Le repli de l'emploi à domicile se confirme en France

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Le marché du service aux particuliers connaît une conjoncture fiscale défavorable. Copyright Reuters
Le marché du service aux particuliers connaît une conjoncture fiscale défavorable. Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
Hors marché de la garde d'enfants, le nombre de particuliers employeurs recule de 0,5% au premier trimestre 2012. Un résultat qui s'explique par des politiques plus rigoureuses en matière de fiscalité des services à la personne.

Temps maussade pour l'emploi à domicile. Selon les chiffres publiés par l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), le nombre de particuliers employeurs au premier trimestre 2012 s'est contracté de 0,5%, après avoir baissé durant trois trimestres sur quatre en 2011. Seul le secteur de la garde d'enfants reste dynamique, signant une hausse de 3,1% sur un an grâce à une forte demande en régions Ile de France et PACA.

La loi des finances 2011 instaurée par le gouvernement Fillon explique en partie cette baisse d'activité. «Avec la suppression du dispositif de réduction de 15 points du taux de cotisations patronales, le coût du travail à domicile a augmenté de 12% pour le particulier employeur», estime Marie-Béatrice Levaux, présidente de la FEPEM (Fédération des employeurs particuliers de France). Selon le baromètre numéro 1 du FEPEM, la suppression de la niche fiscale serait responsable de la suppression de 6.800 emplois en 2011. Au total, près de 288 millions d'euros ont été exonérés en 2010 grâce à la réduction des cotisations patronales.

Des perspectives d'avenir peu optimistes

Deuxième mauvaise nouvelle pour l'emploi à domicile, un autre avantage fiscal est dans le collimateur du nouveau gouvernement Ayrault. Jusqu'à maintenant, les ménages pouvaient déduire de leur revenu imposable jusqu'à 15.000 euros en cas d'embauche de salariés à domicile. Ironiquement, cette loi avait été mise en place en 1992 par Martine Aubry, alors ministre du Travail sous le gouvernement Bérégovoy. Désormais, François Hollande veut plafonner la niche à 10.000 euros, ce qui aurait pour conséquence le développement du marché au noir selon Marie-Béatrice Levaux.

Au niveau international, la pression sur la fiscalité française est forte. Bruxelles a mis son grain dans l'affaire en exhortant la France à relever le taux réduit de la TVA sur les services à domicile au taux normal, soit 19,6% contre 7% actuellement. Pourtant, toutes ces aides au service à domicile auraient rapporté 2,6 milliards d'euros à l'Etat et créé 450 000 emplois, selon une étude de la Fédération du service aux particuliers (FESP) réalisée conjointement avec le cabinet Oliver Wyman.

Afin de faire reculer le gouvernement, un mouvement de contestation a été lancé à l'initiative des acteurs du service à la personne. Au c?ur des enjeux : écarter les menaces qui pèsent sur un marché à la réussite incontestable durant les années 2000. «Nous voulons que l'emploi à domicile soit reconnu comme un véritable secteur économique», conclut Marie-Béatrice Levaux.

