Petite déception pour la croissance française

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Selon les détails apportés ce mardi par l'Insee, la croissance du troisième trimestre a été révisée en baisse à +0,3% et celle du deuxième à 0,6%.

L'Insee a baissé de 0,1 point à +0,3% la croissance du produit intérieur brut de la France au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent et de 0,1 point celle du deuxième à 0,6%. A fin septembre, l'acquis de croissance pour 2010 s'établit à 1,4% (+1,5% en première estimation), selon les comptes nationaux détaillés du troisième trimestre publiés ce mardi par l'Insee.

La révision en baisse pour le troisième trimestre résulte "notamment de la révision d'indicateurs de services aux entreprises et de travaux publics (...) et d'indicateurs de services aux particuliers", note l'Insee.

Les dépenses de consommation des ménages français ont accéléré à +0,5% au troisième trimestre après +0,3% au deuxième (+0,6% au troisième en estimation précédente).

L'investissement total a augmenté de 0,5% (après +0,9% au deuxième trimestre), avec des hausses de 0,9% pour l'investissement des ménages et de 0,5% pour celui des entreprises non financières.

Les dépenses des administrations publiques ont baissé de 0,3% au troisième trimestre après avoir augmenté de 0,9% au deuxième.

Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) a contribué positivement à la croissance (0,5 point après 0,4 au deuxième trimestre). Les variations de stocks ont également apporté une contribution positive de 0,2 point à la croissance du troisième trimestre alors que le commerce extérieur a contribué négativement à hauteur de 0,4 point. Les exportations ont augmenté de 2,6% sur le trimestre après +2,7% au trimestre précédent et les importations de 3,9% après +3,8%.

Les résultats détaillés des comptes nationaux révèlent par ailleurs que le revenu disponible brut des ménages a progressé de 0,9% au troisième trimestre, après une hausse de 0,8% lors des trois mois précédents.

La hausse des prix des dépenses de consommation ralentissant à +0,2% sur le trimestre (contre +0,3% au trimestre précédent) avec les prix de l'énergie, le pouvoir d'achat des ménages accélère nettement à +0,7% après +0,5%, souligne l'Insee.

Le taux d'épargne a, quant à, lui progressé à 16,2% après 16,1% à fin juin.

Par ailleurs, l'Insee annonce que la dette publique française atteignait 1.574,6 milliards d'euros à fin septembre, soit 81,5% du PIB. Elle a diminué en un trimestre de 17 milliards dont 14,1 milliards pour la seule dette de l'Etat.

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Commentaires
a écrit le 28/12/2010 à 16:41 :
Toujours la même histoire depuis des décennies. On sort des chiffres du chapeau, mais quand on est en période de crise comme maintenant et que l'on est en contact avec l'économie réelle, notamment en parlant avec beaucoup de commerçants ou de responsables de PME, le son de cloche n'est pas le même.
a écrit le 28/12/2010 à 13:39 :
1,5 ou 1,6 ça reste médiocre mais difficile de faire mieux dans un pays qui prône l'assistanat avec en ligne de front les syndicats de fonctionnaires toujours partant pour travailler moins et gagner plus. Quant à ceux qui veulent s'en sortir et qui réussissent, tout ce à quoi ils peuvent aspirer c'est la guillotine fiscale. Et oui, faut bien payer les nantis quand le crédit-dette ne suffit plus. Mieux vaut fuir en Suisse, ici il n'y a aucun lendemain.
Réponse de le 28/12/2010 à 14:44 :
Ce que vous dites est un peu vrai mais il ne faut quand même pas exagérer. 1.5, c'est la moyenne européenne. La plupart des autres pays font moins bien. Quand à l'Allemagne, elle a fait une croissance moitié moins importante que la notre dans les 10 dernières années, sans compter le recul de l'année dernière qui explique en partie le bon score de cette année. En attendant, elle en a baver pendant 5 ans pour faire les réformes nécessaires. C'est ce qui est en train de se faire en France et qui se fera de gré ou de force sous la prochaine mandature, que la droite ou la gauche soit au pouvoir. Et c'est bien comme cela.
a écrit le 28/12/2010 à 12:09 :
youpiiii la dette a diminue de 17 milliards il ne nous reste plus que 90 trimestres pour etre au clair
a écrit le 28/12/2010 à 11:49 :
Petite? Même Lourdes n'aurait rien pu faire avec une France sans industrie, incapable d'exporter, avec 4, 3 millions de chomeurs, avec des politiques roi de la langue de bois, avec le pays le plus inégalitaire d'Europe, avec un poubvoir d'achat négatif, avec une spéculation immobilière qui oblige le français moyen à s'endetter sur 25 ans!!! N'importe quelle entreprise gérée à la mode FRance serait en faillite.
Réponse de le 28/12/2010 à 14:39 :
"le pays le plus inégalitaire d'Europe". Vous ne devez pas beaucoup voyager... Nous sommes le grand pays le moins inégalitaire d'Europe : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPECF04413 et nous sommes également l'un des pays ou l'endettement des ménages est le moins fort... d'où la dette publique élevée. Il faut arrêter de dire n'importe quoi !
Réponse de le 29/12/2010 à 7:12 :
Tiens donc... le fait que l'endettement des ménages soit faible impliquerait donc que la dette publique soit élevée ? Et par quelle opération magique ? Soyons sérieux... La dette publique est élevée parce que l'Etat vit au dessus de ses moyens, et refuse de se contrôler... aucun rapport avec les ménages. C'est même le Chef dudit Etat qui voulait endetter les Francais avant son élection. Ceux-ci pas complètement fous ne l'ont pas fait, et ils eurent raison, sinon en plus d'un Etat plombé (et surplombé), nous serions un peuple subprimé a la mode USA...
a écrit le 28/12/2010 à 10:49 :
L'insee prepare les elections, il faut bien mobilise l'electorat contre la droite
Quelle valeur attribuer a des chiffres dont on modifie le montant a tou moment?
a écrit le 28/12/2010 à 10:42 :
comment! elle s'est trompée madame Lagaffe! ce n'est pas possible! de quel droit les contrôleurs de l'INSEE n'ont ils pas suivi ses ordres? Ca va remuer lors de l'Entretien Individuel
a écrit le 28/12/2010 à 10:13 :
C'est bien normal. La réduction de la dette publique va se faire sentir sur la croissance et la consommation... C'est ce qui est arrivé aux Allemands pendant plusieurs années après les mesures drastiques prises en 2003-2004 ! Les français veulent réduire la dette, tout en bénéficiant de plus de services public, en augmentant leur pouvoir d'achat, en bénéficiant de plus de prestations sociales sans pénaliser l'emploi par des charges excessives... Bref, ils veulent le beurre et l'argent du beurre. Nous allons en baver pendant quelques années, c'est inévitable quelque soit le gouvernement et le Président... d'où les hésitations de DSK à se présenter... et on le comprend !
Réponse de le 28/12/2010 à 10:53 :
Je ne connait pas DSK ! Mais à sa place je resterais au FMI et je postulerais au FMI pour un second mandat !!!!!
C'est plus de pouvoir et un meilleur salaire que president de la république ! (Et moins d'emmerdes!)
a écrit le 28/12/2010 à 9:35 :
Comment ? L'INSEE n'a pas suivi les instructions de Dame Lagarde ? Bon... on va juste corriger les communiqués de presse pour passer d'un "gros 1,6%" de croissance du PIB a un "gros 1,4%" ... Quant aux contrôleurs de l'INSEE qui ont corrigé leur copie, ne vous inquiétez pas, ils feront partie du lot d'un retraité sur deux non remplacés...
a écrit le 28/12/2010 à 9:08 :
De très mauvais contrôleurs de gestion à l'INSEE. En quelques semaines se tromper d'autant, c'est la porte dans le privé.
a écrit le 28/12/2010 à 8:41 :
L'article omet de signaler que la prétendue hausse de la consommation est essentiellement due aux achats de voitures grâce à la prime à la casse (qui expire le 31 décembre), qui profite surtout aux voitures importées. Il serait plus intéressant de publier l'évolution de la consommation "hors voitures", plus significatif de l'évolution de la consommation des ménages. D'autre part, comme le souligne Mathéo ci-dessous, l'annonce de l'augmentation du pouvoir d'achat des français n'est pas représentative du ressenti des ménages, avec toutes les augmentations de dépenses contraintes.
a écrit le 28/12/2010 à 7:57 :
je voudrais bien que l'insee nous demontre l'augmentation du pouvoir d'achat des francais surtout des classes moyennes??????????
Réponse de le 28/12/2010 à 10:55 :
Tout est basé sur le "panier" de produit qui sert de référence !
Suivant le contenu du panier et les coéfficiants affectés aux articles contenu : VOUS AVEZ DES RESULTATS DIFFERENTS !
Donc oui, l'INSEE peux faire cette démonstration, c'est sous réserve qu'elle communique sur le panier de référence !

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