L'Île-de-France moteur du marché de l'immobilier en France

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Le nombre de mises en chantier de logements en île-de-France est en hausse de 18 %.
Le nombre de mises en chantier de logements en île-de-France est en hausse de 18 %. (Crédits : CC0 Public Domain)
La bonne année 2015 réalisée par l'immobilier en France provient des performances du marché francilien, notamment dans le neuf.

Que ce soit dans le neuf ou dans l'ancien, la reprise du marché immobilier français a été très nette en 2015, après trois années moroses. Le nombre de transactions dans l'existant a notamment bondi de 15,6 % à 800 000 unités, selon la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim). En parallèle dans le neuf, les mises en chantier sont en hausse de 2 % à la fin janvier 2016 sur 12 mois cumulés, à près de 350 000 unités. Elles sont tirées vers le haut par le secteur du logement collectif (+7,1 %), l'apanage des promoteurs immobiliers. D'ailleurs les ventes des promoteurs ont, elle aussi, atteint un très bon niveau en 2015 (+13,6 %).

Hausse des prix très limitée

Et si l'on raisonne en termes de prix, les dégâts sur le pouvoir d'achat des ménages ne sont pas (encore) significatifs. Les promoteurs immobiliers ont constaté dans le neuf une hausse de seulement 0,8 % des prix ; alors que dans l'ancien, les prix se stabilisaient en 2015 selon les données provisoires du baromètre Insee-Notaires. La Fnaim constate cependant de son côté une nouvelle baisse des prix dans l'ancien de 1,9 % en 2015.
Du reste, il est clair que l'embellie du marché immobilier français en 2015 n'a pas engendré de perte significative de pouvoir d'achat pour les ménages français, toute chose égale par ailleurs.

L'Île-de-France, le moteur de l'immobilier en France

Plus précisément, c'est en fait le marché immobilier francilien qui est en grande partie responsable des bons chiffres au niveau national. « L'année 2015 a été marquée par une importante progression (+17%) des volumes de ventes d'appartements anciens en Île-de-France par rapport à 2014, soit environ 15 000 ventes supplémentaires », notent les notaires franciliens. Le prix des appartements en Île-de-France est quant à lui en léger baisse en 2015 (-1% en un an), à tout de même 5 260 euros du mètre carré fin 2015... De même, « avec 48 510 ventes en 2015, le marché des maisons anciennes en Île-de-France a progressé de 17% en un an », ajoutent les notaires.

Les mises en chantier explosent

Plus significatif encore, dans le neuf, le nombre de mises en chantier en Île-de-France s'établissait à 63 200 logements lors des douze derniers mois, en hausse de ... 18 % par rapport aux douze mois précédents. Ce qui veut dire qu'en volume, la hausse du nombre de mises en chantier en Île-de-France (+9 700 sur la période février 2015- janvier 2016 par rapport à février 2014-janvier 2015) est supérieure à celle enregistrée au niveau nationale (+6 900). Preuve que la région capitale est l'élément moteur du regain d'activité au niveau national.

Un contexte favorable

Mais comment se fait-il que le marché francilien aient été autant en réussite ? Il a d'une part profité d'un contexte national favorable. D'abord, les taux d'intérêt nominaux de crédit immobilier ont encore baissé, tombant en moyenne à 2 % à la fin du premier semestre. Ensuite, la croissance économique est quelque peu revenue en 2015, en hausse de 1,1 %, selon l'Insee. Enfin, l'activité en 2015 a bénéficié d'un effet rattrapage lié à la relative atonie des marchés neufs et anciens entre 2012 et 2014. Nombre d'acquéreurs attendaient en effet des jours meilleurs pour lancer concrètement leurs opérations d'acquisition immobilière. Ce qui a été le cas en 2015.

