Location meublée : une modification de la fiscalité va-t-elle retourner le marché ?

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Les locations meublées se sont développées de manière exponentielle ces dernières années.
Les locations meublées se sont développées de manière exponentielle ces dernières années. (Crédits : dr)
Une mission intergouvernementale compterait réduire les avantages fiscaux qui s'appliquent aux locations de logements meublés, afin notamment de réduire l'écart avec les locations nues. Mais cette stratégie va-t-elle s'avérer payante ?

Bercy et le ministère du Logement plancheraient sur une modification de la fiscalité avantageuse qui s'applique aux revenus des locations meublées. En effet aujourd'hui, un particulier louant son bien meublé dans un cadre non professionnel peut bénéficier du régime nommé micro-BIC (biens industriels et commerciaux) qui donne le droit à un abattement de 50 % sur les revenus locatifs hors charges, dans la limite de 32.900 euros par an. Par ailleurs, si le propriétaire le demande, il peut bénéficier du régime réel qui se substitue au régime micro-BIC. Celui-ci permet notamment de soustraire certaines charges (travaux, taxe foncière, intérêt d'emprunts, prime d'assurance etc.) aux revenus locatifs et d'être imposé sur le résultat.

Réduire l'écart avec la location nue

Mais Bercy souhaiterait plutôt s'attaquer au régime micro-BIC, qui s'applique aux particuliers par défaut dans la limite du plafond de revenus locatifs. Le but affiché de cette mesure est double : réduire la dépense fiscale de l'Etat et surtout faire converger la fiscalité de la location meublée avec celle la location nue pour rendre cette dernière plus attractive. En effet, si l'investissement dans la location nue bénéficie aussi d'un régime micro-BIC, il est bien moins avantageux que dans le cas du meublé, puisqu'il ne s'applique que lorsque les loyers ne dépassent pas 15.000 euros, et permet un abattement forfaitaire de « seulement » 30 %.

Concrètement, la mission interministérielle plaiderait pour un abattement réduit pour les locations meublées de 50 % à 40 %, mais en intégrant cette fois-ci les charges. Ce qui au final, ne viendrait pas changer significativement la rentabilité de l'investissement dans la location meublée sous régime micro-BIC. Pour Maud Velter, directrice associé de Lodgis, un spécialiste de la location meublée à Paris, ce n'est donc pas une modification de la sorte qui changera la face du marché de la location meublée. D'autant que devant l'avantage fiscal, « la principale raison qui fait qu'un propriétaire particulier s'oriente vers la location meublée tient à la souplesse du bail », explique-t-elle.

Le meublé, plus souple pour le propriétaire

En effet chaque année, le propriétaire d'un meublé peut reprendre son bien loué, avec un préavis de 3 mois donné au locataire, contre tous les trois ans avec un préavis de 6 mois pour les locations nues. Par ailleurs, étant un peu plus chère que la location nue, « la location meublée s'adresse à une clientèle aux moyens financiers plus importants, qui loue en général pour une durée déterminée, ce qui réduit les risques d'impayés », ajoute Maud Velter.

De même, si l'on se penche du côté de la demande, le meublé est souvent une réponse adaptée à un besoin transitoire. C'est pourquoi la location meublée s'est développée de manière importante lors des 25 dernières années. Selon les derniers chiffres de l'Insee, « 650.000 logements sont loués meublés en France, soit 9,5 % du parc privé, principalement dans les zones tendues. C'est deux fois et demi plus qu'en 1990 ! », remarque Maud Velter.

Est-ce une bonne stratégie ?

Ce n'est donc pas une petite baisse de l'avantage fiscal qui va enrayer une tendance lourde. Dans l'absolu, cette modification de la fiscalité devrait donc n'affecter que la stratégie de placement d'investisseurs qui viennent chercher des points de rentabilité dans l'immobilier, et qui ne représentent pas la majorité des propriétaires particuliers.

Du reste, une chose est sûre pour Maud Velter, « la baisse de l'avantage fiscal dans le meublé ne fera pas revenir les investisseurs dans la location nue », qui souffre selon elle, d'une image dégradée auprès des investisseurs. C'est pourtant en façade l'un des buts affichés par l'exécutif afin de lutter contre la crise du logement. Peut-être que cette réforme fiscale ne sera qu'un coup d'épée dans l'eau dans le cadre de la stratégie de l'exécutif de redonner de l'attrait à la location non meublée, si tant est que ce soit vraiment son objectif...

