Les clés pour - enfin - comprendre la mystérieuse "règle d'or"

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La Tribune Infographie / SSAULNIER
La Tribune Infographie / SSAULNIER (Crédits : La Tribune Infographie / SSAULNIER)
En France, dans le débat sur la maîtrise des finances publiques, la majorité cherche à piéger la gauche, accusée de laxisme. Décryptage d'un dispositif complexe qui diffère d'un pays à l'autre.

À 150 jours du premier tour de l'élection présidentielle, rien ne vaut un bon vieux thème bien clivant. C'est le cas avec la règle d'or budgétaire, prévoyant que le déficit n'excède pas 0,5 % du PIB. La droite, unanime, défend son principe et cherche à mettre en difficulté une gauche plus dubitative sur l'intérêt d'une telle mesure. Nicolas Sarkozy, le président-pas-encore-candidat, a tout de même reconnu qu'une modification constitutionnelle pour imposer l'équilibre budgétaire ne pourrait intervenir qu'après l'élection présidentielle. Hervé Morin, candidat déclaré du Nouveau Centre, et François Bayrou (MoDem) défendent également l'idée de la règle d'or. Quant au Premier ministre, François Fillon, il a, mardi encore, fustigé la position du PS sur son refus de voter la règle d'or, alors qu'une telle réforme constitutionnelle a été « approuvée par la plupart des partis socialistes européens, notamment les socialistes allemands »... Oubliant tout de même de préciser que la règle d'or, en effet votée outre-Rhin par le SPD en 2009, ne s'appliquerait qu'en 2016 et que, en cas de besoin, des exceptions à cette règle seraient admises. Par ailleurs, le Premier ministre n'a « pas exclu » de faire adopter début 2012 un budget rectificatif pour « mettre en oeuvre » l'accord européen de Bruxelles du 9 décembre. Il n'en fallait pas plus pour que le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon pronostique déjà un troisième plan de rigueur...

Côté socialiste, on cherche absolument à éviter le piège tendu. D'où un véritable tir de barrage. « La règle d'or, ce sera après la présidentielle », a lancé François Hollande qui refuse de répondre à l'appel « d'unité nationale », notamment préconisé par le ministre de l'Économie, François Baroin. Le candidat socialiste défend depuis plusieurs mois l'idée de faire voter une loi de programmation des finances publiques destinée à revenir à l'équilibre des comptes publics à l'horizon 2017. De fait, pour le député de Corrèze comme pour la majorité des socialistes, s'il doit y avoir adoption d'une règle d'or, ce ne peut être qu'en début de mandature... pas à la fin.

Le risque d'une croissance molle

Ce que résume bien Bernard Cazeneuve, député de la Manche et porte-parole de François Hollande dans un entretien au quotidien « Sud Ouest » : « Quand on veut une règle d'or, il ne faut pas avoir une politique économique et sociale en carton pâte (...). Aujourd'hui, les plus grands détracteurs de son [Nicolas Sarkozy] bilan sont les faits économiques. Les faits rattrapent le discours et condamnent le discours. » Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS, a enfoncé le clou, considérant que « la première règle d'or, c'est le traité de Maastricht (...) pas plus de 3 % de déficit budgétaire et pas plus de 60 % de la richesse nationale pour la dette ». Et d'ajouter que c'est Nicolas Sarkozy qui « a décidé de sortir des 3 % et d'augmenter la dette de 500 milliards d'euros ». Même Manuel Valls, désormais directeur de la communication de François Hollande, recommande de ne pas tomber « dans le piège d'un pouvoir et d'une droite qui, sans imagination, sans capacité de peser dans le débat, cherchent à faire diversion ». En septembre, alors candidat à la primaire citoyenne, le même défendait la règle d'or...

Pour contrer l'offensive de la droite, le PS va donc marteler dans les prochaines semaines que l'adoption de la règle d'or, mettant à mal les dépenses de l'État, pourrait venir aggraver le mal dont souffre l'Europe : une croissance molle ou pis, la récession.

Jean-Christophe Chanut

6 questions pour - enfin - comprendre - la "règle d'or"

1. D'où vient la règle d'or ?

Le principe d'une limite constitutionnelle à l'endettement public est né en Suisse, dans le petit canton oriental de Saint-Gall, en 1929. Pendant longtemps, pourtant, le très rigide principe de ce canton, qui interdit tout déficit public, n'a guère inspiré les grands Etats. Certes, la Pologne a, en 1997, repris cette idée dans sa Constitution. Mais c'est surtout la décision de la Confédération suisse d'adopter en 2003 un « frein à l'endettement » qui a attiré l'attention européenne. Après la crise de 2008, la « grande coalition » allemande a adopté une règle d'or lointainement inspirée de l'exemple suisse afin de compenser les effets des plans de relance de l'économie adoptés début 2009. Votée en juillet de la même année par le Bundestag et le Bundesrat, les deux chambres du Parlement allemand, cette mesure est devenue une référence européenne lorsque a éclaté en 2010 la crise de la dette. Au point que le sommet de Bruxelles de vendredi dernier a décidé d'en faire un futur principe européen.

2. Combien y en a-t-il ?

A chacun sa règle, serait-on tenté d'affirmer. Alors qu'à Saint-Gall, on refuse simplement tout déficit, l'Etat fédéral suisse a préféré adopter le principe d'un « multiplicateur conjoncturel » des dépenses publiques. Concrètement, la croissance maximale des dépenses de la Confédération est limitée en fonction de la situation économique du pays. Aucun objectif de déficit ou d'endettement n'est donc fixé. A l'inverse, l'Allemagne a établi une limite au seul « déficit structurel », autrement dit, au déficit issu du fonctionnement normal de l'Etat en établissant néanmoins une différence entre l'Etat fédéral qui continuera à pouvoir s'endetter chaque année à hauteur de 0,35 % du PIB et les Länder, les Etats fédérés, qui, eux, n'auront plus droit à aucun déficit. En Pologne et en Hongrie, on a préféré instaurer une limite maximale à l'endettement public rapporté au PIB (respectivement 60 % et 50 %). En Bulgarie, cette limite d'endettement de 40 % du PIB est associée à une limitation à 2 % du PIB du déficit public. En Espagne, la règle d'or n'est pas associée à une limite de déficit constitutionnellement définie. Ce sont des lois qui la fixent à 0,26 % du PIB pour l'Etat central et 0,14 % pour les collectivités locales.

3. Comment l'appliquer ?

La mise en place des mesures constitutionnelles de limite de l'endettement est un processus long et difficile. Il faut d'abord intégrer à la Constitution cette limite, une fois qu'elle a été définie. Le processus peut parfois être périlleux lorsqu'il n'existe pas de consensus dans le pays pour l'adopter. C'est le cas de la France, où le Sénat, passé à gauche, bloque l'adoption de la mesure et celui de l'Autriche, où le refus, voici deux semaines, de toutes les oppositions, de gauche comme de droite, a empêché la réforme de rassembler les deux tiers des voix au Parlement nécessaires à la modification de la Constitution. Mais une fois adoptée, la « règle d'or » peut mettre bien du temps à être réellement mise en oeuvre tant les réalités économiques peuvent être éloignées, lors de l'adoption, des ambitions visées par la limite constitutionnelle. En Allemagne, l'Etat fédéral s'est ainsi donné six ans pour parvenir à satisfaire les exigences du « frein à l'endettement ». Et pour les Länder, la période d'adaptation dure dix ans. L'Espagne s'est également donnée jusqu'en 2020 pour remplir les critères de sa « règle d'or ».

Cette mise en conformité avec les critères de la règle d'or a, du reste, un coût. Social et macroéconomique, d'abord : il faut souvent en passer par des plans de rigueur sévères. Le ministre fédéral allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a, après un an d'hésitation, fait adopter en 2010 un plan de rigueur sur 4 ans de 80 milliards d'euros pour parvenir à faire rentrer le budget fédéral dans les clous constitutionnels. Et il est, outre-Rhin, vivement critiqué pour sa réticence à réduire les dépenses structurelles de l'Etat fédéral, ce qui, en cas de fort ralentissement économique, mettrait en péril cet objectif. Un coût budgétaire parfois beaucoup plus direct ensuite : plusieurs petits Länder allemands surendettés dont les budgets sont en déficit chronique auront bien du mal à rétablir l'équilibre de leurs finances publiques en 2020. L'Etat fédéral a donc prévu de distribuer pour les aider 7,2 milliards d'euros entre 2010 et 2019. Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant. Ainsi la ville-État de Brême, le plus petit Land allemand, affiche une dette de 16 milliards d'euros dont la seule charge absorbe le quart de ses recettes. Ses dépenses dépassent de près de 30 % ses recettes. Malgré des plans de rigueur qui prévoient la réduction de moitié des dépenses, l'objectif d'équilibre de ses dépenses semble encore lointain.

4. Quelles tolérances en cas de ralentissement économique ?

Certaines règles d'or sont extrêmement rigides. Dans le canton de Saint-Gall, les gouvernements doivent utiliser les réserves constituées grâce aux excédents budgétaires des années fastes pour faire face aux périodes plus difficiles. Les modèles polonais ou bulgares ne prévoient pas non plus d'adaptations à la situation macroéconomique. En théorie, le principe du « frein à l'endettement » s'appuie cependant sur le principe keynésien du resserrement budgétaire en période d'expansion et du desserrement en période de ralentissement. Ainsi, le modèle suisse, comme le modèle allemand, prévoient des dispositions particulières en cas de difficultés économiques. Outre-Rhin, le déficit « structurel » seul est concerné par la limite constitutionnelle, ce qui autorise des dépenses de relance ponctuelles. Il est également prévu que ce déficit structurel puisse dépasser les 0,35 % du PIB. Dans ce cas, ces déficits supplémentaires sont inscrits sur un « compte de contrôle » qui, lorsqu'il atteint 1 % du PIB, doit être amorti « en accord avec la situation conjoncturelle ». Ce compte de contrôle ne doit pas dépasser 1,5 % du PIB. La Suisse a aussi adopté le principe de ce « compte de contrôle », lorsque la croissance des dépenses publiques a dépassé celle du « multiplicateur ». Jusqu'en 2010, la Confédération pouvait disposer d'une liberté complète sur les « dépenses extraordinaires ». Mais des limites ont également été fixées à ces dépenses.

5. Quel recours en cas d'écarts à la règle ?

Un des arguments des dirigeants européens en faveur des règles d'or était la capacité de contrôle des cours constitutionnelles nationales sur les budgets. Pourtant, très concrètement, les mécanismes de sanctions sont, dans les mesures qui existent aujourd'hui, assez limités. En Suisse, le recours devant un tribunal fédéral n'est pas explicitement prévu. En Allemagne, un « conseil de stabilité » a été créé pour avertir les Länder et l'Etat fédéral en amont des possibles dérapages budgétaires et pour mettre en place, en cas de dépassement, des mesures d'amortissement. Mais il n'est pas non plus fait état explicitement de sanctions. En cas de non-respect de la règle, il faudra donc avoir recours à la Cour constitutionnelle qui pourra toujours annuler le budget concerné. L'ennui, c'est que les conséquences d'une telle décision seraient considérables et il serait bien difficile de corriger un budget annulé. D'autant que la Cour prend souvent des décisions plusieurs mois, voire plusieurs années après les dépôts de plainte. De ce point de vue, le Pacte de stabilité et de croissance du traité de Maastricht, avec ses sanctions explicites, était plus rigide. À condition, évidemment, qu'on les applique, ce qui n'a pas été le cas. Du coup, on voit mal comment les règles nationales seraient mieux respectées.

6. Quelle réelle efficacité ?

Le bilan du « frein à l'endettement » suisse est plutôt convaincant. Entre 2005 et 2010, la dette de la Confédération est passée de 130 à 111 milliards de francs suisses (de 105 à 90 milliards d'euros). Rapporté au PIB, cela conduit à un recul de l'endettement de 53 % à 40 %, alors que, parallèlement, la dette cumulée des pays de la zone euro a augmenté de 70 à 85 % du PIB. Pour autant, le Centre d'études européennes (CEP) de Fribourg en Brisgau, estime que « la simple adoption d'une règle d'or » ne « conduit pas obligatoirement à une politique budgétaire responsable ». Selon cette étude, seule « la conviction politique de la nécessité de l'assainissement budgétaire » assure en effet sa mise en oeuvre. Autrement dit, la règle d'or n'est pas la solution miracle présentée régulièrement par Nicolas Sarkozy. C'est uniquement un outil.

Romaric Godin

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Commentaires
a écrit le 15/12/2011 à 14:47 :
La règle d'or est pourtant simple : on ne change pas un système qui convient aux riches, à savoir, c'est aux classes moyennes de se saigner pour les autres .... et puis c'est tout !!
a écrit le 15/12/2011 à 10:35 :
L'efficacité de la règle d'or se trouve... en Suisse,un pays neutre, un paradis fiscal.
Bel exemple/
a écrit le 15/12/2011 à 9:16 :
Le déficit est une différence entre des recette (fiscales) et des dépenses (structurelles et sociales) ... en économie privée, la politique budgétaire serait de réduire les dépenses (fixes de préférence, car certaines et non motrices) plutôt que d'augmenter les recettes (incertaines par nature). Il faut croire qu'en économie publique (française notamment), on fonctionne à l'inverse, puisqu'on ponctionne (socialement et fiscalement) plus facilement qu'on économise; les chiffres parlent d'eux-mêmes au vu des dépenses publiques structurelles qui n'ont cessé d'augmenter ... que propose la règle d'or française de ce point de vue ? dans tous les cas de figure, l'inflation cumulée des dépenses va coûter très cher à la croissance, au PIB, au contribuable, au niveau de vie moyen ... merci au gouvernement actuel de donner des conseils quand la course est finie et qu'on n'a pas réussi à passer la ligne d'arrivée. Incompétence doublée d'insolence = enflure ... entre le dire et le faire, il y a un gouffre ...
Réponse de le 15/12/2011 à 10:59 :
Bien sur le PS va nous sauver en embauchant des fonctionnaires et en laisant emmigrer des gens qui ne paieront pas d'impots. Hollande est le saint graal !
a écrit le 15/12/2011 à 7:35 :
Seul le silence est d'or ...Et les constitutions s'en balencent au tébuchet des marchés omnipotents .
a écrit le 14/12/2011 à 17:03 :
Arretons de parler de désendettement. Il ne s'agit pas de désendetter, mais seulement de faire en sorte que le SERVICE de la dette soit assurée. Normalement, avec un endettement de 60% PIB, ce devrait etre le cas.
a écrit le 14/12/2011 à 15:54 :
Pour faire adopter la "règle d'Or" budgétaire il faut d'abord montrer l'exemple. Ce n'est pas Sarkozy et ses 550 Milliards de déficit en 4 ans et demi qui peu prétendre noud monter l'exemple.
Réponse de le 14/12/2011 à 16:42 :
Au moins, il ne persiste pas dans l'erreur. Les socialistes pourraient dire que c'est trop peu ou trop tard, mais ils préfèrent refuser cette règle, pour continuer à creuser des déficits. Leur attitude veut clairement dire: on refuse la règle parce qu'on compte bien faire plus de 3% de déficit !
Réponse de le 15/12/2011 à 0:02 :
Le PS a sa part de responsabilite et il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais.
Réponse de le 15/12/2011 à 11:01 :
La dette a été débutée par mitterand et pas par sarkozy. Les gouvernements socialistes d'europe n'ont pas fait mieux.
C'est pas une question de gouvernement d'un pays, puisque toute l'europe en a eu pour son grade, et meme hors europe.