Changement de discours de l'exécutif

Par ailleurs, force est de constater que le discours du gouvernement a changé : d'une volonté de faire baisser les prix de l'immobilier pour redonner du pouvoir d'achat aux ménages en première partie de mandat, le discours de l'exécutif a radicalement changé fin 2014 sous l'impulsion de Manuel Valls. Les directives données vont, depuis, dans le sens d'une reprise de l'activité des transactions, ce qui induit de l'inflation sur le marché immobilier, et donc des plus-values à terme pour les acquéreurs. Une manière de créer un environnement psychologique favorable à l'achat immobilier.

Par ailleurs, si l'on se limite au marché du neuf, il faut savoir que nombre d'opérations avaient été bloquées en 2014, principalement en Île-de-France, après les changements de majorités lors des dernières élections municipales. Les maires élus sur le thème de la lutte contre la densification avaient ainsi ralenti la cadence des mises en chantier en 2014. Ce qui a donné lieu, là aussi, a un effet rattrapage en 2015.

Succès du Pinel

Toujours dans le neuf, le principal élément de reprise reste le succès du dispositif fiscal d'aide à l'investissement locatif, Pinel. Il donne la possibilité à un investisseur de louer à ses ascendants ou à ses descendants, et durant trois durées différentes pour bénéficier de l'avantage fiscal : 6, 9 ou 12 ans, contre seulement 9 ans auparavant.
Cet assouplissement a été important en Île-de-France pour séduire des investisseurs jusqu'ici peu convaincus par la rentabilité du dispositif. Les prix de l'immobilier francilien sont en effet élevés par rapport aux loyers plafonnés proposés par le dispositif.

Par ailleurs, au regard du niveau des prix dans la région capitale, les acteurs du logements neufs ont été contraints de faire des concessions sur les prix, notamment pour que les primo-accédants, exclus de l'accession ces dernières années, puissent revenir sur le marché. Ainsi en 2015, « les opérateurs ont parfois sacrifié leur marges pour faire baisser les prix et accélérer les opérations », constate Ariane Bouleau Saide, directrice générale adjointe de Grand Paris Aménagement.

Fort déséquilibre entre offre et demande

Or l'Île-de-France - notamment Paris et la première couronne - étant un territoire avec un fort déséquilibre entre l'offre et la demande, un meilleur contexte financier pour la demande peut tout de suite donner des résultats significatifs en terme de volumes de ventes.

Enfin, il y a fort à parier que la mise en place des premières opérations d'aménagement dans le cadre du développement du Grand Paris, aient participé au net regain d'activité du marché francilien. Dans le Val-de-Marne, notamment, les mises en chantier ont quasiment doublé en 2015 ! De quoi atteindre, dans les prochaines années, l'objectif affiché par les pouvoirs publics de 70.000 mises en chantier de nouveaux logements sur le territoire du Grand Paris.

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a écrit le 08/03/2016 à 13:49 :
La Banque de France annonce que les prix immobiliers vont fortement baisser...

D'après la publication décembre2015 de la Banque de France, signé par François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, dont voici le lien:

https://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/ERS-002-20151231.pdf

En bas de la page 16 vous trouverez :
"Dans ce contexte, deux scénarios sont envisageables :
• un premier scénario de correction abrupte des marchés immobiliers, qui n’ont que peu baissé suite à la hausse des prix dans les années deux mille ;
• un second scénario dans lequel la récente reprise de l’activité est purement conjoncturelle et laisse rapidement la place à une poursuite de la baisse des prix et de l’activité sur le long terme."

(PS: la banque de france est plus fiable que les torchons publi-propagande des lobbies immobiliers)

.2nd POINT:
malgré les taux record, au plus bas, et tous les dispositifs étatiques mis en place, il n'y a eu que 750.000transactions en 2015 pour 28 millions de ménages... à comparer aux 800.000 transactions en 2000 pour 24 millions de ménages (4 millions de ménages de moins)
Cela signifie une baisse de 15% des transactions par ménage malgré les taux aux plus bas historiques et les aides d'état. S'il vous faut un dessin, n'hésitez pas. L'immobilier est super-sclérosé, et c'est précurseur d'une forte baisse, en accord avec les prédictions de la banque de France.