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Commentaires
a écrit le 27/03/2016 à 11:40 :
définition de la niche fiscale :
correctif partiel d'un impôt absurde au concept confiscatoire
cette spécialité française a encore un bel avenir .
a écrit le 10/02/2016 à 8:53 :
L immobilier nu n'a plus de rentabilité alors on va aligner le meublé dessus, c 'est de l'aveuglement terrifiant. Ceux qui recherchent une habitation sur un mode souple et finalement economique ( etudiant , personnes séparées, cadres détachés...) en seront les victimes muettes. Ah, au fait pour les investissements EPAHD déjà sérieusement malmenés par les revisions de loyers , cela va être champagne. De toute façon investir sur 20 ans avec des frais de mutation de 9%et avec un gouvernement qui durcit les regles à chaque nouvelle année fiscale est pure folie.
Réponse de le 10/02/2016 à 13:52 :
@SUPER
"L immobilier nu n'a plus de rentabilité"

Effectivement, après un triplement des prix entre 1997 et 2012, l'immobilier "n'a plus de rentabilité". A partir de là, deux voies possibles :
- Se perdre en contorsions et brûler moult argent public (plus de 42 milliards par an ces dernières années) pour essayer de restaurer un semblant de rentabilité (du moins jusqu'à la prochaine hausse qu'il y aura comme à chaque subvention du secteur, intégralement absorbée par les vendeurs par une hausse de prix).
- Laisser les prix revenir à des valeurs normales, qui permettent une meilleure rentabilité. S'il y a une phase dans laquelle l'immobilier devient un investissement moribond en raison de ses rentabilités faibles, soit, personne n'y investira le moindre denier pendant une brève période, et le marché se régulera en baissant les prix pour que la rentabilité soit de retour.
a écrit le 09/02/2016 à 17:30 :
il existe un système simple:inscription obligatoire au régistre du commerce pour utiliser tous ces sites,versement d'un impot forfaitaire au départ,qui sera remboursé par l'état après déclaration trimestrielle et vérification .Inscription préalable au RSI obligatoire.Stage de formation a la vente dans les chambres de commerce a accomplir avant début de toute activité.après s'il y en a qui veulent toujours tricher,bonne chance!
Réponse de le 14/04/2016 à 19:57 :
Des impôts, de l état, des chambres de commerce et du rsi
Avec ça on est sauvé !!!!!
Pas étonnant que les entrepreneurs partent !!
Réponse de le 14/04/2016 à 19:58 :
Des impôts, de l état, des chambres de commerce et du rsi
Avec ça on est sauvé !!!!!
Pas étonnant que les entrepreneurs partent !!
a écrit le 09/02/2016 à 17:23 :
aucune conséquence positives, il est étonnant que certains politiques en attendent encore du bénéfice, la seule conséquence est la confirmation que investir dans le logement locatif est tout bonnement un piège fiscal, la boucle est en voix d'être bouclée totalement tant que les pouvoirs publics français considéreront que investir dans le logement locatif pour un particulier est à la fois éthiquement "malsain" et une "vocation" sociale...Celà a le mérite d'être limpide. Par contre l'effet négatif est tout simplement que pour faire revenir dans l'avenir des investisseurs dans ce but nécéssitera autre chose que de la confiture sur la cuillère a café.
a écrit le 09/02/2016 à 16:06 :
Après la Loi de Cécile DUFLOT, une nouvelle Loi sur le meublé qui va continuer à faire mal à l'emploi. Notre Président a dit qu'il ne se représenterai pas si la courbe du chômage ne bouge pas. Pour le moment la courbe de la longévité en France a bougée sous ce gouvernement.
a écrit le 09/02/2016 à 14:44 :
Le nombre de faillites dûs à l'accession à la propriété augmente constamment et sans relâche depuis 2010.

Le nombre de transactions par ménage est en BAISSE de 15%:
(année 2000 = 800.000 transactions pour 24 millions de ménages;
année 2015 = 795.000 transactions pour 28 millions de ménages)

Les prix baissent malgré la baisse des taux. Un signe qui ne trompe pas.

