Le marché immobilier espagnol continue de se dégrader

 |   |  330  mots
Copyright Reuters
Le nombre de ventes de logements a chuté de 38 % en août sur un an. Le mouvement devrait encore continuer.

Chaque mois, les nouvelles statistiques confirment que la reprise en Espagne est encore lointaine pour le secteur immobilier dont l'éclatement de la bulle spéculative a plongé le pays dans la crise il y a plus de trois ans. Ainsi, en août dernier, les opérations de vente de logements ont baissé de 38% sur un an glissant. Les 27.000 transactions réalisées semblent à des années-lumière des 83.700 observées en janvier 2007. Le chiffre du mois d'août a fait dire au regroupement des principaux groupes immobiliers du pays, appelé le « G14 », que le secteur est entré dans une « deuxième récession », et que le nombre de transactions pourrait être inférieur à 150.000 en 2011, loin derrière les 220.000 de 2010, selon Europa Press. Le nombre de ces opérations avait notamment connu un léger soubresaut fin 2010 et début 2011, suite à la suppression annoncée pour janvier 2011 de la réduction fiscale associée à l'achat du logement principal. Depuis, les ventes ont repris leur trajectoire descendante, notamment celles de logements neufs, en baisse de 41,4 % en août. Autant dire que le stock de 700.000 logements neufs peine à diminuer et continue de freiner une éventuelle reprise. L'avenir dira si les mesures prises par le gouvernement de José Luis Zapatero pour éliminer ce stock encombrant seront suffisantes.

En août dernier, l'exécutif socialiste a ainsi annoncé la baisse, jusqu'au 31 décembre 2011, du taux de TVA sur l'achat d'un logement neuf. En passant de 8 % à 4 %, elle est censée donner un coup de fouet aux ventes. Le G14 juge la mesure positive, mais insuffisante. D'aucuns considèrent que les prix n'ont pas encore suffisamment baissé. La Banque d'Espagne observait il y a quelques mois dans son rapport annuel que l'immobilier a perdu 20 % de sa valeur entre 2007 et le premier trimestre 2011. Cette dépréciation a été moins brutale que dans d'autres pays frappés par la crise immobilière, comme l'Irlande. Toutefois, le superviseur juge que la baisse des prix pourrait atteindre 25 % en 2012.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/10/2011 à 7:27 :
petite répétition de ce qui nous attend en france ...comment peut-on penser que l'immo est un investissement ? la future méga vache à lait fiscale ,oui !
mais bon, il suffit d'emmener sa maison en suisse , hahahahaaa....
a écrit le 11/10/2011 à 15:26 :
l'Espagne ?? voyons voir !! ah oui !! c'est pas dans ce pays où ils ont construit tout et n'importe quoi, n'importe où , sans se soucier de savoir si il y avait des gens pour venir y habiter ??? et ils s'étonnent que ça se vende pas ?
a écrit le 11/10/2011 à 7:21 :
Les chiffres cachent bien la triste verite. http://www.worldpropertychannel.com/international-markets/residential-real-estate/real-estate-news-spain-real-estate-bubble-torre-lugano-tower-valencia-property-sales-wsj-3248.php

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :