Les sociétés assurent un quart des recettes fiscales directes de la capitale

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Les recettes perçues devraient rester stables en 2011.

Si toutes les grandes entreprises implantées dans Paris devaient prendre la poudre d'escampette, la capitale aurait-t-elle du souci à se faire pour ses ressources ? Pour l'heure, les chiffres de rentrées fiscales restent rassurants.

Paris est depuis des années la première ville de France pour la collecte de la taxe professionnelle. En 2011, les deux éléments qui composent la nouvelle contribution économique territoriale (cotisation foncière des entreprises et cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) et qui se substituent à la taxe professionnelle devraient permettre à Paris d'engranger 732 millions d'euros, selon le budget primitif 2011.

Cet impôt prélevé sur les entreprises représente presque un quart de la totalité des recettes fiscales directes perçues par la capitale. Autre motif de satisfaction pour les édiles parisiens, les créations d'entreprises restent plus dynamiques dans la capitale que partout ailleurs en Île-de-France. Ainsi, 12.000 nouvelles sociétés ont été créées à Paris en 2009 contre 10.000 en petite couronne (hors auto-entreprises), garantissant l'apport de nouvelles ressources. En 2010, la tendance reste la même, 5 % d'augmentation à Paris (contre 1 % pour l'Île-de-France).

Mais ces nouvelles entreprises sont souvent de petite taille et ne compensent pas toujours le manque à gagner occasionné par les départs de bataillons d'employés en banlieue lors des transferts de grandes entreprises. Reste à inventer la fiscalité du Grand Paris, qui effacerait les différences de régimes entre la capitale et les départements limitrophes.

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