Linossier le dinandier

 |   |  363  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
L'"Art déco" aime la dinanderie, travail de martelage sur métal, avec notamment les vases à patine colorée et aux motifs géométriques. Claudius Linossier est un des artistes du genre les plus recherchés, car ses œuvres présentent une tonalité propre. Une vacation lui est dédiée.

Un dinandier - mot qui vient de la ville belge de Dinant où ce travail était connu dès le XIIème siècle - est un artisan d'art qui réalise des objets par martelage sur des feuilles de métal, cuivre, étain, fer blanc. On trouve ainsi des plats, casseroles, des moules à gâteaux, des pièces lithurgiques, des chaudrons, des aiguières, mais aussi des objets décoratifs, luminaires, cadres et vases.

L'"Art déco" d'entre les deux-guerres a réhabilité cet art tombé en désuétude, et nombre de créateurs-décorateurs réputés (Ruhlmann, Printz, Sornay) ont passé commandes auprès d'orfèvres en métaux. Trois noms dominent cet art très particulier : Jean Dunan, Fernand Grange et Claudius Linossier (1893-1953). Ce sont une centaine des oeuvres de ce dernier, issues de son atelier lyonnais, que la SVV Aguttes met aux enchères à Drouot le 10 novembre le matin dans une vacation plus généraliste dédiée à l'Art déco l'après midi du 10 novembre.

Linossier, après une première formation de ferronnerie s'installe dans le quartier de la Croix-Rousse en 1920 et ses créations, nombreuses, sont essentiellement incrustées de cuivre ou d'argent, mais la caractéristique de son travail est une patine de rouge ou de noir profonds en maillechort, dont le caractère unique en fait sa signature. Les amateurs recherchent surtout ses créations entre 1924 et 1932, aux motifs géométriques très décoratifs. Plusieurs de ses vases, en formes tronçonnique, tulipe, ovoïde ou évasée sont ainsi proposés, aux estimations avoisinant les 3.000 euros. Moins chers, quelques petits vases (de 300 à 1.000 euros), coupes (autour de 800 euros), plaques (600 euros) et ébauches (250 euros) débutent la vente quand des sculptures tardives de Linossier, moins connues (de 1.000 à 5.000 euros) terminent la séance.

L'après-midi, la SVV Aguttes met à l'encan près de 400 lots Art nouveau-Art déco, verreries, mobiliers, luminaires, sculptures, de 600 euros pour un petit vase Daum en verre à décor émaillé à 80.000 euros pour un buffet en ébène de Macassar de Jean Charles Moreux.

Le 10 novembre, Drouot Richelieu à Paris (11h30), également à 14h30. Renseignements : www.aguttes.com

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :