Un accord cadre sur les salaires signé en Martinique

 |  | 323 mots
Syndicats et patronat ont signé en Martinique un accord cadre sur une augmentation de 200 euros nets mensuels pour les bas salaires. Une commission chargée de détailler cet accord cadre se réunira ce mardi à 19 heures (heure de Paris). Le "Collectif du 5 février" a maintenu ses appels à la grève jusqu'à négociation d'un accord sur les prix.

Un accord cadre sur une augmentation de 200 euros nets mensuels des salaires jusqu'à 1,4 Smic a été signé dans la nuit de lundi à mardi en Martinique.

"Les organisations syndicales du Collectif du 5 février ont signé un accord cadre pour que soit mise en place une commission de travail sur les salaires", a annoncé à la presse le leader du "mouvement, Michel Monrose, lisant une déclaration commune aux 13 syndicats. Cette commission devait se réunir mardi à 14 heures (19 heures à Paris).

Le collectif, qui avait lié lundi un accord sur les salaires à un accord sur les prix, a donc changé d'avis, mais affirme "rester attentif à la commission sur les prix" chargée de passer au peigne fin 100 "familles" de produits (d'importation ou locaux) pour déterminer ceux qui feront l'objet d'une baisse.

Le collectif a par ailleurs déclaré rester "mobilisé jusqu'à l'aboutissement des négociations" et a appelé à poursuivre la "mobilisation" et donc la grève jusqu'à un accord sur les prix.

Le document n'a pas été paraphé par certaines organisations syndicales, absentes ou qui souhaitaient consulter leur base comme la CGTM et FO, importantes dans le mouvement contre la vie chère.

 

Les dispositions de l'accord

Le document concerne "les salariés du privé disposant de salaires bruts jusqu'à 1,4 Smic". Il prévoit que "chaque salarié, dans tous les secteurs, reçoive à compter du 1er mars 2009 un montant de 200 euros nets mensuels". Les salariés à temps partiels bénéficieront de cette hausse "au prorata du temps de travail". Les employeurs y contribueront à hauteur d'un montant compris entre 30 et 100 euros (en fonction de leurs effectifs et de leurs capacités financières), l'Etat à hauteur de 100 euros. Le Conseil général et le Conseil régional se répartiront le solde. Les syndicats, qui voulaient que soient intégrés les salaires de 1,4 à 1,6 Smic, ont accepté que des minima d'augmentation soient discutés lors de négociations de branches ou d'entreprises d'ici au 15 mai.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
... Et ce sont ces mêmes employeurs qui, aujourd'hui encaissent l'argent public (NOTRE argent..) et demain n'hésiteront pas à licencier les gens "à cause de la crise" ...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Si je comprend bien, bien que la France soit en quasi faillite, c'est elle (nous, qui payons des impôts)qui va payer.
Bravo Sarko!!
Ne sommes nous pas devenus un pays socialiste?
Avons nous élu Sarko pour qu'il fasse la politique de Chirac?
Les élections ne servent plus à rien car la politique se fait dans la rue.
Au passage, esce bien la démocratie?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Si vous n'êtes pas content, pourquoi ne pas créer une entreprise et embaucher du monde au lieu de cracher sur les patrons. C'est bien de râler, mais quand il faut prendre des risques, il n'y a plus personne.
Sinon, pour votre information ce n'est pas les employeurs qui vont toucher l'argent au final.
Évidemment qu'il y aura des licenciements, mais ça il fallait y penser avant et ce n'est pas la peine de mettre la faute sur les patrons car ce n'est pas eu qui ont paralysé l'économie pendant plus de 40 jours.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :