Une majorité de maires des petites villes prévoit d'augmenter les impôts locaux

Par latribune.fr  |   |  239  mots
Quelque 54% des maires des villes de 3.000 à 20.000 habitants envisagent d'augmenter leurs impôt locaux, afin notamment de faire face à l'"évolution défavorable des dotations de l'Etat aux collectivités".

Une majorité de maires des petites villes (3.000 à 20.000 habitants), 54% exactement, vont être contraints d'augmenter les impôts locaux en 2009, selon une enquête réalisée par l'Association des petites villes de France (APVF). L'augmentation envisagée est généralement de l'ordre de 2% à 5%, tous impôts confondus.

Pour l'APVF, les petites villes "sont les plus soumises à la nécessité d'augmenter leurs recettes fiscales pour faire face à l'accroissement de leurs charges, mais aussi à l'évolution défavorable des dotations de l'Etat aux collectivités".

51% des maires sondés évoquent le désengagement de l'Etat ainsi que les mauvaises compensations de transferts de charges. Selon l'APVF, sur ce point, outre les transferts de compétences stricto sensu, il faut également prendre en compte l'impact des décisions adoptées par l'Etat qui entraînent des obligations supplémentaires à la charge des villes, par exemple en matière de passeports biométriques et de logements sociaux.

A cela s'ajoute "la volonté des petites villes de maintenir le niveau des investissements, malgré l'accroissement des charges lié à l'augmentation du coût de la vie et à la remontée des taux d'intérêt". Augmenter les recettes fiscales permet dès lors de préserver sa capacité d'autofinancement.

L'APVF, présidée par Martin Malvy (PS), rassemble depuis 1990 les villes de 3.000 à 20.000 habitants, pour promouvoir leur rôle spécifique dans l'aménagement du territoire. Elle compte plus de 1.000 adhérents dans tous les départements.