Réponse de le 16/12/2011 à 10:46 :
Les déficits ont diminué sous Jospin et augmenté sous Chirac et surtout Sarkozy. En Jospin a laissé les clés à Chirac avec une dette à 900 milliards (59% du PIB) et un déficit à moins de 3% du PIB. Sarkozy laissera les clés à son successur avec une dette de 1700 milliards (80% du PIB), augmentée de 800 milliards sous l'UMP dont 500 milliards depuis 2007, grâce a sa politique fiscale d'exonérations à tout va. Voir le graphique du Monde sur ce lien =
http://www.lemonde.fr/politique/infographie/2011/07/27/l-envolee-de-la-dette-et-des-deficits-francais_1553222_823448.html
a écrit le 14/12/2011 à 15:34 :
A lire la première partie de l'article, on constate le manque d'objectivité de son auteur. C'est simplement un positionnement politique.
Réponse de le 14/12/2011 à 15:49 :
C'est un vatout stratégique : La Tribune est financièrement foutue et sa ligne éditoriale croit qu'elle peut sauver sa mise en jouant la gauche pour bénéficier d'un renvoi d'ascenseur en mai prochain. Une chance sur deux de sauver sa peau, c'est mieux que zéro sur deux.
Réponse de le 14/12/2011 à 15:55 :
Je suis d'accord, c'est ce que j'ai ?it ?lement, plus bas !
Réponse de le 14/12/2011 à 16:16 :
je suis également d'accord,mais le journal" La Tribune" a refusé de passer mon commentaire.
Réponse de le 14/12/2011 à 17:46 :
Allez lire le Figaro mais vous allez être surpris de beaucoup de commentaires de lecteurs.
a écrit le 14/12/2011 à 15:29 :
La règle d'or, c'est quand un peuple disposant d'une monnaie a compris à la longue qu'il prenait dans sa poche droite d'épargnant-futur-retraité ce qu'il mettait dans sa poche gauche de consommateur-de-service-public et que la moitié de l'argent tombait par terre entre les deux poches (remarquez l?emploi idéologique des adjectifs « droite » et « gauche »). Alors il se dit tout haut : c'est trop bête, plus jamais ça. Puis il licencie tous les fonctionnaires sauf un, celui qui est chargé de lui donner une décharge de taser quand il met sa main dans la poche droite.
a écrit le 14/12/2011 à 15:24 :
Même si le fond je suis d'accord sur ce principe la majorité actuelle est la première à jouer sur des touurs de passe passe pour dérourner une règle d'or à la françiase c'est à dire beaucoup de discours pour mentir.
Actuelleemnt le gouvernement pour éviter de faire cro^pitre le défict a lancé la fameuse pardon la fumeuse PPP (Partenariat Public Privé) qui consiste à une forme de leasing sur des projets de l'Eta non indispensable en temps de crise comme le pentagone à la françiase une mégaliomanie de notre Président plus américanisé que francisé cette petite magouille comptable va coûté aux contribubales à la fin du "leasing" environ 44 milliards d'euros pour un coût réel de construction dev 5 milliards le contrat octroyé à "l'ami" Bouygues de spécifie pas le taux du ptrêt mais par un calcul rrapide on voit qu'il 2 fois supérieur au taux bancaire actuel. M^me magouille pour une ligne TGV de l'ouest pour laquelle la Ste Eiffage fait un leasing de 1,7 milliard à l'Etat incapble de financer ce projet. Alors la règle d'or de la part du gouvernement et de l'UMP un nuage plus politique qu'économique pas mieux au PS incapable comme l'UMP de gérer notre Pays
Réponse de le 14/12/2011 à 15:54 :
SAMARINDA, votre propos sur le Pentagone est faux, ce projet permettra des ?nomies au final !
Réponse de le 14/12/2011 à 15:56 :
Réponse à SAMARINDA.
Vous avez raison c'est une sorte de leasing.L'Etat et les Collectivités délèguent sans cesse au privé et utilisent les recettes fiscales pour augmenter leur frais de fonctionnement.Ce n'est pas nouveau.
Réponse de le 15/12/2011 à 14:14 :
Lorsque l'on parle d'économie il faut prendre la totalité des données exemple le coût des déménagement et je vous fait le pari que ce Pentagone estimé à 5 milliards finra par le double car je vous mets au défi de me donner un exemple où un marché public a été à la fin conforme au prix initial, rajputons sans me tromper quà la fin des locaux seront encore loués car le projet aura été sou estimé. Pour assez bien connaître le BTP les ajouts successifs "oubliés" comme par hasard au moment de la remise d'offre jongle très fortement la note finale. Concernant le Pentagone le delta actuel est d'environ 40 milliards sur 27 ans soit la modique somme de 1,5 mdrs par an pouvez m'expliquer comment la mégalomanie de nos digireants pourra nous faire avaler ECONOMIQUEMENT cette somme. J'espère une réponse de votre part. Bonne journée.
a écrit le 14/12/2011 à 14:18 :
Moi ce que je ne comprends pas C pourquoi 3 % y a t il des études scientifiques à ce sujet ??
Réponse de le 14/12/2011 à 14:46 :
Vous il faut vous inscrire à un cours d'économie.
Réponse de le 14/12/2011 à 15:08 :
OBJECTIF est un vfrai comique. Il ne comprend pas puis il conseil d'autres de prendre des leçons d'économie. Je crois qu'il en a lui-même bien besoin !
Réponse de le 14/12/2011 à 15:40 :
Réponse à Fremen.
Avec un certain niveau de croissance on gomme en tout ou partie le déficit budgétaire de l'année précédente.Vous aussi vous avez besoin d'aller à l'école.
Réponse de le 14/12/2011 à 17:49 :
Mesquine la réponse OBJECTIF
Réponse de le 15/12/2011 à 11:04 :
Mesquine et avérée vraie.
a écrit le 14/12/2011 à 13:56 :
A la Tribune.Excusez moi mais je n'ai toujours pas compris la règle d'or à la façon N.Sarkosy / UMP.
Réponse de le 15/12/2011 à 8:30 :
La regle d or induit l obligation de rembourser en priorité avant toute chose ,vu que la regle sera inscrite dans la constitution...
Alors que c est imossible de tout rembourser ou sinon il faudrait qu on triple nos impots l annee prochaine...
Regle d or nous amènera tous à la mort mais les poches vides en fouillant les fonds de poubelles pour pouvoir manger....
a écrit le 14/12/2011 à 13:07 :
Maastrich n'a pas été respecté. Le dernier referendum a été contourné. Le seul avantage de réunir le congrès sera de gaver une fois de plus nos parlementaires pour voter une règle d'or qui ne sera pas respecté. Les hommes politiques sont juridiquement irresponsables, revenons donc à Robespierre pour leur couper la tête
Réponse de le 14/12/2011 à 15:51 :
un jeunot : votre propos n'est pas clair et il est malsain ! Exposez donc ce que vous pensez qu'il faut faire, c'est plus constructif !
a écrit le 14/12/2011 à 12:44 :
La seule règle d'or qui devrait exister, est celle de désendetter le pays lorsque la conjoncture le permet (croissance du PIB au-delà de n% à définir). Car lorsque la crise est là, il est du devoir de l'état d'investir pour aider le pays à sortir de l'ornière.
Réponse de le 14/12/2011 à 15:07 :
Exact !
Réponse de le 15/12/2011 à 5:10 :
C'est tout à fait faux. Les multiples relances faites par les US, la France etc n'ont jamais rien changé. Pire, elles ont envenimé les choses. Ca fait 40 ans qu'on s'endette pour financer.... nos dépenses structurelles. La part de l'investissement dans l'endettement représente moins de 4%...

