Deux bougies pour Lutetia Patrimoine

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Le fonds spécialisé dans les fusions et acquisitions a traversé les deux dernières années avec sérénité.

Lutetia Patrimoine est un fonds investi en actions européennes et nord-américaines. Son gérant, Jean-François Comte, vise une performance absolue, c'est-à-dire qu'il s'est fixé pour objectif de gagner de l'argent quelle que soit la situation de marché. « Pour ce faire, nous utilisons une approche de gestion appelée merger arbitrage. C'est historiquement l'une des stratégies sur actions les plus efficaces. Elle consiste à tirer parti des opérations de fusions et acquisitions qui animent les cotes boursières », indique le gérant, qui se positionne plus précisément sur des opérations sur le capital de grandes sociétés. Celles-ci peuvent avoir été déjà annoncées publiquement (dans 90 % des cas) ou susceptibles d'être prochainement annoncées.

« Lorsque le rachat d'une société est connu du marché, on peut tout de même constater une différence entre le cours de bourse et le prix proposé par le groupe acquéreur. C'est cet écart de valeur que nous cherchons à capter », explique le gérant, qui cite en exemple l'offre à 40 euros lancée par Google sur Motorola : « après l'annonce de l'opération, nous avons pu acheter l'action en bourse à 38 dollars et ainsi, nous pouvons compter sur une plus-value de 2 dollars par titre ». En multipliant les positions ? une cinquantaine au total ? le gérant obtient un portefeuille diversifié, dont la performance est indépendante de celle des grands indices boursiers.

Depuis sa création, il y a tout juste deux ans, le fonds a progressé de 5,5 %. Actuellement, le portefeuille est constitué à plus de 80 % de titres américains. « Outre-Atlantique, les places financières sont le théâtre de très nombreuses opérations », confirme le gérant, qui note par ailleurs que l'essentiel de ces opérations sont réalisées au sein d'à peine trois ou quatre secteurs (la technologie, l'industrie, la santé et l'énergie).

Outre Motorola, Jean-François Comte est aujourd'hui positionné sur Pharmasset, Healthspring ou encore Goodrich. Le fonds est valorisé une fois par semaine. Les frais de gestion sont de 2 % et une commission de surperformance de 20 % est prélevée sur les gains qui excèdent l'Eonia, le taux de référence interbancaire de la « zone euro ».


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Commentaires
a écrit le 13/12/2011 à 16:55 :
Donc il fait payer des frais de gestion digne d'un hedge fund (Regle du 2-20) avec un retour sur investissement digne d'une obligation AAA.
5.5% de retour -2% de frais de gestion - 2.75% inflation (sans compter les 20% au-dessus de L'Eonia) = 0.75% de retour net...En voila un fond rentable! Quelle farce!
Réponse de le 20/12/2011 à 11:09 :
A Pierre: 1) Les retours du fonds mentionné sont net de tous frais! 2) Votre analyse sur les obligations ne tient pas compte de l'impact fiscal de la taxation des coupons, ni des fluctuations de "mark-to-market" qui peuvent être très importantes. Votre analyse est donc malheureusement totalement erronnée et revelatrice du manque de connaissances qui coute trop souvent tres cher aux petits porteurs. Je vous conseille de comparer l'indice de la stratégie de ce fonds sur les 20 dernières années aux indices obligataires: vous constaterez que l'écart est considérable.. Bonne chance

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