.3ème Point.
Oui, les banques veulent faire des crédits. Mais on ne veut plus faire de crédits dangereux. Voyez l'explosion des crédits en l'an 2000 qui ont multiplié les prix immo par 3. On faisait 2 fois plus de crédits et chaque crédit était 2 fois plus gros qu'auparavent.... Eh bien figurez vous qu'on retourne aux conditions de crédit d'avant. Vous ne devez pas connaitre Bâle 3 et Bâle 4 qui nous imposent des règles afin d'éviter une crise des subprimes à la francaise.
Beaucoup disent qu'il est trop tard, mais en attendant, Bâle 4 aura pour impact de diviser par 2 (voir plus) le nombre de crédits et leurs montants.
Je vous écrit ici tout de suite que si on retourne aux conditions de crédit d'avant 2000, les prix vont suivre. Ajoutez à cela le fait que le chomage et la précarisation des emplois limite encore plus fortement les crédits que nous pouvons allouer. Il suffit d'un petit pourcentage d'insolvables dans les crédits alloués et tout s'effondre.

D'ailleurs remarquez que le nombre de faillites personnelles pour cause de surendettement immobilier est en croissance constante en France... un très mauvais signe. C'est pour cela que les crédits vont se raréfier.

J'espère avoir éduqué quelques personnes malgré la présence de nombreux agents immobiliers sur ce forum.

Bien à vous.
Réponse de le 11/03/2016 à 9:36 :
La question est donc pour moi: qu'est-ce qui va lâcher en premier: le marché immobilier ou les banques? Parce que je suis soumise à un dilemme, de riche certes mais dilemme tout de même: j'ai économisé pendant 15 ans parce que je n'avais pas les moyens d'acheter ce dans quoi je voulais vivre à Paris. Et je ne veux pas d'assurance vie. Mais si les banques s'effondrent?
Réponse de le 15/03/2016 à 19:28 :
l'immo va s'effondrer bien avant le reste. Au moment où les banques ne pretent plus, l'immo ne vaudra plus qu'un huitième de leur valeur actuelle. Par contre, lorsque l'immo va s'effondrer, les banques tourneront toujours. (cela c'est déjà passé plusieurs fois en France)
Réponse de le 21/03/2016 à 2:18 :
Les banques be s'effondreront pas aussi facilement que l'immobilier.
L'immobilier a déjà subit de nombreuses chutes de part le passé.
a écrit le 08/03/2016 à 11:36 :
Le scandale de l'immobilier en IDF continue, le pinel montrant que les rentiers de l'immo n'ont, mais alors, réellement aucun complexe.

Cela fait 15 ans que cela dure, droite puis gauche, la rente et l'argent n'ayant pas de couleur politique.

Et il est maintenant acquis que l'histoire sera "oubliée" - c'est notre époque - et qu'aucune leçon ne sera tiré de cette ignominie générationnelle....
a écrit le 07/03/2016 à 21:38 :
Non seulement la baisse sera forte, elle touchera l'ancien comme le neuf.

Meme la banque de France annonce que la baisse sera forte et inévitable.