De plus l'état investit bien mal la plupart du temps. Laissons au privé le soin de le faire. Mais pour cela il faut baisser les impôts et surtout baisser les dépenses de l'état Léviathan dont les dépenses représentent 56% du PIB !!!
Réponse de le 15/12/2011 à 9:16 :
Pourquoi dites-vous que c'est faux alors qu'ensuite vous faites la démonstration que... c'est vrai ! Est-ce la conséquence d'une maladie d'opposition ?
Réponse de le 16/12/2011 à 0:53 :
Euh, la démonstration que c'est vrai? Faut apprendre à lire là je crois.

Je dis que la part de l'investissement dans la dette est faible OK, je n'appelle pas pour autant l'état à investir puisque je dis aussi que c'est un des pires investisseurs qui soit..

Le Keynesiannisme ne marche clairement pas. Les Etats-Unis et la France multiplient les relances budgétaires et la situation s'empire. Revenons à la raison et laissons les vrais moteurs de la croissance s'exprimer: les entrepreneurs. Pour cela, il faut baisser les dépenses de l'ETAT (cf mon précédent commentaire)
a écrit le 14/12/2011 à 12:34 :
Les verts ou le FN on plus de chance de gagner les prochaines élections que l'actuelle majorité de Sarkozy...Soyons clair plus rien ne va en France!
a écrit le 14/12/2011 à 12:18 :
La droite gouverne depuis 10 ans! Sarkozy a accru la dette de 600 milliards! Accuser la gauche de laxisme c'est juste ENORME! Mais le piège peut fonctionner, tellement les électeurs de ce pays sont crédules. Avec ce thème Sarkozy peut s'acheter une image de gestionnaire rigoureux à bon compte. C'est triste.
NB: je ne suis pas de gauche; juste intellectuellement honnête (j'essaie).
Réponse de le 14/12/2011 à 15:06 :
C'est bien pourtant la gauche qui a été laxiste. Elle a créé des textes sans financement : 35 heures, retraite à 60 ans. La droite a dû gérer les inconséquences de la gauche et la crise. Finalement elle ne s'en tire pas si mal comparé à nos voisins. Alors essayez de raisonner sans un parti pris qui vous aveugle.
Réponse de le 14/12/2011 à 15:49 :
JosephP : il faudrait que les gens de gauche cesse cette d?gogie qui consiste ??ter que le Pr?dent Sarkozy a augment?a dette de 400 Mds€, en oubliant que c'?it pour combattre la crise, ce qui a d'ailleurs relativement bien prot? les Fran?s !
Réponse de le 16/12/2011 à 0:56 :
C'était pour combattre la crise? Et ça a marché???

Les relances budgétaires ne fonctionnent pas. Ni aux Etats-Unis, ni en France, ni nulle part. Sarkozy a considérablement augmenté la dettes sans rien faire pour la rembourser.
Seule la baisse des dépenses de l'état peut nous sauver si elle est massive.
Autant dire que ce pays est foutu quand on regarde les candidats à l'élection 2012:

Que des étatistes plus ou moins socialistes (oui oui Sarkozy en fait partie)
a écrit le 14/12/2011 à 12:18 :
d'accord avec Demosthene
j'attends d'un politique intelligent qu'il sache pousser de temps en temps dans le même sens que le camp adverse, qui à se démarquer sur des modalités...
Réponse de le 15/12/2011 à 11:06 :
On apelle ca un économiste.
a écrit le 14/12/2011 à 12:16 :
pour moi, la seule sanction valable est la non re-eligité d'un president (de la republique, conseil regional, general, ...) en cas dette superieur en fin de mandat à celle en debut de mandat
> changement de la constitution
exception à gerer par un vote au 2/3 du congres (si vraiment l'environnement exterieur a rendu la mission impossible
a écrit le 14/12/2011 à 11:59 :
« En théorie, le principe du frein à l'endettement s'appuie sur le principe keynésien du resserrement budgétaire en période d'expansion et du desserrement en période de ralentissement ».
Effectivement, Sarkozy vient nous faire des leçons de morale sur la règle d?or et sur la prétendue vertu budgétaire de la droite, mais il aurait mieux fait d?appliquer le principe ci-dessus à sa propre politique, cela nous aurait évité un tel niveau d?endettement.
Constituer des excédents budgétaires lorsqu?il était ministre de l?économie, et que la croissance était au rendez-vous, lui aurait permis ensuite, en tant que Président, de les dépenser durant la crise dans une perspective contra-cyclique. Malheureusement, la notion d?excédent budgétaire ne fait pas partie de son vocabulaire.
a écrit le 14/12/2011 à 11:41 :
Excellent article sauf que, dans la derni? phrase, le journaliste se decridibilise compl?ment en affichant son abri-sarkozysme primaire. Du coup, son papier est lue comme une propagande socialiste et devient inint?ssant. D'ailleurs, il aurait fallu aussi pr?nter les avantages de la r?e d'or, ce qu'aurait fait tout journaliste de bon niveau...
a écrit le 14/12/2011 à 11:39 :
Il y a en France un principe bien connu qui va bien au delà de la règle d'or avec inscrit dans les textes une possibilté de poursuite s'il n'est pas respecté: " Le principe de gestion en bon père de famille" qui outre la bonne gestion financière inclus l'idée d'une juste répartition, un principe qui en effet pourrait servir de base pour une europe des familles avec leurs différences.
a écrit le 14/12/2011 à 11:30 :
Aprés tout , il vaut mieux lire çà qu'être aveugle.
Aprés ce "cours" de haute finance je vais passer une meilleure journée sachant que les pays sont gérés par des gens trés mais trés compétents, on se demande à quoi leur ont servis leurs études, ma grand mére savait déjà gérer son budget mieux qu'eux.
a écrit le 14/12/2011 à 11:11 :
Bah .. c'est simple suffit de regarder INDIANA JONES pour comprendre les règles avec les allemands !
a écrit le 14/12/2011 à 11:02 :
la règle d'or est un leurre destiné à enfumer les marchés mais ils ne sont pas dupes, il suffit de voir l'évolution des bourses. La règle existe déjà dans le traité de maastricht mais tout le monde s'en est affranchi, faute de mesures coercitives, clairement établies. Cette nouvelle règle d'or, sortie des crânes d'oeuf de nos gouvernants est du même tonneau, car si l'on parle de sanction, on n'explique pas par le détail comment ces sanctions seraient appliquées. Bref du pipeau, comme d'habitude.
Réponse de le 14/12/2011 à 15:03 :
L'idée est bien de rendre la règle plus contraignante en l'inscrivant dans la constitution . Vous semblez l'oublier !
a écrit le 14/12/2011 à 10:47 :
"Acheter français","Produire français","règle d'or".Dans le meilleur des cas ,on est
devant une ignorance économique;au pire dans une escroquerie intellectuelle.
1)La "règle d'or" est la négation de toute régulation,de toute relance,de toute politique économique.D'ailleurs,avant que Guaino ait suggéré au nain d'en parler,qui
chez les économistes français avait employé l'expression?Rueff,peut-être?
2)Quant à "acheter français",rappelons que la formule est illégale...Quant au fond,
l'Armée Française doit être anti-nationale:les uniformes (hors bérets)sont fabriqués
en Tunisie,au Pakistan,en Inde,etc.Pour suivre les "fraudeurs",la Séc.Soc.a créé la
carte vitale,fabriquée en Asie du Sud -Est..La Poste roule asiatique,après avoir abandonné Peugeot!
Réponse de le 15/12/2011 à 9:29 :
Totalement d'accord, et la liste peut s'allonger à loisir ... jusqu'au comble : ainsi, les organismes publics (pôle e..., ap...) censés endiguer le chômage en France font-ils appel à des ressources humaines "externalisées" (europe de l'est notamment) via des officines françaises dans le cadre de contrats portés (cdd, intérim, ...) ...
no more comment ...
a écrit le 14/12/2011 à 10:36 :
j'attends de voir les sanctions en cas de non respect.une amende?pour un pays ruiné c'est astucieux
a écrit le 14/12/2011 à 9:58 :
C'est clair: demain j'arrête de fumer!
a écrit le 14/12/2011 à 9:49 :
Aucun président n'a creusé autant le déficit et maintenant N.S créé une diversion en essayant de faire porter la responsabilité de la situation sur les autres partis politiques et en s'offusquant qu'ils refusent de s'impliquer
Réponse de le 14/12/2011 à 15:01 :
Vous manquez d'objectivité. Vous oubliez simplement la crise (et aussi que le PS n'a pas su profiter de la période favorable pour réduire les déficits, mais au contraire pour augmenter les coûts de structure)
a écrit le 14/12/2011 à 9:34 :
L'article résume l'intention du gouvernement au seul but de "chercher à piéger la gauche". Cette présentation est très tendancieuse. Mais bien sûr qu'il faut arrêter de dépenser plus que l'on gagne ! pour bien faire, il faudrait mettre la barre à 0% et non à 3 % Car avoir des déficits qui s'accumulent, c'est augmenter son endettement et ne plus travailler que pour payer des intérêts. Si la gauche est piégée, c'est qu'elle se piège elle même: il lui aurait suffi d'accuser le gouvernement de laxisme et de dire, comme elle le fait souvent, qu'il était grand temps de mettre fin au laxisme et que la mesure, tardive, est encore insuffisante.
Cette rédaction biaisée consiste à ne voir que de la tactique sournoise à chaque fois que le gouvernement prend une décision de bon sens.
a écrit le 14/12/2011 à 9:31 :
Tout le monde s en fiche de leur regle. Qu'ils appliquent deja celle ci puisqu il la veule. C est ce qui aurait du etre fait de facon naturel. Une famille qui gere ses depenses en bon pere de famille ne deblatere pas sur une regle future, elle met en application. Dans la vie pourquoi toujours attendre des regles? Des lors que l on est raisonnable, sense, logique pourquoi mettre des barieres qui finalement ne font que supprimer a petit feu toute liberte et esprit d initiative.
a écrit le 14/12/2011 à 9:23 :
Une regle d'or! Ah si Sarkozy avait seulement respecté les criteres de Mastricht!!! Les pénalités , lesquelles??? il faudrait qu'elle soit contre les decideurs plutot que le pays , cela les ferait un peu reflechir avant de dilapider l'argent public!
a écrit le 14/12/2011 à 9:05 :
Le titre de l'article est très partisan. Ce n'est pas du travail de journaliste objectif. La droite veut piéger la gauche dites-vous ? Je dirais plutôt que la gauche s'est piégée elle-même. Dès le début elle aurait dû montrer son enthousiasme pour la règle d'or. Mais non, elle reste positionnée en opposition bête et méchante et ne sais que dire non, même à ce qui est bon pour le pays. Elle se discrédite toute seule, il n'y a pas besoin de la piéger.
Réponse de le 14/12/2011 à 16:18 :
Je suis tout a fait d'accord sur le fait que l'article n'est pas trés objectif en mettant la droite en mechant piegeur et la gauche en victime piegee.....
a écrit le 14/12/2011 à 8:36 :
La règle d'or est un élément de communication qui masque l'impuissance des dirigeants européens à mettre en oeuvre des mesures adaptées et efficaces. Accessoirement, Sarkosy tente une récupération politicienne du pseudo évènement pour masquer sa responsabilité dans la situation du pays. Cette annonce étant vide de toute pertinence et efficacité pour repondre au problème posé ne rassure pas les financiers et consacre l'incapacité des dirigeants européens à agir concrètement.
a écrit le 14/12/2011 à 7:41 :
La seule règle d'or valable c'est l'interdiction de l'emprunt au dessus de 3% cela permetra a tout ce "petit monde" de réflechir!
Réponse de le 14/12/2011 à 8:49 :
Pourquoi 3% !
il faudrait 5% ou 6% !
a écrit le 14/12/2011 à 7:30 :
La règle d'or vient des USA où elle est en vigueur : enfumer le plus longtemps possible le maximum de gens possible.
a écrit le 14/12/2011 à 6:53 :
C'est bien que de la com' : comme avec les critères de Maastricht, sans volonté politique, cette règle d'or sera tout autant respectée. C'est un peu comme l'inflation législative sauf qu'on applique le principe à la constitution : on accumule les mêmes lois régulièrement pour donner l'impression de faire quelque chose...
Réponse de le 14/12/2011 à 8:46 :
D'accord avec ça ! On insiste sur des choses de bases destinées à masquer ses propres manquements !! Les politiques de droite allument en permanence des contre-feux destinés à attirer le regard sur les supposés trous dans la raquette socialiste alors que ce sont eux qui, au pouvoir, ont laissé filer les déficits !

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