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Commentaires
a écrit le 05/07/2012 à 21:40 :
Suis assez abérée et inquiète quant à notre avenir..............
a écrit le 05/07/2012 à 19:11 :
Y'a plus personne pour torcher mémé à 3euros de l'heure????? Comme c'est bizarre!!!!
Allez savoir pourquoi?
a écrit le 05/07/2012 à 16:20 :
Les particuliers employeurs ne représentent pas l'intégralité de l'emploi dans les services à la personne. Ils sont même en recul constant depuis la fin des années 1994, au profit des prestataires qui eux, sont de plus en plus nombreux sur ce secteur en plein développement. Le raisonnement de cet article est donc à prendre avec des pincettes car il tend à faire une généralité d'une situation particulière.
a écrit le 04/07/2012 à 11:23 :
le marché du service à domicile que l'on nous a présenté comme la panacée n'est en réalité qu'un cache misère soutenu artificiellement par les exonérations fiscales: pas d'incitation = pas de marché. La vraie question est de savoir jusqu'où la société doit payer si la garde à domicile des personnes âgées peut permettre à la société de faire des économies d'autres services comme le coaching à domicile les cours d'informatique pour les retraités aisés relèvent d'un service à ceux qui en ont les moyens payés par tous. De plus certaines activités: jardinage soins esthétiques entrent en concurrence avec des entreprises du secteur marchand non aidées. Il est donc normal que l'on s'interroge sur ces services à la personne où l'on a (c'est la marque du quinquenant Sarko) fait que du chiffre sans s'occuper des conséquences. Par exemple idem pour l'auto entrepreneur où l'on se garagarise d'avoir créé 1 millions d'entreprise sans en voir la réalité: concurrence déloyale, black légalisé, salariat déguisé. ce qui était au départ une bonne idée s'est avéré avoir des effets indésirables faute d'une volonté de contrôle.
Réponse de le 04/07/2012 à 11:52 :
Bien sur que si il y a un marché, légal ou pas, mais vous êtes incapable de le voir. La pseudo-légalité, forcée à coups de brutalités fiscales, est rejetée par la majorité de la population. C'est tout le pays que les socialistes vont bientôt devoir condamner et enfermer pour imposer leur idéologie mensongère et destructrice. Comme il y a 20 ans avec le mur de Berlin, les socialistes échoueront inéluctablement à cette tâche.
Réponse de le 04/07/2012 à 12:35 :
@ Echec annoncé je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de marché j'ai dit que c'est un marché artificiel puisque payé en partie par les deniers publics. Un pays moderne se bâti sur la légalité donc une fiscalité. Ce que l'on peut regretter au travers de votre témoignage c'est la montée de l'individualisme qui fait que certains refusent tout impôt ou charges au nom de la liberté. Si il n'y a plus d'impôt c'est une société extrême qui se met en place avec des très riches des très pauvres et la violence c'est peut être votre choix ce n'est pas le mien. Par contre ce qui est regrettable c'est qu'avec les 5 dernières années la démocratie se perd. j'ai attendu cinq légalement pour voir Sarko partir il semblerait que les perdant de mai juin 2012 n'aient pas le même état d'esprit et là c'est dangeureux.
Réponse de le 04/07/2012 à 12:48 :
Moi, je préfère un employé à domicile bénéficiant d'exonérations de charges sociales ou de déductions fiscale pour ses employeurs, plutôt que d'un chômeur ne foutant rien de la journée et vivant de son RMI, 100% aux crochets de la société. Après, on a la valeur travail ou pas...
Réponse de le 04/07/2012 à 12:49 :
Mais ça fait plus de 35 ans qu'on attend un véritable changement de gouvernement, avec l'abandon de l'Etat-providence à la clef. Vous êtes illusionné par l'artifice de l'alternance politicienne, qui n'a d'alternance que l'apparence. En confirmant toutes les lois socialistes au lieu de les abroger purement et simplement, à commencer par les 35h, la CMU ou le RSA, Sarko a donné la preuve qu'il était tout autant socialiste qu'Hollande, et Fillon tout autant collectiviste qu'Ayrault. Tous ces clowns sont des clones collectivistes (ou l'inverse si vous préférez).
Réponse de le 04/07/2012 à 16:21 :
mais oui je suis de votre avis lilo
Réponse de le 04/07/2012 à 16:42 :
@Lilo OK sur le fonds quant à payer quelqu'un qui travaille (mais attention à la généralisation des "chômeurs qui ne foutent rien" discours poujadiste très réducteur la majorité des chômeurs souhaitent retrouver un travail et sont des gens comme vous et moi qui un jour sont victimes d'un accident de la vie: maladie restructuration etc.)
Mais qui paye l'exonérration de charges? ou alors vous trouvez normal que des personnes travaillent sans couverture sociale?
Réponse de le 04/07/2012 à 17:09 :
je vous remercie de votre reponse il faudrait donc excerser des controles - ils ont une couvertures ils ont une securite sociale et une mutuelle meme -
a écrit le 04/07/2012 à 10:45 :
L'emploi officiel recule mais l'emploi réel est en pleine forme. Tandis que les plus riches votent avec leurs pieds, les autres choisissent l'exil intérieur, mais tous ont en commun de fuir l'enfer fiscal français. Parmi d'autres solutions évidentes mais jamais mises en oeuvre, c'est par la légalisation du travail au noir qu'on sortira de la crise et non par sa condamnation. Pour réduire la prétendue niche fiscale sur les emplois à domicile, il n'y a pas d'autre alternative que de supprimer les charges qui l'entravent. Pour réduire les subventions, il n'y a pas d'autre méthode que de supprimer les taxes.
Réponse de le 04/07/2012 à 11:10 :