Comme tous les éclatements de bulle immobilière, elles commencent par les campagnes et puis elles atteignent Paris en dernier. Mais elles finissent toujours pa atteindre Paris...
Elle a déjà bien commencé dans les campagnes - seul les agents immobiliers tentent de le nier - et Paris commence à vaciller exactement comme l'as prédit la banque de France dans sa publication de décembre 2015.
Réponse de le 08/03/2016 à 0:09 :
Si la banque de France l'a dit...
Alors là...
Réponse de le 08/03/2016 à 8:41 :
Vous êtes vois renseigné sur les derniers chiffres notariaux? Le neuf repart fort porté par le Pinel et les prix dans l'ancien remontent portés par les taux bas et 750 000 ventes dans l'ancien pour l'année 2015 (on parle de biens qui ont changé de mains et non de renégociation de crédits). Le crach annoncé tous les jours depuis plus de 10 ans fait mieux que de la résistance on dirait...
Réponse de le 08/03/2016 à 9:33 :
Ils ont pas du vous écouter à votre direction, parce qu'au vue des objectifs en agence et les taux proposés, ils veulent en financer de l'achat immobilier et pas qu'un peu.
Qu'une baisse des prix puissent toucher Paris/IDF même fortement c'est possible, mais actuellement, je n'y crois pas. Manque structurel de logement, besoin toujours plus pressant de se faire une retraite ou de se mettre à l'abri, taux d'emprunt et surtout d'épargne ridiculement bas et bientôt peut être négatifs, les arguments ne manquent pas.
J'habite le Val de Marne et comme il est dit dans l'article ça construit de partout, tout simplement parce qu il y a de la place pas si loin de Paris et que le Grand Paris apporte de nouveaux équipements. Les programmes semblent très bien se vendre.
Enfin si on est pas bailleur ou investisseur, on s'en fiche quand même beaucoup d'une baisse de prix. On a son chez soi, un actif tangible et concret, c'est pas mal par les temps qui courent.
Réponse de le 08/03/2016 à 13:43 :
.1er Point.
La Banque de France annonce que les prix immobiliers vont fortement baisser...

D'après la publication décembre2015 de la Banque de France, signé par François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, dont voici le lien:

https://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/ERS-002-20151231.pdf

En bas de la page 16 vous trouverez :
"Dans ce contexte, deux scénarios sont envisageables :
• un premier scénario de correction abrupte des marchés immobiliers, qui n’ont que peu baissé suite à la hausse des prix dans les années deux mille ;
• un second scénario dans lequel la récente reprise de l’activité est purement conjoncturelle et laisse rapidement la place à une poursuite de la baisse des prix et de l’activité sur le long terme."

(PS: la banque de france est plus fiable que les torchons publi-propagande des lobbies immobiliers)

.2nd POINT:
malgré les taux record, au plus bas, et tous les dispositifs étatiques mis en place, il n'y a eu que 750.000transactions en 2015 pour 28 millions de ménages... à comparer aux 800.000 transactions en 2000 pour 24 millions de ménages (4 millions de ménages de moins)
Cela signifie une baisse de 15% des transactions par ménage malgré les taux aux plus bas historiques et les aides d'état. S'il vous faut un dessin, n'hésitez pas. L'immobilier est super-sclérosé, et c'est précurseur d'une forte baisse, en accord avec les prédictions de la banque de France.

.3ème Point.
Oui, les banques veulent faire des crédits. Mais on ne veut plus de crédits dangereux. Voyez l'explosion des crédits en l'an 2000 qui ont multiplié les prix immo par 3. On faisait 2 fois plus de crédits et chaque crédit était 2 fois plus gros qu'auparavent.... Eh bien figurez vous qu'on retourne aux conditions de crédit d'avant. Vous ne devez pas connaitre Bâle 3 et Bâle 4 qui nous imposent des règles afin d'éviter une crise des subprimes à la francaise.
Beaucoup disent qu'il est trop tard, mais en attendant, Bâle 4 aura pour impact de diviser par 2 (voir plus) le nombre de crédits et leurs montants.
Je vous écrit ici tout de suite que si on retourne aux conditions de crédit d'avant 2000, les prix vont suivre. Ajoutez à cela le fait que le chomage et la précarisation des emplois limite encore plus fortement les crédits que nous pouvons allouer. Il suffit d'un petit pourcentage d'insolvables dans les crédits alloués et tout s'effondre.

D'ailleurs remarquez que le nombre de faillites personnelles pour cause de surendettement immobilier est en croissance constante en France... un très mauvais signe. C'est pour cela que les crédits vont se raréfier.

