L'Elysée envisagerait de supprimer la "garden party" du 14 juillet

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Pour prévenir toute polémique dans un contexte de crise, Nicolas Sarkozy aurait décidé de se passer du traditionnel rendez-vous du 14 juillet dans les jardins du palais présidentiel. D'autres mesures sur les dépenses publiques devraient être annoncées à titre d'"exemplarité".

En pleine lutte contre les déficits et alors que certains ministres font face à la polémique sur leurs dépenses, Nicolas Sarkozy devrait monter au front.  Selon plusieurs sources citées par l'AFP (Agence France Presse) et reprenant des informations du Figaro et du Parisien, le président de la république s'apprêterait à annoncer plusieurs mesures de restrictions des dépenses, dont l'une très symbolique : la suppression de la traditionnelle "garden party" du 14 juillet à l'Elysée.

Le chef de l'Etat chercherait ainsi à prévenir toute polémique compte tenu du contexte économique. L'année dernière, le coût de ce rendez-vous annuel dans les jardins de la présidence s'était élevé à 732.826 euros, soit près de 100 euros par personne invitée, selon des chiffres de l'AFP.

Cette suppression de la "garden party", qui selon le site leparisien.fr pourrait être définitive, rentrerait dans le cadre d'autres mesures structurelles mettant en avant "l'exemplarité" du gouvernement et du palais présidentiel en matière de dépenses. Ces mesures pourraient être annoncées la semaine prochaine à l'occasion d'une réunion d'étape sur la Révision générale des politiques publiques (RGPP).

Ce mercredi, en rendant compte des travaux du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a insisté sur la nécessaire "exemplarité" des ministres et du gouvernement en ces temps d'austérité budgétaire et d'"affaires". "Beaucoup a été fait, des changements ont été faits par rapport à des systèmes précédents", a-t-il déclaré.

"Je rappelle que c'est Nicolas Sarkozy qui a, par exemple, souhaité que dorénavant l'Elysée dispose d'un budget comme toutes les institutions de l'Etat, reconnu par le parlement et contrôlé par la Cour des comptes. Des directives précises ont été émises par le Premier ministre à destination de ses ministres", a-t-il encore ajouté.

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