Le déficit français dérape encore, la croissance revue à la hausse

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Le déficit du budget de l'Etat a continué à se creuser pour atteindre 134,8 milliards d'euros au 31 octobre, contre 60,7 milliards à la même date en 2008, en raison notamment de la crise économique et du plan de relance, selon Bercy. En revanche, le PIB devrait progresser de 0,6% au quatrième trimestre 2009, selon une nouvelle estimation de la Banque de France qui tablait auparavant sur 0,5%.

Le déficit du budget de l'Etat en exécution s'élevait à 134,8 milliards d'euros à la fin octobre contre 60,7 milliards un an plus tôt, selon des chiffres publiés ce mardi par le ministère du Budget. L'écart de 74 milliards d'une année sur l'autre "s'explique principalement par l'incidence de la conjoncture économique sur l'évolution des recettes et, à hauteur de 31,3 milliards, par l'effet des mesures du plan de relance", précise le ministère dans un communiqué.

Au 31 octobre, les dépenses totales (budget général et prélèvements sur recettes) atteignaient 303,2 milliards d'euros, contre 293,4 milliards un an plus tôt, selon le ministère. Hors plan de relance, les dépenses du budget général diminuent d'une année sur l'autre de 3,2 milliards d'euros. A périmètre constant, la baisse atteint 4,6 milliards en raison d'une nette diminution de la charge de la dette (-6,8 milliards à périmètre constant), "conforme à la dernière prévision retenue dans le projet de loi de finances rectificative de fin d'année".

Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements et hors prélèvements sur recettes) s'établissaient quant à elles à 186,2 milliards d'euros à fin octobre contre 239,9 milliards à la même date en 2008.

Le produit des recettes fiscales nettes s'élève à 171,1 milliards, en baisse de 49,4 milliards par rapport à fin octobre 2008. "Cette baisse marquée est imputable à la dégradation de la conjoncture économique et, à hauteur de 14,8 milliards, aux mesures fiscales mises en oeuvre dans le cadre du plan de relance", précise le ministère.

En revanche, côté croissance, le produit intérieur brut (PIB) devrait progresser de 0,6% au quatrième trimestre 2009, selon une nouvelle estimation de la Banque de France (BdF) légèrement révisée à la hausse et publiée ce mardi. Dans sa précédente estimation, la BdF tablait sur une croissance de 0,5% pour le dernier trimestre de l'année.

Après un an de récession, l'économie française a renoué avec la croissance au deuxième trimestre, avec une progression du PIB de 0,3%, rééditée au troisième trimestre. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait dit à la mi-novembre espérer une fin d'année "sur les chapeaux de roues", estimant que la France avait "vraiment pris le tournant de la reprise". Elle avait précisé s'attendre à "un peu mieux que 0,3%" au dernier trimestre.

Sur l'ensemble de l'année, le gouvernement prévoit une chute du PIB de 2,25%, en raison des effets de la crise qui ont anéanti l'activité fin 2008 et début 2009. Pour 2010, il prévoit une croissance modérée, de 0,75%. Le Premier ministre François Fillon a récemment estimé qu'elle pourrait atteindre 1,5%.

Dans son enquête de novembre, la Banque de France souligne que le climat des affaires s'améliore en France. L'indicateur du climat des affaires dans l'industrie a gagné trois points à 99 - tout près des cent points, sa moyenne historique depuis 1981 - après 96 (95 en première estimation) en octobre, tandis que dans les services il a gagné un point à 85. "L'activité industrielle s'est accélérée en novembre, sous l'effet d'un rebond dans l'automobile et de la poursuite de l'amélioration de la production dans les biens intermédiaires et les biens de consommation", explique la Banque de France.

Le taux d'utilisation des capacités dans l'industrie a ainsi progressé à 73,0% contre 72,0% en octobre. "Les carnets sont jugés encore insuffisants bien que les entrées de commandes nouvelles aient progressé. Les stocks de produits finis sont restés à un niveau jugé conforme à la normale", précise la BdF. "Les prévisions pour les prochains mois tablent sur une poursuite de la hausse de l'activité".

La contraction des effectifs ralentit par rapport aux mois précédents. Le solde mesurant les effectifs passés est remonté à -4 contre -8 en octobre et -14 en septembre. "Les perspectives à court terme confirment la tendance à une légère amélioration de l'activité", conclut la Banque de France.

Enfin, en matière de commerce extérieur, la secrétaire d'Etat Anne-Marie Idrac s'attend à une contraction des échanges français de l'ordre de 10% cette année, mais estime que celui-ci donne de "bons signaux" pour 2010, a-t-elle précisé sur Radio Classique ce mardi.

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Commentaires
a écrit le 08/12/2009 à 11:58 :
il n y rien a faire ni gauche ni droite en cette periode d agitation mondial..les FRANCAIS sont des veaux GRAS bon a se faire bouffer par ceux qui crevent de faim
a écrit le 08/12/2009 à 11:10 :
Il y a-t-il un pilote dans l'avion? Où sont les programme de réorganisation et de réduction des dépenses publiques? Ce n'est pourtan,t pas le nombre de ministres,secréaires d'état et conseillers qui manquent à Bercy! Bonus négatif???

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