiassurer son train de vie, bref, mettre des loyers décents, ça ira déjà mieux.
a écrit le 16/12/2016 à 19:54 :
Histoire de fou, je loue des appart 750 euros en Province soit 5000 francs, soit 10 fois le salaire moyen en Thailande par exemple.
Avec 2000 euros de salaire mensuel, je ne pourrai louer aucun de mes appart sans la caution d'un retraité de ma famille.
Attention sur 750 euros, c'est bourré de taxes qui reviennent à l'état.
Du n'importe quoi à la Française, tout cela est démesuré, il est temps de retrouver une organisation plus simple.
Réponse de le 17/12/2016 à 12:05 :
Vous vous trompez de cible. Si les prix de l immobilier sont démesurés en France, c'est à cause des rentiers dont vous faites apparement partie. Comment justifier une telle explosion des prix au début des années 00? Par la hausse des taxes??! Lol
Réponse de le 18/12/2016 à 22:41 :
@niko: les prix sont tributaries de l'offre et de la demande. Si tu vas aux fins fonds de la Creuse, je suis persuadé que tu vas trouver des logements pas chers. Le problème, c'est que les gens veulent le beurre et l'argent du beurre, voire aussi la crémière en prime. Si on veut vivre à Paris, par exemple, il faut aussi en assumer les conséquences :-)
Réponse de le 19/12/2016 à 9:02 :
@Patrickb

"les prix sont tributaries de l'offre et de la demande"
C'est à se demander ce qui s'est passé entre l'extinction des dinosaures et l'an 1997. Probablement qu'à cette période, personne ne voulait habiter en ville. D'où la faible demande qui selon vous justifierait les prix raisonnés.
Puis, entre 1997 et 2016, des hordes de millions de gens qui voulaient tous habiter en ville ont débarqué sur notre planète, causant ainsi un triplement voire quadruplement des prix dans les grandes villes.
Ca se tient... ou pas.

"Si tu vas aux fins fonds de la Creuse, je suis persuadé que tu vas trouver des logements pas chers. Le problème, c'est que les gens veulent le beurre et l'argent du beurre, voire aussi la crémière en prime."
Ce que vous appelez "le beurre et l'argent du beurre" porte aussi un autre nom : faire carrière, espérer réaliser une ascension sociale, faire en sorte que nos diplômes d'ingénieur et autres qualifications servent d'autre chose que de papier toilette, espérer trouver un job, voire, soyons fous, fonder une famille et avoir une école, une maternité, une crèche et autres "futilités" à moins de 100km de chez nous. Arrêter de détruire la planète en prenant notre sacro-sainte bagnole pour le moindre déplacement ou la moindre petite course. Ca semble futile, effectivement.

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