Pas de nouvelles taxes sur le tabac et le patrimoine : François Baroin s'explique

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Le ministre du Budget François Baroin a justifié ce mardi le refus du gouvernement d'imposer deux nouvelles taxes proposées par des parlementaires UMP, l'une sur les fabricants de cigarettes, l'autre relevant le taux des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et les produits de placement.

Le ministre du Budget François Baroin a justifié ce mardi par un supposé risque de fuite des investisseurs le refus du gouvernement d'accepter de nouvelles taxes sur le tabac et le patrimoine pour refinancer la protection sociale.

Le gouvernement a en effet fait échouer la semaine dernière deux propositions de parlementaires UMP, une taxant les fabricants de cigarettes, l'autre augmentant le taux des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et les produits de placement, avec une recette annuelle de 5,4 milliards d'euros à la clef.

Pour François Baroin , ces idées étaient dangeureuses. "Ca nous faisait prendre le risque de passer sous la ligne de flottaison, c'est à dire qu'à un moment donné l'impôt est confiscatoire ou dissuasif", a-t-il dit sur France 2. "Les gens ne seraient plus mobilisés sur ce type de financement et seraient allés ailleurs", a-t-il précisé.

Parallèlement, le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo, donné favori pour remplacer François Fillon à Matignon, a suggéré ce mardi dans Le Parisien d'organiser un "Grenelle" de la fiscalité qui réunirait syndicats, collectivités et acteurs du monde économique.

Eventuelle suppression de l'ISF

Il est question d'une réforme fiscale générale au printemps 2011, a rappelé également François Baroin , avec une éventuelle suppression du "bouclier fiscal" et de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) que le ministre qualifie "d'anomalie française".

Selon lui, la réforme de l'ISF et du bouclier doit être neutre en terme d'impact pour les finances publiques.
"On n'a pas les moyens aujourd'hui d'une réforme de la fiscalité qui ferait rentrer moins d'argent dans les caisses de l'Etat", a-t-il dit.

Sous ces conditions, la suppression conjointe du bouclier fiscal et de l'ISF supposerait des augmentations d'impôt ailleurs, puisque si le bouclier coûte 679 millions d'euros à l'Etat, l'ISF lui en rapporte environ 3 milliards.

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