Ségolène Royal : "On ne pourra plus camoufler en licenciements économiques des licenciements boursiers"

 |   |  2363  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
Après Arnaud Montebourg et Manuel Valls, c'est Ségolène Royal qui a répondu aux questions de la rédaction de La Tribune. Retrouvez également en exclusivité le détail de ses deux projets de loi sur les licenciements boursiers et la réforme bancaire.

Mardi après-midi, répondant, après Arnaud Montebourg et Manuel Valls, à l'invitation faite par « La Tribune » à l'ensemble des candidats socialistes, la présidente de la région Poitou-Charentes a développé son projet devant la rédaction. Un projet qu'elle assume comme socialiste, « mais le socialisme du 21ème siècle, celui qui marche ». Elle dit vouloir une nation d'entrepreneurs, refuse la facilité de la hausse des impôts et prône un fort volontarisme industriel, au moment où une nouvelle menace se profile sur la sidérurgie lorraine. Elle a dévoilé les deux premières lois qu'elle présenterait si elle était élue le 6 mai 2012 : une réforme pour reprendre le contrôle des banques et une loi pour interdire les « licenciements boursiers ». Sur la crise, elle reproche à Nicolas Sarkozy de n'avoir pas su discuter avec Angela Merkel pour trouver une solution au problème grec et réclame d'urgence la création d'eurobonds pour mutualiser les dettes souveraines.

Que pensez-vous de la façon dont les dirigeants européens ont géré la crise grecque ?

Ségolène Royal : Il aurait fallu créer les euro obligations, afin d'éviter cette mise en compétition des peuples les uns avec les autres. Pourquoi ne l'a-t-on pas fait ? La France y était favorable. Or, lors de sa rencontre avec Angela Merkel sur ce sujet, Nicolas Sarkozy a lâché en rase campagne devant les réticences des Allemands. Pourquoi n'avons-nous pas négocié de façon plus approfondie avec le gouvernement allemand ? Le ministre allemand des finances redoutait que les euro obligations n'entraînent une perte de souveraineté et finisse par pénaliser les pays vertueux. Il voulait que les politiques économiques et monétaires des pays européens soient contrôlées davantage par les ministres des finances de l'Union Européenne ou la BCE. Pourquoi n'a-t-on pas discuté de cela de façon sérieuse ? J'aurais dit aux Allemands, « puisque vous avez des idées, mettez les en ?uvre. Nous voulons des euro obligations, vous voulez un contrôle des politiques budgétaires, très bien, discutons-en ».

C'est cela la gouvernance. Si je suis portée au pouvoir, je serai plus volontaire dans les décisions, je réglerai les problèmes en négociant. Je connais très bien le fonctionnement des grands sommets internationaux, auxquels j'ai assisté aux côtés de François Mitterrand. Et je sais qu'il y a toujours un espace de discussion. Le plan de sauvetage de la Grèce, tel qu'il se déroule actuellement, est inadmissible. On impose aux grecs des mesures insupportables, pour sauver les banques et le système financier qui, de toute façon s'en sortiront toujours, car la finance est toujours sortie à son avantage des crises....

L'Allemagne a-t-elle joué le jeu ?


Angela Merkel, au début de la crise, n'a pas déployé suffisamment d'efforts de pédagogie en direction du peuple allemand. Elle n'a pas pris les citoyens à témoin de la gravité de la crise, elle ne s'est pas assez appuyée sur l'opinion publique pour désamorcer les manoeuvres d'appareils de la classe politique allemande. Ces appareils politiques ont pris l'Europe en otage pour des considérations politiciennes, sans rapport avec les vrais enjeux. La chancelière aurait du expliciter ces enjeux de façon beaucoup plus claire. Ma conviction est qu'il ne faut pas mettre en ?uvre un nouveau plan de sauvetage de la Grèce, tant que le système bancaire n'aura pas été réformé. Sinon, toute nouvelle aide financière à la Grèce atterrira d'une façon ou d'une autre dans la poche des banques.

Vous annoncez comme priorité la loi de réforme bancaire. Comment comptez-vous reprendre le contrôle des banques ?


Si le système bancaire en est arrivé là c'est parce qu'il s'est asphyxié lui-même. Les banques ne font plus leur métier car l'Etat n'a pas eu le courage de se faire respecter. Il faut remettre de l'ordre en brandissant, au besoin, la menace de retirer l'agrément d'établissement bancaire à tous ceux qui ne respectent pas les règles. Dans ce cadre, il est urgent de revoir toutes ces limites et c'est la raison pour laquelle je propose un projet de loi de réforme bancaire. Celui-ci est articulé autour de cinq piliers :

1/ La séparation des activités de dépôts de celles d'investissement avec le renforcement de la tutelle publique sur les établissements bancaires avec la présence au conseil d'administration d'un représentant de l'Etat pour veiller au respect des lois.

2/ La création d'une banque publique d'investissement afin de financer les PME. Avec une compétence reconnue aux régions pour constituer une banque régionale publique.

3/Le rééquilibrage des rapports entreles banques et les consommateurs en revoyant significativement les grille des tarifs bancaires et les problèmes de surendettement.

4/ la prise de contrôle par l'Etat des établissements bancaires en difficultés soit par l'acquisition de tout ou partie du capital du groupe moyennant une indemnisation, soit par l'achat par l'Etat d'une action dotée de pouvoirs spécifiques.

5/ la taxation des transactions financières à l'échelle européenne et la restauration du droit de bourse disparu en 2008.

Une autre de vos priorités est d'interdire les licenciements boursiers. Par quels moyens ?

Ce sera très simple, il s'agira de reprendre dans la loi la jurisprudence de la Cour d'Appel de Paris sur l'affaire LU/Danone. De quoi s'agit-il ? Non pas d'un retour à l'autorisation administrative de licenciement économique mais de dire que les licenciements qui n'ont pour objectif que d'améliorer la rentabilité d'une entreprise déjà rentable ne pourront pas être assimilés à des licenciements économiques. Cela signifie que l'on ne pourra pas plus camoufler en licenciements économiques des licenciements intervenus dans des entreprises qui marchent bien. C'est aussi un intérêt pour l'entreprise car le juge des référés pourra lui dire rapidement que ce type de licenciement n'étant pas légal, elle sera obligée de reprendre les discussions. Dans l'exemple Danone/LU, cette entreprise était très rentable, il s'agissait seulement de la déménager dans des pays à bas salaires afin d'améliorer encore la rentabilité de l'entreprise et d'augmenter les dividendes. Avec ma loi, le juge n'aurait pas autorisé ces licenciements purement boursiers. Ceux qui pensent que ce n'est pas possible seront incapables d'emmener le pays vers d'autres règles du jeu. J'entends des socialistes dire qu'il n'est pas possible d'inscrire dans la loi une décision de justice qui a mis 10 ans à être rendue et qu'il faudrait rester inerte. Moi, je considère qu'être socialiste c'est engranger dans la loi les avancées sociales obtenues par le combat social.

Autre exemple, de quel droit Arcelor Mittal a fermé Gandrange et s'apprête à faire de même à Florange, donc à liquider ce qui reste de la sidérurgie française ? Alors que c'est un groupe qui gagne beaucoup d'argent et qui va augmenter les dividendes versés aux actionnaires. Si j'étais à la tête de l'Etat, je dirais à Monsieur Mittal de nous céder pour 1 euro symbolique la sidérurgie Lorraine et je retrouverais un autre opérateur. Il y a un avenir pour la sidérurgie française pour créer les véhicules du futur, les éoliennes off shore ou l'enfouissement du CO². Je n'ai pas envie d'aller acheter ma sidérurgie à l'étranger.

En 2007, vous aviez annoncé le SMIC à 1500 euros en 2012. Il sera à 1365 euros bruts. Si vous êtes de nouveau candidate, que proposerez-vous sur le Smic et les bas revenus ?

Dans le projet socialiste, il n'y a pas de nouveau montant arrêté pour le Smic. A la différence d'il y a cinq ans où il était fixé à 1.500 euros : on ne savait pas si c'était du net, du brut, un objectif sur cinq ans. Ce qui est dramatique c'est que le Smic est beaucoup trop bas. Plus généralement les rémunérations en France sont beaucoup plus basses, par rapport au coût de la vie, que dans les autres pays européens. Et cela est grave car le Smic est trop près des minima sociaux et du seuil de pauvreté fixé à 900 euros. Or avec un Smic net à 1.070 euros, ce n'est pas la peine de travailler. Je veux donc un écart entre les revenus de l'assistance et le salaire minimum. En outre, je ne veux pas que l'on commence sa vie au Smic et qu'on la termine au Smic. Il n'y a qu'en France que l'on voit ça. Ce que je propose donc c'est une conférence salariale annuelle obligatoire dans les entreprises ou les branches afin que, via le dialogue social, on arrive à une juste répartition des fruits de la croissance, comme cela se fait en Allemagne et dans les pays du Nord. Ces politiques salariales doivent inclure la validation des acquis de l'expérience et la formation professionnelle. Il faudra aussi y inclure la question de la pénibilité et de la souffrance au travail. Vous verrez que lorsque tous ces élément auront été pris en compte, il y aura une amélioration de la compétitivité économique parce qu'avec un meilleur dialogue social, des gens qui se sentent respectés et qui ont des perspectives et qui partagent la stratégie de l'entreprise sont beaucoup plus performants que des gens oubliés. Cela fait entièrement partie de ma stratégie de relance..

Souhaitez vous le retour de la retraite à 60 ans ?

Dès le premier Conseil des ministres j'inscrirais le retour à 60 ans de l'âge de départ possible à la retraite pour ceux qui ont suffisamment cotisé car nous avons accepté l'augmentation des durées de cotisation. Combien de personnes sont concernées ? 450.000 personnes en 2012 et 230.000 en 2013. Sachant que la moitié de ces personnes, voire un peu plus, sont soit au chômage, soit en invalidité alors qu'ils ont cotisé plus de 40 ans Au niveau des financements, c'est donc juste un transfert de caisse. Je vais plus loin. Il faudrait que dans les métiers à forte pénibilité, l'on puisse partir avant 60 ans dès lors que l'on a cotisé la duré requise. Des gamins qui ont commencé à travailler à 16 ans devraient pouvoir partir à 56 ans : ils ne peuvent plus être charpentier ou monter sur des façades. Actuellement, ils sont mis au chômage. D'autant plus que rien n'est prévu en France pour les seniors, dans ce domaine c'est vraiment encore le moyen âge. Le BIT définit très bien la pénibilité : travail de nuit, travail posté, travail debout, exposition à des matières dangereuses. Ceux qui ont été exposés à ce type de difficultés devraient pouvoir partir dès qu'ils ont assez cotisé, il n y a pas besoin d'attendre 60 ans.

Vous vous dites favorable aux entreprises, à « une France d'entrepreneurs ». Comment les aider ?

Ma priorité, c'est la relance de l'activité économique dans les PME, notamment autour du plan de reconquête industrielle. C'est la seule catégorie d'entreprise qui se développe. Il faut réduire les délais de paiement, mettre en place des structures de capital risque. Et aider les PME à innover. J'ai conçu dans ma région une structure qui centralise les dépôts de brevets, et les met à disposition ensuite des PME. Ainsi, nous avons pu déposer de nombreux brevets, notamment dans le domaine de l'environnement. Exemples : une éolienne à axe vertical, du plastique recyclable...

J'ai réussi à tenir bon sur Heuliez. J'y ai mis tout mon poids personnel pour redresser l'entreprise, car nous avions tout le monde contre nous. Le FSI a tergiversé, ce qui a conduit les investisseurs à hésiter. Cela nous a fait perdre six mois. Le FSI a été politique, alors que le sujet du développement des entreprises devrait être affranchi des clivages politiques.

Ce que révèle la crise actuelle, ne serait-ce pas le problème de notre modèle social, qui vit depuis des années à crédit ?

S'il ne doit pas vivre à crédit, notre modèle social ne doit pas être rogné. Il faut relancer la machine économique, ce qui le financera. Je ne suis pas comme certains socialistes qui disent : dès qu'on arrive, on crée des impôts. C'est par la relance du pouvoir d'achat qu'on redynamisera l'économie.

Quelle politique fiscale faut-il conduire dans le contexte actuel de très faible croissance, voire de récession ?

Il faut alléger les prélèvements sur le travail, pour redonner du pouvoir d'achat aux salariés, ce qui dopera l'activité. On pourra le faire grâce à la réforme des prélèvements obligatoires, car il ne s'agit pas de creuser les déficits via des baisses d'impôts.

Quels prélèvements faut-il augmenter en contrepartie de la baisse des cotisations ?