J'espère avoir éduqué quelques personnes malgré la présence de nombreux agents immobiliers sur ce forum.

Bien à vous.
Réponse de le 08/03/2016 à 16:30 :
Ou la la quel amalgame! L'immobilier n'a que très peu de lien avec la situation économique à un instant t ce qui explique pourquoi nombreux sont ceux qui ne comprennent pas qu'un crach n'ait pas eu lieu depuis la crise de 2008 et ce pour plusieurs raisons:
1/ il s'agit d'un actif tangible indispensable ce qui explique que de nombreux foyers cherchent à se protéger de leur baisse de pouvoir d'achat au moment de la retraite (c'est mon cas et c'est un sacré confort).
2/ l'immobilier est un réceptacle privilégié de l'immense épargne des fourmis que sont les français (plusieurs milliers de milliards d'euros dont 1800 milliards rien que pour l'assurance vie). Le précédent crach pour ceux qui l'ont connu au début des années 90 a eu lieu alors que nous n'étions pas dans la situation de crise actuelle. L'immobilier s'est malgré tout effondré parce que les sicav et les actions rapportaient 3 fois plus. L'augmentation des prix et des transactions que l'on observe est du simplement à un report de cette colossale épargne des actions actuellement instables vers la pierre doublée d'un retour des primo accédants grâce aux taux bas.
3/ la disparition des papy-boomers n'aura aucun impact et ne feront pas fléchir les prix avec un solde de la population qui croit à hauteur de 200 000 personnes par an entre les naissances et l'immigration soit l'équivalent tous les ans d'une ville comme...Metz!
4/ les taux sont amenés à rester bas avec des projections d'inflation faible à moyen terme.
5/ arrêtez d'écouter les gourous en tout genre qui nous prédisent tous les soirs l'apocalypse depuis 10 ans et suivez les indices techniques. Bâtissez votre projet en fonction de votre situation personnelle et vos objectifs et surtout diversifiez vos investissements dans lequel l'immobilier à évidemment sa place en tant que valeur refuge mais n'oubliez pas qu'il s'agit d'un marché qui est donc par définition fluctuant.
a écrit le 07/03/2016 à 15:19 :
Surtout rester locataire moins de soucis pas de boulet au pied avec son banquier et avec les taxes foncières toujours plus élevées dans la majorité des communes..Il y a plus d'un million d'annonces de maisons à vendre sur le bon coin...sans oublier les appartements et les immeubles de rapport alors Paris certes mais tout le monde ne vit pas à Paris!
Réponse de le 08/03/2016 à 0:10 :
Boulet de banquier, contre boulet de bailleur...
Question de philosophie.
a écrit le 07/03/2016 à 14:17 :
Regardez l'indice de tension immobilière qui se détériore à nouveau...
Il est loin sous le seuil fatidique de 2 ou 3 acheteurs par vendeur...
En effet, en France il y a plutot 3 vendeurs par acheteur! et meme à paris, il n'y a qu'un acheteur par vendeur... pas assez de concurence pour que les prix se maintiennent.

Il y a trop de biens en vente et pas assez d'acheteurs en France. Les prix vont mécaniquement baisser, lorsque l'inertie des vendeurs sera brisée - tout comme leurs rêves de plus values énormes.

Démographiquement, le papyboom (qui va durer 30ans) va empirer la situation des vendeurs crescendo. Plus ils attendent pour vendre plus leur manque à gagner sera important.

Le chômage, et surtout la précarisation des emplois va diminuer très très fortement le nombre d'acheteurs solvables. Le ratio offre/demande solvable va encore exploser.... pas bon pour les vendeurs non plus!

Et finalement, Bâle 3 va entrer en jeu pleine puissance (Et Bâle4 se prépare déjà) se qui va - A NOUVEAU - diviser par 2 ou 3 le nombre d'acheteurs solvables restant...

