Le Crédit Agricole anticipe une baisse des prix de l'immobilier français de 15% d'ici 2009

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Les prix de l'immobilier pourraient chuter de 15% d'ici 2009 selon Crédit Agricole.
Pour les analystes du Crédit Agricole, la correction du marché immobilier français qui a débuté il y a quelques semaines sera "plus forte que prévu", mais il ne faut pas pour autant redouter "un krach".La banque verte table sur une baisse de 15% des prix d'ici 2009.

Depuis le début de l'année 2008, le marché immobilier français subit une nette correction, selon une étude du Crédit Agricole. Le volume des transactions a chuté de 20% au premier semestre tandis que les mises en chantiers ont baissé de 10% au premier trimestre et de 28% au deuxième. Les analystes de la banque verte tablent sur une baisse des prix de 5% en 2008 et de 10% en 2009.

La situation est meilleure dans l'ancien, où le volume des ventes n'a reculé que de 15% au premier semestre, estiment les économistes du Crédit Agricole. Les prix y ont connu un "freinage continu" depuis 2004, en particulier les maisons (-5,9% en moyenne par an).

A l'inverse, la situation est plus préoccupante dans l'immobilier neuf, où les ventes ont reculé de 34% sur un an au deuxième trimestre, après une chute de 28% au second. Cette situation n'est pas étrange, car les prix continuent à augmenter sur ce marché. En conséquence, les acheteurs potentiels n'ont plus la solvabilité nécessaire aux yeux des banques pour investir dans la pierre.

D'après les économistes de Crédit Agricole, la correction devrait se poursuivre dans le secteur immobilier français, mais on ne devrait pas assister à un effondrement du marché. La banque verte a identifié cinq facteurs de baisse des ventes. D'une part, elle observe une contrainte de solvabilité de plus en plus forte et qui est en train d'atteindre ses limites, d'autre part, elle note que les investissements locatifs sont moins attractifs qu'auparavant. Pour la banque, ces deux facteurs sont à l'?uvre depuis environ deux ans.

Eviter une "spirale baissière marquée"

Mais trois éléments plus récents ont un impact négatif sur les transactions dans le secteur immobilier. Tout d'abord, la conjoncture économique actuelle, faite d'incertitude, renforce l'attentisme des acheteurs potentiels. Ensuite, le resserrement des conditions d'octroi de crédit et les anticipations de baisses des prix ont un impact négatif sur la demande.

Face à cette situation morose, les analystes du Crédit Agricole restent sereins. Selon eux, un recul des prix "graduel mais significatif" est à attendre dans les prochains mois, mais le plan de soutien européen au système bancaire devrait limiter la casse. Ils jugent "les fondamentaux du marché plutôt favorables", de qui devrait permettre d'éviter "une spirale baissière marquée".

 

 

 

L'immobilier décroche ailleurs en Europe et reste morose aux Etats-Unis
Le Royaume-Uni et l'Espagne sont confrontés à des situations beaucoup plus précaires en matière de marché immobilier, selon le Crédit Agricole. Outre-Manche, les prix affichaient une baisse de 13% sur un an en septembre dernier et l'octroi de prêts immobiliers est presque bloqué: en août, le nombre de prêts accordés atteignait à peine 32.000, contre une moyenne mensuelle de 110.000 entre 2002 et 2007. Dans le même temps, les saisies immobilières atteignent des records. En Espagne, le marché résidentiel connaît lui aussi un fort réajustement. Les ventes et les mises en chantiers devraient poursuivrent leur chute en 2009, tandis que les analystes tablent sur une baisse des prix de 5% cette année et de 10 à 15% l'an prochain. 

Par ailleurs, selon le célèbre professeur de l'université new-yorkaise Stern School of Business, Nouriel Rubini, qui a prédit la crise financière actuelle née de la chute du marché immobilier et du crédit qui s'y rattache, le prix des maisons aux Etats-Unis va continuer à décliner jusqu'en 2010 au rythme de 16% par an et connaîtra ainsi une chute globale de 40%, la plus importante depuis la grande dépression amorcée après le krach de 1929. 

