Les Français divisés sur le rythme des réformes

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Selon le baromètre BVA-Avanquest-BFM- « La Tribune », 37 % de Français estiment que Nicolas Sarkozy va trop loin dans le domaine des réformes. Ils sont 28 % à juger qu'il ne va pas assez loin et 29 % à estimer qu'il mène ses réformes à un bon rythme.

La livraison de novembre du baromètre BVA-Avanquest-BFM- « La Tribune » contient un enseignement qui va nourrir les discussions dans la majorité : aujourd'hui, une majorité relative (37 %) de Français estime que Nicolas Sarkozy va trop loin dans le domaine des réformes. Ils sont 28 % à juger qu'il ne va pas assez loin et 29 % à estimer qu'il mène ses réformes à un bon rythme.

Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA, note qu'en deux ans la situation « s'est radicalement inversée sur ce sujet, puisqu'en septembre 2007 une majorité relative de 40 % de Français pensait que le président menait ses réformes à un bon rythme [ni trop ni pas assez vite] et que ceux qui pensaient qu'il n'allait pas assez loin étaient nettement plus nombreux que ceux qui estimaient qu'il allait trop loin [31 %, contre 19 %] ».

Un dilemme

L'institut souligne toutefois que « les plus inquiets de ce rythme trop soutenu de Nicolas Sarkozy sont les catégories populaires [45 % jugent qu'il va trop loin contre seulement 36 % des cadres] et les sympathisants de gauche [46 %] ». BVA estime que Nicolas Sarkozy est face à un dilemme : braquer l'opinion en poursuivant les réformes à un rythme soutenu ou décourager son socle électoral. Si 53 % des sympathisants de droite estiment que les réformes sont menées à un bon rythme, ceux qui pensent qu'il faut aller plus loin sont nettement plus nombreux (28 % contre 10 %) que ceux qui estiment que l'on va trop loin.

Selon l'enquête, réalisée les 30 et 31 octobre auprès de 1.006 personnes, l'indice de moral des Français retrouve ses plus bas niveaux de juin, avec 63 % se déclarant moins confiants en l'avenir, contre 29 % se sentant plus confiants. Par ailleurs, ils sont 79 % à être d'accord avec l'idée d'imposer une baisse des prix des médicaments aux laboratoires et avec l'intensification de la lutte contre les arrêts maladie injustifiés. Et 56 % sont aussi d'accord avec la diminution des tarifs de certaines spécialités médicales. Mais la baisse du remboursement de certains médicaments et l'augmentation du forfait hospitalier suscitent une profonde hostilité (61 % et 63 % les jugent inefficaces).

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Commentaires
a écrit le 04/11/2009 à 8:48 :
Les réformes ??? Ah bon parce que de l'extérieur on a l'impression qu'il ne se passe vraiment rien en France, ce sont des réformettes sans aucunes conséquences sauf pour les 'pantouflards'...ah pardon les fonctionnaires français, car pour eux dès que ça bouge un peu oulala c'est trop compliqué...Il n'y a aucune VRAI réforme en France, celle de la fiscalité tout d'abord (simplification drastique)...impôt à la source pour réduire toute cette paperasse soviétique...la France est très loin d'être un pays moderne mais surtout perd chaque année en compétitivité...et ceux qui ont compris cela n'hésite plus à s'expatrier particulier comme entreprise...et les gouvernants français n'ont toujours pas compris que économie et politique n'ont jamais fait bon ménage...à chacun son métier !
a écrit le 03/11/2009 à 14:07 :
DEs réformes lancées à tout va, quelle que soit la conjoncture ,quels que soientles moyens disponibles, quels que soient les retombeés ou les dégâts dans la bonne marche des administrations concernées ou sur les administrés eux mêmes !
On réforme et puis l'on voit ! c'est comme au poker...mais ceux qui perdent ceux sont les habitants des villes moyennes : fermetures de bureaux de poste, de tribunaux , de maternités, de services de chirurgie,de casernes ou de gendarmeries, d'écoles, d'agences Banque de France, ce qui provoque des déserts administratifs ou de services de base.
Comment regretter ensuite que les jeunes médecins ou jeunes cadres refusent de s'installer dans ces zones si peu attractives ?

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