La Tribune

Peintres de l'Ecole de Paris

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Jérome Stern  |   -  375  mots
Sous cette appellation se retrouvent nombre d'artistes étrangers venus, surtout entre les deux guerres, bénéficier de la liberté artistique parisienne. Certains sont très connus, d'autres moins. L'occasion de faire des découvertes.

C'est une appellation non contrôlée, mais couramment utilisée par les amateurs de peinture moderne: l'Ecole de Paris regroupe les peintres et sculpteurs venus hors des frontières profiter de l'élan libertaire et l'émulation féconde qui ont toujours marqué l'esprit artistique de la capitale française. Les spécialistes parlent de trois périodes, la première d'avant 1914: on retrouve, parmi les noms aujourd'hui les plus connus, Chagall et Kisling venus de Russie, Picasso, Gris, d'Espagne, Modigliani d'Italie, Foujita du Japon.

Suit l'époque d'entre les deux guerres la plus prolifique, avec la présence de Picabia et Mirô, mais surtout de Charchoune, Hartung, Lanskoy, Mané-Katz, Poliakoff, Soutine, souvent juifs fuyants la Russie stalinienne ou ne voulant pas subir la persécution nazie. Enfin, l'après-guerre, avec Alechensky, Appel, Arroyo, Corneille, Clavé, Jorn, Klasen, de Staël, Vasarely ou Zao Wou-Ki, la plupart adoptant la nationalité française.

Si tous ont su trouver à Paris, fréquemment dans des situations difficiles, les conditions favorables à l'épanouissement de leur art, la réussite n'a pas toujours été au rendez-vous, et nombre de peintres sont restés dans l'anonymat. Après 1918, les conditions matérielles se sont améliorées pour certains, car un collectionneur américain connu, le docteur Barnes a acheté en masse, notamment les toiles de Soutine, ouvrant ainsi la voie à des amateurs puis des spéculateurs avisés, et permettant l'arrivée de quelques artistes dans les musées les plus ouverts à la modernité.

Aujourd'hui, seules les signatures les moins prestigieuses - avec quelques exceptions - se vendent sous l'appellation, hétéroclite, d'Ecole de Paris. Chaque année, on trouve ainsi des dizaines de vacations ainsi dénommées. Celle qu'organise Artcurial en ses salons de l'Hôtel Dassault le 12 octobre présente 199 oeuvres assez diverses.

Parmi les lots, présentés par ordre alphabétique, aux estimations les plus importantes, des toiles de Henri Epstein, Moïse Kisling, Pinchus Kremegne, Mané-Katz, Marie Marevna, Sigmund Menkes ou Alfred Wolmark (de 15.000 à 200.000 euros).On trouve aussi entre 5 et 10.000 euros quelques peintures intéressantes de Michel Kikoine, Simon Mondizan, Abraham Mintchine, Isaac Paies, ou Joachim Weingart.

Le 12 octobre, Rond Point des Champs Elysées, 75008 Paris, renseignements : www.artcurial.com

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Commentaires

Anonyme  a écrit le 09/10/2013 à 16:02 :

Pouvez-vous nous donner plus d'informations sur ce sujet puisque nous devons faire un exposé sur cela; Merci beaucoup, en attente d'une réponse...

balthus  a écrit le 21/11/2012 à 18:49 :

Et Léon WEISSBERG, peintre connu de l'Ecole de Paris, ami de Kikoïne et fondateur du Groupe des Quatre avec MENKES, ?

Anonyme  a répondu le 09/10/2013 à 16:03:

Très grand peintre !