 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
le credit agricole connait très mal le marché de l'immobilier malgré ses rachats d'agences immobilières, alors ne prenons pas edn compte toutes ses analyses
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Sauf produits de très grande qualité et exposition +emplacement, globalement tous les prix à partir de 250K? doivent baisser très rapidement de 21 à 25%, à ce moment là le marché va redémarrer rapidement....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
l'immobilier restera toujours pour nous français un investissement sur
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
D'accord avec pierre... Quand on voit de quel manière le crédit agricole à aborder (ou saborder) le marché immovbilier avec square habitat (leurs agences immobilières) il y a de quoi rester prudent quant à la fine analyse des économiste du CA.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
ah bon? mais l immobilier ca peut baisser? mais c est pas possible? lol ca peut stagner a la rigueur qu on me disait depuis des années!! vive les mecreants de la finance et les moutons qui se sont laisser piéger!!! ca va être les soldes!! lol
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ouf heureusement qu'il y a des analystes comme Fred et pierre. Prenons leurs analyses et pas les autres... L'immobilier va encore augmenter en 2009. C'est le moment d'acheter. Vite!!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je ne félicite pas les médias qui sont en grande partie responsable de la frilosité des acheteurs
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
franc tu as bu !!! ici ça baisse deja de 20% mais evidemment on annonce 5%...( chiffre calculé sur juillet aout) alors fin 2009 on arrivera à 30% à ce ryhtme...ok franc tu faisais de l humour ou alors tu as acheté et tu veux fermer les yeux "methode couée"...fermes les 2/3 ans aprés ça remontera , ça fait ça depuis 30 ans....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A lire d'urgence. Car il est urgent d'attendre.

Certaines de vos réactions montre l'ignorance ou le manque de connaissance en immobilier.
Certains pensent que l'immobilier ne baisse jamais pourtant de 1990 à 1998, l'immobilier à Paris a chuté de plus de 40%.
Mais aujourd'hui la situation est bien pire et la bulle bien plus grosse.
explication:
1/ Tous les investisseurs se sont retirés du marché immo depuis 2 ans. On a déjà tout revendu au plus haut en 2006.
2/ La demande solvable a presque disparu . On a construit des millions de logements en quelques années et les enfants de la géné papyboom sont maintenant logés.
Une offre de logement à la vente historiquement haute. Rien que sur seloger.com ( plus de 1 240 000 offres et 600 000 notés il y a 1 an). L'offre a explosé, et en plus le stock de neuf invendu est très élevé comme vous avez pu le constater. Sans compter les derobiens vides sans locataires etc....
Donc la bonne vieille histoire de la pénuerie de logement c'est de la prpagande de promoteurs et d'agent immobiliers (pénuerie oui mais seulement de logements sociaux)

3/ Les vendeurs cherchent désespérément des acheteurs solvables. Parfois des invendus depuis 1/2 voir 3 ans qui ne trouvent personne malgré des baisses significatives.

4/ La bulle immobilière est énorme. Les biens sont surrestimés d'au moins 30 à 40% au dessus de leurs valeurs réelles et ceci au regad du salaire moyen à 1300 euros net/mois et au pouvoir d'achat des ménages qui a bien régressé . Sans parler de la situation catastrophique sur le futur (récéssion/ chômage etc..)

5/ Restriction énorme du crédit des banques qui continuera malgré les actions du gouvernement.
Des taux d'enprunts très élevés (on arrive aà du 6% teg aujourd'hui). Et cela les vendeurs n'en n'ont pas tenu compte et sont restés sur leurs positions.
En 1 an votre coût global lors d'un achat a augmenté de 40 voir 50% (taux qui sont passés de 3.5 à 6% en 1 an 1/2)
Les taux vont sans doute augmentés très légèrement car la bce a tendance a baisser ses taux mais les banques a refaire leurs marges. Donc vous avez tout à gagner à attendre.
6/ La situation future est très morose. Et cela pour très longtemps. (chômage de masse/ inflation qui va reprendre/ attentisme important des éventuels candidats à l'achat etc.. Sans parler de la morosité et la confiance qui est au plus bas.
7/ Les soldes ont déjà un peu commencés.Les négociations se font pour la plus part à -20%, pour ceux qui veulent vraiment vendre. mais les vrais soldes c'est pour dans les 2 ans à venir. -50/-60% c'est pas de la science fiction.
8/ Des milliard d'euros sont partis en fumés avec la bourse pour des millions de porteurs qui ont du coup nettement moins pour investier dans l'immobilier.
9/ Un nombre incroyable de vendeurs étranglés par un prêt relais et qui seront de toute façon obligés de vendre au prix que l'acheteur voudras bien lui donner.
Ceux qui renoncent à vendre et qui vont mettre en location vont multiplier l'offre de location et donc contribués à faire baisser les loyer. Ceux-là prennent un risque et on intérêt à trouver un locataire solide (car le chômage menace très fortement). Sans compter que la loc est imposée à plus de 30% + impôts foncier + charges etc... Il vaut mieux vendre avec un bon rabais sans être imposé en tant que vente d'un logement principal.
Je pense que celui qui vend le fait par obligation parce qu'il n'a pas le choix et pas pour le plaisir. (mutation/ prêt relais et menace de saisie/ divorces/ succession à partager etc..)
bref, il faut être fou ou ignorant pour acheter maintenant même avec 20% de rabais par rapport au prix de présentation.
N'achetez un parpaing au prix d'un lingo d'or.

