L'art naïf, très abordable

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Cette expression artistique est souvent le fait d'autodidactes de la peinture : perspectives faussées, manque d'échelle, couleurs criardes, scènes de la vie quotidienne. L'art naïf a ses amateurs d'autant que les prix restent très accessibles.

L'art naïf est le fait de peintres qui, faute d'avoir maîtrisé la technique picturale, représentent des personnages ou des paysages sans tenir compte de "l'effet perspective", ni de la taille proportionnelle des différents éléments. Comme de plus, ces artistes utilisent des couleurs à plat, la toile est fortement bigarrée et ressemble souvent à une ?uvre enfantine.

Ces autodidactes du pinceau sont regroupés sous un vocable générique "naïf", à ne pas confondre avec l'art "brut" cher à Dubuffet, une peinture de personnes exemptes de culture artistique, certes assez proche, mais plus rugueuse et plus imaginaire.

La plupart des peintres naïfs sont peu connus: il est vrai qu'il ne s'agit ni d'une école artistique, ni d'un mouvement pictural, ni d'une théorie puisque quasi totalité de ces autodidactes manient le pinceau pour leur seul plaisir, sans user de techniques compliquées avec une thématique basique, traitant du quotidien ou de leur environnement.

Pourtant, quelques artistes désormais reconnus se distinguent : la fermière américaine Grand'ma Moses et ses paysages champêtres, son équivalente européenne Emma Stern et ses toiles fleuries, l'ancien pépiniériste André Bauchant aux personnages antiques, le toulousain Lucien Viellard ou Camille Bombois aux ?uvres très personnelles. Ici, les prix s'échelonnent entre 3.000 et 20.000 euros et grimpent petit à petit, un certain intérêt des collectionneurs commençant à se manifester, tout au moins pour ces artistes aujourd'hui disparus.

Les oeuvres de l'immense majorité des autres peintres naïfs sont nettement plus abordables, la plupart des toiles, très colorées et pleines de fraîcheur, ne dépassant pas les 1.500 euros. Mais attention : il ne faut pas se précipiter sur n'importe quelle production, parfois pléthorique et souvent commerciale, comme celle, nombreuse, en provenance d'Haïti, du Sénégal, du Vietnam ou de l'ex-Yougoslavie. On peut s'initier à cette expression artistique particulière dans les rares musées qui leur sont consacrés en France : Laval (patrie d'Henri Rousseau), Nice (collection Jacobsky), Montmartre (Marché Saint Pierre) ou Vicq-en-Yvelines (le Midan) et lors du festival annuel de Verneuil-sur-Avre (Eure).

La SVV Tajan organise régulièrement des ventes aux enchères de peintures d'art naïf (et d'art brut): le 15 septembre, elle met ainsi en vente un "Chaton dormant" de Raphaël Toussaint (estimation 3.000 euros), un "Faisan en fuite" d'Anselme Bois Vives (1.800 euros), un "Clos des vignes" d'André Demonchy (1.000 euros) ou une "Rue St Vincent" de Jules Henry (1.000 euros).

Le 15 septembre, Espace Tajan, Paris 8, renseignements: www.tajan.com

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Commentaires
a écrit le 21/01/2012 à 9:48 :
On devrait interdire de plume ces critiques qui n'ont jamais tenu un pinceau! Comment écrire de telles c...s? je sais ce dont je parle. J'ai créé la première revue française de techniques d'art, écris plusieurs livres techniques, peins des tableaux vendus à l'international (non naîfs) mais je sais ce que vaut l'art naîf. Peut-être l'art officiel dit- "art contemporain" va-t-il aussi interdire les naîfs!
a écrit le 14/09/2011 à 10:54 :
De quelles âneries parlez vous ?
a écrit le 12/09/2011 à 20:14 :
L'auteur de cet article devrait d'abord se renseigner sur l'art naïf avant d'écrire de telles âneries!

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