Les temps forts du discours de Nicolas Sarkozy aux forces économiques de la Nation

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A l'occasion de ses voeux aux "forces économiques" de la Nation ce mercredi à Cholet, le chef de l'Etat a annoncé qu'il allait se battre pour l'instauration d'une taxe carbone européenne. Nicolas Sarkozy a aussi évoqué la parité euro-dollar et le plan de soutien aux banques qui a rapporté 2 milliards d'euros à l'Etat. Il a aussi confirmé qu'il se refusait toujours à augmenter les impôts pour réduire le déficit.

Sur la taxe carbone

"Je me battrai pour que l'Europe se dote d'une taxe carbone aux frontières" a assuré Nicolas Sarkozy à l'occasion de ses voeux aux "forces économiques". Le chef de l'Etat avait lancé cette idée en septembre, mais la censure de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel lui donne l'occasion de revenir dessus. "Je suis pour la liberté du commerce. Mais je ne vois pas pourquoi il faudrait imposer des contraintes environnementales à nos entreprises et accepter d'importer des produits fabriqués dans des pays où on ne respecte aucune contrainte environnementale", a rappellé le Président de la République avant d'ajouter : "Eh bien, ces pays, on les taxera aux frontières avec la taxe carbone". Revenant sur la censure par les Sages de certaines dispositions de la taxe carbone concernant les entreprises, Nicolas Sarkozy  a déclaré qu'il faudra  "trouver un équilibre" : "Je n'ai pas l'intention non plus de faire cadeau aux concurrents de la France pour que demain en France, on ne puisse plus produire d'acier et qu'il soit produit exclusivement en Chine (...) Je veux que la France reste une terre de production" a-t-il expliqué aux chefs d'entreprises présents.
 

Sur la parité euro-dollar
Alors qu'il s'exprime rarement sur le sujet, le chef de l'Etat a qualifié ce mercredi le taux de change euro-dollar de "problème considérable" lors de ses v?ux aux forces vives de la nation. "On aide beaucoup Thales mais on veut que l'on crée des emplois ici", a dit le président français lors d'une allocution aux ouvriers d'une usine Thales, groupe d'électronique de défense, à Cholet, dans le Maine-et-Loire. "En même temps, (il faut) qu'on soit souple. Il n'est pas anormal avec telle disparité des parités monétaires, qui est un problème considérable pour une entreprise comme la vôtre vendant en dollars, qu'on ait quelques éléments de production en zone dollar parce que je préfère des emplois en France, mais il faut continuer à garder des marchés", a-t-il ajouté.

Sur les déficits

La diminution de la dépense publique reste aux yeux du Président de la République la seule solution qu'il envisage pour réduire les déficits. "Pour rétablir l'équilibre de nos finances publiques, la solution de l'augmentation des impôts, je m'y refuse, a rappelé Nicolas Sarkozy qui invite les services de l'Etat à "dépenser moins et mieux" : "Je ne peux pas accepter que l'essentiel de la richesse que nous créons chaque année serve à financer les dépenses publiques".

Sur le plan de soutien aux banques

Le Président de la République assure que les diverses aides accordées au secteur bancaire par les pouvoirs publics durant la crise financière a rapporté à l'Etat deux milliards d'euros en 2009. "J'avais pris devant les parlementaires et les Français l'engagement que le plan de soutien aux banques ne coûterait rien aux contribuables" a rappelé le chef de l'Etat.
Depuis l'automne 2008, la Société de financement de l'économie française (SFEF) permet aux banques de se refinancer à moindre coût sur les marchés grâce à la garantie de l'Etat. En échange, l'Etat français a perçu 1,3 milliard d'euros de commissions. En parallèle, l'Etat a apporté des capitaux aux banques françaises qui les ont remboursés fin 2009 avec 713 millions d'euros d'intérêts. Nicolas Sarkozy a souligné dans son discours que grâce à ces deux dispositifs "aucun Français n'a perdu son épargne" et "aucun établissement financier n'a fait faillite".
 

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Commentaires
a écrit le 07/01/2010 à 11:00 :
Et toujours la taxe carbone. Après le refus des " sages" du conseil constitutionnel, devant les inepties de son application en France. La nouvelle cible c'est l" Europe". Pourquoi cet entêtement. Alors que le reste du monde n'y adhère pas, et que nous seront pénalisés ?

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