Pour François Fillon, la sortie de crise sera "dangereuse"

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Le Premier ministre François Fillon.
Le Premier ministre François Fillon. (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Pour le Premier ministre François Fillon, la sortie de crise est "en vue", mais elle sera "dangereuse", avec un chômage en constante hausse et une situation budgétaire "préoccupante" pour beaucoup de pays membres de l'Union européenne.

Le Premier ministre François Fillon a affirmé ce jeudi à Bonn (Allemagne) que la sortie de crise était "en vue", avec une croissance en 2010 "meilleure que prévu". Cependant, cette sortie de crise sera également "dangereuse", selon lui, marquée notamment par un chômage qui "risque de continuer à augmenter au cours des prochains mois".

Le Premier ministre, qui se trouvait au Congrès du Parti populaire européen (PPE) dont est membre l'UMP,  a également jugé que la "situation budgétaire de plusieurs Etats membres [de l'UE était] préoccupante"

Pour le chef du gouvernement, "le retard de production, d'investissement et de croissance dû à la crise va être long à rattraper" alors que "pendant ce temps, l'Asie est en train de creuser l'écart". C'est pourquoi, selon lui, "l'Europe ne peut pas se contenter des perspectives de croissance molle qu'on lui promet" ; "ce ne serait pas compatible avec la préservation de notre modèle social".

Diminuer les déficits sans nuire à la croissance

En France, le gouvernement a préparé son budget 2010 sur la base de 0,75% de croissance, mais table sur 1,5%. Son déficit devrait atteindre en 2010 le niveau record de 8,5% du PIB.

Le Premier ministre a demandé à l'Union européenne de "mettre en place une stratégie de sortie de crise pour les finances publiques" qui "respecte le Pacte de stabilité" (déficit à 3% du produit intérieur brut au maximum), mais qui "préserve le potentiel de croissance".  Paris a ainsi accepté de se fixer comme objectif de ramener son déficit en dessous de 3% du PIB dès 2013, comme demandé par Bruxelles, mais à condition qu'une croissance forte permette de respecter ce délai.

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Commentaires
a écrit le 10/12/2009 à 16:12 :
Il est "surprenant" notre Premier Ministre! Sitôt nommé, il avait au nom du principe de réalité, dénoncé une situation de faillite, ce qui reste plus que jamais vrai! Il ajoutait en passant,, que les français étaient "déprimés"...nous électeurs ignorions ses talents de "psy"...Et maintenant, après avoir cautionné l'ensemble d'une politique certes volontariste, mais peu réaliste, le voici qui déclare, la "dangerosité" de cette sortie de crise qui n'en peut mais? En quoi est il surprenant? Dans l'énoncé des évidences, et l'absence totale de sens pédagogique pour mobiliser un peuple, une nation, qui ne demnadent que cela.
M le Premier Ministre, votre enthousiasme nous encombre, le savez vous? Alors agissez

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