La réforme de la dépendance encore repoussée

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Le projet phare de Roselyne Bachelot pourrait être recalé.

Elle risque bien de faire pschitt. La réforme de la dépendance des personnes âgées, présentée comme l'une des mesures-phares de cette fin de quinquennat, est une nouvelle fois reportée. La faute à la crise. « Traiter ce dossier dans un contexte économique et financier que nous connaissons aujourd'hui, dans l'urgence, ne serait pas raisonnable », a estimé mercredi le Premier ministre, François Fillon, en présentant les mesures anti-déficit pour 2012. Avant d'ajouter : « il nous faudra trouver des ressources adaptées, nous devons y travailler encore d'ici le début de l'année 2012 ». Pour Roselyne Bachelot, ministre de la Solidarité et des la Cohésion sociale, la pilule est amère. D'autant que cette fidèle du Premier ministre tenait à cette grande réforme, lancée début 2011.

Dès le printemps, elle avait promis des « mesures d'urgence » représentant un milliard d'euros, qui devaient figurer dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2002, qui sera débattu à l'automne, même si la réforme de fond avait, elle, été reportée après la présidentielle. La ministre avait également lancé d'ambitieux débats sur la dépendance dans toute la France. Las. Ce sera pour plus tard. Voire beaucoup plus tard.

Craintes

Même si chez Anne-Marie Montchamp, secrétaire d'Etat chargée des Solidarités et de la Cohésion sociale, on veut encore croire à une grande réforme avant les présidentielles. Car Le timing est très court. Et « a France n'a aucune raison d'annoncer aujourd'hui des dépenses futures qui inquiéteraient les marchés », confie Henry Sterdyniak, économiste à l'OFCE, à l'AFP. L'Association de directeurs de maisons de retraite et de services à domicile (AD-PA) juge quant à elle « ce nouveau report extrêmement dommageable », car il risque d'entraîner des suppressions d'emplois dans les services à domicile en fagilité financière dans les établissements ». Une crainte partagée par Claudy Lebreton, président de l'Assemblée des départements de France (ADF), qui financent notamment l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA).

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Commentaires
a écrit le 07/09/2011 à 15:14 :
Avec Mme bachelot, il n'y a rien à attendre de bon, sinon des coûts et des dépenses inutiles comme l'hiver dernier. Mon Dieu !
a écrit le 27/08/2011 à 5:48 :
Les personnes agées dépendantes (ou leurs familles) qui pensaient pouvoir financer un séjour final en maison de retraite médicalisée en vendant le bien immobilier acquis dans leur jeunesse (maison de campagne, appartement locatif)doivent envisager un passage anticipé par la case cimetière car l'Etat leur prélévera plusieurs années de financement de ce séjour, par la simple taxation des plus values immobilières....
Réponse de le 30/08/2011 à 20:44 :
taxation des plus values ? je suis pour.
a écrit le 26/08/2011 à 7:46 :
c'est bien le signe helas qu'on n'a pas ou plus les moyens financiers de nos ambitions. faudrait peut être savoir vers quel projet de société on souhaite se tourner en toute objectivité. Vouloir la paix dans le monde et l'obtenir, y'a une marge.. vaut mieux des petites actions concretes que des projets irréalisables.
Réponse de le 26/08/2011 à 12:15 :
Il y a aussi la mise en oeuvre du slogan de Nicolas Sarkozy et de sa clique : "Pour que la vie soit toujours un plaisir" qui occulte tous les mots mauvais et méchants comme effort, rigueur, prévoyance, épargne, économie et qui a rayé définitivement le mots austérité du dictionnaire. La politique exige de sacrifier ces mots pour ne pas parler de sacrifices.
a écrit le 26/08/2011 à 6:56 :
Les ministres et secrétaires d'état à la solidarité et à la cohésion sociale n'ayant pas, sur ce sujet crucial, performé, elles peuvent tirer leur révérence. Leurs portefeuilles peuvent être supprimés, pour quelques économies de fonctionnement.

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