L'Etat au régime : le plan d'économies annoncé par Sarkozy

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Découvrez les mesures draconiennes de réduction des dépenses de l'Etat annoncées par le président de la république. Il brandit la menace de sanctions.

Alors que La Tribune révélait en avant-première ce lundi les mesures d'économies imposées aux ministères par le chef de l'Etat et le Premier Ministre, Nicolas Sarkozy confirme ce lundi soir l'objectif d'une réduction de 10% en trois ans des dépenses de fonctionnement et d'intervention de l'Etat.

Les dépenses privées des ministres devront être payés sur leurs propres deniers. Ils risquent des "sanctions" en cas d'abus. On pense bien sûr à l'utilisation controversé d'un jet privé par Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat chargé de la coopération et de la francophonie, et surtout aux achats de cigares par Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région Capitale. Ou encore à la "mission" grassement payée de l'ex-ministre Christine Boutin sur la mondialisation, cumulée avec sa retraite de parlementaire ce qui a amené les membres du gouvernement qui cumulaient les deux rémunérations à devoir y mettre fin.

 

Nicolas Sarkozy confirme aussi que la garden-party du 14 juillet à l'Elysée est supprimée.

Les chasses présidentielles vont aussi disparaître. Un coup dur de plus pour un ex-proche du président, Pierre Charon, qui en avait pris la charge après avoir été écarté de l'Elysée, soupçonné d'alimenter les rumeurs sur les tensions entre Carla Bruni-Sarkozy et Rachida Dati.

Les voyages en avion seront limités. Les ministres et membres du gouvernement devront se contenter du train pour les voyages ferroviaires limités à trois heures. Idem pour les hôtels : il faudra privilégier les nuits en préfecture ou en ambassades lors des déplacements.

En outre, 10.000 véhicules et 7000 logements de fonction seront supprimés d'ici 2013. C'est ce que le Président de la République précise dans une lettre adressée à son Premier ministre François Fillon et rendue publique ce lundi soir.

Il y écrit notamment : "à l'heure où nos concitoyens sont frappés par la crise, l'Etat doit, plus que jamais, faire preuve d'exemplarité. La recherche d'économies au sein des administrations est une nécessité pour redresser nos finances publiques. Elle est également un impératif moral. Ceux qui incarnent l'intérêt général ne peuvent être exonérés de l'effort demandé à la Nation. Ils ont une responsabilité particulière qui découle de leur mission, celle de faire un usage irréprochable de l'argent public".

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