Sûrement pas la TVA. Un salarié moyen consacre deux mois de salaire à payer la TVA. C'est vraiment l'impôt le plus injuste. Il faut s'attaquer avant tout aux niches fiscales.

Le projet socialiste prévoit 50 milliards d'euros de recettes en plus, autrement d'impôts nouveaux. Vous approuvez ?

Je pense qu'il faut stabiliser les prélèvements obligatoires. J'approuve grosso modo les préconisations de Thomas Piketty (suppression de la plupart des niches sur l'impôt sur le revenu, impôt plus progressif).

Mais je ne crois pas au mythe de la réforme fiscale. Celle-ci n'est pas un objectif, c'est un moyen. Certains en font un projet de civilisation. Ce n'est pas mon cas : la redistribution est une nécessité, pas une fin en soi. Je veux un impôt juste et simple, à prélèvement constant. Je ne veux pas que socialisme rime avec hausse d'impôts, cela obligera à faire des économies.

Faut-il abroger la Hadopi, l'autorité de lutte contre le piratage sur Internet ?

Oui. Et je suis favorable à une contribution des fournisseurs d'accès Internet pour financer la culture.

 

Lire aussi...

EXCLUSIF Le détail du projet de loi de Ségolène Royal sur les licenciements boursiers

EXCLUSIF Le détail du projet de loi de Ségolène Royal sur la réforme bancaire

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 07/10/2011 à 9:16 :
La Tribune.
Vous avez encore oublié mon commentaire. Ayez au moins le courage et l'honnêteté de reconnaître que vous suivez une doctrine clairement définie par vos maîtres et que votre modération n'a rien à voir avec la grossièreté mais n'est que de la censure contre ceux et celles qui dérangent. Vos sujets et commentaires biaisés vont tous dans le même sens. Personnellement, votre connerie m'amuse car même "fauché" comme je le suis, je peux quitter ce pays demain matin. Si je n'étais pas inquiet pour les générations futures, il y a longtemps que je vous aurais oubliés (vous et vos semblables). Beside, I have a lot of fun with english speaking medias...JCM
a écrit le 06/10/2011 à 19:11 :
A ma tres grande surprise: Segolene Royal peut vraiment faire des choses interessantes. Elle a un don, celui de toujours prendre a contre pied par l'imagination, l'innovation et la creativite. Je vois tres sincerement en elle, une femme seule mais tres intellectuellement solide, qui malgre une incroyable capacite a prendre des decisions, reste incomprise et tres injustement releguee au rang de madone! Cette femme en a dans la cervelle!
a écrit le 06/10/2011 à 17:06 :
Les candidats des débats aux primaires ont des propositions intéressantes mais c'est sans doute Ségolène Royal qui est la plus créative et le prouve dans sa région et dont les projets sont les plus ambitieux pour la France. Elle avait pris des risques pour Heuliez entre autres et elle continue avec la banque d'investissement. Cet aspect chez d'entreprise avec son grand laboratoire régional qui a fait ses preuves est plaisant en politique. Hollande est moins offensif, Aubry plus classique. Plusieurs propositions de Montebourg seront difficiles voire impossibles à appliquer. Valls c'est pas mal mais pourrait mieux faire à son âge. Baylet est réaliste mais manque aussi de créativité et d'imagination. Bref c'est quand même Royal qui se distingue parmi ces candidats et le fait de donner plus de poids aux citoyens est tout à fait favorable, il est plus que temps. On perdrait une candidate de valeur si elle n'est pas choisie aux primaires et quand on voit les ministres potentiels qui tournent autour de Hollande ou Aubry on ne voit guère d'où peut venir l'innovation suffisante pour sortir du classicisme qui ne va pas suffire à rénover la France dont les aspects création, innovation sont essentiels pour contrebalancer son autre penchant qui est le conservatisme qu'avait bien analysé Giscard en son temps et qui n'est pas propice actuellement. Espérons que les français ne se laisseront pas influencer par des sondages, trop fréquents et de sources non neutres pour ne pas être manipulateurs.
Réponse de le 06/10/2011 à 19:22 :
Je partage la meme analyse que vous. M. Valls est quand meme celui qui loupe a chaque fois de marquer contre son camp. Il s'amuse a denigrer les autres faisant indirectement le jeu de l'adversaire. Montebourg est jeune, tres interessant mais sans carrure. Hollande semble tres solide avec beaucoup d'experience mais trop prudent! Aubry a vraiment beaucoup d'experience mais semble un peu bloquee dans des schemas classiques. La seule qui mine de rien semble avoir de l'experience, du leadership tranquile et une vision et donc le sens de la projection vers le futur pour un nouveau modele de societe, c'est indiscutablement Segolene Royale. Mais je doute qu'elle puisse passer, elle est penalisee par son echec a la derniere presidentielle! Quoique avec elle, le rebond est toujours possible!