@exil intérieur d'accord sur votre final: "Pour réduire les subventions, il n'y a pas d'autre méthode que de supprimer les taxes" c'est logique par contre "Pour réduire la prétendue niche fiscale sur les emplois à domicile, il n'y a pas d'autre alternative que de supprimer les charges qui l'entravent" cela se défend mais cela pose la question de la couverture sociale des personnes employées sauf à ce que votre modèle social soit le modèle texan (ou 25% des personnes n'ont pas de ouverture sociale) Ce que vous préconisez c'est le modèle US (avant Obama) eh bien assumez et bob voyage pour Dallas! Est ce que une société évoluée se construit sur le non impôt je ne le pense pas. l'impôt est un acte citoyen pas une spoliation Ce qui se discute démocratiquement c'est sa répartition les français ont semblent-il souhaité que l'impôt soit réparti différement ce sont les règles de la société dans 5 ans vous pourrez vous exprimer.
Réponse de le 04/07/2012 à 11:45 :
Cessez donc de vous occuper de la couverture sociale des autres ! Les individus sont assez grands pour choisir leur couverture sociale sans avoir besoin de vos lumières collectivistes. Votre dogmatisme marxiste éculé (le sens de l'évolution "historique" d'une société qui ne pourrait aller que vers plus de collectivisation, ou encore le "bon voyage" qui n'est autre qu'un appel au meurtre de ceux qui ne sont pas d'accord avec vous) ne fait plus recette : c'est votre idéologie qui est en crise terminale et ce gouvernement illégitime, soutenu par moins de 18% des Français qui ont effectivement voté pour lui, n'y changera rien.
Réponse de le 04/07/2012 à 16:44 :
@marxisme: le dogmatisme marxiste salue le dogmatisme libéral chacun son dogmatisme!
Réponse de le 04/07/2012 à 16:53 :
@Marxisme : vos partisants n'avaient qu'à ce déplacer pour voter, et vous ne seriez pas dans l'opposition, alors quand on ne sait pas convaincre ses propres troupes on ne fait pas le leçon aux autres.
a écrit le 04/07/2012 à 10:08 :
On y vient: travail a noir et récession en vue, ave explosion duchômage... Nous n'en sommes qu'au début ! Les nouvelles hausses massives de taxes vont saborder l'éconmie ! Le tout pour satisfaire une idéologie marxiste faite de jalousie et de nivellement par le bas....Tous pauvres, voila la solution socialiste !
Réponse de le 04/07/2012 à 10:29 :
Le niveau d'éducation économique est un vrai problème en France... parler ici de Marxisme ;-)
Allons à la rigueur dans le sens de ce que vous dites : ne tuons pas les élites, ne les taxons pas plus, laissons la liberté de gagner de l'argent à chacun...
Bon le problème est en France que les dites élites sont tournées vers la rente et ne sont pas investies dans le développement économique du pays...
Alors si nous voulons du libéralisme allons-y mais pour tous... et à date le "bas" est maléable et déjà dans cet esprit, c'est le "haut" qui n'est pas libéral mais conservateur...
Réponse de le 04/07/2012 à 10:58 :
Eh oui, c'est du marxisme : "à chacun selon ses besoins" est l'une des bases du marxisme. C'est le défaut d'éducation qui empêche de comprendre que notre pays est la proie de cette idéologie morbide en crise. C'est le défaut d'éducation qui fait confondre la rente et le capital. C'est le défaut d'éducation qui ne permet pas de voir que les aides sociales sont les véritables rentes moderne qui ont remplacé les rentes d'ancien régime.
Réponse de le 04/07/2012 à 16:26 :
l'auto entreprenariat est un tremplin pour monter une entreprise et permet egalement a des personnes qui ont cherche du travail ds des regions ou il n'y en a pas de travailler et de pouvoir faire vivre une famille avec des enfants (surtout s'il y a des gardes partagees) il faut donc bien vivre honnetement et c'est courageux de monter sa propre petite entreprise , il faut travailler - c'est plutot bien ce statut -
Réponse de le 04/07/2012 à 16:52 :
@raison j'ai écrit que l'auto entrepreneur au départ était une bonne idée sauf que ne faisant l'objet d'aucun contrôle elle débouche par ses dérives sur une concurrence déloyale aux entreprises en place et une déstabilisation du statut de salarié. Mieux encadré je suis d'accord avec vous cela peut^être un bon statut pour celui ou celle qui recherche une revenu d'appoint ou veut tester son projet. Par contre il ne faut pas oublier les "petits malins" qui facture ce qu'il faut pour rester dans les clous et font le reste au black ou ces "employeurs " qui conseillent à leurs salrié de démissionner pour les reprendre ensuite comme salarié.
Réponse de le 04/07/2012 à 17:21 :
Bien d'accord avec vous mais ils ont une securite sociale et une mutuelle (c'est logique quand on est serieux ) - il suffirait donc d'exercer des controles - (les impots le font d'ailleurs)
a écrit le 04/07/2012 à 10:04 :
Le gouvernement a donc tout compris ! Supprimons petit à petit un secteur qui rapporte (2.6 Mds ? quand même) et créé de l'emploi (450.000, c'est à dire pas grand chose) je dis bravo ! C'est ça être "normal" ?
La part des clients riches (à 75% d'imposition) ne sont pas nombreux, la très grande majorité est représentée par des personnes qui ont de réels besoins (Garde d'enfants, assistante de vie ...).
Par contre l'augmentation de la TVA ne concerne que certains métiers (jardinage, bricolage, dépannage informatique ...) et pas tous (garde d'enfants, aide ménagère ...) et c'est l'Europe qui "force" donc dans ce cas on ne peut pas leur reprocher, sauf s'ils en profitent pour l'implanter dans tous les domaines.

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