La déflation pointe le bout de son nez. On rappelle qu'en déflation, il ne faut pas être propriétaire, mais locataire. (Le coût de la déflation étant porté par les proprios - un très très lourd poids à payer!).

La crise approche de son paroxysme. Préparez vous au grand crash immobilier.
a écrit le 09/02/2016 à 12:22 :
L'amortissement est le levier qui permet l'investissement et la rénovation du parc immobilier ; le meublé, la forme de logement qui accompagne le mieux la mobilité professionnelle ou étudiante toujours croissante. Grâce à ce mécanisme, des logements vacants et insalubres sont réhabilités.

La bulle immobilière, même à Paris est une chimère, le système financier Français très prudent et les niveaux élevés des frais de mutation (frais de "notaire") empêchent toute spéculation, sans compter sur les niveaux records de taxation des plus-values (sauf pour nos amis du Qatar)...
A savoir qu'une "journée" de 6/7h d'artisan coûte de 350 à 500 euros, les prix de l'immobilier suivent le coût de la construction/rénovation et taxer le patrimoine ancien ne fera qu'empirer la crise du logement et le chômage endémique du pays.

Pour autant, encourager les propriétaires à mettre leurs biens vacants et investir sur le marché est simple, redonnez simplement quelques devoirs aux locataires (payer son loyer par exemple) et l'offre explosera.

Il est triste de vouloir tout résoudre par de nouvelles taxes, si seulement nos commentateurs et administrateurs réfléchissaient autant à réduire le coût de notre fonction publique qu'à taxer les "rentiers", un pouvoir d'achat énorme pourrait être rendu aux foyers français sous forme de baisse de charges, solution de toute façon inéluctable à la crise dans laquelle nous nous enfonçons.
Réponse de le 10/02/2016 à 15:23 :
tout à fait d'accord avec votre analyse.
Tant que ceux qui font des lois absurdes ne sortent pas du schéma du pauvre locataire gentil contre le méchant bailleur requin, pas un logement de plus ne sera construit. Aujourd'hui des commissions de surendettement voient arriver des locataires avec des impayés considérables qui entrainent dans leur sillage des petits propriétaires qui ont eu l'illusion de placer un peu d'argent et se retrouvent à ne plus pouvoir rembourser le crédit du logement acheté. Et comme notre état - droite et gauche confondues - n'st pas en mesure de loger tout le monde, ni de mieux soutenir les petits bailleurs, il faut bien s rendre à l'évidence : ne pas investir pour d'autres, ce qui est très problématique, car les petits bailleurs représentent 60% des loueurs en France !
a écrit le 09/02/2016 à 12:03 :
Il faudrait que Bercy ne change pas constamment la fiscalité en France que ce soit pour
l'IR, l'épargne , l'immobilier etc... Ces changements fréquents pénalisent l'économie
troublant les investisseurs qui hésitent et finalement ne font plus rien.
a écrit le 09/02/2016 à 9:06 :
Location meublée : une modification de la fiscalité ... est indispensable, urgente.

Il faut en terminer avec cette rengaine des problèmes de l'immobilier en France

les solutions existent, de surcroît leur mise en oeuvre peut être immédiate,

il suffit de quelques ordonnances Présidentielles,

pas besoin d'attendre que le gouvernement Valls tergiverse, discutaille, bavarde inutilement sans fin ;

Taxer le plus lourdement possible, sans exception, toutes les surfaces locaux vacants sera salvateur car les rentiers seront placés devant 2 choix :

- 1er choix : remettre sur le marché de la vente ou de la location, le cas échéant en faisant des travaux de mise à niveau ce qui donnera beaucoup de travail aux entreprises du batiment ... au passage l'Etat bénéficiera des vertus de ces mises sur le marché :

a) ces travaux créeront des emplois en nombres massifs

b) les artisans auront beaucoup de travail

c) l'Etat encaissera des recettes de TVA

d) l'Etat aura moins besoin de construire

e) les prix de l'immobilier à la vente et à la location vont baisser grâce à ces remises sur le marché d'un énorme nombre de M² de surfaces habitables, la bulle immobilière sera terminée