Autant vous dire que les prix immobiliers vont retourner bien plus bas que le tunnel de Friggit. (disponibles sur le site gouvernemental de la CGEDD). Cela se traduira probablement par une baisse de plus de 60% des prix. Si cela vous semble beaucoup, imprimmez ce commentaire chez vous, coller le au mur, derrière un placard, et dans 2 ans on en reparle.
Réponse de le 07/03/2016 à 14:50 :
Si l’acquéreur immobilier en IDF ne sait pas ,ne connait pas le panel de son marché,ou si tout simplement il veut absolument les départements nobles alors OUI,il paie,et le prix fort;
Par contre avec un peu de jugeote,il pourra à moitié prix s'offrir un superbe bien en 95,qui sur la ligne Cergy Ermont ,qui à moins de 30 minutes de paris Stlazare offre le plein air,et la sérénité,par rapport à 75/92/78.
Bonne méditation.
Réponse de le 07/03/2016 à 18:00 :
@batman: 1) expliquez moi comment vous comptez les acheteurs dans votre indice de tension immobiliere..je suis acheteur et non comptabilisé nulle part 2) J ai affiché en 2008 tous les commentaires comme le votre qui prevoyaient une baisse de 60% ..déjà 8 ans ! ça commence à être long d attendre .3) dites moi si cette baisse sera également effective dans le neuf car j ai beau aller voir mon maçon de quartier en lui disant que @batman prevoit une baisse de 60% ..il rigole et me dit qu il ne peut pas baisser.

Réponse de le 07/03/2016 à 20:31 :
L'indice iti comme Friggit ne servent à rien. L'indice iti même régional ne tient pas compte du marché local. En Bretagne ou je vis, quel rapprochement peut on faire entre des villes et villages en Bretagne centre sans emploi et le centre-ville de Rennes? Quand à Friggit, la courbe oubli la donnée la plus importante ce qui explique sa decorellation avec les prix qui auraient dû s'effondrer depuis 10 ans: l'épargne de plusieurs milliers de milliards d'euros des français qui gonfle et se déplace en fonction des opportunités. Seuls les chiffres comptent: le Pinel explose, l'ancien se relance avec 750 000 transactions en glissement annuel. Iti+Friggit= Attali: beaucoup de blabla et de prédiction mais chaque fois à coté ;-)
Réponse de le 07/03/2016 à 20:36 :
Si Batman dit vrai, cela veut dire qu'avec 60% de baisse je vais pouvoir me payer un 60m2 dans le 6eme (mon rêve) pour 300 000 euros dans deux ans! Chouette! Je vais continuer à lâcher mes 2000 boules de loyers mensuels et attendre 24 petits mois pour enfin devenir proprio! Et peut être que ça marche aussi pour les porsches? Pour courchevel? Ah bon sang, vivement dans deux ans!!
Réponse de le 07/03/2016 à 21:44 :
@malcomprennant: Allez voir les indices de tension immobilière. C'est expliqué sur le site.

Pour ma part pas besoin de vérifier: tous les jours je vois bien que les vendeurs s'amoncellent face à une demande solvable qui fond comme neige au soleil...

Aussi l'annonce de la banque de France fait froid dans le dos. Mais démographiquement elle s'explique très bien. Le papyboom va durer 30ans.
On devra probablement faire comme aux États Unis et détruire des logements en masse afin de ne pas trop d'évaluer ceux qui restent... Les faillites immobilières augmentent constamment en France depuis 4 ans...
Réponse de le 07/03/2016 à 21:44 :
@malcomprennant: Allez voir les indices de tension immobilière. C'est expliqué sur le site.

Pour ma part pas besoin de vérifier: tous les jours je vois bien que les vendeurs s'amoncellent face à une demande solvable qui fond comme neige au soleil...

