Les PME sont enfin concernées par les présidentielles

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Nicolas Sarkozy a proposé plusieurs mesures pour favoriser le développement des entreprises. Elles portent sur l'innovation, l'accès aux marchés publics et l'exportation. Sans surprise.

Plutôt absentes des préoccupations des candidats aux présidentielles jusqu?ici, les PME ont enfin vu leur avenir évoquer ce week end. Sur le plateau de l?émission Capital diffusée sur de M6 dimanche soir, Nicolas Sarkozy a proposé quelques mesures d'accompagnement des TPE et des PME.
 

Sans réelle surprise, elles portent sur l?innovation, l?accès aux marchés publics européens et l?export, trois axes de développement qui ont été au centre de la politique gouvernementale de soutien des PME pendant la mandature actuelle.
 

"Nous allons demander à Oseo d'avancer le crédit impôt recherche sous forme de prêt à taux zéro", a annoncé le candidat président. Actuellement, elles doivent patienter deux ans avant d'être remboursées par l'Etat. Pendant la crise de 2008, l?Etat avait déjà oeuvre en ce sens pendant la crise de 2008-2009. Dans le cadre du plan de relance, il avait décidé la restitution accélérée du crédit impôt recherche dû au titre de l?année 2008 et les soldes de CIR disponibles des années 2007, 2006 et 2005. Cette mesure avait coûté près de 4 milliards d?euros à l?Etat.
 

Un "small business act" européen enfin efficace ?

Afin de  favoriser le développement des entreprises, et en particulier aider les PME à devenir des entreprises de taille intermédiaire (ETI), Nicolas Sarkozy veut élargir leurs marchés. Comment ? En facilitant l'accès des PME européennes aux appels d'offres publics en leur réservant une part de marché d'au moins 20% au travers du "Small business act". Celui-ci existe déjà mais il est peu contraignant pour les administrations qui ne jouent pas le jeu. Par ailleurs, certains Etats, comme le Royaume-Uni ou les Pays Bas n?y sont pas favorables, au nom de la défense du libéralisme économique.
 

Pour stimuler l?export, le président de la République actuel souhaite que les grandes entreprises accompagnent davantage les plus petites. Il suggère par exemple de conditionner les garanties du type Coface accordées aux grands groupes pour leurs contrats à l'export à une obligation d'amener des PME sur leurs marchés étrangers. En clair, il compte sur la bonne volonté des grands groupes pour que ceux-ci amènent dans leurs bagages leurs fournisseurs et leurs sous traitants. L?initiative est louable, sauf que, pour remporter un contrat à l?étranger, les grands groupes doivent bien s?engager à faire travailler les entreprises locales.
 

Eviter les faillites en cascade

Dernière proposition dévoilée dimanche, la suppression du privilège du Trésor public. Celui-ci prévoit que le trésor public passe avant les autres créanciers lorsque une PME a des dettes. Résultat, lorsqu?une entreprise a des difficultés, elle paie d?abord l?Etat plutôt que ses clients et ses fournisseur, ce qui entraîne de retards de paiement, et in fine, des défaillances en cascade.

 

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a écrit le 19/03/2012 à 17:45 :
afin d'aider les pme auxquelles elle aura casse les reins, l'etat mettra en place des cellules de soutien psychologique gratuites pour le pme qui deposent le bilan (ainsi que pour leurs collaborateurs...)
a écrit le 19/03/2012 à 16:34 :
Je crains que ce ne soit beaucoup trop tard... On a fabriqué 80% de bacheliers (dont certaines spécialités n'en ont que le nom...) et aucun ado de 14 ans ne sait qu'il existe des métiers industriels passionnants et très bien rémunérés... Quand bien même on favoriserait un accès à je ne sais quels marchés, tous les opérationnels qui parlent technique/industrie actuellement ont plus de 45 ans et... pas grand chose qui ne sorte des filières de formations pour les remplacer à court terme... Le très grave phénomène de pénurie que nous vivons se verra emplifié dans les 10 années à venir, et personne ne pourra rien y faire ! De belles PME avec de vrais savoir faire et des marchés bien réels vont encore passer de vie à trépas...
a écrit le 19/03/2012 à 16:29 :
Vu le titre de cet article, on pourrait en tirer la conclusion que les propositions des autres candidats ne sont jamais pris en compte ? Par exemple, le "small business act" était déjà dans le programme de Bayrou en... 2007 (ainsi que les 2 emplois sans charge) ! A l'instar du Figaro qui annonce fièrement la "dernière idée" de M. Sarkozy sur les urgences, sans même noter le plagiat évident. Autant dire qu'avec l'UMP et le PS, nous avons une campagne formidable.
Réponse de le 19/03/2012 à 17:00 :
Vous avez raison, l'UMP et le PS sont les principaux responsables du désastre économique de la France. Les français ne sont pas dupes, ils en ont conscience. Reste bien des pouffs et des benets qui vont croire aux mensonges de Nikola HOLLANDE et des membres du PS et de l'UMP. Ils connaîtront et mériteront la ruine qu'ils génèreront en votant pour les Parlementaires UMP et PS.
a écrit le 19/03/2012 à 14:01 :
Bravo

enfin on parle des vrais sujets de reconquéte de part de marche , emploi ,

les PME sont milles fois plus efficace que l'état et ses technocrates pour faire avancer le pays vers la croissance
Réponse de le 19/03/2012 à 14:20 :
Depuis 10 ans, la France n'a fait que décliner, plonger dans le déclin, toutes les annonces de Sarkozy / Fillon / Besson n'ont été suivi que du vide sidéral. Les promesses sur les fonds propres des PME, niet actions réelles et nada résultats, l'innovation niet actions et nada résultats , la France a plongé au 11ème rang européen sur 27 membres c'est dire si nous sommes tombés très bas, dans les caniveaux. Jamais la désindustrialisation n'a autant cassé d'entreprises françaises.. 900 sites industriels ont été massacrés dans les 3 dernières années. Lire le rapport innovation : http://ec.europa.eu/enterprise/policies/innovation/files/ius-2011_en.pdf

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