a écrit le 06/10/2011 à 17:04 :
Le socialisme délirant en oeuvre. Il est pourtant évident qu'il appartient au gouvernement et aux régions de développer les différents secteurs de l'économie (66) dont seule la moitié est travaillée. La politique de concentration des champions, la matrice française, est régressive on le sait en terme d'emploi. Il convient maintenant de limiter la concurrence déloyale des grands groupes à l'encontre des petites entreprises dès un certain seuil atteint : une part du marché pour chaque domaine ne doit plus être accessible à la prédation et par exemple au private equity.
Aucun candidat à ce stade ne semble avoir de projet pour les français mais seulement un projet pour lui même. En passant la TVA n'est pas un impôt injuste pour les consommateurs qui paient en proportionnalité de leurs achats mais pour les entreprises qui ont à l'avancer et souvent ne peuvent la récupérer, elles ne sont pas appointées par le Minsitère des Finances pour ce travail contraignant sans raison. Baissons progressivement la TVA à 8 % avant de la supprimer totalement.
Réponse de le 06/10/2011 à 18:02 :
Baisser la tva avec la dette actuelle n'a rien d'évident et quid des produits importés ? Cà va favoriser les produits chinois entre autres donc mauvaises conséquences sur l'emploi en France
a écrit le 06/10/2011 à 15:20 :
Alors, Madame Royal, on est contre les licenciements boursiers mais pro capital risque etc. du moment que ça profite à votre région et à vos intérets personnels, on ferme les yeux sur le libéralisme économiques ?
Réponse de le 06/10/2011 à 17:12 :
Pas juste cette remarque car dans les 2 cas çà profite aux employés et elle a pris des sacrés risques pour sa carrière si par exemple la reprise d'Heuliez n'avait pas marché et donc si les fonds de la région avaient été perdus ! Je tire plutôt mon chapeau car je ne connais pas bcp de présidents de régions qui sont aussi offensifs non pas pour eux mais pour leurs citoyens de tous bords. On aimerait bien que toutes les régions aient été ainsi gérées activement avec de tels résultats malgré la crise !
a écrit le 06/10/2011 à 14:46 :
Mon dieu mais que la gauche est ridicule...comment voulez vous que la france se redresse si elle deviens dirigée par des abrutis demagogues comme cela...
Ce n'est pas de la mysogynie, homme ou femme, quand on tiens des propos comme ca...on se reconverti en assistante sociale, pas en potentiel candidat a la présidence...
Réponse de le 06/10/2011 à 17:21 :
Parce que la droite fait mieux actuellement avec l'explosion des dettes, pas uniquement dûe à la crise mais à une erreur d'appréciation initiale en 2007 ? et l'extrême droite avec sa sortie de l'euro au pire moment et d'explosion de l'Europe c'est mieux ? C'est plus Bayrou et Royal qui étaient dans les bonnes tendances en 2007 et le sont toujours, tout comme Eva Joly, la synthèse des 3 regroupe plutôt bien les problématiques actuelles et futures.
Réponse de le 06/10/2011 à 18:08 :
Tzeensh affichez clairement vos couleurs et vos arguments plutôt que de déblatérer des âneries qui n'apportent rien. Reconvertissez-vous en contributeur intelligent "svp" (= si vous pouvez)
a écrit le 06/10/2011 à 11:41 :
Surenchère dans l'utopie... Est-ce vraiment de ça dont le pays a besoin ?
a écrit le 06/10/2011 à 11:31 :
Si certains arrêtaient de regarder la politique au travers de leur lunette déformante tout libéral ils verraient que ces propositions, mêmes si certaines sont discutables, ont au moins le mérite de réintroduire du volontarisme politique plutôt que de se borner à appliquer les directives du marché pour le triple A . Un ou une politique qui veut combattre la dictature des organismes financiers cela a du panache . le Citoyen a besoin qu'on lui redonne de l'espoir et il se lasse du discours: il n'y a pas d'alternative des libéraux.
a écrit le 06/10/2011 à 10:19 :
Un bien long article. Pour les vues economiques de Segolene, le dos d'un timbre poste eut suffit.
Réponse de le 06/10/2011 à 14:53 :
Ah...je ne pensais pas qu'elle en avait autant que ca !