David B.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A lire d'urgence. Car il est urgent d'attendre.

Certaines de vos réactions montre l'ignorance ou le manque de connaissance en immobilier.
Certains pensent que l'immobilier ne baisse jamais pourtant de 1990 à 1998, l'immobilier à Paris a chuté de plus de 40%.
Mais aujourd'hui la situation est bien pire et la bulle bien plus grosse.
explication:
1/ Tous les investisseurs se sont retirés du marché immo depuis 2 ans. On a déjà tout revendu au plus haut en 2006.
2/ La demande solvable a presque disparu . On a construit des millions de logements en quelques années et les enfants de la géné papyboom sont maintenant logés.
Une offre de logement à la vente historiquement haute. Rien que sur seloger.com ( plus de 1 240 000 offres et 600 000 notés il y a 1 an). L'offre a explosé, et en plus le stock de neuf invendu est très élevé comme vous avez pu le constater. Sans compter les derobiens vides sans locataires etc....
Donc la bonne vieille histoire de la pénuerie de logement c'est de la prpagande de promoteurs et d'agent immobiliers (pénuerie oui mais seulement de logements sociaux)

3/ Les vendeurs cherchent désespérément des acheteurs solvables. Parfois des invendus depuis 1/2 voir 3 ans qui ne trouvent personne malgré des baisses significatives.

4/ La bulle immobilière est énorme. Les biens sont surrestimés d'au moins 30 à 40% au dessus de leurs valeurs réelles et ceci au regad du salaire moyen à 1300 euros net/mois et au pouvoir d'achat des ménages qui a bien régressé . Sans parler de la situation catastrophique sur le futur (récéssion/ chômage etc..)

5/ Restriction énorme du crédit des banques qui continuera malgré les actions du gouvernement.
Des taux d'enprunts très élevés (on arrive aà du 6% teg aujourd'hui). Et cela les vendeurs n'en n'ont pas tenu compte et sont restés sur leurs positions.
En 1 an votre coût global lors d'un achat a augmenté de 40 voir 50% (taux qui sont passés de 3.5 à 6% en 1 an 1/2)
Les taux vont sans doute augmentés très légèrement car la bce a tendance a baisser ses taux mais les banques a refaire leurs marges. Donc vous avez tout à gagner à attendre.
6/ La situation future est très morose. Et cela pour très longtemps. (chômage de masse/ inflation qui va reprendre/ attentisme important des éventuels candidats à l'achat etc.. Sans parler de la morosité et la confiance qui est au plus bas.
7/ Les soldes ont déjà un peu commencés.Les négociations se font pour la plus part à -20%, pour ceux qui veulent vraiment vendre. mais les vrais soldes c'est pour dans les 2 ans à venir. -50/-60% c'est pas de la science fiction.
8/ Des milliard d'euros sont partis en fumés avec la bourse pour des millions de porteurs qui ont du coup nettement moins pour investier dans l'immobilier.
9/ Un nombre incroyable de vendeurs étranglés par un prêt relais et qui seront de toute façon obligés de vendre au prix que l'acheteur voudras bien lui donner.
Ceux qui renoncent à vendre et qui vont mettre en location vont multiplier l'offre de location et donc contribués à faire baisser les loyer. Ceux-là prennent un risque et on intérêt à trouver un locataire solide (car le chômage menace très fortement). Sans compter que la loc est imposée à plus de 30% + impôts foncier + charges etc... Il vaut mieux vendre avec un bon rabais sans être imposé en tant que vente d'un logement principal.
Je pense que celui qui vend le fait par obligation parce qu'il n'a pas le choix et pas pour le plaisir. (mutation/ prêt relais et menace de saisie/ divorces/ succession à partager etc..)
bref, il faut être fou ou ignorant pour acheter maintenant même avec 20% de rabais par rapport au prix de présentation.
N'achetez un parpaing au prix d'un lingo d'or.