2ème choix : les rentiers héritiers spéculateurs propriétaires récalcitrants devront payer les lourdes taxes sur la vacant ce qui produira de belles recettes fiscales pour l'Etat et les collectivités
Réponse de le 09/02/2016 à 14:39 :
tout à fait d'accord
Réponse de le 09/02/2016 à 17:29 :
solution 3/ les "rentiers", et même les investisseurs ne sont pas les bienvenus, ils peuvent vendre leurs biens, payer leur écôts sur une propriété indue, et s'ils le souhaitent faire leurs valises. C'est simple et clair, et c'est certainement très "efficace", n'est il pas ?
a écrit le 08/02/2016 à 22:09 :
Ces niches fiscales sont absolument honteuses
La pire étant la possibilité d amortir le bien immobilier loue en meuble, ce qui est une hérésie puisque la valet intrinsèque de l immobilier ne baisse pas

Il faut enlever tous les abattements
Un revenu en bourse (qui sert a valoriser des entreprises - même si la spéculation et le trading haute fréquence fausse un peu la donne)
un revenu d intérêt sur livret
Un revenu du travail
N ont pas d abattement pourquoi ce veau d or qui est l immobilier serait il engraisse par cette fiscalité plus douce ??
De toutes les manières à rebours de ce qui est fait actuellement, il faut taxer fortement l immobilier ancien
- il est non delocalisable (pas comme les comptes en banque qui partent en suisse a cause de l ISF)
- il profite a de vils rentiers au détriment des salariés
- il participe au choc des générations avec les nantis qui n ont pas cautisé autant pour la retraite, ont profite d un pays sans dette et ont acheté leur biens immobiliers avant la bulle

Bref taxons de 3% de la valeur du bien par an pour l immobilier ancien (>10ans) et baissons d autant les charges sociales qui portent sur le travail. Cette taxe devrait être déductible des prélèvements sur salaire pour ne pas impacter ceux qui travaillent (seuls les rentiers, les expatriés, les étrangers, et ceux qui possèdent des biens immobiliers démesures comparés a leur salaire vont payer)
=> bulle immobilière va éclater
=> salaires nets seront augmentés suite a la baisse des charges salariales
=> coût du travail sera baisse grâce a la baisse des charges patronales, donc plus d emploi et moins de chômage
=> immobilier récent non impacté, voir même relancé grace aux baisses de charge patronales

A quand cette vraie réforme ??!



Réponse de le 09/02/2016 à 7:56 :
Avec un tel raisonnement la seule certitude c'est que ceux qui le peuvent quittent au plus vite la France. Comme on les comprend.
Réponse de le 09/02/2016 à 8:48 :
@Michel
"taxons de 3% de la valeur du bien par an pour l immobilier ancien"

@Didier
"Avec un tel raisonnement la seule certitude c'est que ceux qui le peuvent quittent au plus vite la France. Comme on les comprend."

Michel, ce que vous préconisez est déjà appliqué d'une certaine manière plus simple, qu'il faut imiter : dans ce que Didier appellerait des "dictatures communistes" (comme par exemple les USA ou la Suisse), l'impôt foncier (qui en France est calculé sur des obscures "valeurs cadastrales" qui datent des années 70) est calculé de manière simple : 2 à 3% du prix du logement sur le marché. Curieusement, dans ces pays-là, les gens sont moins enclins à spéculer pour mettre du x2 ou x3 sur leur prix de vente par rapport au prix d'achat. Mais bon, les USA et la Suisse sont des dictatures socialistes par rapport à la France.
Réponse de le 09/02/2016 à 10:05 :
J'adore les gens qu'il veut faire payer les autres car ils sont incapable d'economiser .....
En taxans l'immobilier comme vous dites, je ne donne pas cher du patrimoine immmobilier de la France.... la matiere gris partira vite fait à l'etranger ainsi que les capitaux
Réponse de le 09/02/2016 à 12:17 :
L'immobilier , c'est de l'épargne qui a déjà acquitté l'impôt. Par ailleurs ,
si vous êtes propriétaire (ce que je vous souhaite) vous contribuez largement au fonctionnement des communes avec la taxe foncière .
Je ne connais pas votre âge mais il vous faudra épargner si vous
souhaitez vous protéger et assurer votre retraite. L'immobilier comme
l'épargne en PEA, PEL etc n'est pas l'affaire des riches. Beaucoup de personnes modestes n'ont des revenus que grâce a leur épargne.
Ceci étant dit , le système fonctionne mal pour tout le monde et à l'évidence , les loyers ne sont plus adaptés aux revenus qui ont tellement baissé avec l'euro et une mondialisation non maîtrisée.
Réponse de le 09/02/2016 à 12:22 :
@Joeblack
"J'adore les gens qu'il veut faire payer les autres car ils sont incapable d'economiser .....
En taxans l'immobilier comme vous dites, je ne donne pas cher du patrimoine immmobilier de la France.... la matiere gris partira vite fait à l'etranger ainsi que les capitaux"