J'ai du rater quelque chose depuis son débat contre notre président qui l'a fait pleurer... (mince alors le vilain !)
Réponse de le 06/10/2011 à 17:40 :
Pour mémoire Sarkozy était partisan de la guerre en Irak qui a ruiné les Etats-Unis et a déclenché la longue crise actuelle avec une dette américaine qui risque d'entraîner bientôt une nouvelle dégradation de la note du pays avec ses lourdes conséquences. Imaginez si la France avait fait la guerre en Irak, en plus de l'erreur d'avoir augmenté la dette en France comme le conseil d'Etat l'a analysé. Imaginez la dette et les problèmes que l'on aurait actuellement et la notation qui en découlerait. On n'a pas besoin d'un président qui est agité et fait du vélo mais d'un président clairvoyant, prévoyant, intelligent, intègre et pas manipulateur. Commencer un mandat par un séjour sur un yacht alors que la crise arrivait, recevoir en grandes pompes un dictateur qui installe sa tente de bédouin à l'Elysée sans décrocher les contrats attendus, ce sont 2 petits signes qui en disent long sur son manque de clairvoyance. Votre président n'est pas de Gaulle et Ségolène ou Bayrou n'auraient pas eu de mal à mieux faire. Et ils sont toujours plus clairvoyants actuellement.
a écrit le 06/10/2011 à 10:06 :
Je n'avais pas aimé sa campagne en 2007. Cette femme a pris de l'épaisseur (en termes de stature politique s'entend), c'est à mon avis en dehors de Montebourg (ce dernier étant cependant un peu à l'Ouest et surtout manquant considérablement de modestie, il a la grosse tête quoi), l'unique candidate qui propose des solutions et ses idées traduisent une connaissance du terrain et l'écoute des gens. Je ne comprends pas pourquoi les médias font en sorte que SR soit reléguées en troisième position dans les sondages concernant la primaire PS.
a écrit le 06/10/2011 à 9:16 :
Elle court, elle court la petite bergère. C'est le modèle craché de Sarah Palin en Made in France.
Réponse de le 06/10/2011 à 11:22 :
Sarah Palin c'est Marine Le Pen puissance 10
Réponse de le 06/10/2011 à 15:17 :
seulement puissance 10 ? Marine a encore une once de pensée, Sarah elle est bonne a enfermer sous perf de neuroleptiques.
a écrit le 06/10/2011 à 9:02 :
Que les misogynes frustrés aillent se recoucher. Arrêter de voter pour le plus fourbe. Votez pour les idées ! Même si Royal semble un peu maladroite, elle est néanmoins sincère dans sa démarche. Elle (et ses ministres) aidera le peuple à se relever, j'en suis sûr. Ne confondez pas arrogance et franchise.
Réponse de le 06/10/2011 à 10:43 :
elle n est pas seulement maladroite elle est aussi irresponsable de promettre des trucs intenables comme en 2008 elle n a toujours pas intégré le mode de financement des caisses et des différents organismes de l etat . la retraite a 60 ans ? magnifique j adorerai ça mais voila c est juste utopique Avec quel argent ? en endettant le pays ? on l est deja trop .Augmenter les impots ? magnifique !! on se rabattra encore sur la classe moyenne qui en supporte deja beaucoup trop! Taxer le capital? grand bien fasse les vrais riches partiront ailleurs ...Ses idées sur les banques si elles partent d un bon sentiments sont aussi farfelues que le reste elles aussi pourrait finir par mettre leur siége sociaux ailleurs Il faut une politique de rigeur des depenses il n y a pas le choix !! aider les gens qui en ont vraiment besoin ,couper les vivres à ceux qui se gavent sur le systeme, rationaliser les depenses du public arreter de filer de l argent à d autres pays et occupons nous de nos propres malheureux Tout le reste c est du blabla electoral vide Si c est pour gerer la France comme M Delanoé a géré Paris (enfin si on peut appeller ca de la gestion)
ce n est vraiment pas la peine
Je me fiche du bord politique gauche droite centre peut m importe le premier homme/femme qui prouve qu il veut devenir president non pour sa gloriole personnelle mais pour le bien du pays et des ses habitants (ce qui devraient etre la condition si ne qua non de tout serviteur de l Etat du plus modeste au plus haut) qu il a des idées credibles pour faire avancer le polichinel alors il aura mon vote et même mon militantisme
Malheureusement pour l instant je vois se profiler le même spectacle de guignols que pour toutes les autres elections (et la aussi je parles tout partit confondu)
Réponse de le 06/10/2011 à 12:33 :
