Le Medef propose aux syndicats une "délibération sociale" sur le licenciement économique

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La présidente du Medef, Laurence Parisot, qui s'exprimait ce jeudi devant la presse avant que ne démarre l'assemblée générale de l'organisation patronale, a proposé aux organisations syndicales d'entamer une "délibération sociale" sur une nouvelle modernisation du marché du travail, qui pourrait inclure une réforme du droit de licenciement.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a proposé ce jeudi aux organisations syndicales d'entamer une "délibération sociale", moins formelle qu'une négociation, sur une nouvelle modernisation du marché du travail, qui pourrait inclure une réforme du droit de licenciement.

L'objectif, selon "Le Figaro", serait triple: rendre les licenciements économiques plus rapides, les sécuriser juridiquement pour limiter les recours devant les prud'hommes et permettre aux entreprises de licencier avant même d'être en difficulté financière.

Priée de dire si une telle proposition n'était pas susceptible de provoquer la colère des syndicats, elle a répondu qu'elle ne jetait "absolument pas d'huile sur le feu". "C'est une vraie provocation", a déclaré Olivier Besancenot, le dirigeant du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), sur France Inter, estimant que l'objectif était de "faire en sorte qu'on ait de moins en moins recours aux prud'hommes".

Laurence Parisot a également proposé une délibération sociale sur le paritarisme patronat-syndicats, "sur ce qui doit relever ou pas du rôle des partenaires sociaux, sur son fonctionnement" (gouvernance, financement, modalités de contrôle, méthodes de gestion).

La méthode de la délibération sociale, "proposée il y a un peu plus de deux ans", "a porté ses fruits", a-t-elle déclaré. "Cela permet, sans engagement de part et d'autre, d'avoir une réflexion partagée et si possible un diagnostic commun, de hiérarchiser les problèmes et de se dire oui ou non nous sommes prêts à négocier".

Laurence Parisot a jugé également ce jeudi lors de l'Assemblée générale du Medef que les entreprises françaises se montraient "admirables" dans la crise. "C'est dur, mais on tient le coup. Et qu'on ne vienne pas nous dire que nous profiterions de cette affreuse tempête, de ces vents adverses, pour délocaliser ou licencier", a-t-elle déclaré.

Pointant à l'inverse "la part de responsabilité des Etats", Laurence Parisot a notamment fustigé "la trop grande légèreté avec laquelle les politiques ont laissé s'installer des normes comptables tout simplement néfastes".

L'intervention publique dans la crise n'est "ni un cadeau aux entreprises ni un sauvetage qui légitimerait des interventions tous azimuts", a-t-elle estimé, appelant l'Etat à "laisser l'entrepreneur entreprendre" et à "ne pas s'immiscer" dans la gestion des entreprises. Auparavant, elle avait jugé qu'il n'était "ni normal ni souhaitable que l'Etat décide des rémunérations des chefs d'entreprises", alors que le président américain Barack Obama a annoncé un plafonnement des salaires des patrons qui recevraient l'aide publique.

Un nouveau conseil exécutif pour l'organisation patronale

Le Medef a également renouvelé ce jeudi une partie de son conseil exécutif, chargé de définir la politique générale du mouvement. Quatorze nouveaux membres ont rejoint ce conseil, qui en compte 45. Parmi eux figurent Robert Durdilly, président de l'Union française de l'électricité (UFE), Franck Esser, président de la Fédération française des télécoms, deux nouvelles fédérations adhérentes du Medef, ou encore Christine Pujol, présidente de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih). Toutes les personnalités proposées par la présidente du Medef, Laurence Parisot, ont été réélues, notamment la dirigeante d'Areva, Anne Lauvergeon, ou le président de BNP Paribas, Michel Pébereau.

  (retrouvez le discours complet de Laurence Parisot)

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Vertu et vierges blanches

Et bien comme aux Guignols de l?info sur Canal+, dont on a pu se demander par moment tout de même s?ils ne devaient pas faire aussi leur Grenelle de l?humour, en particulier à la fin de l?été dernier.

En ce qui concerne Laurence, son discours du jeudi 4 février, ne fait que confirmer celui que tient sa marionnette le dimanche, ceci dit sans aucune méchanceté, ni parti pris, on constate, dans une analyse impartiale.

C?est assez curieux de voir et de constater de quelle façon certains ou certaines défendent leurs idées, et, ou semblent vouloir défendre celles du plus grand nombre, certaines c?est en jouant les gravures de mode, même si elles font semblant de le faire avec beaucoup d?amour, surtout pour elles-mêmes, d?autres comme Laurence moins élégante, presque ouvrière, oui au sens noble du terme, qui peut en douter, actuellement la cheville ouvrière du Patronat.
La gravure de mode du Patronat.

Donc son discours du 4 février, on a bien compris, c?est au patronat qu?elle s?adressait, une belle profession de fois, probablement, elle pourra se représenter à un deuxième mandat, l?argent n?a pour certain, toujours pas d?odeur, et le discours offre peu d?intérêt.