Au risque de vous choquer, je tiens à vous apprendre que, ô grande nouvelle, il existe tout un tas d'autres moyens de s'enrichir que la spéculation immobilière! Ce qu'évoque Michel, ce n'est pas juste de taxer davantage la rente immo, mais également en contrepartie de taxer moins les revenus du travail et l'investissement dans l'économie productive, vous savez, les entreprises, pas le rachat d'appartements anciens pour les revendre avec une plus-value.
Et cette solution peut se défendre.
Réponse de le 09/02/2016 à 13:20 :
Bonjour @alatar vous m obligez à intervenir ! Il est bien beau comme vous qui louez à un ami avec régime avantageux comme écrit dans l article de faire la leçon de morale aux rentiers mais svp évitez de désinformer pas comme vous le faites en permanence : la Suisse ( que je connais) n a ni taxe habitation ni taxe foncière ! Il existe une taxe communale dans la majorité des cantons qui s échelonne entre 0.03 et 0.3 % . Pour un studio en province on est à environ à 1 % pour les 2 taxes . Il existe aussi une taxe sur loyer fictif qui vous plaît et qui plait tant à la gauche bobo ( terra nova) mais qui ne s applique que sur les logements non loués .Ajoutons une taxation bien moindre sur revenu locatif et des frais de notaire moins élevés 5 % et des PV hors normes en france ( exonérées au bout de 30 ans) ..et nous sommes à des années lumière de tout ce qui se pratique en suisse . J accepte l idée de taxer encore plus pour que notre état providence subsiste pour plus d égalité mais SVP ne desinformez pas .
Réponse de le 10/02/2016 à 9:03 :
@malcomprenant
"blah blah blah attaques ad hominem blah blah"
Et pourtant, je ne suis pas là à pleurnicher au sujet de la réforme à venir. Je survivrai à une réduction de mon abattement.

"Taxe sur la valeur du bien... Pas en Suisse"
Effectivement, c'est plutôt aux Pays-Bas que cette taxe existe, 0,8% pour un propriétaire habitant et 1,2% pour un bailleur. Et je note aussi que vous m'envoyez une torpille, mais que vous évitez soigneusement de rebondir sur le cas des USA (sans doute eux aussi une "dictature socialiste") qui taxent sur 2 à 3% du prix de vente du bien sur le marché s'il était en vente. Vous qui vous plaignez à longueur de journée de la taxe foncière, alignons la sur ce modèle, et puisque l'immobilier français n'est pas duuu toouuuut surévalué, cela n'aura pas d'impact, ou bien cela fera baisser les impôts.

A noter que la taxe foncière pour mon studio en petite couronne s'élève à 0,2% de la valeur du bien, donc moins cher qu'en Suisse!