Aussi l'annonce de la banque de France fait froid dans le dos. Mais démographiquement elle s'explique très bien. Le papyboom va durer 30ans.
On devra probablement faire comme aux États Unis et détruire des logements en masse afin de ne pas trop d'évaluer ceux qui restent... Les faillites immobilières augmentent constamment en France depuis 4 ans...
Réponse de le 08/03/2016 à 10:58 :
@@malcomprenant :vous travaillez chez meilleurstaux? Lindice tension immobiliere est "pipo" , et regardez ville par ville les previsions en 2014 pour 2015 ..toutes plantées!
Réponse de le 09/03/2016 à 13:55 :
@malcomprenant
"Lindice tension immobiliere est "pipo" , et regardez ville par ville les previsions en 2014 pour 2015 ..toutes plantées!"
Effectivement, les prévisions de Friggit ne se sont pas réalisées, mais la cause ne se situe pas là où vous le pensez.
Pour éviter que ces prévisions se réalisent, l'Etat a utilisé la méthode éprouvée du "brûler plus d'argent public". En vrac en 2015 : nouvelles saletés défiscalisantes et retour du Prêt à Taux Zéro dans l'ancien, et tout un tas d'autres mesures pour "sauver l'immobilier" (en réalité pour maintenir le niveau des prix, car pour sauver le marché, c'est facile : il suffit que les prix reviennent à la raison).
Donc effectivement, entre :
- L'Etat qui "sauve le marché" tous les ans en utilisant toujours la même méthode de l'oléoduc de pognon (mais c'est pas grave, creuser le déficit, augmenter la Dette, on peut se le permettre pour sauver [l'augmentation des prix de] l'immobilier).
- Les promoteurs et autres qui pleurent chaque année pour réclamer plus d'aides et de subventions de l'Etat, en disant que ça va être une "année noire", et une fois l'aide obtenue présentent des "excellents chiffres" à leurs actionnaires.
Il y a peu de chances que les prévisions de Friggit se réalisent... Jusqu'au jour où on ne pourra plus payer cette gabegie et ces assistanat permanent.
Réponse de le 12/03/2016 à 13:31 :
@alatar : juste une petite remarque je ne parlais de friggit mais de l indice ITI .Si effectivement les courbes de friggit sont incontestables il manque la courbe des prix du neuf ( idf et regions) ..prix qui ont augmentés de 85 % dans la periode 2000 à 2010 et qui continuent d augmenter . Je persiste à penser qu un prix du logement ne correspond pas seulement à l offre et la demande mais à un ensemble de parametres comme les normes la fiscalité et le taux de renouvellement ( durée de vie d une construction) .
a écrit le 07/03/2016 à 11:32 :
Fort déséquilibre entre offre et demande : si les acteurs politiques du logement se préoccupait des petits proprios lorsqu'ils ont a faire à un locataire de très mauvaise foi, le déséquilibre entre offre et demande se réduirait, car
- les locataires seraient davantage responsabilisés par rapport aux impayés de loyers
- notre justice serait délesté de nombreux mois de procédures longues et coûteuses et de la coûteuse aide juridictionnelle gratuite
- au final les ménages modestes qui ne sont pas forcément de mauvaise foi, auraient un meilleur accès aux logements locatifs
- et en dernier lieu, le petit propriétaire pourrait louer à un prix raisonnable.
Car, que recherche un petit propriétaire pour son placement immobilier :
- une location sans problème et sans parcours juridique hallucinant dans ce pays incapable de respecter le droit de la propriété. Et non pas, comme ceux qui de mauvaise foi, prétendent un enrichissement sans borne.
a écrit le 07/03/2016 à 9:00 :
Pas étonnant parce que par chez nous les maisons à vendre s'accumulent, les propriétaires ne veulent pas baisser les prix et ça commence à craindre un peu la situation du logement...

Heureusement qu'il reste les logements communaux pour se loger parce que si on ne devait que se baser sur la propriété privée et des gens aux gros revenus qui n'ont absolument aucune connaissance du marché et qui préfèrent voir se détériorer leurs biens plutôt que de les vendre à un prix raisonnable on ne s'en sortirait pas.

"PLus on possède et plus on est possédé" Nietzsche

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