Justement ce Patronat, aujourd?hui face à la crise, qu?il soit celui de la Banque ou de l?Industrie,
est bien silencieux, il se tient coi.

Les pauvres, et en plus on veut leur interdire de se servir des jetons et autres dividendes, ça devient dure, triste époque dans laquelle on entre.

Cette personne se dit sidérée, bon il y a des personnes qui se trouvent à certains moments en état de choc, ici c?est un état de sidération chronique.

Elle se dit consternée par les manifestations, elle pense pouvoir discuter les décisions de barack OBAMA, oui! bon !

Je dois dire, j?ai travaillé pendant 22 ans dans une grande banque, quand je me remémore de quelle façon les négociation salariales ont été conduites pendant de trop nombreuses années et ce qui en à résulté, ce qui a peu advenir de cette banque à un certain moment, j?ai été obligé de constater et de me dire trop souvent et encore aujourd?hui, que l?intelligence n?émanait pas forcement de ceux-la même, de qui on pouvait le plus en attendre.

On le voie bien aujourd?hui, quand on observe ceux qui on le pouvoir on fini par se demander,
si on a pas affaire à des autistes.

Donc, aujourd?hui, Mesdames et Messieurs les puissants, balayez soigneusement devant et derrière votre porte.

Et aujourd?hui, après ce pauvre Grenelle de l?écologie, dont ce que tout le monde sait et peut retenir, c?est qu?il va falloir payer encore et toujours plus de taxes.
Continuons à contraindre les Français avec toujours plus de lois et de taxes.

Ce qui est nécessaire plus que jamais pour cette pauvre France, c?est un Grenelle de notre société, qui devrait durer de longs mois et remettre en question les fondements et structures de notre société, Politique, Patronat, syndicats, citoyens, etc, etc, avec un plan sur de nombreuses années,
Plan propre à mettre la France sur les rails du 21éme siècle, pour l?heure on roule à côté.

Bon! j?arrête, il y aurait tant à dire encore.
Ah! si, en sachant que les Français, par leur votes, on refusés d?adhérer à la Constitution Européenne, même si ce vote à été détourné à Madrid, qui a-t-il de légale aujourd?hui, d?appliquer aux Français les lois Européennes.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Laurence, faire tourner les patrons avec des carottes gigantesques comme les bonus et les superbonus relève d'une part de l'indécence et d'autre part déroute ces dirigeants de leur voie naturelle qui consiste à gérer une entreprise sur les 3 termes que sont le CT, le MT et le LT. S'ils ne voient que le CT, c'est la crise assurée avec des licenciements. C'est ce qui se passe actuellement avec PSA. Dans ce cas il convient déjà de licencier Streiff sans indemnité pour irresponsabilité et incompétence
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
un seul commentaire INDECENT dans la situation actuelle.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Faciliter les licenciements économiques pour sauvegarder la compétitivité des entreprises ? Il ne faut jamais séparer les deux membres de phrase.
Sauvegarder la compétitivité des entreprises, cela signifie s'aligner sur les concurrents moins-disant ou définir un taux de rentabilité qui satisfasse les actionnaires, chacun ayant une notion différente, mais sans limite définie, du résultat comptable convoité.
Faciliter les licenciements, cela revient à confier à l'employeur le pouvoir de motiver, sans avoir à justifier des difficultés économiques, tous les licenciements(pas seulement économiques) puisqu'il est le seul juge DES CHOIX NECESSAIRES pour sauvegarder la compétitivité sans recours possible devant les tribunaux car ceux-ci ne sont pas compétents en matière de motifs économiques...!
Et que dire du glissement sémantique qui conduit à dire "sauvegarder" en pensant "améliorer" ?
On entre vraiment dans la logique du renard dans le poulailler !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Après l'UNEDIC et la diminution du temps et du montant des indemnisations voici la suite du programme MEDEF comme le dit madame Parisot laissez nous gérer nos sociétés comme il nous plait.
Pas besoin des politiques, sauf pour les subsides et les réductions d' impôt pour limiter les faillites et non pas pour diminuer le chômage.
Ce qui compte c'est que les actionnaires et les directions d'entreprises puissent continuer à toucher des dividendes car comme dit le vieil adage de la bourse "si tu ne vends pas tu ne perds pas" sauf, si l'entreprise fait faillite.
Donc merci au gouvernement pour ses relances intelligentes qui vous donne de l'argent pour éviter que ces chers boursicoteur et patron puissent continuer à gagner de l'argent.
Pour les salariés une indemnisation moindre et moins longue ça ira très bien, et pourquoi pas pouvoir les virer plus facilement?


a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Chaque fois que j?entends ou vois une déclaration du MEDEF je ne peux m empêcher de penser aux films les visiteurs avec parisot dans le rôle de jacqouille la fripouille et ernestantoine seillière dans le rôle du comte godefroy. Toujours les mêmes discours, toujours rétrograde, toujours moins aux salariés, toujours plus aux actionnaires. Fascinant !

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