Et pour la Suisse, puisque vous évoquez leur taxe sur les loyers implicites c'est à mes yeux une stupidité sans nom, il vaut mieux augmenter les taxes sur les investissements locatifs et les résidences secondaires et baisser les taxes que paient les propriétaires habitants, plutôt que faire payer les propriétaires habitants à la place des "investissements". Et je dis ça en tant que propriétaire bailleur mais lui-même locataire (même si je lorgne sur la propriété).
Réponse de le 10/02/2016 à 15:22 :
@alatar : ah ah ..appliquons strictement la même fiscalité qu aux EU voir mieux que l Allemagne que tout le monde vénère et appliquons la même réglementation qu aux EU : le locataire se doit de trouver nouveau locataire sous peine de continuer à payer . . J affirme que la fiscalité dèlirente sur le patrimoine en france est d une des causes de l explosion des prix en france et désolé je suis loin d être le seul à le penser ..Même mr Valls par ex s opposait à l impot sur le patrimoine ( isf) qui touche principalement l immobilier .Je n ai jamais dit que les prix en france n étaient pas surévalués et j affirme contrairement à tout ce qu on peut lire que la bulle immobilière ne se dégonflera pas avec un tel niveau de fiscalité .Bien sûr c est injuste pour votre génération .
Réponse de le 11/02/2016 à 8:26 :
@alatar : vous êtes incroyable ! Vous dites que j ai évitez soigneusement de parler des EU ?! Parlons en !: aux US un bien loue est amorti sur une période de 27.5 ans , tout est déductible y compris les déplacements , abattement de 3000$ etc .. je rêve ! Il faudrait quand même enlever vos oeilleres et sortir du périf ..oui à paris et RP les taxes foncieres sont moins élevés qu en province mais paris et la RP ne représente que 15 % de la france . 1) vous louez à un ami ( j espere au moins que vous lui faites un prix puisque risque impayé et dégradation =0) 2) dans un régime avantageux , voir article ..3 ) en région parisienne donc taxe foncière beaucoup moins élevée ...donc cessez de prendre votre cas pour une generalite et trouvez moi un pays européen ou la fiscalité immobilière , dans son ensemble , est moins lourde qu en france .
Réponse de le 11/02/2016 à 9:05 :
@malcomprenant

La France ne risque pas de copier les USA (dont les services fiscaux sont impitoyables et font payer les Américains où qu'ils se trouvent, et personne ne les traite de "communistes") ni l'Allemagne (en Allemagne, quand vous gagnez 3000€ par mois, votre impôt sur le revenu est de 12 000€ et tout le monde trouve ça normal. En France, pour payer 12 000€ d'IR, il faut gagner 5500€ nets par mois, et on hurle au communisme.

Mais puisque vous me refaites le numéro de l'immobilier sans aucune rentabilité, maltraité, ponctionné, je vais vous ressortir la question qui, lorsque je la pose, vous fait soit disparaître, soit détourner le sujet et lancer des attaques personnelles contre moi pour ne pas répondre :
Puisque l'immobilier est maltraité en France, expliquez-moi pourquoi les Français continuent TOUS d'y mettre le moindre sou qu'ils ont ? Citez moi tous ces nombreux investissements accessibles aux Français qui sont plus rémunérateurs, moins risqués (moins de 2% de taux de risque) et moins imposés que l'immobilier. Allez-y, on vous écoute, d'après vous il y en a des milliers, voire tous!
Réponse de le 11/02/2016 à 10:04 :
@alatar : ?! Mais nous sommes d accord ! Le seul placement non pas rentable mais " placement père de famille " comme disent les banquiers est l investissement immobilier ou mieux l achat de sa résidence principale ( non soumis par ex aux PV) .Lorsque vous aurez investi autant que moi dans la bourse comme je l ai fait comme beaucoup de gens de ma génération avant les années 2000 on en reparlera .En 2000 le CAC était 6900 et 4000 aujourd huile .Avant 2000 la france la france avait un commerce extérieur excédentaire et même supérieur à l Allemagne . Je ne fais pas de politique , et moi même en 2000 les 35 h j y ai cru ! La France est un paradis social et fiscal , une vitrine poour le monde qui nous regarde avec curiosité . Ce modèle social est irréversible , impossible d y revenir et il faut bien évidemment le financer . Pour non pas trouver de la rentabilité mais " sauvegarder" votre capital ill ne vous reste que l immobilier . Sachez une fois pour toute que je ne peurniche pas sur cette taxation la plus lourde du monde ( le niez vous?) .Je M en moque car vous oubliez en permanence le profil du bailleur type qui n est pas un rentier puisque ne vivant pas de ses rentes immobilieres ( retraite ou cadre) . Il est vrai qu avec l explosion de la fiscalité ( 60% de mes revenus locatifs , location nue= csg + txe foncière +ir) je change d avis et fais mieux que vous : louer à la famille gratuitement .
Réponse de le 15/02/2016 à 8:41 :
Bizarre, mon commentaire précédent a été censuré, je reprends donc, avec une semaine de retard.