"la retraite a 60 ans ? magnifique j adorerai ça mais voila c est juste utopique Avec quel argent ?" Il faut mieux lire!! ;-) Ce n'est pas ce qu'elle propose. 60ans pour ceux qui ont cotisé assez (C'est une peu différent). Il y a de la bonne volonté dans les propositions de Mme Royal. Enfin le débat s'amorce...
a écrit le 06/10/2011 à 8:44 :
tout ça c'est du blabla electoral -
Réponse de le 06/10/2011 à 15:00 :
Vous pensez qu'elle va se résoudre à l'échec tout un certain homme de droite/centre récemment? Enfin...il faut bien arreter de rêver un jour non?
a écrit le 06/10/2011 à 6:55 :
Je suis d'accord avec FAVEZ,qu'on aime ou pas S Royal, son discours est assez concret bien qu'elle soit haut fonctionnaire,elle ne reste pas trop dans les discours généraux,après on adhère ou pas
Réponse de le 06/10/2011 à 15:00 :
Oui au moins aussi concret qu'une licorne amnésique...
Réponse de le 06/10/2011 à 17:44 :
Tzeensh vous n'avez aucun argument, avez vous quelques neurones qui fonctionnent encore ?
a écrit le 06/10/2011 à 6:16 :
C'est pas dutout évident cette démo ,je crois que Mme Royal confond la ménaupose et l'invention de la pillule du lendemain.
Réponse de le 06/10/2011 à 8:10 :
Pff...impossible de penser au redressement de la France avec des gens qui tiennent votre discours: "=sans intérêt ".
Les politiques se doivent de changer ...les Français aussi!!
La critique doit être constructive ou ne dois pas être
Réponse de le 06/10/2011 à 15:30 :
Bien dit Pipolino, vous le savez, nous manquons d'esprit inventif....
En France nous sommes conservateur....
a écrit le 06/10/2011 à 5:28 :
Et l'on ne pourra pas cacher bien longtemps la bêtise des dirigeants du PS (excepté Manuel Valls), en matière d'économie, et qui ne savent faire qu?une chose : promettre du rêve bidon...
Réponse de le 06/10/2011 à 8:14 :
Excepté Walls!!: il est président du CA de l'hôpital Sud Francilien...un désastre!!
Un nouvel hôpital...pour en regrouper plusieurs...pour faire des économies!!! 20 millions d'euros/an de perte en loyer...
Des gens hospitalier mis à la porte pour compenser les pertes...
8000 réserves sur la construction Appel d'offres
Walls a le soutien de X.Bertrand....droite gauche même combat...celui de l'enrichissement perso
a écrit le 06/10/2011 à 4:21 :
"Contre les licenciement boursiers..." si ça ce n'est pas de la pure démagogie! Le discours des socialistes devraient être: "j'aime la France qui s'enfonce dans la dépression"
Réponse de le 06/10/2011 à 9:05 :
Votre système capitaliste libéral est malade. Jetez le et passer à autre chose ! Faites le volontairement, cela fera moins mal.
a écrit le 05/10/2011 à 19:07 :
POUR QUELQU UN QUI PRECONISE DES IMPOTS SUPPLEMENTAIRE IL FAUDRAI DEJA PAYER DES INTERET SUR L ARGENT QU IL EMPRUNTE CAR TOUS CES MESSIEURS DAMES QUI DONNE DES LECON EMPRUNTE A DES TAUX QUE LE COMMUN DES MORTEL N AURA JAMAIS MEME DANS LE PLUS PROFOND DE SES REVES
ET PUIS COMMENCER AUSSI A PAYER DES IMPOTS LA CLASSE POLITIQUE CA CE POURRAIT ETRE UN BON DEBUT NON AU LIEU D AUGMENTER CEUX DE CEUX QUI EN PAIE DEJA NON ?
a écrit le 05/10/2011 à 19:04 :
MME ROYAL a plein d'idées, mais elle n'a jamais gérer d'entreprise et veut dire aux entreprise comment elle doivent faire
he bien écouter MME ROYAL on a eu plus de 20 ans de socialisme dans notre pays et c'est une hécatombe, la dette réel du pays et a plus de 150 % pib (oui car il faut inclure les dettes qui ne figure pas dans les bilans du pays, un tour de passe passe comptable afin d'alléger la dette mais qui sont bien présente)
alors MME ROYAL le sociale a toujours été destructeur de valeur, la preuve aujoud'hui les français on une armada d'aide qu'il sont devenu des assistés de l'état , OR POUR RAPPEL LE ROLE D UN ETAT ET DE RÉGULER!!!, les salaires sont le plus bas, mais madame Royal dans une entreprise le salaire on le prend brut et toutes charges incluses et la je pense qu'on est l'un des plus élevé d?Europe, vous parlez de l?Allemagne, et bien regarder ce qui a été fait en 2003 par le prédécesseur de MME MERKEL aucun homme politique en France n'a les couil.... pour le faire ce qui fait que la france continue sa longue glissade vers le bas,
dette de la france pour un petit aperçu : http://www.eclaireco.org/dettepublique
madame Royal si les entreprises fond des bénéfice c'est parcequ'elle sont géré par des gens RESPONSABLE ce qui nous manque dans les gouvernement actuel
CAR LA POLITIQUE N EST PLUS RESPONSABLE MAIS ELLE JOUE JUSTE L ELECTORAT ET LE RESTE ON S EN FOU SINON CA FERAIT LONGTEMPS QUE LES CHOSES SERRAIT AMELIORE COMME AU CANADA EN ALLEMAGNE EN SUISSE ET J EN PASSE

