Le troisième âge, l'avenir de l'économie française ?

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C'est en tout cas ce sur quoi misent les différents acteurs du Gérontopôle des Pays de la Loire. Entreprises, chercheurs, collectivités locales de la région ont planché sur la façon de tirer profit du vieillissement de la population. Et comptent bien séduire les touristes du troisième âge.

Profiter du vieillissement de la population pour en faire un gisement de croissance économique: entreprises, chercheurs et collectivités locales associés au sein du Gérontopôle des Pays de la Loire multiplient les initiatives pour en tirer parti. Cette structure unique en France, qui a déjà financé une étude pour un produit de prévention des escarres ou encore un projet de détecteur de chutes pour personnes âgées dépendantes, va ainsi aider prochainement Saint-Jean-de-Monts (Vendée) à imaginer "la station balnéaire de demain", en concevant des produits et services adaptés à ses touristes vieillissants. "Pendant trente ans, nous nous sommes présentés comme la destination la moins chère", justifie Xavier Druhen, directeur de la politique touristique de Saint-Jean-de-Monts. "Or, ce n'est plus vrai aujourd'hui: vous pouvez aller à Djerba ou sur la Costa Brava pour un prix inférieur."

De la terre battue pour ne pas avoir mal aux genoux

Les actions envisagées dans les cinq ans à venir sont diverses. L'idée d'une application informatique qui pourrait proposer des "services de remise en forme adaptés" à chaque touriste, après qu'il aura configuré ses paramètres de santé (surpoids, diabète, problèmes d'articulations) en fait partie. Les hôteliers et restaurateurs pourraient également être incités à proposer "des cartes de menus écrites en gros caractères" ou installer "des rampes d'accès à leurs toilettes", après y avoir été sensibilisés au cours de programmes de formation dédiés. Saint-Jean-de-Monts n'a par ailleurs pas attendu pour faire réapparaître des courts de tennis en terre battue sur son territoire. Bien que plus contraignants en entretien que ceux en macadam, ils permettent de "continuer à jouer sans se faire mal aux genoux", observe Xavier Druhen.

Sans oublier les jeunes

L'enjeu économique de ce programme d'actions est d'autant plus crucial que la "mono-industrie" touristique fait travailler 4.500 permanents et saisonniers dans cette station balnéaire populaire, dont la capacité de 130.000 lits est la plus grosse de France après celle du Cap d'Agde (Hérault). Paradoxalement, la nouvelle politique devra aussi faire de Saint-Jean-de-Monts "une destination séduisante" pour les jeunes, qui demeurent malgré tout ses "clients de demain". "Le risque serait d'apparaître comme un lieu où les seniors sont privilégiés, comme l'ont été Nice ou Cannes il y a quelques années", fait valoir Xavier Druhen. "Même si le vieillissement de la population est un gisement de croissance à court terme, il faut veiller à le renouveler."

 

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a écrit le 03/03/2012 à 7:15 :
Votre avenir les jeunes c'est d'être au service des vieux, la marchandisation et financiarisation de l'économie rend de façon forcée ce que dans les anciens temps les gens faisaient naturellement et culturellement, c'est à dire aider leurs anciens et les suivre.
Pour être plus complet, il faut donc aussi mettre nos vieux dans des établissements éducatifs pour qu'ils transmettent leurs expériences et leurs connaissances aux plus jeunes, une sorte de service civique pour retraités, et ça fera des économies à l'éducation nationale.
Réponse de le 03/03/2012 à 12:06 :
D'abord, il faut définir ce que l'on entend par vieux. J'ai 63 ans et je travaille comme encore jamais. Il n'y a que la législation du travail qui m'empêche de travailler plus. Il faut en finir avec ces préjugés sur les "vieux". On peut très bien travailler jusqu'à un âge très avancé à condition de mener une vie saine en mangeant peu ou pas de viande, en faisant du sport et en s'abstenant de fumer et de boire toute boisson alcoolisée, le vin y compris. Le travail entretient la santé car il nous donne un état mental qui tend l'esprit et le corps pour accomplir la tâche. Dès lors, la maladie disparaît et tout va bien. Vive le travail à forte dose et il n'est pas nécessaire d'avoir trop de loisirs. Une semaine ou deux de vacances suffit amplement.
Réponse de le 03/03/2012 à 20:52 :
mon mari est bénévole ! je m'occupe de mes petits enfants et je suis débordée ! au début de la soixantaine on ne se sent pas vieux et en plus on aide financièrement nos enfants ! pas égoistes du moins et encore dynamiques - on profite de la vie, on voyage et on fait vivre ainsi des personnes....très utiles donc !
Réponse de le 04/03/2012 à 7:25 :
D'accord avec vous Mimosa. Je voudrais préciser ici qu'il faut abandonner l'idée de profiter de la vie en buvant et en dansant. Ce n'est pas de façon aussi basique qu'il faut envisager la chose, mais d'une façon beaucoup plus dynamique. Notre passage sur Terre est une probation. Il faut grandir moralement et donner. Tout autour de nous dans nos familles mais aussi pour des malheureux qui souffrent partout dans le monde. Je parraine avec mon épouse des enfants dans des pays pauvres pour qu'ils puissent manger et avoir une éducation. Le bonheur, c'est cela. Et je plains tous ceux qui n'ont pas la chance de le connaître ainsi.

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