david B.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Merci pour cette analyse David, dont je partage entièrement le point de vue.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Dav c'est du n'importe quoi...
Arretez d'avancer des choses pareil ! quand je lis 30 à 40% de surevaluation vous avez peché ça ou ???
Faites batir une maison de 100m2 elle vous coutera +ou-150000?, c'est comme ça en va pas discuter. Batie sur un terrain de 500m2 à 70000?.
Facture totale 230 000 ?, maintenant on baisse de 30% voir de 40 % allez, ça fait un rabais de 69000 à 92000 ? !!! Vive le social !
Vous savez Monsieur, je suis entrepreneur dans le BTP, mon activité va mal, car mes clients veulent à tout prix descendre de 30% mes villas, mais c'est IMPOSSIBLE !!!!!
Alors ils attendent une baisse de prix et la France marche au ralenti, à cause de mauvaise propagande.
Par contre baisser les taux d'emprunt ....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
bravo dav enfin une personne qui a la tête sur les épaules qui ne fait pas partie du troupeau qui on cru devenir riches en écoutant leur banquier
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bien sur, encore un débat sans fin: ceux qui refusent de voir que les prix baissent,( personnes ayant acheté il y a peu, entreprises du bâtiment, et oui ça fait mal...) et ceux qui voient qu'ils vont bientôt pouvoir acheter avec leur salaire moyen vu la baisse de prix qui s'opère partout en France !
Sans parler des chiffres de la Fnaim....du grand n'importe quoi!, mes chiffres à moi, c'est les petites annonces que j'étudie depuis plus d'un an, un petit exemple, sur bordeaux, un F4 de 80 m2 était affiché à 190000? au mois de septembre 2007, aujourd'hui, les offres entre 130000 et 150000 sont légions pour le même type d'appartement.
ça redevient acceptable pour moi, dont le salaire n'a pas augmenté depuis 5 ans...
Je compte acheter mi 2009, surement pour 110000/120000 euros, ce type de logement!

C'est sur qu'a vouloir ce faire des plus values hors normes, on tombe de haut!
Exemple de mr D... qui n'arrive pas à vendre sa maison à bordeaux au prix de 410000?!! je comprend pas!!!! il ne comprends pas que sa maison il a acheté 170000? en 2000! et qu'elle ne vaut guère plus 8 ans plus tard ( fonction des salaires et de l'inflation)

Soyez realiste!!! Achetez aux pris juste, n'achetez surtout pas à ces VOLEURS!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bravo Dav,je suis d'accord avec ton analyse:
j'ai construit moi-même ma maison en 1998 vu que l'agent et le constructeur immo m'ont pris de haut.
voilà le topo: 2000 m2 de terrain,200 habitables pour 200000 euro.Mon pôte l'agent et mon ami notaire m'ont dis en 2007 ta deumeure vaut 1000000 d'euro!.Aujourd'hui ils me disent 750000, soit -25%.Moi je pense que les vendeurs de terrain peuvent diviser leur prétentions par 2 soit 40000 euro pour 600-800 m2 et le constructeur à +/- 1500 m2 doit donner des prestastions notamment des performances d'isolations bien supérieure. Demain avec un budget de 200000 euro,le français moyen aura sont pavillon de 120 m2.
Alors un F3 dans l'ancien devrait valoir max 100000 euro.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
vous êtes formidables, mais combien y a t il de négociateurs en immobilier. Surement aucun, le problème ne vient même plus des prix, puisqu'il ny a plus d'acheteurs dans les agences
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Dav je partage complétement ton analyse...
Tellement previsible et prévu cette bulle...mais cette argent a profiter a beaucoup...
Comme toujours il y a eu des gens s'en mettant plein les poches.....et d'autres qui l'ont eu bienprofond ...
Seulement a un moment faut se rendre compte qu'elle etait belle cette speculation pour des gens au dessus des revenus moyens...ceux qui vont payer les pots cassés c'est les anciens primo -accedants
La chute sera terrible pour certains qui pensait investir dans la pierre ;o))
Y a ceux qui savent et les autres...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Confirmation de ce que dit pierre. Vu les stratégies de rachat d'agences, d'implantations, ainsi que commerciales, ils ne pigent vraiment rien du tout! Mais ils foncent. Bravo...

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