@malcomprenant
" Mais nous sommes d accord ! Le seul placement non pas rentable mais " placement père de famille " comme disent les banquiers est l investissement immobilier ou mieux l achat de sa résidence principale ( non soumis par ex aux PV)"
Donc vous admettez que l'immo, quoiqu'on en dise, est l'investissement le plus rentable, le moins risqué (moins de 2% de risque) et le moins taxé de France. Le faible niveau de risque et de rentabilité est justifié par l'équation "risque faible = rentabilité faible". Mais donc TOUS les autres investissements existants ont un grave problème s'ils sont à la fois plus risqués, moins rémunérateurs et plus taxés. Il faut donc corriger d'urgence ces investissements-là (au hasard : l'investissement dans les PME, qui créent de l'emploi et de la croissance contrairement à l'immo dont la majorité des ventes porte sur de l'ancien et le reste sur du neuf construit par des travailleurs détachés importés de l'étranger et payés au lance-pierres). Mais donc l'immobilier est un non-sujet.

"avec l explosion de la fiscalité ( 60% de mes revenus locatifs , location nue= csg + txe foncière +ir)"
Tiens donc, moi c'est moins de 15% pour mon studio en petite couronne. Soit vous vous y prenez très mal, soit vous êtes incroyablement malchanceux, je ne saurais imaginer de troisième option. Cependant, mon appartement est en Région Parisienne, ce qui est spécial car la taxe foncière notamment y est très faible. Mais du coup, votre théorie qui lie le niveau des prix à celui de la fiscalité s'écroule : ce sont les villes qui ont les impôts les plus faibles (Paris, Hauts-de-Seine) qui ont les prix les plus élevés. Il s'agit donc d'un phénomène purement spéculatif.

"La France est un paradis social et fiscal , une vitrine poour le monde qui nous regarde avec curiosité . Ce modèle social est irréversible , impossible d y revenir et il faut bien évidemment le financer."
Là où je vous rejoins, c'est que la France est un paradis pour les très riches et les très pauvres, et ce sont ceux du milieu qui payent tout pour compenser. Par exemple, on nous rebat régulièrement les oreilles avec l'Impôt sur les sociétés de 33,3%. Il s'avère que les grosses entreprises payent moins de 8% en moyenne. En revanche, les TPE et PME payent plein pot, pour compenser. Il faudrait rééquilibrer cela, mais ça hurlerait dans les PMU.
Idem pour les particuliers : l'impôt sur les revenus français fait partie des plus faibles. En Allemagne, quand on gagne 3000€ nets par mois, on paye 12 000€ d'IR, et tout le monde trouve ça normal. En France, pour un même salaire, on paye 4 000€ d'IR. Les successions sont aussi très peu taxées. Et les niches fiscales sont légion pour quiconque est assez riche pour les exploiter.
On nous dit qu'ils sont "étouffés par la fiscalité", mais en 2013, sous un Gouvernement Socialiste, les 500 plus grandes fortunes de France ont augmenté leur patrimoine de 25%. Et leur augmentation annuelle sur les dernières décennies est toute aussi indécente, alors que les inégalités se creusent, que la classe moyenne s'appauvrit. Mais si on faisait quoi que ce soit pour corriger cela, ça hurlerait au communisme, au retour de l'URSS.
Donc non, il n'y a pas de "matraquage fiscal" (du moins pas sur les nantis qui se plaignent la bouche pleine), et idem pour les papy-boomers qui empochent 300 000€ de plus-values pour avoir acheté un deux pièces en 1997, l'avoir placé en location pendant 15 ans, et revendu en 2012 ou plus, et si l'Etat vient demander de payer des impôts sur cet enrichissement sans cause, ce n'est pas de la confiscation socialiste.
a écrit le 08/02/2016 à 22:09 :
Tout est bon pour rajouter des taxes! Et si cela détruit les entreprises, aucune importance.
a écrit le 08/02/2016 à 20:12 :
ft etre clair
le micro bnc ca va quand y a pas trop de charges... il se trouve que comme par hasard elles explosent ( enfin ' sauf le gaz et le petrole', hein, le reste.........)
ils vont ENCORE deposer une mesure debile et decallee ou tt le monde va passer en reel, charges comprises
et la blang, ca va rien rapporter alors machine arriere
comme avec les apprentis, comme avec l'immobilier dfiscalise, comme avec duflop, comme avec l'autoentrepreuneriat, comme avec les terrains a batir pour tous, comme avec...

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