IL FAUT ALLER VOIR AILLEUR COMMENT CA MARCHE AU LIEU DE BRASSER DE L AIRE MME ROYAL
Réponse de le 06/10/2011 à 7:52 :
Si les français sont devenus des assistés de l'état, profitez en pour vous faire assister dans la rédaction de vos commentaires
Réponse de le 06/10/2011 à 11:06 :
POUR ASSISTANCE : serte je suis médiocre en orthographe, mais les entreprises que j'ai gérer on été bénéficiaire est on créé des emplois,
pour une notion d'assistanat tu n'a qu'à juste regarder ta fiche de paie et regarder pourquoi vous payé autant de charges sur vos salaires et après tu comprendra ce qu'est l'assistanat français qui cause un nombre considérable de perte a la France, mais la c'est sûre il ne faut pas lire le parisien mais les echos et les journaux économique etc.....
Réponse de le 06/10/2011 à 18:17 :
La dette a commencé un peu sous Mitterand, un peu plus sous Chirac, plus encore sous Sarkozy et pas seulement en raison de la crise. Donc la dette dans les faits est plus originaire de droite. Il en est de même aux Etats-Unis, la dette est dans les faits accrue par les gouvernements républicains et généralement réduite par les gouvernements démocrates. Plusieurs études le prouvent. C'était juste une correction des réalités, sans prendre parti !
Réponse de le 06/10/2011 à 21:50 :
Les cotisations sociales (et non les charges) n'ont rien à voir avec de l'assistanat. Lisez le texte de la constitution de la Ve république .
Extrait :
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Les cotisations sociales correspondent donc à une part socialisée du salaire, c'est-à-dire captée par des organismes appelés caisses afin d'être redistribuée. Les cotisants bénéficient en contrepartie d?une couverture partielle ou totale de frais divers, engendrés par l'un des grands « risques » que sont le chômage, la vieillesse, la famille, la maladie et les accidents du travail et maladies professionnelles. Cette contrepartie peut être immédiate (risque immédiat), ou différée : le salarié touche une pension à l'âge de la retraite.

Moi aussi je suis chef d'entreprise, 32 salariés. Mais je suis avant tout un français fier et attaché à ce que mes ancêtres m'ont légué au prix d'âpres batailles. Surtout en 1936 et après 39-45 (conseil national de la résistance, "programme les jours heureux").
a écrit le 05/10/2011 à 17:56 :
EH bien voilà du précis et du concret; j'ai pas enten du tout ça chez les autres!!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :